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        <title>Le Poignard Subtil - archives_du_peuple_singulier</title>
        <description>Des passerelles entre l'art populaire, l'art brut, l'art naïf, le surréalisme spontané et l'art immédiat: une poétique de l'immédiat</description>
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        <lastBuildDate>Wed, 07 May 2008 23:49:39 +0200</lastBuildDate>
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                <title>Quid du jardin de Michel Nivon?</title>
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                <author>noreply@ (Le Sciapode)</author>
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                                <category>Environnements spontanés</category>
                                                <pubDate>Sat, 10 May 2008 09:00:00 +0200</pubDate>
                <description>
                     &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Tiens, je suis retombé sur un entrefilet que m'avait envoyé l'ami André Bernard en 1992. J'ai plusieurs fois rêvé d'aller vérifier l'information auprès de l'homme dont il cause, un certain Michel Nivon qui, à Montchenu (c'est dans la Drôme juste à côté d'Hauterives où se trouve&amp;nbsp;le célèbre site du facteur Cheval qui a probablement eu une influence sur M.Nivon), en 1991, venait de commencer de décorer son jardin de &quot;pierres bizarroïdes&quot;. Je m'étais dit, voilà un exemple d'environnement en formation. Laissons-lui un peu de temps et allons voir. Dix-sept ans après, si les petits cochons ne l'ont pas mangé, il pourrait être intéressant d'aller vérifier comment a évolué ce site en herbe. Si le coeur vous en dit, chers lecteurs du Poignard, je vous missionne pour...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/02/1594674414.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-1001949&quot; width=&quot;368&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/02/1594674414.jpg&quot; alt=&quot;Article de D.Thiot paru dans le journal &quot; height=&quot;475&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1001949&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; En attendant, voici la reproduction de l'article paru dans le journal &lt;em&gt;régional Le Peuple Libre&lt;/em&gt; en octobre 1991.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#008000&quot;&gt;&lt;strong&gt;&quot; L'HERITIER DU FACTEUR CHEVAL&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#008000&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; En décorant son jardin de pierres aux formes insolites, Michel Nivon ne pensait pas provoquer une telle vague de curiosité. Sans avoir jamais visité le Palais idéal, il est parvenu à être considéré par certains comme le digne successeur du célèbre préposé hauterivois&lt;/strong&gt;.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#008000&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; C'est avec philosophie et un amusement non dissimulé que Michel Nivon réagit&amp;nbsp;à sa célébrité croissante. La presse écrite visite depuis quelques semaines son domicile et l'on parle de la venue prochaine à Montchenu d'une équipe de FR3. Cela n'entame pas la modestie de celui qui se définit tout juste comme un &quot;artiste des champs&quot;.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#008000&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;font color=&quot;#008000&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Les champs, c'est là que Michel Nivon&amp;nbsp;a trouvé la quasi totalité des pierres bizarroïdes qui ornent les alentours de sa maison d'agriculteur, si l'on excepte quelques &quot;spécimens&quot; découverts dans la Limone et les bois de pins de Cabaret-Neuf. Ramenés à l'aide d'une remorque et d'un tracteur (la brouette du facteur Cheval est dépassée!), ces rocs, dont le plus lourd atteint 50 kg, ont la particularité de représenter des formes précises. C'est donc un personnage assis, une tête souriante, un minaret... qui sont ici ou là imaginés par le visiteur.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#008000&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Aucune des pierres scellées sur d'étranges murettes n'a été retaillée depuis ce jour du 6 septembre 1989 où Michel Nivon s'est lancé dans son aventure décorative. Ce chantier a occupé tous les moments de loisirs de ce célibataire endurci, à l'exception de 4 journées consacrées à un autre travail ayant rapport avec la roche: la restauration d'une croix en pierre détériorée par l'érosion et les vandales.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#008000&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Après un mois de juillet particulièrement productif, où une murette composée de pierres extraordinaires, ornées de coquillages et de ferronneries, s'est allongée de cinq mètres sous les coups de truelle de M.Nivon, ce dernier envisage de se reposer jusqu'à la fin de l'année, en attendant de nouvelles réalisations issues d'une imagination pour le moins fertile... comme le laissent présager les amas impressionnants de galets au fond du jardin, sorte de &quot;rocs en stock&quot; attendant leur heure!&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#008000&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;strong&gt;D.Thiot &lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&quot;&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Une petite remarque pour conclure, &quot;&lt;em&gt;artiste des champs&lt;/em&gt;&quot;, le terme employé par Michel Nivon me fait beaucoup penser à &quot;l'art rustique moderne&quot; de Gaston Chaissac. Sans se connaître, ces deux-là sont sur la même longueur d'onde...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; 
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                <title>Séraphin Enrico perdu et retrouvé, par Olivier Thiébaut (1995)</title>
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                <author>noreply@ (Le Sciapode)</author>
                                                <category>Archives du peuple singulier</category>
                                <category>Art Brut</category>
                                <category>Art naïf</category>
                                <category>Environnements spontanés</category>
                                                <pubDate>Sun, 23 Mar 2008 15:44:00 +0100</pubDate>
                <description>
                     &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Avec plus de dix ans de retard, je publie sur ce blog alors qu'au départ&amp;nbsp;elle était prévue pour le papier de mon bulletin &lt;em&gt;L'Art Immédiat&lt;/em&gt; n°3 la contribution d'Olivier Thiébaut (datée de 1995)&amp;nbsp;au sujet de Séraphin Enrico qui avait créé un environnement à St-Calais dans la Sarthe, des statues diverses et variées dont une&amp;nbsp;Vénus portant l'inscription &quot;la luna rossa&quot; sur son fessier dénudé&amp;nbsp;... Inscription qui finit par être reprise par Thiébaut pour intituler le jardin qu'il a ouvert à Caen où il conserve un certain nombre de fragments d'environnements qu'il a préservés ou exhumés, à l'exemple du site d'Enrico. Ce jardin de la Luna Rossa&amp;nbsp;à Caen est le deuxième exemple en France après la Fabuloserie et son parc d'environnements à Dicy dans l'Yonne de tentative de conservatoire des environnements spontanés, par nature éphémères et terriblements &quot;immédiats&quot;.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/00/528701459.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-917869&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/00/528701459.jpg&quot; alt=&quot;Francis David, couverture des Bricoleurs de l'Imaginaire, Musées de Laval, 1984.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-917869&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Notons que le site de Séraphin Enrico avait d'abord été repéré par Francis David dans le catalogue &lt;em&gt;Les Bricoleurs de l'Imaginaire, Inventaire pour une&lt;/em&gt; région (Musées de Laval, 1984). Olivier Thiébaut a, en 1996, publié un ensemble de textes sur ses découvertes, &lt;em&gt;Bonjour aux promeneurs!&lt;/em&gt; aux&amp;nbsp;éditions Alternatives, où il parle entre autres de Séraphin Enrico (son texte étant une variante, en outre un peu écourtée,&amp;nbsp;de celui qu'il m'avait donné et que j'insère ci-dessous).&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#003300&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;font color=&quot;#008000&quot;&gt;&quot;Né&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;font color=&quot;#003300&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#008000&quot;&gt;le 3 juillet 1898 à Mougrando (Italie), Séraphin Enrico est issu d'un milieu modeste. Cimentier à l'âge de 14 ans, il découvre la rude épreuve du travail. En 1915, il est mobilisé dans les chasseurs alpins italiens.&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: left&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/02/71652312.jpg&quot;&gt;&lt;/a&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-917885&quot; width=&quot;211&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/02/71652312.jpg&quot; alt=&quot;Séraphin Enrico, portrait photo années 60, document Olivier Thiébaut.jpg&quot; height=&quot;308&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; width: 211px; height: 308px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-917885&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp; &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/01/471840536.jpg&quot;&gt;&lt;/a&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-917891&quot; width=&quot;294&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/01/471840536.jpg&quot; alt=&quot;Séraphin Enrico, autoportrait en ciment teinté, document Olivier Thiébaut, 1995.jpg&quot; height=&quot;309&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-917891&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#008000&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;La Grande&amp;nbsp; Guerre lui fait subir les souffrances du froid: il a les mains gelées par la neige, et perd un doigt.&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#008000&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;Après la guerre, il décide de partir pour la France qui a besoin de main d'oeuvre dans le bâtiment.&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#008000&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Séraphin Enrico travaille sur plusieurs chantiers, à Grenoble et Chambéry, puis s'installe à Grand-Lucé dans la Sarthe. Il se marie quelque temps plus tard avec Virginie Vineis. En 1925, il déménage à Saint-Calais, et achète un terrain à la sortie du bourg, sur la route de Vibraye. Situé dans une petite vallée, le lieu est idéal pour y construire sa maison et son merveilleux jardin.&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#008000&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; A partir de 1959, il entreprend la réalisation d'une propriété qui devient son &quot;grand-oeuvre&quot;, une sorte de jardin d'Eden. Sculptures, bassins, fontaines, tonnelles, alcôves et souterrains agrémentent sa maison sur un terrain en espaliers dominant le cours de l'Anille.&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;font color=&quot;#008000&quot;&gt;&lt;strong&gt;Pendant une vingtaine d'années, armé d'une simple brouette et de truelles, Séraphin Enrico construit un univers de rêve. Les ciments et mortiers colorés lui servent de matériaux de base. Son goût pour la sculpture et la peinture se traduit dans son travail par la réalisation de personnages et d'animaux peints qu'il installe dans des décors appropriés. La peinture florentine, le sport, la mythologie et les femmes en tenue &quot;sexy&quot; sont ses principales sources d'inspiration. Le caractère placide de Séraphin Enrico semble en contradiction avec ses oeuvres et sa réputation. Considéré souvent comme un farfelu et n'étant pas vraiment reconnu par les habitants de Saint-Calais, il met son imaginaire au service d'un autre public en inventant des aires de jeux pour les enfants.&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/01/160161988.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-919100&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/01/160161988.jpg&quot; alt=&quot;Séraphin Enrico, le jardin avec les visiteurs enfantins sur les statues, vers 1968, document Olivier Thiébaut.jpg&quot; style=&quot;float: right; margin: 0.2em 0px 1.4em 0.7em; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-919100&quot; /&gt;&lt;/a&gt; Au milieu des années soixante, le jardin de Séraphin Enrico est un foisonnement de couleurs et de sculptures, c'est l'attraction locale où l'on peut lire &quot;Entrée Libre&quot;: des centaines de familles viennent lui rendre visite. M. Mercier, son ancien voisin, se souvient: &quot;&lt;/strong&gt;&lt;em&gt;L'oeuvre était de taille! Il y en avait partout, rangées en rangs d'oignon. On n'avait jamais vu ça, ce genre de chose. On se demandait d'où cela pouvait bien lui venir. C'était son pays, son petit coin de paradis où il s'exprimait, car il était plutôt discret, le père Enrico, et pas toujours très commode! Il avait du caractère. Son goût pour la décoration ne le quittait pas. Tous les soirs, il travaillait à faire ses bonnes femmes, quand il s'y mettait, on ne pouvait plus l'arrêter. Même à son travail, ses employeurs lui reprochaient de faire un peu trop de décorations ou de fioritures inutiles dans les chantiers. C'est surtout avec les enfants qu'il s'entendait, c'était spontané avec eux! Certains parents n'aimaient pas trop d'ailleurs laisser traîner leurs enfants, ils le prenaient pour un satyre, en voyant certaines de ses oeuvres. C'était un drôle de bonhomme, le père Enrico, et il avait ses idées à lui! Je me souviens qu'il avait fait une vache et plusieurs bonnes femmes qui avaient un système de rigole dans le dos, ça récupérait l'eau quand il pleuvait et elle sortait par le zizi. Il avait aussi creusé des souterrains dans son jardin qui partaient d'en bas et remontaient jusque sous sa maison, il voulait même traverser la route. Mais on a dû l'arrêter, parce qu'on a retrouvé un jour sa femme qui étendait le linge, enterrée jusqu'à la poitrine. Ca s'était effondré! Il avait fait aussi des choses en hauteur avec des personnages montés les uns sur les autres, mais ça c'était du solide! M.Enrico connaissait bien le ciment. Quand il a dû partir, il a tout abandonné, le pauvre, ça a été certainement très dur pour lui. C'est triste à dire, mais je me souviens qu'ils en ont mis du temps pour tout enlever, c'était du béton armé extrêmement dur&lt;/em&gt;&lt;strong&gt;!&quot;&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/00/1774820345.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-917904&quot; width=&quot;386&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/00/1774820345.jpg&quot; alt=&quot;Séraphin Enrico, cariatides retrouvées et restaurés par Olivier Thiébaut à Caen, 1995.jpg&quot; height=&quot;265&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-917904&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;font color=&quot;#008000&quot;&gt;Jusqu'en 1972, Séraphin Enrico va travailler inlassablement à son jardin, dépensant toute son énergie et tous ses revenus dans sa réalisation. Sans argent, il va continuer ses travaux en fabriquant alors lui-même son ciment avec les pierres de la rivière qu'il réduit en poudre. A 74 ans, il quitte la région contre son gré, pour aller finir ses jours avec sa famille à Divonne-les-Bains dans l'Ain. C'est dans cette nouvelle maison qu'il a réalisé ses dernières sculptures, décidé à recommencer malgré son âge, encore et encore!&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#008000&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Séraphin Enrico meurt en 1989, laissant derrière lui une oeuvre méconnue.&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#008000&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; La méconnaissance de cet ensemble unique et son isolement &quot;culturel&quot; ont certainement contribué à sa disparition. Aujourd'hui&amp;nbsp; [&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;en&lt;/font&gt; &lt;font color=&quot;#008000&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;1995&lt;/font&gt;] la&lt;/font&gt; municipalité de Saint-Calais semble n'en avoir gardé aucune trace, malgré le reportage télévisé diffusé en 1973 (un documentaire sur la destruction du jardin malheureusement perdu ou égaré). Depuis cette époque, les oeuvres de Séraphin Enrico dorment sous une épaisse couche de terre.&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/01/1092593746.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-917909&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/01/1092593746.jpg&quot; alt=&quot;Séraphin Enrico, une tête d'une de ses sculptures retrouvée dans la terre par Olivier Thiébaut en 1995.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-917909&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#008000&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; En mai 1995, grâce au témoignage de M.Justin Stern, et grâce à de vieilles photographies conservées par les voisins, nous retrouvons l'emplacement d'une ancienne mare où quelques sculptures ont été enfouies.&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#008000&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; La tentation est trop forte! Une fouille est entreprise pour la découverte du travail de Séraphin Enrico et pour le plaisir des yeux. Pendant une dizaine de jours, nous creusons dans l'ancienne mare. Une multitude de fragments&amp;nbsp;sont mis au jour, et à notre grande surprise, peinture&amp;nbsp;et ciment n'ont pas été altérés: écritures et dessins apparaissent comme un livre ouvert dans le sol.&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/01/533149800.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-917911&quot; width=&quot;393&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/01/533149800.jpg&quot; alt=&quot;Séraphin Enrico, le buste d'une de ses statues émerge du sol où elle avait été enfouie, document Olivier Thiébaut, 1995.jpg&quot; height=&quot;260&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-917911&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#008000&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Certaines de ces sculptures devaient atteindre trois mètres de haut et sont recouvertes de petites phrases ou devises italiennes (&lt;em&gt;Il giro del lago; Pane, pace, Amore, Libertà; Santa Maria; Vénus; La luna rossa; Spectaccolo del natura; la petto materne; Pittura Fiorentino; Sono libera&lt;/em&gt;!...). La facture et l'originalité des pièces révèlent la grande inventivité de leur auteur: ciments polis, cheveux en mortier colorés, incrustations d'objets, systèmes hydrauliques. Baigneurs, Vénus, madones et créatures aux profils asiatiques vont pouvoir à nouveau contempler le ciel, sous l'aile tendre des &quot;séraphins&quot;.&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#008000&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; OLIVIER THIEBAUT, 1995.&quot;&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;strong&gt;(Tous les documents ici mis en ligne et confiés à moi en 1995 appartiennent à Olivier Thiébaut)&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; 
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                <title>A la découverte d'Axel Henrichsen avec Jean Painlevé (1956)</title>
                <link>http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/archive/2008/02/14/a-la-decouverte-d-axel-henrichsen-avec-jean-painleve-1956.html</link>
                <author>noreply@ (Le Sciapode)</author>
                                                <category>Archives du peuple singulier</category>
                                <category>Art Brut</category>
                                <category>Art immédiat</category>
                                <category>Cinéma et arts (notamment populaires)</category>
                                                <pubDate>Sun, 17 Feb 2008 13:45:00 +0100</pubDate>
                <description>
                    &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; J'ai parlé naguère de Jacques Brunius dont la vie et l'oeuvre me fascinent. Dans son film génial sur les créateurs&amp;nbsp; de violons d'Ingres en tous genres, daté de 1939, premier documentaire sur l'art populaire et brut (avant la lettre pour ce dernier terme)&amp;nbsp;en Europe (et on peut bien l'oser: au monde...), apparaissait de façon fugitive un autre cinéaste poétique et tout aussi génial, cousin en esprit de Brunius, j'ai nommé Jean Painlevé.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;img name=&quot;media-850850&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/01/6bbe1e5a23d48af377cf2421cb9f448e.jpg&quot; alt=&quot;aaca048e0b773cf7ae023274f1127168.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; title=&quot;Jean painlevé 1928, Copyright Les Documents Cinématographiques&quot; id=&quot;media-850850&quot; /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Né en 1902 et disparu en 1989 (pour sa biographie, on peut se reporter utilement à&lt;/strong&gt; &lt;a href=&quot;http://www.lips.org/bio_painleve.asp#NBP2&quot;&gt;&lt;strong&gt;cette notice dûe à Brigitte Berg&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; &lt;strong&gt;qui anime aujourd'hui les Documents Cinématographiques, garants de la mémoire de Jean Painlevé), ce dernier est surtout connu comme le pionnier d'un cinéma&amp;nbsp;scientifique de vulgarisation, ce dernier terme n'étant bien entendu pas à prendre dans un sens dépréciatif, puisque Painlevé songeait par là à la facilitation de la diffusion&amp;nbsp;du savoir scientifique vers le grand public (pour ne pas dire le public populaire). Pour ce faire, il ne s'interdit jamais d'user de l'humour, de la poésie et de la fantaisie dans ses documentaires concis, où la musique, par exemple le jazz de style &quot;jungle&quot; dans son film &lt;em&gt;Assassins d'eau douce&lt;/em&gt; sur la prédation en milieu aquatique, est parfois amenée à jouer un grand rôle créant&amp;nbsp;des décalages amusants. Painlevé ne dédaigne pas non plus d'employer un regard parfois fortement anthropomorphiste, attitude qui après des décennies d'éteignoir sous prétexte de recherche d'objectivité reprend de la faveur ici ou là (par exemple dans la littérature jeunesse documentaire). Elle lui fut reprochée, comme l'a souligné Brigitte Berg (voir lien ci-dessus), mais Painlevé balayait l'argument en disant ceci par exemple:&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;&quot;&lt;em&gt;Tout est matière à l'anthropomorphie la plus saugrenue, tout a été fait pour l'homme et à l'image de l'homme et ne s'explique qu'en fonction de l'homme sinon &quot;&amp;nbsp;ça ne sert à rien&amp;nbsp;&quot; &quot;.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/01/90c5314e61a0a010d1ff365fb308cdea.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-850860&quot; width=&quot;270&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/01/90c5314e61a0a010d1ff365fb308cdea.jpg&quot; alt=&quot;90c5314e61a0a010d1ff365fb308cdea.jpg&quot; height=&quot;397&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; title=&quot;Jean Painlevé, compilation n°3, Assassins d'eau douce, etc... Les Documents Cinématographiques&quot; id=&quot;media-850860&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Son oeuvre, qui nous revient aujourd'hui&amp;nbsp;à la faveur de&amp;nbsp;sa réédition sous forme de DVD, grâce aux Documents Cinématographiques (société de production&amp;nbsp;fondée par Jean Painlevé en 1930), n'a pas pris une ride, et a gardé toute sa fraîcheur. A la parcourir, on s'aperçoit aisément qu'elle a influencé des générations de documentaristes spécialisés dans l'évocation de la nature (je pense notamment à l'excellente série sur les &quot;Inventions de la vie&quot; de Jean-Pierre Cuny). Jusqu'à présent, trois DVD sont sortis, contenant bien entendu les documentaires animaliers et scientifiques qui ont fait la renommée de Painlevé&amp;nbsp;(beaucoup étant en rapport avec le monde sous-marin, avant les films de Cousteau), mais aussi certains courts-métrages plus expérimentaux comme &lt;em&gt;Mathusalem&lt;/em&gt; (1927), ensemble de cinq séquences (où joue Antonin Artaud)&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: left&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/02/2d9210d2135d432393e4539755a67df5.jpg&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;img name=&quot;media-850865&quot; width=&quot;122&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/02/2d9210d2135d432393e4539755a67df5.jpg&quot; alt=&quot;2d9210d2135d432393e4539755a67df5.jpg&quot; height=&quot;117&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; width: 122px; height: 117px; border-width: 0px&quot; title=&quot;Jean Painlevé, le film &amp;quot;Mathusalem&amp;quot; avec Artaud, copyright Les Documents Cinématographiques&quot; id=&quot;media-850865&quot; /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;initialement prévues pour une pièce de théâtre d'Ivan Goll (avec qui Jean Painlevé, entre parenthèses, collabora pour le n°1 de la revue &lt;em&gt;Surréalisme&lt;/em&gt;, revendiquant ce vocable inventé par Apollinaire de façon différente de celle revendiquée&amp;nbsp; par les jeunes André Breton, Philippe Soupault, Aragon, etc. ; à noter que Painlevé resta à l'écart du surréalisme bretonien, même s'il entretenait de bons rapports avec certains de ses membres, apparemment selon Brigitte Berg pour des divergences de vue sur l'importance de la musique). On trouve aussi dans ces trois compilations, un film d'animation extraordinaire avec des personnages en pâte à modeler&lt;em&gt;, Barbe-&lt;/em&gt;Bleue (adaptation de 1937&amp;nbsp;du célèbre conte de Perrault), dont la technique devance de très loin les films des studios Aardman &lt;em&gt;(Wallace et&lt;/em&gt; Gromit).&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/02/6e8f58959b6f1b07a28f095027343d3a.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-850871&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/02/6e8f58959b6f1b07a28f095027343d3a.jpg&quot; alt=&quot;6e8f58959b6f1b07a28f095027343d3a.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; title=&quot;Le monde étrange d'Axel Henrichsen, titre dans le film de Jean Painlevé, 1956, copyright Les documents Cinématographiques&quot; id=&quot;media-850871&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;Titre du film de jean Painlevé tel qu'il apparaît à l'écran, copyright Les Documents Cinématographiques&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Et puis, on y trouve aussi (&lt;a href=&quot;http://boutique.lesdocs.com/&quot;&gt;DVD n°3, édité en 2007, double DVD&lt;/a&gt;), un film qui nous regarde davantage, quant à la thématique plus particulière de ce blog, à &lt;em&gt;savoir LE MONDE ETRANGE D'AXEL&lt;/em&gt; &lt;em&gt;HENRICHSEN&lt;/em&gt; qui date de 1956. Oui, Jean Painlevé s'est aussi intéressé à l'art des autodidactes, et grâce à ce film peut figurer dans ce segment du documentaire artistique qui&amp;nbsp;concerne l'art brut,&lt;img name=&quot;media-850879&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/02/1a1cf35ae405f6a02ef9ef34169eb1c1.jpg&quot; alt=&quot;7871c7a13f80f7e12b26b9cdc99ab7a3.jpg&quot; style=&quot;float: right; margin: 0.2em 0px 1.4em 0.7em; border-width: 0px&quot; title=&quot;Axel Henrichsen, personnage en os, film de Jean Painlevé 1956, copyright Les Documents Cinématographiques&quot; id=&quot;media-850879&quot; /&gt; naïf, populaire, où vient en &lt;em&gt;tête Violons&lt;/em&gt; d'Ingres de&amp;nbsp;Jacques Brunius (1939), et où figurent aussi &lt;em&gt;le Palais Idéal&lt;/em&gt; d'Ado Kyrou (1958), puis &lt;em&gt;Le Facteur Cheval, &quot;Où le songe devient la réalité&lt;/em&gt;&quot; de Claude et Clovis Prévost (1980), films que l'on a eu la chance de voir projetés à Nice dans les programmations de l'Association Hors-Champ (qui projette pour bientôt&amp;nbsp;la publication d'un petit ouvrage sur sa programmation et cette filmographie à part).&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/01/254d79897054b9a7d539b77d431ed8c0.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-850876&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/01/254d79897054b9a7d539b77d431ed8c0.jpg&quot; alt=&quot;254d79897054b9a7d539b77d431ed8c0.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; title=&quot;Axel Henrichsen, personnage en os, dans le film de Jean Painlevé (1956), copyright Les documents Cinématographiques&quot; id=&quot;media-850876&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;Personnages en os rehaussés de couleur, Axel Henrichsen, dans le film de Jean Painlevé, copyright Les Documents Cinématographiques&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; J'ai découvert ce film à la fin des années 80 à une rétrospective des films de Painlevé qui avait lieu au cinéma Le République. Painlevé était&amp;nbsp;là et présentait les films. Sur Axel Henrichsen, il se plaignit de ce qu'il n'ait jamais&amp;nbsp;enregistré aucune réaction à son sujet. J'étouffai au fond de mon fauteuil,&amp;nbsp;en moi une voix&amp;nbsp;criait, mais comment donc, votre film est pourtant absolument magnifique, en outre il révèle un créateur que le corpus de l'art brut ou autodidacte n'a jamais retenu. Je m'étais alors&amp;nbsp;juré&amp;nbsp;de trouver un jour&amp;nbsp;un espace où parler de ce film et de ce créateur.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/01/878edf4e59f7344b9df92bab1cc30d7e.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-850882&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/01/878edf4e59f7344b9df92bab1cc30d7e.jpg&quot; alt=&quot;878edf4e59f7344b9df92bab1cc30d7e.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; title=&quot;Portrait d'Axel Henrichsen tel qu'il apparaît dans le film de Jean Painlevé en 1956, copyright Les Documents Cinématographiques&quot; id=&quot;media-850882&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;Axel Henrichsen à l'ouvrage, film de Jean Painlevé, copyright Les Documents Cinématographiques&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt; &lt;em&gt;&quot;Une famille près de Copenhague créait par des moyens très personnels des formes du vivant avec des matériaux variés. L'un d'eux, forgeron, utilisait aussi bien du bois que des détritus végétaux ou animaux (il possédait un grand jardin où régnait sa femme avec de magnifiques plantes et fleurs diverses...).&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/00/38f308dba031671486b09046ca7ee1a7.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-850885&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/00/38f308dba031671486b09046ca7ee1a7.jpg&quot; alt=&quot;38f308dba031671486b09046ca7ee1a7.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; title=&quot;Axel henrichsen, volatiles drôlatiques en os, film de Jean Painlevé, copyright Les documents Cinématographiques&quot; id=&quot;media-850885&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;Une autre image du film de Jean Painlevé, copyright Les Documents Cinématographiques&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;em&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;J'en filmais une &quot;actualité&quot; qui, comme quelques autres d'entre elles, n'intéresse personne... C'était en vue de susciter chez les gosses des imitations du même ordre, de fabrication peu coûteuse...&lt;/em&gt; (...)&lt;em&gt;&amp;nbsp;Les distributeurs qui connaissaient le genre de mes films, méprisèrent celui-ci en décrétant qu'il n'offrait aucun intérêt. Je l'avais&amp;nbsp;fait en deux jours, un d'été et un d'hiver&lt;/em&gt;.&lt;em&gt;&quot;&lt;/em&gt; &lt;strong&gt;(extrait du catalogue &quot;Jean Painlevé&quot; édité en 1991 par Les Documents Cinématographiques).&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/02/7f3aebbe0c0bec0a4f306ac097ef4ff3.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-850887&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/02/7f3aebbe0c0bec0a4f306ac097ef4ff3.jpg&quot; alt=&quot;7f3aebbe0c0bec0a4f306ac097ef4ff3.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; title=&quot;Axel Henrichsen, combat de racines, film de Jean Painlevé, copyright Les Documents Cinématographiques&quot; id=&quot;media-850887&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;Racines en lutte dans &lt;em&gt;Le monde étrange d'Axel Henrichsen&lt;/em&gt;, Jean Painlevé, copyright Les Documents Cinématographiques&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;strong&gt;Axel Henrichsen, comme le dit Painlevé faisait partie d'une famille qui aimait se récréer grâce à divers techniques artistiques. Le film montre au début du reste quelques peintures dûes à ses proches,&amp;nbsp;que l'on trouvera à juste titre&amp;nbsp;assez conventionnelles. C'est Axel qui fabrique des oeuvres vraiment plus originales&amp;nbsp;à partir de racines dans un premier temps (à partir de 1942 semble-t-il, &quot;son pied ayant heurté une racine&quot; -phrase qui fait penser fortement à la première pierre&amp;nbsp;trouvée par&amp;nbsp;Ferdinand Cheval) puis avec des os de boucherie ensuite (os que lui ramènent ses chats et&amp;nbsp;les renards qui rôdent autour de sa maison, on les voit dans le film). Et ces oeuvres pourraient tout à fait à mon sens relever de l'art brut tant elles&amp;nbsp;figurent des personnages grotesques et drôlatiques faisant parfois songer à des diables de cathédrales ou à des&amp;nbsp;extra-terrestres, en tout cas assez peu en référence à la vision convenue&amp;nbsp;de la réalité.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/01/425c8eba8abe6a19131e157515624e98.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-850892&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/01/425c8eba8abe6a19131e157515624e98.jpg&quot; alt=&quot;425c8eba8abe6a19131e157515624e98.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; title=&quot;Axel Henrichsen, film de Jean Painlevé, 1956, copyright Les Documents Cinématographiques&quot; id=&quot;media-850892&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;Etranges échassiers d'Axel Henrichsen, film de Jean Painlevé, 1956, copyright Les Documents Cinématographiques&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; On aimerait fortement savoir ce qu'est devenue l'oeuvre de ce monsieur au Danemark. L'exposition &quot;Gars du nord&quot;&amp;nbsp;organisée&amp;nbsp;&amp;nbsp;en 1988 à la Maison du Danemark, consacrée en partie à l'art populaire du Jutland, ne parlait pas de lui. Google me paraît bien muet aussi sur ce sujet. Alors, si quelque internaute a des lumières sur la question, qu'il n'hésite pas...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/02/f3503472774d3fd3b8a5be29fdfef56d.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-850898&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/02/f3503472774d3fd3b8a5be29fdfef56d.jpg&quot; alt=&quot;f3503472774d3fd3b8a5be29fdfef56d.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; title=&quot;Hans Orla Villy Petersen, l'homme en jupe, photo Jorgen Borg, vers 1987, expo Gars du Nord&quot; id=&quot;media-850898&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;Ce monsieur-là s'appelait Hans Orla Villy Petersen, il fut photographié par Jorgen Borg dans les années 80 dans le Jutland (exposition &quot;Les Gars du Nord&quot;) au Danemark, sa jupette me fait penser à &quot;Monsieur G.&quot; qui vivait à Nesles-la-Gilberde et qui lui aussi prisait fort les jupes par anti-conformisme&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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                <guid isPermaLink="true">http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/archive/2008/01/31/souvenir-de-colaniz-villepinte.html</guid>
                <title>Naïfs démiurges, voyeurs conséquents!</title>
                <link>http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/archive/2008/01/31/souvenir-de-colaniz-villepinte.html</link>
                <author>noreply@ (Le Sciapode)</author>
                                                <category>Archives du peuple singulier</category>
                                <category>Environnements spontanés</category>
                                                <pubDate>Thu, 31 Jan 2008 10:45:00 +0100</pubDate>
                <description>
                    &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; De temps à autre, je compulse mes archives, à la recherche d'une référence, d'une information plus précise, d'un souvenir... Ou plus souvent sans but autre que le compulsage compulsif, automatiquement, en réalité mû par une nécessité intérieure qui ne veut pas parler à voix haute...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Voici que mes yeux retombent sur cet entrefilet extrait d'un article sur &quot;&lt;em&gt;Les Facteur Cheval&lt;/em&gt;&quot; paru dans un almanach &quot;banlieue&quot;&amp;nbsp;de la revue &lt;em&gt;Actuel&lt;/em&gt;, numéro hors-série, datant vraisemblablement de 1974 ou 75...:&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &quot;Il y a vingt ans, Monsieur Colaniz, maçon à la retraite, modela une statue de femme nue qu'il installa devant sa maison et qu'il repeignit avec soin jusqu'à sa mort. (Boulevard Circulaire, 93420, Villepinte&lt;strong&gt;)&quot;.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Je ne suis jamais allé à Villepinte voir&amp;nbsp;si la femme nue était toujours là, toujours &quot;soigneusement repeinte&quot;. Je suppose bien que non. Je m'en console avec d'autres, modelées par des créateurs un peu partout. Dès qu'on se rend compte qu'on sait faire surgir du néant quelque être ressemblant, on est terriblement tenté de se faire démiurge et voyeur!&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/02/3b8c865bcad98f731e9b80ce5bd2941f.jpg&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;img name=&quot;media-808088&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/02/3b8c865bcad98f731e9b80ce5bd2941f.jpg&quot; alt=&quot;3b8c865bcad98f731e9b80ce5bd2941f.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; title=&quot;Gabriel Albert, statues à Nantillé, photogramme extrait des films Super 8 Les Jardins de l'Art Immédiat de Bruno Montpied, 1988&quot; id=&quot;media-808088&quot; /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/01/8c46b1a0cb67f9e441762b8e7ac4bd5a.jpg&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;img name=&quot;media-808094&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/01/8c46b1a0cb67f9e441762b8e7ac4bd5a.jpg&quot; alt=&quot;8c46b1a0cb67f9e441762b8e7ac4bd5a.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; title=&quot;Gabriel Albert, statue à Nantillé, photogramme extrait des Jardins de l'Art Immédiat, films Super 8 de B.Montpied, 1988&quot; id=&quot;media-808094&quot; /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;Statues de femmes de Gabriel Albert à Nantillé, Charente-Maritime, photogrammes (1988)&amp;nbsp;extraits des &lt;em&gt;Jardins de l'Art Immédiat,&lt;/em&gt; ensemble de films Super 8 sur divers environnements spontanés, B.Montpied&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/00/433a792014bcbb879e5cc306915a0ecf.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-808110&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/00/433a792014bcbb879e5cc306915a0ecf.jpg&quot; alt=&quot;433a792014bcbb879e5cc306915a0ecf.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; title=&quot;Frédéric Paranthoën, plusieurs statues naïves rangées dans son garage à Royan (Charente-Maritime), photogramme (1988) extrait des Jardins de l'Art Immédiat, B.Montpied&quot; id=&quot;media-808110&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;Oeuvres de Frédéric Paranthoën.&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&amp;nbsp;Parmi les statues que ce marin retraité&amp;nbsp;rangeait à la fin de sa vie la plupart du temps dans son garage au lieu de les exposer à la vue des passants dans le petit jardin qu'il possédait au rez-de-chaussée d'un petit immeuble de Royan, on peut découvrir une jeune Tahitienne en costume d'Eve (l'exotisme autorisant la nudité, comme dans le cas des photos coloniales de jeunes Africaines vivant nues à la manière traditionnelle), photogramme (1988)&lt;em&gt;&amp;nbsp;Les Jardins de l'Art&lt;/em&gt; &lt;em&gt;Immédiat&lt;/em&gt;, B.Montpied&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/01/0181c108ce2f69f9fff27d37918d4374.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-808122&quot; width=&quot;365&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/01/0181c108ce2f69f9fff27d37918d4374.jpg&quot; alt=&quot;0181c108ce2f69f9fff27d37918d4374.jpg&quot; height=&quot;514&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; width: 365px; height: 514px; border-width: 0px&quot; title=&quot;François Michaud, statue de femme nue sur le mur de sa deuxième maison à Masgot (Creuse), autour de 1860-1870, photo Bruno Montpied, 1988&quot; id=&quot;media-808122&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;Statue de femme nue par François Michaud, installée derrière un Napoléon sur le mur de clôture de sa seconde maison à Masgot dans la Creuse (datable de la deuxième moitié du XIXe siècle, avant 1880...), photo B.Montpied, 1988.&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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