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<title>Le Poignard Subtil - art_brut</title>
<description>Des passerelles entre l'art populaire, l'art brut, l'art naïf, le surréalisme spontané et l'art immédiat: une poétique de l'immédiat</description>
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<lastBuildDate>Sun, 03 Jan 2010 00:41:49 +0100</lastBuildDate>
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<title>Devenir de l'art brut</title>
<link>http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/archive/2009/12/13/devenir-de-l-art-brut.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Le Sciapode)</author>
<category>Art Brut</category>
<pubDate>Sun, 13 Dec 2009 15:53:00 +0100</pubDate>
<description>
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; L'art brut prend des aspects de plus en plus variés, éclectiques, hétéroclites, il recouvre des oeuvres et des personnalités&amp;nbsp;qui peuvent être aussi cultivées que non cultivées. C'est l'évolution actuelle, depuis une dizaine d'années environ. Ce qui pose problème, je trouve, le terme et la notion dans cet élargissement du champ perdant de plus en plus de leur netteté (la netteté de la définition&amp;nbsp;n'étant déjà pas évidente au départ, combinant à la fois des&amp;nbsp;oeuvres médiumniques, des&amp;nbsp;créations de bord des routes, de l'art produit par des aliénés, des oeuvres produites par des marginaux, retraités, exclus, dépressifs,&amp;nbsp;êtres&amp;nbsp;en manque affectif, etc.).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; C'est une constatation que je me suis faite ces jours-ci, d'abord suite au colloque &lt;a href=&quot;http://www.inha.fr/IMG/pdf/programme_art_brut.pdf&quot;&gt;&quot;L'art brut, une avant-garde en moins?&quot;&lt;/a&gt; organisé par le LaM à l'auditorium de l'INHA à la galerie Colbert à Paris les 7 et 8 décembre derniers, puis en découvrant successivement l'expo consacrée à &lt;a href=&quot;http://www.christianberst.com/&quot;&gt;Fernand Desmoulin&lt;/a&gt; par la galerie Christian Berst, rue de Charenton dans le XIIe ardt,&amp;nbsp;ainsi qu'à la lecture du journal de l'exposition &quot;Anatomia metamorphosis&quot; (&lt;a href=&quot;http://www.abcd-artbrut.org/article.php3?id_article=1031&quot;&gt;Galerie ABCD&lt;/a&gt;, Montreuil), notamment la notice biographique et les reproductions centrées sur le cas de l'artiste Lubos Plny (là, on peut vraiment parler &quot;d'artiste&quot;). Sans compter l'annonce d'une expo prochaine à la Collection de l'Art Brut à Lausanne (de mars à août 2010) qui se tourne (avec clairvoyance) du côté de deux créateurs d'art brut africains (j'y reviendrai).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;img height=&quot;452&quot; width=&quot;357&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/02/2046353542.jpg&quot; alt=&quot;Fernand Desmoulin, dessin exposé chez Christian Berst, 1900-1902.jpg&quot; name=&quot;media-2160005&quot; id=&quot;media-2160005&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;Fernand Desmoulin, dessin médiumnique sans titre, mine de plomb sur papier, 1900-1902, expo actuelle à la Galerie Christian Berst (et à la &lt;a href=&quot;http://www.galerie-gaillard.com/&quot;&gt;Galerie Christophe Gaillard&lt;/a&gt;), du 3 décembre 2009 au 9 janvier 2010&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; En effet, l'art brut à mes yeux, dans les premiers temps où je me suis intéressé&amp;nbsp; à lui (grosso modo à partir de 1980, date à laquelle je suis tombé sur les fascicules de l'art brut dans les locaux de la librairie Artcurial prés des Champs-Elysées), relevait d'une filiation avec les arts populaires qui sautait aux yeux, que ces derniers&amp;nbsp;soient rustiques ou urbains, filiation qui s'établissait&amp;nbsp;en dépit de&amp;nbsp;la rupture évidente au point de vue esthétique entre les oeuvres populaires du passé et celles que Dubuffet et Thévoz défendaient sous le nom d'art brut (rupture esthétique qui était le reflet aussi d'une rupture sociale, les auteurs d'art brut étant des internés, des femmes frustrées, des marginaux de la société, des retraités, des clochards...). J'ai ainsi pu écrire en 1992: &quot;&lt;em&gt;l'art brut (qui est une forme hyper-individualisée et réprimée de la créativité populaire qui survit à l'anéantissement des liens communautaires)&lt;/em&gt;&quot; (Bruno Montpied, &lt;em&gt;Formes pures de l'émerveillement&lt;/em&gt;, dans &lt;em&gt;Masgot, l'oeuvre énigmatique de François Michaud&lt;/em&gt;, éd. Lucien Souny, 1993). Définition qui tapa dans l'oeil de Madeleine Lommel qui me fit l'honneur de la reprendre en citation dans ses ouvrages (avec des coquilles dans la référence, cf la deuxième mouture de son livre où mes phrases sont attribuées à un &quot;&lt;em&gt;Art populaire en France&lt;/em&gt;&quot; paru chez Arthaud, il y a là visiblement une confusion avec le livre de Jean Cuisenier du même titre, mais quel honneur qu'on puisse me confondre avec cet ancien conservateur des ATP!).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/02/150484008.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/02/1342181038.jpg&quot; alt=&quot;Masgot, l'oeuvre énigmatique de François Michaud, Livre paru en 1993.jpg&quot; name=&quot;media-2160032&quot; id=&quot;media-2160032&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Bien sûr au départ dans le corpus des créations rassemblées sous le terme art brut, il y avait déjà, héritées en particulier&amp;nbsp; des recherches précédentes des surréalistes (André Breton), des créateurs cultivés mêlés à des hommes et des femmes du peuple (notamment chez les médiumniques, que l'on pense au Comte de Tromelin, à Victorien Sardou, à Fernand Desmoulin, peintre post-impressionniste et symboliste, ami de naturalistes&amp;nbsp;comme Emile&amp;nbsp;Zola, peintre aux goûts visionnaires qui eut une brève période de dessin automatique médiumnique entre 1900 et 1902 - voir l'expo actuelle chez Christian Berst, où sont montrés quelques exemples (il y avait déjà eu une&amp;nbsp;expo sur les dessins retrouvés de Desmoulin à&amp;nbsp;la Galerie de Messine à Paris en 2002,&amp;nbsp;organisée par cette dernière&amp;nbsp;conjointement avec l'association&amp;nbsp;ABCD)&amp;nbsp;; cependant on trouve d'autres créateurs cultivés dans d'autres secteurs de l'art brut&amp;nbsp;comme par exemple&amp;nbsp;Gabritschevsky, Aloïse elle-même, ou Juva, alias le prince Juritzky,&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/01/1394979882.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/01/614154626.jpg&quot; alt=&quot;Juva,silex interprété,extrait du Fascicule n°21 de la Collection de l'Art Brut.jpg&quot; name=&quot;media-2160098&quot; id=&quot;media-2160098&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt; ou encore Magali Herrera, fille d'aristocrate et de propriétaire foncier en Uruguay). D'autant que la notion d'art brut cherchait à prouver qu'existait une créativité artistique en dehors du champ artistique reconnu comme tel, en dehors du monde professionnel de l'art. Il fallait, de ce point de vue, ne pas se limiter à des créateurs issus du peuple. Cependant, ces derniers constituaient une bonne proportion dans l'ensemble des créateurs retenus (la majorité probablement). Parmi les internés des asiles psychiatriques, on&amp;nbsp;rencontre ainsi nombre de créateurs issus des classes sociales&amp;nbsp;défavorisées (ce qui paraît logique, le monde du travail&amp;nbsp;est rarement lieu d'épanouissement et d'harmonie, plutôt un champ de bataille).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Avec l'internationalisation des découvertes de créations associées à l'art brut de Dubuffet, ou à l'art &lt;em&gt;outsider&lt;/em&gt; des Anglo-saxons (concept encore plus ouvert que celui d'art brut), ce dernier ayant beaucoup d'influence sur le vacillement&amp;nbsp;amplifié des limites du concept d'art brut, avec le développement de la connaissance de l'art brut américain, anglais, chinois, japonais, slave, sud-américain, bientôt africain, etc., le nombre de créateurs qui pourraient être aussi bien rangés sous la bannière d'un art visionnaire, d'un surréalisme instinctif, ou d'une inspiration cultivée hétéroclite, est en voie d'expansion considérable.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Le cas de Lubos Plny, artiste découvert par l'association ABCD paraît exemplaire de ces nouveaux cas-frontières.&lt;img src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/00/521308697.jpg&quot; alt=&quot;Lubos Plny (en Discobole),extrait des performances de la série &quot; name=&quot;media-2160002&quot; id=&quot;media-2160002&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt; Dessinateur, collagiste, peintre, auteur de performances, intervenant sur son corps par des &lt;em&gt;piercings&lt;/em&gt; ou de la couture, qui pourraient relever de ce que l'on nomme ailleurs le &lt;em&gt;body-art&lt;/em&gt;, modèle en académie, il paraît être un homme de grande culture artistique.&lt;img src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/02/1052725907.jpg&quot; alt=&quot;Lubos Plny de Rodin (en penseur de Rodin),Série des Actes, négatif de Frantisek Vanasek, expo Anatomia metamorphosis che ABCD en 2009.jpg&quot; name=&quot;media-2160003&quot; id=&quot;media-2160003&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; /&gt; Ceux qui le rangent dans l'art brut semblent le faire en regard de son état - passager? - de schizophrène, associé à une inventivité indéniable. A ce compte-là, Van Gogh, Edvard Munch, pour ne citer que deux artistes du passé,&amp;nbsp;pourraient être&amp;nbsp;eux aussi catalogués rétrospectivement dans l'art brut.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Ce dernier en vient à signifier un corpus incroyablement hétéroclite de créations tous azimuts (on y incorpore aussi les environnements de bords de routes faits par des autodidactes, secteur où la culture apparaît facteur de distinction marquée cependant entre créateurs, que l'on compare par exemple le facteur Cheval&lt;img src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/01/512824142.jpg&quot; alt=&quot;Palais Idéal du facteur Cheval,vers 1980,Carte postale moderne.jpg&quot; name=&quot;media-2160065&quot; id=&quot;media-2160065&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; /&gt; avec le Jardin des Tarots de Niki de Saint-Phalle).&lt;img src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/01/403348531.jpg&quot; alt=&quot;Le Jardin des Tarots.jpg&quot; name=&quot;media-2160056&quot; id=&quot;media-2160056&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;Ce corpus contient de plus en plus de véritables oeuvres se confrontant ouvertement au monde de l'art professionnel. L'adjonction,&amp;nbsp; ces dernières années, de l'art produit par des handicapés mentaux, tels ceux venus de Belgique - issus d'ateliers&amp;nbsp;supervisés par&amp;nbsp;des animateurs dont la culture et le discernement artistiques ne paraissent pas compter pour du beurre... - cette adjonction paraît jouer à plein pour la fusion qui semble se préparer entre art brut et art professionnel.&lt;img src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/01/391641636.jpg&quot; alt=&quot;Alexis Lippstreu,dessin produit dans le cadre des ateliers du Centre de la Pommeraie en Belgique, effectué d'après un tableau de Gauguin, coll. Bruno Montpied.jpg&quot; name=&quot;media-2160069&quot; id=&quot;media-2160069&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; /&gt; Le colloque sur l'art brut, que je citais au début de cette note, initié par le musée d'art moderne, d'art&amp;nbsp;contemporain et d'art brut de Villeneuve-d'Ascq, a semblé vouloir avancer ce genre de proposition, même si cela n'affleurait qu'entre les lignes, au gré des interventions, elles-mêmes assez hétéroclites ( à l'image du champ actuel de l'art dit brut -de moins en moins &quot;brut&quot; du reste?) de plusieurs étudiants et chercheurs surgis ces dernières années dans le sillage d'un engouement nouveau dans le monde des nouvelles générations de chercheurs. Intégrées à un musée d'arts moderne et contemporain, les oeuvres d'art brut, que les intervenants du colloque disaient avec une hésitation perplexe produites tantôt par des &quot;artistes&quot; tantôt par des &quot;créateurs&quot; (montrant par là que la question de l'usage social de la création dans l'art brut n'est pas prise en compte véritablement par les chercheurs formés&amp;nbsp;avant tout&amp;nbsp;sur un plan esthétique), les oeuvres de l'art brut paraissent devoir être associables dans les prochaines années aux oeuvres des artistes professionnels classés dans l'histoire de l'art, sur le même rayon, en effaçant l'origine sociale, le contexte de production de ces oeuvres(1) (c'est dans ce sens qu'il fallait je crois interpréter les mots &quot;d'avant-garde en moins?&quot;: l'art brut aurait pu être une autre avant-garde, une avant-garde oubliée en quelque sorte, selon les concepteurs du titre de ce colloque..., idée pour le moins étrange et bien erronée). Il se passe peut-être en ce moment le même phénomène de vitrification esthétique, par rapport à l'art brut, que celui qui affecte les objets ethnologiques muséifiés dans un espace peu défini comme le musée du Quai Branly (le fait que ce dernier musée n'ait pas de qualification plus précise est déjà remarquable en soi).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/02/938274931.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/02/2078112880.jpg&quot; alt=&quot;Jean Smilowski, maquette d'avion des années 1940.jpg&quot; name=&quot;media-2160074&quot; id=&quot;media-2160074&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;Jean Smilowski, maquette d'avion des années 1940&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;____&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;(1) Je suis ici en accord avec ce que m'écrivait récemment en privé Mme Bénédicte Lefebvre, gardienne de la mémoire de l'autodidacte Jean Smilowski, qui renâcle à la perspective d'offrir toutes les productions de son protégé&amp;nbsp;à un musée qui ne prendrait pas en charge l'ensemble de cette oeuvre d'art total, véritable environnement. L'approche muséale, privilégiant des accrochages classsiques&amp;nbsp;d'oeuvres égrenées sur des cimaises, peut paraître en effet fort réductrice de ce point de vue et peu en accord avec le sens complet des créations brutes.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Le jardin d'Emile Taugourdeau danse encore dans les ronces</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (Le Sciapode)</author>
<category>Art Brut</category>
<category>Art immédiat</category>
<category>Art naïf</category>
<category>Environnements spontanés</category>
<pubDate>Thu, 03 Dec 2009 00:01:00 +0100</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Qu'est-ce que ça devient chez Emile Taugourdeau, le maçon disparu en 1989, qui avait laissé derrière lui dans son jardin&amp;nbsp;des dizaines et des dizaines de statues naïves, brutes, immédiates, ce qui constituait un des environnements de statues naïves ou brutes&amp;nbsp;parmi les plus importants de France? Vingt ans qu'il est décédé, et pas de commémoration pour lui (il n'aura pas eu la chance d'un Chomo par exemple, plus artiste sans doute et reconnu comme tel par ses pairs).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/01/559930588.jpg&quot;&gt;&lt;img height=&quot;330&quot; width=&quot;522&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/01/622680215.jpg&quot; alt=&quot;Maison de Mme et M. Taugourdeau,ph.Bruno Montpied,1991.jpg&quot; name=&quot;media-2135518&quot; id=&quot;media-2135518&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;Maison de Mme et M.&amp;nbsp;Taugourdeau en 1991, ouverte avec confiance sur le monde extérieur, tableaux naïfs en ciment posés en clôture, façade de la maison entièrement peinte,&amp;nbsp;ph. Bruno Montpied&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/02/316358216.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/02/1634729277.jpg&quot; alt=&quot;Maison des Taugourdeau, état 2009, ph. Bruno Montpied.jpg&quot; name=&quot;media-2135588&quot; id=&quot;media-2135588&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;La même maison, en juillet 2009, la végétation envahit le jardin, par abandon ou pour le cacher... ph.B.M.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Il était en concurrence, au point de vue strictement quantitatif bien entendu, avec le jardin de Gabriel Albert à Nantillé en Charente-Maritime (on y a dénombré environ 400 statues, chez Taugourdeau, cela devait être approchant), lui aussi désormais en grand&amp;nbsp;péril. On a parlé de lui autrefois (et abondamment, ce qui me justifie de venir en reparler aujourd'hui: Francis David le tout premier&amp;nbsp;dans &lt;em&gt;Les Bricoleurs de l'imaginaire&lt;/em&gt;, Jean-Louis Lanoux dans &lt;em&gt;Plein Chant&lt;/em&gt; n°45, Taugourdeau étant alors encore de ce monde,&amp;nbsp;puis après sa mort,&amp;nbsp;dans ce fatras qu'était le &lt;em&gt;Guide de la France Insolite&lt;/em&gt; de Claude Arz, etc.).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Un article dans un journal spécialisé dans la brocante, longtemps aprés la mort de l'auteur,&amp;nbsp;eut paraît-il une influence néfaste, car&amp;nbsp;à la suite de cette publication qui aurait fait trop de bruit, on&amp;nbsp;vola certaines statues qui étaient sans surveillance (les statues que M. Taugourdeau exposait de l'autre côté de la route, en face de sa maison, les laissant avec confiance pour la récréation de tout un chacun qui passait sur ces petites routes charmantes&amp;nbsp;de la Sarthe).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/00/573763415.jpg&quot;&gt;&lt;img height=&quot;359&quot; width=&quot;521&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/00/1213332099.jpg&quot; alt=&quot;Emile Taugourdeau, Les trois attablés,ph. Bruno Montpied, 1991.jpg&quot; name=&quot;media-2135485&quot; id=&quot;media-2135485&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;Ces statues ont aujourd'hui disparu, la photo (BM) date de 1991&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp; Le silence retomba. Certains familiers du site, continuant de lui rendre visite&amp;nbsp;secrètement (à noter un article du&amp;nbsp;modeste &lt;em&gt;Zon'Art,&lt;/em&gt; vers 2003, si&amp;nbsp;je me rappelle bien), familiers qui récupéraient au passage certaines pièces qui étaient&amp;nbsp;à vendre (et ils faisaient bien, faute de mieux)... Personnellement, j'y étais passé en 1991, en compagnie de la photographe et artiste&amp;nbsp;Marie-José Drogou, afin de fixer sur pellicule le plus possible d'oeuvres. J'y suis revenu longtemps après, en 2003, puis récemment donc en juillet 2009.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/00/283669944.jpg&quot;&gt;&lt;img height=&quot;420&quot; width=&quot;301&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/00/1880279307.jpg&quot; alt=&quot;Emile Taugourdeau,Footballeurs,marins...Ph. Bruno Montpied, 1991.jpg&quot; name=&quot;media-2135579&quot; id=&quot;media-2135579&quot; style=&quot;margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; float: left; border-width: 0px;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Chez Taugourdeau,&amp;nbsp;il y a (il y avait)&amp;nbsp;beaucoup d'animaux, des cervidés, mais aussi des crocodiles, des dinosaures, des serpents, des chiens, des chevaux, et énormément de volatiles. Et aussi des footballeurs lilliputiens (les équipes, les buts, rien n'était oublié, ça grouillait, il fallait faire attention de ne pas buter sur eux).&lt;img height=&quot;279&quot; width=&quot;199&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/02/2135701661.jpg&quot; alt=&quot;Emile Taugourdeau,Bernard Hinault,ph. Bruno Montpied, 2004.jpg&quot; name=&quot;media-2135583&quot; id=&quot;media-2135583&quot; style=&quot;margin: 0.2em 0px 1.4em 0.7em; float: right; border-width: 0px;&quot; /&gt; Un Bernard Hinault (il est tombé par terre, c'est pas la faute à Voltaire, mais plutôt&amp;nbsp;la tempête dernière). Une voiture ancienne avec passager&amp;nbsp;et chauffeur (plus de poussière soulevée par ses roues, mais du lierre à la place&amp;nbsp;qui grimpe vaillamment&amp;nbsp;à l'assaut).&lt;img height=&quot;150&quot; width=&quot;218&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/01/1935750949.jpg&quot; alt=&quot;Emile Taugourdeau, son Bernard Hinault à terre,ph. Bruno Montpied, juil 09.jpg&quot; name=&quot;media-2135587&quot; id=&quot;media-2135587&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;Des carrioles conduites par des hommes&amp;nbsp;paraissant porter sombreros (la forêt, les ronces les ont-elles mangés? Je ne les ai pas revues à mon dernier passage en juillet dernier).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/02/1122670545.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/02/1149315609.jpg&quot; alt=&quot;Emile Taugourdeau, Le charretier et son âne, ph. Bruno Montpied, 1991.jpg&quot; name=&quot;media-2135591&quot; id=&quot;media-2135591&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;Carriole tirée par un âne, ph.BM, 1991&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Taugourdeau paraissait aimer les personnages, principalement couverts de chapeaux. Les sombreros revenaient souvent, semblant indiquer une fascination du créateur pour les Mexicains (il avait représenté deux Mariachis, les guitares&amp;nbsp;absentes de leurs mains à mon passage en 1991). Il y avait aussi, récurrents, des petits couples gentils, des couples de danseurs&amp;nbsp; certes immobiles&amp;nbsp;mais paraissant tourner sur eux-mêmes simultanément, des grenouilles cachées comme des larves dans des jardinières carrées montées sur&amp;nbsp;pieds.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/02/312923474.jpg&quot;&gt;&lt;img height=&quot;524&quot; width=&quot;403&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/02/860918585.jpg&quot; alt=&quot;Emile Taugourdeau, Deux mariachis, ph. Bruno Montpied, 1991.jpg&quot; name=&quot;media-2139984&quot; id=&quot;media-2139984&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;Les &quot;Mariachis&quot; en 1991, plus revus en 2009... ph. BM&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/01/289913125.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/01/400161233.jpg&quot; alt=&quot;Emile Taugourdeau,deux grenouilles en ciment, ph. Bruno Montpied, 1991.jpg&quot; name=&quot;media-2139990&quot; id=&quot;media-2139990&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;Deux grenouilles (&quot;les larves&quot;...), un peu à la mode Miyazaki,&amp;nbsp;ph. BM, 1991&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Des arbres de ciment -&amp;nbsp;toujours le ciment&amp;nbsp;- aux branches couvertes d'oiseaux. Des pêcheurs à la ligne, oui aussi&amp;nbsp;en ciment, qui cherchaient à prendre des poissons eux-mêmes en ciment (c'était les premiers sujets que commença Taugourdeau après s'être essayé à un canard). Des mariés qui dansaient galamment sous les arbres. Des cigognes aux longs cous. Un phacochère. Une déesse Kali (du moins l'ai-je identifiée ainsi, on l'a appelée aussi &quot;la magicienne&quot;)&amp;nbsp;plutôt du genre souriante, des serpents sur les bras (elle est toujours là, à mon passage en juillet dernier, je lui ai remis sur les bras les serpents qu'un antiquaire indélicat avait jetés par terre, à ce que me confia Mme Taugourdeau).&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/00/1725512910.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/00/556703314.jpg&quot; alt=&quot;Emile Taugourdeau, Kali en gros plan, ph. Bruno Montpied, 1991.jpg&quot; name=&quot;media-2139998&quot; id=&quot;media-2139998&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt; Un moulin avec son petit meunier (il avait le bras fendu,&amp;nbsp;on l'a acheté,&amp;nbsp;puis emmené à l'abri ailleurs, loin de cette jungle). Il y avait (oui,&amp;nbsp;toujours l'imparfait)&amp;nbsp;deux cavaliers sur&amp;nbsp;deux chevaux&amp;nbsp;qui avaient l'air de fendre les airs pour aller où? &lt;a href=&quot;http://animulavagula.hautetfort.com/archive/2009/09/02/cavalleria-rusticana.html&quot;&gt;On en a vu filer&lt;/a&gt;&amp;nbsp;un récemment encore, du côté de L'Isle-sur-la-Sorgue sur une brocante, à l'évidence échappé du jardin de M. Taugourdeau (voir ci-dessous le cavalier encore en place en 2003). Il est resté le second, une variante,&amp;nbsp;avec de subtiles différences, de l'ordre de quelques centimètres de plus ou de moins (j'ai vérifié, il a les jambes plus longues, des&amp;nbsp;étriers plus dégagés de la masse de ciment...)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/01/1161916974.jpg&quot;&gt;&lt;img height=&quot;334&quot; width=&quot;438&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/01/1134373848.jpg&quot; alt=&quot;Emile Taugourdeau, un cavalier qui s'échappa,ph. Bruno Montpied, 2003.jpg&quot; name=&quot;media-2140000&quot; id=&quot;media-2140000&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;Le cavalier, échappé ensuite sur les brocantes, ph. BM, 2003&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Il y avait, surtout, plus oubliés encore que les statues, d'étonnants tableaux de ciment teint dans la masse, d'une très belle facture naïve. Dans le jardin, exposés à la merci des intempéries, leurs couleurs ravivées à chaque pluie.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/02/495446633.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/02/242029287.jpg&quot; alt=&quot;Emile Taugourdeau, un renard, tableau de ciment, ph. Bruno Montpied, 1991.jpg&quot; name=&quot;media-2140007&quot; id=&quot;media-2140007&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;Un renard, ph. BM, 1991&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Qu'ils étaient beaux, ces tableaux... Et que le coeur me fend de les&amp;nbsp;imaginer perdus, brisés, cassés? Ici ou là, tassés parfois à plusieurs contre un mur de parpaings, petit à petit couverts de terres, de mousses, enserrés par des racines&amp;nbsp;accrocheuses, on en redécouvre, en les feuilletant d'un bras&amp;nbsp;qui les retient de tomber pendant que l'autre prend la photo.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/01/415451078.jpg&quot;&gt;&lt;img height=&quot;350&quot; width=&quot;520&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/01/833512359.jpg&quot; alt=&quot;Emile Taugourdeau, tableau de ciment avec un loup, ph. Bruno Montpied,2009.jpg&quot; name=&quot;media-2140018&quot; id=&quot;media-2140018&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;Un loup...? Tableau de ciment entassé à l'abandon, ph. BM, juil 2009&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; D'autres disparaissent sous la couleur uniformément verdâtre qui glace l'ensemble de l'oeuvre encore en place (les statues ne sont pas fendues, résistant encore bien malgré&amp;nbsp;vingt ans sans entretien à l'air libre depuis la mort de leur créateur).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/00/612539787.jpg&quot;&gt;&lt;img height=&quot;360&quot; width=&quot;531&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/00/380460694.jpg&quot; alt=&quot;Emile Taugourdeau,un autre cavalier, un cerf peint et sculpté,ph. Bruno Montpied, 2009.jpg&quot; name=&quot;media-2140032&quot; id=&quot;media-2140032&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;Etat actuel du jardin en juillet 2009, tableau sous un glacis de lichen, la deuxième variante de cavalier à gauche galopant dans le lierre envahissant, un cervidé contemplant avec mélancolie l'à-vau-l'eau du jardin..., ph. BM&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Peut-être que certains ont été tout simplement vendus? Car c'est ce qui arrive, la famille laisse partir par petits bouts les oeuvres du jardin, tantôt&amp;nbsp;chez des amateurs désireux de sauvegarder&amp;nbsp;ces chefs-d'oeuvre naïfs, tantôt à des brocanteurs peu scrupuleux qui acquièrent à bon compte des jardinières en mosaïque, en renversant au passage les statues qui&amp;nbsp;ne les intéressent pas, et qu'ils ne songent pas une minute à relever, l'affaire étant faite. C'est ainsi, il ne semble pas qu'aucune autre possibilité de sauver ce qui resterait encore à sauver puisse se mettre en place désormais. Il reste des écrits, des photos, peut-être des films, et quelques statues échappées chez les uns et les autres pour garder la mémoire de cett magnifique création.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/02/1585033497.jpg&quot;&gt;&lt;img height=&quot;387&quot; width=&quot;536&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/02/1935750949.jpg&quot; alt=&quot;Ph. Bruno Montpied, Juil 2009.jpg&quot; name=&quot;media-2140046&quot; id=&quot;media-2140046&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;Hinault à terre, juillet 2009... Ph. BM&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Le jardin, encore visible un peu il y a cinq ans, un jour que nous le visitions après un nettoyage saisonnier, se couvre&amp;nbsp;à d'autres moments&amp;nbsp;d'une végétation qui semble partie pour le dévorer complètement. Le redécouvrira-t-on un jour comme on a découvert les&amp;nbsp;temples mayas dans la jungle du Yucatan?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/02/858136210.jpg&quot;&gt;&lt;img height=&quot;544&quot; width=&quot;393&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/02/1394582362.jpg&quot; alt=&quot;Emile Taugourdeau,les mariés dans les ronces, ph. Bruno Montpied, 2009.jpg&quot; name=&quot;media-2140062&quot; id=&quot;media-2140062&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;La danse dans les ronces, ph. BM, 2009&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
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<guid isPermaLink="true">http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/archive/2009/11/23/l-homme-serpent-de-pierre-jain.html</guid>
<title>Une exhumation: &quot;L'Homme-Serpent&quot; de Pierre Jaïn</title>
<link>http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/archive/2009/11/23/l-homme-serpent-de-pierre-jain.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Le Sciapode)</author>
<category>Art Brut</category>
<category>Art immédiat</category>
<category>Poésie naturelle ou de hasard</category>
<pubDate>Mon, 23 Nov 2009 00:46:00 +0100</pubDate>
<description>
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #008000;&quot;&gt;«&amp;nbsp;L'Homme-serpent&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/02/1570527397.jpg&quot; alt=&quot;Fig 1, Homme-Serpent, ph. Benoît Jaïn.jpg&quot; name=&quot;media-2117718&quot; id=&quot;media-2117718&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #008000;&quot;&gt;1. Os, fer, &lt;span style=&quot;color: #008000;&quot;&gt;L: 15,3 cm&amp;nbsp;, H: 10,5&amp;nbsp;cm&amp;nbsp;, P: 7 cm,&lt;/span&gt; vers 1965, c&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #008000;&quot;&gt;ollection Benoît Jaïn&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #008000;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Cet objet a été découvert lors des fouilles menées pendant l'été 2006 dans l'ancien jardin de Pierre Jaïn, à Keryoré sur la commune de Kerlaz dans le Finistère. C'est au cours de son récent nettoyage (août 2009), que la trouvaille a révélé sa véritable nature ; les petites traces laissées par des outils indiquent visiblement l'intervention du sculpteur&amp;nbsp;; ainsi, sur la face postérieure, à la perpendiculaire de la base du nez, deux marques de sciage sont nettement apparentes (Fig. 2).&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: left&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/01/681137822.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/01/20259316.jpg&quot; alt=&quot;Fig 2, ph.Benoît Jaïn.jpg&quot; name=&quot;media-2117721&quot; id=&quot;media-2117721&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: left&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;2.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #008000;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #008000;&quot;&gt;Enfoui pendant près d'une quarantaine d'années - entre 1967, année du décès du sculpteur et 2006, année de son exhumation - l'objet est en assez bon état. Il s'agit du cartilage d'une corne de vache, demeuré à l'état brut&amp;nbsp;; à peu près en son milieu et à sa base, un trou de 2 cm de diamètre laisse deviner sa structure interne cloisonnée. A son extrémité, le petit bout de crâne subsistant représente la tête d'un personnage vu de profil (Fig. 3).&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: right&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/02/1928149360.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/02/690511444.jpg&quot; alt=&quot;Fig 3, ph.Benoît Jaïn.jpg&quot; name=&quot;media-2117723&quot; id=&quot;media-2117723&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: right;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;3.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #008000;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Le nez est long et recourbé&amp;nbsp;; par sa forme, selon le point de vue adopté, la bouche, peut paraître petite et fermée sur des lèvres fines&amp;nbsp;ou alors, plus large et ouverte sur des petites excroissances comme des dents. La mâchoire est soulignée par la&amp;nbsp;forme naturelle de l'os, la jonction du crâne et du cartilage se poursuivant sur toute la hauteur de la tête du personnage ; un trou perçant la cloison de l'os figure un œil à l'expression triste. Un clou en fer rouillé y est introduit, l'os ayant été exhumé dans cet état. Cet élément matériel mais aussi l'esthétique et la forme générale de cette petite sculpture viennent interroger son association possible avec les thèmes abordés par le sculpteur Jaïn dans l'environnement de son jardin.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #008000;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #008000;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; L'os était enfoui à une faible profondeur, au pied d'un tertre de 1,50 m de hauteur élevé par Jaïn à proximité d'un jeune pommier au début des années 1960. Il y avait aménagé une niche abritant une sculpture en bois, toujours existante, figurant un homme nu et barbu portant un cache-sexe&amp;nbsp;(Fig.4, ci-contre)&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/01/2138201308.jpg&quot;&gt;&lt;img height=&quot;347&quot; width=&quot;155&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/01/1042082073.jpg&quot; alt=&quot;Fig 4, Adam, ph.Benoît Jaïn.jpg&quot; name=&quot;media-2117725&quot; id=&quot;media-2117725&quot; style=&quot;margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; float: left; border-width: 0px;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;; la «&amp;nbsp;Hutte d'Adam&amp;nbsp;» était reliée par une chaîne à une autre composition, le «&amp;nbsp;Baquet d'Eve&amp;nbsp;». Cette demi-barrique renversée, décorée de ciment incrusté d'objets divers, redécouverte en 2006, était le refuge d'une autre sculpture représentant une femme nue couchée (Fig. 5) inspirée de &lt;i&gt;La Tentation d'Ève&lt;/i&gt; d'Autun, un bas-relief d'époque romane.&lt;img height=&quot;237&quot; width=&quot;315&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/00/403154092.jpg&quot; alt=&quot;Fig 5, Eve, ph.Benoît Jaïn.jpg&quot; name=&quot;media-2117726&quot; id=&quot;media-2117726&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; /&gt; L'ensemble de cet aménagement formait ainsi une évocation personnelle du paradis terrestre (Fig. 6).&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/01/576833349.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/01/902512386.jpg&quot; alt=&quot;Fig 6, ph. Dr.Maunoury, 1964.jpg&quot; name=&quot;media-2117727&quot; id=&quot;media-2117727&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #008000;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;L'os était-il fixé sur les montants en bois encadrant la «&amp;nbsp;Hutte d'Adam&amp;nbsp;», comme laisse présumer ce clou&amp;nbsp;? Probablement car une scène du film super 8 tourné par le Docteur Maunoury et son épouse en 1965 permet d'entrevoir un objet à la forme similaire aux abords de l'aménagement.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #008000;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Simple conjecture, en observant cette œuvre singulière, il est possible d'imaginer que cette tête humaine et son appendice animal est une créature fantastique, une sorte de monstre hybride, mi-homme mi-serpent, marchant sur son ventre. Et comme cet «&amp;nbsp;&lt;i&gt;Homme-Serpent&amp;nbsp;»&lt;/i&gt; semble exprimer ici un grand désarroi, comment ne pas voir en lui &lt;i&gt;Nahash&lt;/i&gt;, le «&amp;nbsp;Serpent&amp;nbsp;» de la Genèse&amp;nbsp;qui entraîne la chute d'Adam et Ève en les faisant goûter au fruit défendu&amp;nbsp;? La thématique religieuse et biblique est omniprésente dans l'œuvre de Jaïn, grand mystique aux interrogations millénaristes.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #008000;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Par son matériau, cet objet n'est pas unique dans la création de Jaïn puisqu'il en réalisa environ une trentaine entre 1964 et 1966, alors qu'il souffrait en silence d'une psychose hallucinatoire chronique. La Collection de l'Art Brut conserve neuf os sculptés et colorés&amp;nbsp;; les héritiers de l'artiste en possèdent une douzaine dont une tête de personnage, également déterrée à Keryoré au début des années 1990 (Fig. 7).&lt;img src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/00/785962155.jpg&quot; alt=&quot;Fig 7, Pierre Jaïn, Tête en os, ph.Benoît Jaïn.jpg&quot; name=&quot;media-2117730&quot; id=&quot;media-2117730&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; /&gt; Sculptée à l'épiphyse d'un fémur, semblable aux pièces conservés à Lausanne (cf. notamment Pierre et Renée Maunoury, «&amp;nbsp;Pierre Jain&amp;nbsp;», in &lt;i&gt;L'Art Brut&lt;/i&gt;, fascicule n° 10, p.92) elle est singulièrement expressive et, à l'inverse du sombre «&amp;nbsp;Homme-Serpent&amp;nbsp;», celle-ci détonne par son sourire farceur.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #008000;&quot;&gt;&lt;em&gt;Benoît Jaïn&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #008000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;(Saint-Brieuc, 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt; Novembre 2009)&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #008000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Post-scriptum du sciapode&lt;/span&gt;: On ne s'étonnera pas de constater que ce farceur de Pierre Jaïn, ton grand-oncle, a choisi pour représenter ce &quot;serpent&quot; tentateur (proche d'un pommier dis-tu) un os à la forme phallique bien conquérante.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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<title>André Breton, lettres à Aube</title>
<link>http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/archive/2009/11/14/andre-breton-lettres-a-aube.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Le Sciapode)</author>
<category>Art Brut</category>
<category>Art immédiat</category>
<category>Art naïf</category>
<category>Environnements spontanés</category>
<category>Poésie naturelle ou de hasard</category>
<category>Surréalisme</category>
<pubDate>Sat, 14 Nov 2009 14:52:00 +0100</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/02/340950983.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/02/879798090.jpg&quot; alt=&quot;Lettres à Aube, André Breton, éd. Gallimard,2009.jpg&quot; name=&quot;media-2100994&quot; id=&quot;media-2100994&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Gallimard vient de publier dans la collection blanche les &quot;Lettres à Aube&quot; qu'André Breton a envoyées des&amp;nbsp; années 30 aux années 60 à sa fille. Cette publication est&amp;nbsp;le signe avant-coureur de la correspondance plus générale&amp;nbsp;du poète du surréalisme que l'on verra publiée, probablement en plusieurs volumes, tant elle s'annonce profuse et variée, à partir de 2016 (conformément à ses volontés testamentaires, qui ne s'appliquaient pas à la correspondance détenue par sa femme et sa fille). Tout amateur du surréalisme ne peut que s'en enchanter. Car la vie du poète fait partie d'un ensemble uni indissolublement à son oeuvre, à son message général face à la vie et à la société, à la philosophie du surréalisme qui comme on sait n'est pas un mouvement limité à une esthétique, qu'elle soit&amp;nbsp;plastique ou littéraire. Breton vivait au sein d'un faisceau de signes, d'évènements, de rencontres (importance, incroyable peut-être aux yeux d'un contemporain,&amp;nbsp;de la place prise par la sociabilité dans ce qui ressort de cette correspondance... Les amis, la famille aimée, l'amour, que le poète ne cesse de réclamer autour de lui) qu'il assemblait dans une recherche attentive à en dégager les significations merveilleuses latentes.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/00/1606485759.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/00/1515249024.jpg&quot; alt=&quot;Détail André Breton et Aube Elléouët en 1959-1960 à l'expo internationale du surréalisme à la Galerie cordier, p. William Klein.jpg&quot; name=&quot;media-2100757&quot; id=&quot;media-2100757&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;André Breton et sa fille Aube à sa droite, détail d'une photo de William Klein parue dans &lt;em&gt;Vogue&lt;/em&gt; à l'occasion de l'exposition&amp;nbsp;internationale du surréalisme, &lt;em&gt;Eros&lt;/em&gt;, à la Galerie Cordier, 1959-1960&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Pour ne se cantonner qu'aux allusions à des sujets qui nous occupent plus particulièrement sur ce blog, les rapports à l'art brut, à l'art naïf et l'art populaire, on trouvera dans cette correspondance quelques&amp;nbsp;notations intéressantes.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/01/1846459343.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/01/1863043492.jpg&quot; alt=&quot;Miguel Hernandez, Portrait d'André Breton, 1952, vente Breton à Drouot en 2003.jpg&quot; name=&quot;media-2100902&quot; id=&quot;media-2100902&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;Miguel Hernandez, portrait d'André Breton, 1952 (extrait du catalogue de la vente Breton&amp;nbsp;par Calmels-Cohen)&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;Dans la lettre du 12 octobre 1948, Breton décrit à&amp;nbsp;sa fille, alors âgée de treize ans, son projet d'Almanach de l'art brut (à noter qu'il ne fait aucune allusion à Dubuffet...): &lt;em&gt;&quot;Tu te demandes&amp;nbsp;peut-être ce que ça peut être que&amp;nbsp;l'art brut? Cela groupe tous les tableaux et objets que font quelquefois des gens qui ne sont pas artistes: par exemple un plombier-zingueur, un jardinier, un charcutier, un fou, etc. C'est extrêmement intéressant&lt;/em&gt;&quot;.&amp;nbsp;&quot;Des gens qui ne sont pas artistes&quot;, c'est à souligner, en ces temps où le terme d'artistes, appliqué aux&amp;nbsp;créateurs de l'art brut, ne cesse plus d'être employé à tout&amp;nbsp;va. En quatre lignes, ce père attentif&amp;nbsp;à faire passer ce qu'il croit bon de faire&amp;nbsp;apprécier à son enfant trouve les mots clairs et accessibles, résumant finalement assez bien le sujet pour un premier contact.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Il faut attendre une dizaine d'années plus tard pour trouver dans une lettre du 16 juillet 1958 une autre allusion cette fois à son intérêt pour l'art naïf. &quot;&lt;em&gt;J'attends l'arrivée, par les soins du camionneur, d'une vingtaine de tableaux naïfs que j'ai prélevés dans la soupente de l'atelier rue Fontaine et qui me semblent devoir ici&lt;/em&gt; [ dans sa maison de Saint-Cirq-Lapopie dans le Lot] &lt;em&gt;égayer un peu tous les murs.&lt;/em&gt;&quot; On se demande à quoi pouvaient ressembler ces tableaux. Certains ont-ils fait partie de la vente Breton en 2003 à Drouot? Cela serait plausible, quand on se rappelle (et le catalogue de la vente&amp;nbsp;par Calmels-Cohen aide à s'en souvenir) le nombre de tableaux naïfs que collectionnait Breton, par des peintres connus, Ferdinand Desnos, Hector Hippolyte, André Demonchy, Miguel Vivancos, par exemple, ou&amp;nbsp;&amp;nbsp;moins connus comme &lt;a href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/archive/2007/11/02/alphonse-benquet-au-banquet-du-bel-art-naif.html&quot;&gt;Alphonse Benquet&lt;/a&gt;, voire des peintres anonymes (le catalogue présente&amp;nbsp;plusieurs oeuvres &quot;d'auteurs non identifiés&quot;).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/02/1129933871.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/02/454586734.jpg&quot; alt=&quot;Naïf anonyme,anc. coll. André Breton,vente 2003 par Calmels-Cohen.jpg&quot; name=&quot;media-2100989&quot; id=&quot;media-2100989&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&quot;Auteur non identifié&quot;, titre &quot;&lt;em&gt;Le retiro&lt;/em&gt;&quot;, tableau naïf ayant appartenu à André Breton, Catalogue de la vente 2003&amp;nbsp;par Calmels-Cohen&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Breton s'est à maintes reprises passionné pour des autodidactes, comme son ouvrage &lt;em&gt;Le surréalisme et la peinture&lt;/em&gt; le montre déjà abondamment. Une nouvelle preuve nous en&amp;nbsp;est&amp;nbsp;administrée à la page 121 de cette correspondance inédite (lettre du 11 septembre 1958 destinée à Aube et son mari Yves Elléouët). &lt;em&gt;&quot;Hier, avec Joyce et son mari, nous sommes allés voir ce vieux boulanger-sculpteur de Corbeil dont je crois vous avoir déjà parlé. J'ai ramené de lui un tableau ultra-naïf qui n'est pas sans charme&lt;/em&gt;.&quot; Eh bien, le &quot;boulanger-sculpteur de Corbeil&quot;, ça ne vous rappelle rien, ô vous lecteurs fidèles et assidus de ce blog?&amp;nbsp;Mais&amp;nbsp;bon sang, c'est bien sûr, comme aurait dit le commissaire Bourrel, il s'agit là de &lt;a href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/archive/2009/10/20/frederic-seron.html&quot;&gt;Frédéric Séron&lt;/a&gt; une fois de plus! En 1958, tout le monde allait chez lui, Doisneau, J-H. Sainmont, Breton, Dumayet, Gilles Ehrmann, et même ce grand mondain frelaté qu'était Cocteau (qui avait acquis des sculptures de Séron pour sa propriété de Milly: toujours présentes?). J'aimerais bien savoir où est passée finalement ce &quot;tableau&amp;nbsp;ultra-naïf&quot; que Breton eut la bonne idée de sauver en l'achetant... Est-ce un des tableaux étiquetés par Calmels-Cohen, &quot;auteur non identifié&quot;, là encore (mais il ne semble pas, voir ci-dessous)? &lt;em&gt;Wait and see&lt;/em&gt;... Qui dissipera le mystère? Pour en savoir plus sur les peintures que faisait Séron, à côté des statues qu'il avait mises dans son jardin, on se reportera au documentaire-interview&amp;nbsp;de &lt;a href=&quot;http://www.ina.fr/media/entretiens/video/CPF86644604/frederic-seron.fr.html&quot;&gt;Pierre Dumayet&lt;/a&gt; mis en ligne sur le site de l'INA que j'ai déjà évoqué et mis en lien&amp;nbsp;sur ce blog (voir ci-dessus,&amp;nbsp;le nom&amp;nbsp;Frédéric Séron). Deux tableaux y sont commentés, dont une &quot;Chasse à courre&quot; et une &quot;Paix chez les animaux&quot;. Ultra-naïfs en effet... A noter cependant que les tableaux de Séron étaient signés à gauche en bas, selon ce que répond Séron lui-même à Dumayet dans l'interview. On devrait donc pouvoir facilement les identifier si on les retrouve...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/01/1575516612.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/01/1600119614.jpg&quot; alt=&quot;Tableau de frédéric Séron, chasse à courre, extrait du documentaire de Pierre Dumayet, Ina.fr.jpg&quot; name=&quot;media-2101559&quot; id=&quot;media-2101559&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;Un des tableaux montrés pendant l'entretien avec Pierre Dumayet mis en ligne par l'INA, une chasse&amp;nbsp;à courre, avec un parachutiste dans le ciel, souvenir de guerre de Séron ; on se rend un peu mieux compte ainsi de la manière &quot;ultra-naïve&quot;&amp;nbsp;évoquée par André Breton&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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<title>Noël Californien</title>
<link>http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/archive/2009/11/14/noel-californien.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Le Sciapode)</author>
<category>Art Brut</category>
<pubDate>Sat, 14 Nov 2009 14:04:40 +0100</pubDate>
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&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/02/2090035203.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/02/839127544.jpg&quot; alt=&quot;Galerie Impaire- California Christmas.jpg&quot; id=&quot;media-2100929&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; name=&quot;media-2100929&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
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<title>Complaintes et messages de Jean-Marie M.</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (Le Sciapode)</author>
<category>Art Brut</category>
<category>Environnements spontanés</category>
<category>Sur la Toile</category>
<pubDate>Wed, 04 Nov 2009 20:42:09 +0100</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; J'ai récemment parlé de Jean-Marie M., le creuseur de tunnels sauvage&amp;nbsp;du Lot. Antoine Boutet a fait un extraordinaire film sur lui, &lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/archive/2009/09/25/le-plein-pays-documentaire-d-antoine-boutet-sur-jean-marie-m.html&quot;&gt;Le Plein pays&lt;/a&gt;&lt;/em&gt; (intitulé comme cela par allusion à sa&amp;nbsp;manière de&amp;nbsp;chanter &lt;em&gt;Le Plat pays&lt;/em&gt; de Jacques Brel). Une de mes surprises en voyant le film fut de découvrir les insoupçonnables talents de chanteur-psalmodieur de cet archéologue pulsionnel. Il fait corps avec la nature, au creux de laquelle, après tant d'années de compagnonnage intime, il&amp;nbsp;a besoin de&amp;nbsp;se nicher pour chanter&amp;nbsp;ses drôles d'incantations. Se rencoignant dans certaines grottes creusées par lui à mains nues, et s'y recroquevillant comme foetus régressant. Du reste, le contenu de ses chansons qu'il improvise en utilisant&amp;nbsp;une technique de répétition parle de procréation qu'il faut cesser, de trop plein de population, d'apocalypse à venir (cela dure depuis trente ans). Il faut selon lui que les hommes restent avec les hommes et les filles avec les filles,&amp;nbsp;sans préciser plus avant&amp;nbsp;ce qu'il compte leur proposer comme occupations.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/02/1737482398.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/02/500039349.jpg&quot; alt=&quot;Jean-Marie M et ses collages, ph.Antoine Boutet.jpg&quot; name=&quot;media-2080858&quot; id=&quot;media-2080858&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;Jean-Marie M. parmi ses collages, photo site &quot;Complaintes et messages&quot;, Antoine Boutet&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Une autre découverte est le talent artistique quasi enfantin de Jean-Marie. Il apparaît en fait plus flagrant lorsqu'on va sur le site internet qu'Antoine Boutet a consacré aux &lt;a href=&quot;http://complaintesetmessages.com/accueil.html&quot;&gt;&quot;complaintes et messages&quot;&lt;/a&gt; de ce vieil enfant sauvage du Lot. En toile de&amp;nbsp;fond, on aperçoit en effet des dessins aux traits tremblés qui sont touchants. Des collages aussi, au milieu desquels, la tête rejetée, il pose comme abattu,&amp;nbsp; tel un cadavre.&amp;nbsp;Des petites peintures tendant vers la recherche pictographique. Le site, intitulé&amp;nbsp;&quot; Les complaintes de Jean-Marie&quot;, permet d'entendre en outre&amp;nbsp;les fameux chants de l'auteur (le site en a choisi&amp;nbsp;quatre), proches du cantique et de la psalmodie médiévale telle qu'on a l'habitude de l'entendre plutôt résonner au fond des cathédrales à l'acoustique réverbérante. On trouve aussi quelques fragments de vidéo et des photos (dont celles que je reproduis pour illustrer cette note).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/02/200775366.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/02/1889572476.jpg&quot; alt=&quot;Jean-Marie M parmi ses collages, photo Antoine Boutet.jpg&quot; name=&quot;media-2080865&quot; id=&quot;media-2080865&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;Jean-Marie M, photo même source, Antoine Boutet&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Chaleureuse gratitude à Antoine Boutet qui nous a révélé l'existence de&amp;nbsp;son site plutôt secret, du moins peu connu des amateurs &quot;d'art brut&quot;, ou de &lt;em&gt;land art&lt;/em&gt; spontané, d'environnements étranges, et de proclamations apocalyptiques. A noter que,&amp;nbsp;selon ce qu'il nous a confié,&amp;nbsp;Boutet a longtemps constitué sa culture musicale à l'écoute de l'émission &quot;&lt;em&gt;Songs of praise&lt;/em&gt;&quot; dont un des animateurs intervient depuis quelque temps sur ce blog. Il n'y a décidément pas de hasard...! Cette émission aura donc&amp;nbsp;sans doute&amp;nbsp;aidé&amp;nbsp;cet auditeur&amp;nbsp;inspiré&amp;nbsp;à rechercher puis finalement à nous fournir un exemple supplémentaire&amp;nbsp;de ce que l'on&amp;nbsp;peut peut-être&amp;nbsp;appeler de&amp;nbsp;la &quot;musique brute&quot;. Je gage que cela te mette du baume au coeur, cher Cosmo Helectra...?&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Sinon, pour ceux qui l'auraient raté à Montreuil récemment,&amp;nbsp;à signaler d'autres occasions de voir le film d'Antoine Boutet, &lt;em&gt;Le Plein pays:&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Festival les Ecrans Documentaires&amp;nbsp;à Arcueil dans le 94&amp;nbsp;(compétition internationale)&lt;br /&gt; jeudi 29 octobre 2009 - 22h00&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.lesecransdocumentaires.org/2009/&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;http://www.lesecransdocumentaires.org/2009/&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Festival International du Film de Belfort (compétition internationale). D&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;u 28 novembre au 6 décembre 2009&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href=&quot;http://www.festival-entrevues.com/-2009-/films-competition2009.htm&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://www.festival-entrevues.com/-2009-/films-competition2009.htm%C2%A0&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;http://www.festival-entrevues.com/-2009-/films-competition2009.htm&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Les&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Hivernales du documentaire&amp;nbsp;à Nègrepelisse&lt;br /&gt; samedi 14 novembre 2009&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href=&quot;http://leshivernalesdudoc.free.fr&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;http://leshivernalesdudoc.free.fr&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Mois du documentaire - Cinéma Jean Renoir&amp;nbsp; à Martigues&lt;br /&gt; samedi 28 novembre 2009 - 20h30&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href=&quot;http://cinemajeanrenoir.blogspot.com&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;http://cinemajeanrenoir.blogspot.com&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Marcel Landreau n'est donc pas mort</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (Le Sciapode)</author>
<category>Art Brut</category>
<category>Art immédiat</category>
<category>Environnements spontanés</category>
<category>Poésie naturelle ou de hasard</category>
<pubDate>Sun, 25 Oct 2009 16:14:18 +0100</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Je ne tenterai pas en rédigeant cette note de m'attribuer&amp;nbsp;un mérite qui revient&amp;nbsp;de fait au blog &lt;a href=&quot;http://animulavagula.hautetfort.com/archive/2009/10/18/marcel-landreau-les-retrouvailles.html&quot;&gt;Animula Vagula&lt;/a&gt; qui a su ces derniers jours ouvrir ses fenêtres à des nouvelles des statues de silex du &quot;caillouteux&quot; Marcel Landreau que l'on croyait définitivement perdues. Je voudrais seulement rediriger vers cette sympathique&amp;nbsp;information les lecteurs qui n'y seraient pas déjà allés.&amp;nbsp;Veuillez donc suivre le lien ci-dessus&amp;nbsp;s'il vous plaît d'en apprendre davantage.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/01/277361585.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/01/1704570696.jpg&quot; alt=&quot;Marcel Landreau,Yvette Horner au sommet du manège automatisé à Mantes-La-Jolie en 1987, photogramme Les Jardins de l'art immédiat, Bruno Montpied.jpg&quot; name=&quot;media-2061918&quot; id=&quot;media-2061918&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;Marcel Landreau, détail du manège automatisé avec Yvette Horner au sommet à gauche (on notera que la statue photographiée sur Animula Vagula s'est un peu dégradée par rapport à l'époque (1987) où je pris cette image), photogramme &lt;em&gt;Les Jardins de l'art immédiat&lt;/em&gt;, Bruno Montpied&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Deux personnes, nommées sur le blog cité&amp;nbsp;en référence&amp;nbsp;&quot;Freddy et Cathy&quot;, ont donc sauvé de l'oubli un certain nombre de statues de Marcel Landreau qui végétaient dans un recoin perdu. Bien sûr on aimerait en&amp;nbsp;apprendre plus, combien de statues, quand est-ce que Landreau avait déménagé de Mantes-La-Jolie (où il a créé son décor de statues de silex collées à l'Araldite de 1961 à 1990 environ...)&amp;nbsp;pour les Deux-Sèvres, quand il est mort, ce que devinrent ses statues avant d'atterrir dans&amp;nbsp;le recoin oublié, ce que comptent faire les deux conservateurs par la suite, pensent-ils à&amp;nbsp;une conservation qui serait plus assurée dans une quelconque institution muséale, (Le futur LaM de Villeneuve-d'Ascq par exemple?),&amp;nbsp;etc...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/00/1681059321.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/00/1361325946.jpg&quot; alt=&quot;Marcel Landreau, personnages du manège automatisé du jardin à Mantes-la-Jolie, photogramme les Jardins de l'Art Immédiat,1987, Bruno Montpied.jpg&quot; name=&quot;media-2061937&quot; id=&quot;media-2061937&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;Marcel Landreau, les personnages du manège automatisé en train de tourner, photogramme &lt;em&gt;Les Jardins de l'art immédiat&lt;/em&gt;, 1987, B.M.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Animula avance en outre&amp;nbsp; que l'on pouvait déduire le départ de Landreau pour les Deux-Sèvres à partir&amp;nbsp;du&amp;nbsp;chapitre que Clovis et Claude Prévost ont consacré à Landreau dans leur livre &lt;em&gt;Les Bâtisseurs de l'imaginaire&lt;/em&gt; en 1990. Cela me paraît un peu&amp;nbsp;gratuit comme affirmation. Rien dans ce chapitre ne me paraît de nature à autoriser une telle &quot;déduction&quot;. Par contre, j'ai personnellement signalé oralement à divers interlocuteurs dans les années 90 (dont par exemple Laurent Danchin&amp;nbsp;qui l'a répercuté dans certains de ses textes) que je me demandais si Landreau n'était pas retourné dans sa région d'origine, aprés que j'eus filmé en 1992 son jardin aux statues disparues (séquence que j'ai montée dans le petit sujet en Super 8&amp;nbsp;que j'ai consacré à Landreau&amp;nbsp;et que j'ai joint à &amp;nbsp;l'ensemble &lt;em&gt;Les Jardins de l'art immédiat,&lt;/em&gt; voir &lt;em&gt;Le petit dictionnaire Hors-Champ de l'art brut au cinéma&lt;/em&gt;). Le petit &quot;musée&quot; que signalent Claude et Clovis Prévost dans leur livre était installé dans le grenier de la maison de Mantes. Je l'ai personnellement visité en présence de Landreau en 1987.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; La nouvelle de la pérennité d'un certain nombre de ces merveilles d'inventivité spontanée et populaire est une excellente nouvelle qui paraît prouver ce que me confia un jour Maugri, autre créateur autodidacte, paysan de la région de Brancion, à savoir que les oeuvres fortes se défendent toutes seules, comme douées d'une vie propre, protégées qu'elles sont par le talisman d'une magie liée à la fascination qu'elles exercent sur ceux qui les voient.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Expo-parcours Jean Smilowski à Lille du 10 au 24 octobre</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (Le Sciapode)</author>
<category>Art Brut</category>
<category>Art immédiat</category>
<category>Art naïf</category>
<category>Environnements spontanés</category>
<pubDate>Sat, 17 Oct 2009 00:05:00 +0200</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Voici que j'apprends qu'un &lt;a href=&quot;http://www.mairie-lille.fr/fr/agenda/event_view?id=3876&quot;&gt;parcours&lt;/a&gt; consacré à la mémoire du créateur&amp;nbsp;inspiré Jean Smilowski se tient depuis le 10 octobre&amp;nbsp; dans le Vieux-Lille, et ce jusqu'au 24. Pressez-vous,&amp;nbsp;si vous&amp;nbsp;avez la disponibilité pour aller chez nos amis lillois. Vous pourrez d'une pierre faire deux coups. Les déviants textiles (voir note du 16 octobre) et Smilowski.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/02/395215552.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/02/1732370376.jpg&quot; alt=&quot;Parcours avec Jean Smilowski, affiche,Lille, oct 09.jpg&quot; name=&quot;media-2043959&quot; id=&quot;media-2043959&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Je ne tenterai pas aujourd'hui de dépeindre tout du long&amp;nbsp;qui était ce curieux bonhomme, que je découvris il y a de nombreuses années dans une expo de l'Aracine en 1992, &lt;em&gt;Art et Bricolage&lt;/em&gt;,&amp;nbsp;à Neuilly-sur-Marne, et dont l'oeuvre a été conservée après sa mort (1989) par les fervents admirateurs de l'association La Poterne. Il vivait misérablement dans une sorte de cabane, qu'il appelait &quot;Mon ranch&quot;, ou &quot;Mon palais&quot;,&amp;nbsp;au pied des fortifications du Vieux-Lille, qu'il avait décorée d'une fresque consacrée à Ramona et à Sitting-Bull (il avait un certain goût pour les Peaux-Rouges), fresque en bas relief que l'on peut admirer aujourd'hui dans l'entrée de la mairie du Vieux-Lille (charmante petite bâtisse). Plusieurs de ses oeuvres, sculptures, assemblages, malles peintes, sont conservées à la fois par l'association La Poterne&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/01/2077668480.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/01/1614845219.jpg&quot; alt=&quot;Jean Smilowski,malle peinte avec effigie de Ramona, Association La Poterne vers 1993.jpg&quot; name=&quot;media-2043975&quot; id=&quot;media-2043975&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; /&gt;&lt;/a&gt; qui les montre à l'occasion de dates anniversaires comme en ce moment, mais aussi par le musée d'art brut issu de la collection de l'Aracine&amp;nbsp;qui se trouve désormais hébergé à Villeneuve-d'Ascq (une quarantaine d'oeuvres de Smilowski, selon La Poterne, est entrée en 1992 à l'Aracine). Vous aurez beaucoup plus de renseignements&amp;nbsp;au sujet des lieux d'exposition actuels à Lille&amp;nbsp;en cliquant sur le mot &lt;a href=&quot;http://www.mairie-lille.fr/fr/agenda/event_view?id=3876&quot;&gt;parcours&lt;/a&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/01/938274931.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/01/2078112880.jpg&quot; alt=&quot;Jean Smilowski, maquette d'avion de chasse des années 1940.jpg&quot; name=&quot;media-2043977&quot; id=&quot;media-2043977&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;Jean Smilowski, malle avec effigie de Ramona et&amp;nbsp;maquette d'avion de chasse des années 1940, extraits d'un &quot;coffret-cadeau&quot; édité par l'association La Poterne vers 1993&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Sur le fil, déviances textiles à la Maison Folie de Wazemmes</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (Le Sciapode)</author>
<category>Art Brut</category>
<category>Art immédiat</category>
<category>Art naïf</category>
<category>Art populaire contemporain</category>
<category>Art populaire insolite</category>
<category>Confrontations</category>
<pubDate>Fri, 16 Oct 2009 00:51:00 +0200</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Pascal Saumade et Barnabé Mons sont les deux commissaires de l'exposition &quot;Sur le fil&quot;,&amp;nbsp; sous-titré &quot;déviances textiles&quot; qui a débuté le 10 octobre dernier à la Maison Folie de Wazemmes, quartier au sud-ouest de Lille, connu pour ses Géants de carnaval.&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/02/1794355241.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/02/1888012083.jpg&quot; alt=&quot;Maison folie de Wazemmes, ancienne filature.jpg&quot; name=&quot;media-2043942&quot; id=&quot;media-2043942&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt; Cette Maison est une ancienne usine textile, lieu parfaitement adapté au projet de ces deux supporters&amp;nbsp;de l'art modeste (Saumade collabore avec le MIAM de Sète)&amp;nbsp;qui ont pris l'habitude depuis quelque temps de monter des expositions dans le Nord, notamment l'expo récente &quot;Kitsch-Catch&quot; qui&amp;nbsp;évoquait l'univers du catch à travers l'imagerie populaire et l'art populaire contemporain,&amp;nbsp;en particulier au Mexique. Peut-être cette recherche de proximité avec le Nord est-elle à mettre en relation avec le futur musée d'art brut et d'art moderne&amp;nbsp;qui ouvrira l'année prochaine ses portes à Villeneuve-d'Ascq dans un bâtiment prolongé et rénové?&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/01/330176766.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/01/1966372040.jpg&quot; alt=&quot;Sur le fil, expo de la Gamelle Publique à la Maison Folie de Wazemmes, octobre, novembre 09.jpg&quot; name=&quot;media-2043940&quot; id=&quot;media-2043940&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Ces déviants textiles (je préfère le sous-titre au titre,&amp;nbsp;qui a vraiment trop servi ici et là, c'est vraiment la métaphore évidente dès qu'on parle de textile) sont constitués de créateurs hétéroclites (art populaire, art brut, art contemporain, art &lt;em&gt;outsider&lt;/em&gt;),&amp;nbsp;et tant mieux, ayant pour point commun de travailler des matériaux textiles. Un hommage est particulièrement dressé à celui qu'on classe généralement parmi les Naïfs contemporains, auteur de nombreuses &quot;tapisseries&quot;, fresques brodées, patchworks de pièces de&amp;nbsp;tissus, Jacques Trovic qui habite dans le Nord justement et qui est actif depuis les années 50. A côté de lui, l'association La Gamelle Publique (association à l'origine du projet) a&amp;nbsp;&quot;&lt;em&gt;rassemblé plus de 50 artistes d'univers et de nationalités divers au sein d'un parcours labyrinthique&lt;/em&gt;&quot;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: left&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/01/985814229.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/01/1708488740.jpg&quot; alt=&quot;Jacques Trovic Hommage à Tintin, vers 1988.jpg&quot; name=&quot;media-2043951&quot; id=&quot;media-2043951&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: left&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;Jacques Trovic, &lt;em&gt;Hommage à Tintin&lt;/em&gt;, extrait d'un livre publié aux éditions AREA en 1988 à Paris&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: left&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;*&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://www.mairie-lille.fr/fr/agenda/event_view?id=3102&quot;&gt;Maison Folie Wazemmes&lt;/a&gt;. Expo du 10 octobre au 22 novembre 2009,&amp;nbsp;ouverte du mercredi au samedi de 14h à 19h, dimanche de 10h à 19h, 70 rue des Sarrazins - 59000 Lille. T: + 33 (0)3 20 78 20 23&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;a&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino;&quot;&gt;&lt;strong&gt;mfwazemmes@mairie-lille.fr&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt; &lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Accès : Métro Gambetta - Wazemmes&amp;nbsp;(ligne 1) - &amp;nbsp;Montebello&amp;nbsp;(ligne 2)&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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<title>La Passerelle, foyer artistique à Cherbourg, la poésie souffle toujours où elle veut</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (Le Sciapode)</author>
<category>Art Brut</category>
<category>Art immédiat</category>
<category>Sur la Toile</category>
<pubDate>Thu, 08 Oct 2009 22:52:00 +0200</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Une jolie surprise m'est venue ces jours-ci de ma boîte e-mail. Un monsieur nommé Romuald Reutimann&amp;nbsp;m'a donné un lien vers son blog, celui d'un foyer artistique pour déficients mentaux (c'est le terme qu'il utilise), &lt;a href=&quot;http://lapasserelle-acais.blogspot.com/&quot;&gt;la Passerelle&lt;/a&gt;, situé à Cherbourg, la ville des mythiques Parapluies dont on ne sait pas grand-chose à part ces sempiternels clichés pluvieux, ou ses homards à multipinces venus des environs de La Hague...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/02/1557068977.jpg&quot;&gt;&lt;img height=&quot;260&quot; width=&quot;345&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/02/1548112430.jpg&quot; alt=&quot;L'atelier de la Passerelle, Cherbourg, photo Romuald Reutimann, 2009.jpg&quot; name=&quot;media-2029224&quot; id=&quot;media-2029224&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;L'atelier de La Passerelle&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Or, c'est idiot de ne pas chercher à en savoir plus sur cette ville oubliée au bout du Cotentin, face à la mer qu'elle contemple, on le suppose, extasiée depuis des éternités. J'aurais bien envie de commencer par les usagers de cette Passerelle justement. Les oeuvres reproduites sur le blog (créé semble-t-il depuis peu, le mois d'août dernier?) sont fraîches, simples, inventives, et les commentaires qui les accompagnent sont au diapason, sans prétention aucune, ce qui nous change des proses et des poses artistiques habituelles.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/00/865010114.jpg&quot;&gt;&lt;img height=&quot;304&quot; width=&quot;211&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/00/773105239.jpg&quot; alt=&quot;Christine,sans titre,2002, atelier La Passerelle.w.jpg&quot; name=&quot;media-2029229&quot; id=&quot;media-2029229&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;Christine, sans titre, 2002&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/00/824655924.jpg&quot;&gt;&lt;/a&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;img height=&quot;270&quot; width=&quot;367&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/00/1387742362.jpg&quot; alt=&quot;Yann, l'animal dans la personne, ph.La Passerelle, 2009.w.jpg&quot; name=&quot;media-2029234&quot; id=&quot;media-2029234&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px;&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;Yann, &lt;em&gt;L'animal dans la personne&lt;/em&gt;, 2009&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &quot;&lt;em&gt;Actuellement nous accueillons plus ou moins une vingtaine de participants divisés en deux groupes qui se réunissent les mardis et jeudis, après le travail, entre 17 et 19h. Nos moyens et notre espace de travail sont modestes mais l'enthousiasme et l'assiduité sont là...&quot;&lt;/em&gt; (Romuald Reutimann)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/01/689024382.jpg&quot;&gt;&lt;img height=&quot;185&quot; width=&quot;276&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/01/631553804.jpg&quot; alt=&quot;Cyril, Hommes-machines, la couverture, ph. La Passerelle, 2009.jpg&quot; name=&quot;media-2029250&quot; id=&quot;media-2029250&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; float: right; border-width: 0px;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&amp;nbsp; &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/00/404481030.jpg&quot;&gt;&lt;img height=&quot;177&quot; width=&quot;300&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/00/648448607.jpg&quot; alt=&quot;PasserelleCA.Hommes+machines+vue+1.w.jpg&quot; name=&quot;media-2029253&quot; id=&quot;media-2029253&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;Cyril, feuillets assemblés, &lt;em&gt;Hommes-machines&lt;/em&gt;, 2001&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;em&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/em&gt; Le travail se fait dans un appartement, sobrement mais aussi assez elliptiquement décrit, ce qui lui confère une aura de mystère. Les oeuvres montrées sur ce blog me séduisent passablement, me faisant désormais croire que vient de surgir en France un centre de création pour handicapés qui pourrait rivaliser avec les centres belges&amp;nbsp;du type de la Pommeraie, ou du foyer Reine Fabiola à Neufvilles, ou encore avec ceux dont les oeuvres sont montrées de temps à autre chez Art en Marge à Bruxelles, ou dans le Mad-musée à Liège. En attendant, je ne peux faire moins que l'ajouter à ma liste de doux liens.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/02/883157655.jpg&quot;&gt;&lt;img height=&quot;285&quot; width=&quot;355&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/02/1323495205.jpg&quot; alt=&quot;Gisèle,Marchand de pigeons, ph. Atelier La Passerelle2007.jpg&quot; name=&quot;media-2029278&quot; id=&quot;media-2029278&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;Gisèle, &lt;em&gt;Marchand de pigeons&lt;/em&gt;, encre et collage, 2007&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;em&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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