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        <title>Le Poignard Subtil - art_immediat</title>
        <description>Des passerelles entre l'art populaire, l'art brut, l'art naïf, le surréalisme spontané et l'art immédiat: une poétique de l'immédiat</description>
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        <lastBuildDate>Fri, 18 Jul 2008 12:59:06 +0200</lastBuildDate>
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        <copyright>All Rights Reserved</copyright>
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                <title>&quot;Les Cahiers de l'Institut&quot; n°1 est paru</title>
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                <author>noreply@ (Le Sciapode)</author>
                                                <category>Art Brut</category>
                                <category>Art immédiat</category>
                                <category>Curiosités et divertissements langagiers</category>
                                <category>Fous littéraires</category>
                                                <pubDate>Fri, 20 Jun 2008 09:55:00 +0200</pubDate>
                <description>
                     &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Prévu pour février (voir ma note du 24 novembre 2007), le n° 1 des &lt;em&gt;Cahiers de l'Institut&lt;/em&gt;, émanant de l'IIREFL (Institut International de Recherche et d'Exploration sur les Fous Littéraires, etc...)&amp;nbsp;est finalement paru en juin de cette année.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/02/1746486709.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-1083277&quot; width=&quot;364&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/02/1058386237.jpg&quot; alt=&quot;Les Cahiers de l'Institut, n°01,2e trimeste 2008.jpg&quot; height=&quot;525&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1083277&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;Couverture du n°01 avec un collage d'André Stas, intitulé &quot;&lt;em&gt;Naufrage de la pensée&lt;/em&gt;&quot; (2007)&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Diffusé a priori&amp;nbsp;essentiellement sur commande,&amp;nbsp;on peut l'obtenir&amp;nbsp;grâce aux coordonnées que j'affiche au bas de cette note. Disons-le tout de suite, c'est une superbe revue, écrite de façon tonique et claire, apportant&amp;nbsp;du neuf&amp;nbsp;sur le petit monde des fous littéraires, &amp;nbsp;popularisé avant cet &quot;Institut&quot; par Nodier, Queneau et Blavier. La revue ne se limitant pas aux excentriques littéraires, elle se permet aussi des incursions vers&amp;nbsp;certains cas d'art brut, ou des créateurs simplement atypiques de l'art.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Par exemple, dans ce n°1, nous trouvons un long article passionnant de Frédéric Allamel (p.110) sur l'environnement à la fois littéraire et architectural de Billy Tripp, situé aux USA (Marc Décimo l'a également fait figurer dans son récent livre sur &lt;em&gt;les Jardins de l'Art&lt;/em&gt; Brut, éd. Les Presses du Réel), à Mindfield dans l'ouest du Tennessee.&amp;nbsp;&quot;&lt;em&gt;Les correspondances abondent et laissent transparaître un at total dessinant un art de vivre faisant l'éloge du local&lt;/em&gt;&quot;. Billy Tripp illustre assez bien la fusion du fou littéraire et du créateur d'environnement poétique, ce qui est un cas unique à ma connaissance. &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/00/1284522365.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-1083545&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/00/1595600092.jpg&quot; alt=&quot;Un détail du site de Billy Tripp à Brownsville (Tennessee, photo publiée dans les Jardins de l'Art Brut de Marc Décimo)).jpg&quot; style=&quot;float: right; margin: 0.2em 0px 1.4em 0.7em; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1083545&quot; /&gt;&lt;/a&gt;La revue a la bonne idée également de republier un&amp;nbsp;article de Marcel Réja (qui, comme on le sait depuis Michel Thévoz, cachait le nom de l'aliéniste Paul Meunier, collaborateur du Dr Marie et ami traducteur d'August Strindberg), datant de 1901, &lt;em&gt;L'Art malade: dessins de fous&lt;/em&gt;, texte anticipant sur le livre que publia par la suite en 1907 Réja. Assurant la transition avec la principale préoccupation de la revue qui reste avant tout l'univers des fous littéraires, un article de Michèle Nevert et Alice Gianotti (p.94)&amp;nbsp;traite de la conservation miraculeuse&amp;nbsp;de nombreux manuscrits d'aliénés de l'asile de Saint-Jean-de-Dieu à Montréal, qui sont donc autant de textes que l'on qualifierait du côté des amateurs d'art brut d'&quot;écrits bruts&quot; (&lt;em&gt;Les anonymes du siècle, Manuscrits asilaires de Saint-Jean-de-Dieu: première traversée&lt;/em&gt; ; cependant, il est à noter que les extraits publiés par les auteurs de l'article sont avant tout des lettres de patients à leurs médecins et qu'ils sont écrits dans une langue sans grande invention, à la différence des écrits bruts rassemblés par Thévoz). On connaissait déjà certaines recherches de Michèle Nevert qui avaient été publiées dans les actes du colloque &lt;em&gt;Indiscipline et marginalité&lt;/em&gt; édités par Valérie Rousseau dans le cadre de la Société des Arts Indisciplinés en 2003 au Québec.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/00/1494092685.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-1083552&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/00/2047229385.jpg&quot; alt=&quot;Dessin de fou, coll Dr.Sérieux, servant à illustrer un article de Marcel Réja dans le n°01 des Cahiers de l'Institut.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1083552&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&quot;Dessin de fou, collection du Dr. Sérieux&quot;, légende publiée dans ce n°01 des &lt;em&gt;Cahiers de l'Institut&lt;/em&gt; pour illustrer l'article de Marcel Réja&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Bien d'autres sujets sont&amp;nbsp;évoqués dans les colonnes de cette revue grosse de 145 pages.&amp;nbsp;Marc Décimo, le rédacteur en chef, de son côté, s'évertue (p.22)&amp;nbsp;à recenser les traces laissées chez divers auteurs&amp;nbsp;&amp;nbsp;par Jean-Pierre Brisset (connu pour avoir voulu démontrer par des séries de calembours étourdissants&amp;nbsp;que&amp;nbsp;l'homme descendait de la grenouille). S'ensuivent quelques extraits caractéristiques des écrits de Brisset. On trouve encore dans ces &lt;em&gt;Cahiers&lt;/em&gt; un article&amp;nbsp;d'Allen Thiher, professeur à l'université du Missouri, intitulé &lt;em&gt;Folie et littérature&lt;/em&gt; (p.56). Au sein d'un assez long développement, M.Thiher&amp;nbsp;avance cette&amp;nbsp;étonnante remarque: &lt;em&gt;&quot;La littérature dans presque tous les sens du mot n'est-elle pas précisément une expression directe d'un petit accès psychotique, c'est-à-dire, une extériorisation d'une hallucination qui vise à se substituer au monde soi-disant réel -réel dans le sens le plus banal du&lt;/em&gt; terme&quot;... Jean-Jacques Lecercle, dans son &lt;em&gt;Eloge des fous littéraires&lt;/em&gt; (p.10),&amp;nbsp;estime que les fous littéraires de façon inconsciente mette en avant une autre philosophie du langage. Michel Criton présente les cas d'un certain nombre de mathématiciens fous (p.64). Paolo Albani (p.73)&amp;nbsp;étudie l'usage de la contrainte littéraire librement employée (à la façon des écrits de l'Oulipo) à l'intérieur même de certains écrits de fous littéraires (il cite par exemple le cas de Jean-François de Mas-Latrie, (1782-?) qui pratiqua le lipogramme,&amp;nbsp;ce jeu&amp;nbsp;qui se&amp;nbsp;propose&amp;nbsp;d'éliminer une ou plusieurs lettres volontairement dans les textes à produire). Il cite aussi le cas de ce roman destiné aux plus jeunes, de Mary Godolphin (alias Lucy Aikin), un &lt;em&gt;Robinson Crusoe en mots d'une syllabe&lt;/em&gt;...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/01/412643021.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-1083564&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/01/1269146907.jpg&quot; alt=&quot;IIREFL-01--herminie-hanin.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1083564&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;Une peinture d'Emilie-Hermine Hanin, 1929, reproduite dans le n°01 des &lt;em&gt;Cahiers de l'Institut&lt;/em&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; La revue ne s'arrête pas aux articles ci-dessus mentionnés, elle fourmille d'érudition sur les loufoques de partout, avec le ton humoristique et pince-sans-rire que l'on connaît aux Pataphysiciens, jamais éloigné d'une certaine propension à la malice et à la supercherie. Au détour d'un article ou l'autre, il sera loisible au lecteur de s'arrêter sur la découverte qui le concernera plus particulièrement. J'ai personnellement fait&amp;nbsp;mon miel&amp;nbsp;d'une note relative -dans le cahier central de la revue imprimé sur papier jaune, consacré aux notes de lecture&amp;nbsp;et aux&amp;nbsp;fragments bibliographiques- à un ouvrage appartenant à l'Institut. Son titre: &lt;em&gt;Super-despotes&lt;/em&gt; et son auteur, Emilie-Hermine Hanin. Si l'ouvrage est essentiellement consacré à la défense et à la vengeance du père de l'auteur, inventeur malheureux d'un calendrier perpétuel, il permet également de faire découvrir que cette femme était aussi peintre (et souffrait d'une tendance au délire de persécution). L'oeuvre &lt;em&gt;Le piège à avions&lt;/em&gt; (du nom d'une invention d'Herminie Hanin),&amp;nbsp;reproduite dans ces &lt;em&gt;Cahiers de l'Institut,&lt;/em&gt; révèle un talent naïf/brut de fort bon aloi, qui fait un peu penser aux tableaux naïfs de la collection Courteline. Je me permets de le reproduire ci-dessus. A noter que Jean Selz a publié dans &lt;em&gt;Les Lettres Nouvelles&lt;/em&gt; (&lt;em&gt;Les Cahiers de l'Institut&lt;/em&gt; ne donnnent pas la référence exacte du numéro) le récit de ses deux rencontres avec cette&amp;nbsp;dame. André Blavier l'a également cité dans son anthologie.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;Pour acquérir la revue:&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Adresser sa commande (25€ le numéro, 50€ pour deux numéros par an,&amp;nbsp;140 pages illustrées en noir et blanc) à:&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;I.I.R.E.F.L., 1, rue du Tremblot, 54122 Fontenoy-la-Joûte, France. Règlement par chèque bancaire à l'ordre de I.I.R.E.F.L. Virement bancaire Société Générale compte n°30003 01463 00050336469 22. Paypal (&lt;a href=&quot;mailto:iirefl@orange.fr&quot;&gt;iirefl@orange.fr&lt;/a&gt;). Abonnement étranger: En raison des frais bancaires, des frais de change et des frais de port, l'abonnement est fixé au prix de 70€. Règlement par virement bancaire international par IBAN et BIC. IBAN FR76 3000 3014 6300 0503 3646 922. BIC SOGEFRPP. Paypal (&lt;a href=&quot;mailto:iirefl@orange.fr&quot;&gt;iirefl@orange.fr&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Il est également possible de trouver la revue à la librairie de la Halle Saint-Pierre, rue Ronsard dans le 18e ardt à Paris.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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                <title>Cartes postales exhumées du pays des éternelles vacances</title>
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                <author>noreply@ (Le Sciapode)</author>
                                                <category>Archives du peuple singulier</category>
                                <category>Art Brut</category>
                                <category>Art immédiat</category>
                                <category>Art naïf</category>
                                <category>Environnements spontanés</category>
                                <category>Marine populaire et singulière</category>
                                <category>Poésie naturelle ou de hasard</category>
                                                <pubDate>Sun, 08 Jun 2008 00:41:00 +0200</pubDate>
                <description>
                     &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Je joue, entre autres&amp;nbsp;casquettes,&amp;nbsp;au collectionneur voué aux seules cartes postales&amp;nbsp;qui traitent&amp;nbsp;des créations environnementales populaires. Collectionneur n'est pas le terme exact. J'amasse de la documentation variée&amp;nbsp;sur le sujet depuis bientôt vingt-huit ans.&amp;nbsp;Dans cette documentation,&amp;nbsp;les cartes postales montrant des créations populaires insolites&amp;nbsp;ont un charme et une place&amp;nbsp;à part dans mon coeur.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;right&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-1054643&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/00/638500683.jpg&quot; alt=&quot;Le-Facteur Cheval-et-sa-brouette carte postale d'époque.jpg&quot; style=&quot;float: right; margin: 0.2em 0px 1.4em 0.7em; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1054643&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Ces dernières&amp;nbsp;ont commencé à m'intriguer du jour, je crois bien, où je me suis intéressé à l'abbé Fouré et ses rochers sculptés à Rothéneuf en Bretagne&amp;nbsp;(vers 1981). Le facteur Cheval et lui avaient fait éditer&amp;nbsp;de copieux lots de cartes qu'ils vendaient sur leurs sites. Ce petit bout de carton était familier et réputé dans les milieux populaires au début du XXe&amp;nbsp;siècle. Pas cher, facile à employer, à faire circuler, il véhiculait sans peine l'image qu'on souhaitait transmettre de son travail ou de ses moments passés loin de ses&amp;nbsp;proches ou de ses&amp;nbsp;amis. Une forme d'art modeste, dirait-on du côté de Sète. C'était une forme de publicité très populaire, de médiatisation immédiate si l'on peut dire, que les deux créateurs d'environnement, dans la Drôme et en Ille-et-Vilaine, surveillaient jalousement (tous deux eurent maille à partir avec des indélicats qui voulurent vendre leurs clichés sans autorisation des créateurs, est-ce la raison pour laquelle du reste, on trouvait sur le site des rochers à Rothéneuf un buste titré &lt;em&gt;&quot;L'avocat des rochers&lt;/em&gt;&quot;? Inscription effacée avec le temps...). Notons au passage que ce genre de publicité modeste organisée autour de leurs environnements contribue à distinguer les créateurs d'environnements, tels Cheval et Fouré (Charles Billy aussi par exemple&amp;nbsp;a édité des cartes sur ses réalisations) des autres&amp;nbsp;auteurs d'art brut, beaucoup moins (si ce n'est pas du tout) préoccupés de faire connaître leurs travaux à l'extérieur de leur cercle intime (ceci pour répondre à une discussion initiée avec&amp;nbsp;Régis Gayraud, par commentaires interposés...). Les environnementalistes spontanés me paraissent les extravertis de l'art brut, si l'on peut dire...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: left&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/01/1032370959.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-1054637&quot; width=&quot;351&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/01/1637333776.jpg&quot; alt=&quot;Abbé Fouré, la sculpture représentant l'Ermite et au-dessus à droite l'Avocat des rochers.jpg&quot; height=&quot;530&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; width: 351px; height: 530px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1054637&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;left&quot; style=&quot;text-align: left&quot;&gt;Abbé Fouré, sculptures de rochers et maçonnerie au bord de la mer à Rothéneuf (Ille-et-Vilaine), entre 1894 et 1910 ; l'abbé s'est représenté les bras écartés, protégeant les pauvres, l'inscription au-desus de sa tête désignant &quot;l'ermite&quot; qu'il était ; &quot;L'avocat des Rochers&quot; est en haut à droite ; actuellement, certaines de ces sculptures ont disparu,&amp;nbsp;ainsi que les inscriptions et&amp;nbsp;les couleurs, l'ensemble des sculptures encore en place étant très érodées par les embruns; carte postale début XXe siècle, coll.B.M.&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/01/1032370959.jpg&quot;&gt;&lt;/a&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Les cartes postales, en outre, sont un conservatoire minuscule mais paradoxalement efficace&amp;nbsp;(il y a un charme)&amp;nbsp;des sites d'art brut disparus, ou modifiés&amp;nbsp;dans la suite des temps. Grâce à elles, nous disposons de la nouvelle objective (effacée souvent partout ailleurs...) de&amp;nbsp;leur&amp;nbsp;passage effectif dans une certaine durée du temps.&amp;nbsp;Pour les plus anciennes, elles sont en noir et blanc. Cela ajoute à leur mystère. Elles ont tout des mirages, illusions pourtant fixées.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Ceux qui ont vu parmi les premiers l'intérêt qu'il y avait à conserver ces cartes qui témoignaient d'oeuvres bien oubliées dans la cascade du temps sont les géniaux animateurs du Musée rural des Arts Populaires de Laduz (dans l'Yonne), Raymond et Jacqueline Humbert et leur collaboratrice, Marie-José Drogou. Dans leur département consacré à la Sculpture Populaire, on pouvait voir, dès le début du musée (à la fin des années 1980), accrochées aux&amp;nbsp;cimaises&amp;nbsp;certaines de ces cartes postales anciennes concernant par exemple Claude Poullaouec, étonnant créateur qui avait peint des lits clos de façon ultra-naïve à Plougonvelin (voir &lt;a href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/archive/2007/07/07/les-nefs-des-fous.html&quot;&gt;ma note du 7 juillet 2007&lt;/a&gt;), ou bien&amp;nbsp;l'étrange maison sans fenêtres de&amp;nbsp;Pierre Dange,&amp;nbsp;à Rogny-les-Sept-Ecluses dans l'Yonne,&amp;nbsp;ou&amp;nbsp;encore les bois et les pierres sculptés de&amp;nbsp;l'abbé Fouré sur les falaises de Rothéneuf.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/02/1285067764.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-1054681&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/02/131999371.jpg&quot; alt=&quot;Pierre-Dange,-son-château-à.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1054681&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;Pierre Dange posant devant son étrange maison à Rogny-les-Sept-Ecluses (Yonne)&amp;nbsp;; un de ses tableaux (paraissant représenter des chevaux)&amp;nbsp;est posé contre un mur à côté de lui; carte postale coll.B.M.&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; J'ai donc ramassé des cartes de manière intermittente,&amp;nbsp;au hasard des brocantes et des magasins spécialisés&amp;nbsp;destinés aux&amp;nbsp;monomaniaques adorant tripoter ces petits bouts de papier jauni. Car ça n'est pas très ragoûtant, et ça ne donne pas une grande idée de la dignité humaine que de voir ces obsessionnels traquer la perle rare en triant sempiternellement leurs piles de cartes poussiéreuses&amp;nbsp;classées par département, villes et &quot;sélections&quot;. J'y allais un peu à reculons à chaque fois, à dose homéopathique... Ma collection a crû du coup très lentement... J'en utilisais à l'occasion pour illustrer des articles, par exemple&amp;nbsp;sur François Michaud (La &quot;Villa des Fleurs&quot; curieuse villa décorée de sculptures à Montbard), en 1991, ou dans mon fanzine &lt;em&gt;L'Art Immédiat&lt;/em&gt;...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/02/659585295.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-1057559&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/02/2094049913.jpg&quot; alt=&quot;Villa-des-Fleurs.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1057559&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;La Villa des Fleurs à Montbard (Côte-d'Or) avec son auteur (le Docteur Chevreux, selon &lt;em&gt;Gazogène&lt;/em&gt;) probablement présent, sur la droite montrant à un visiteur la maison curieusement décorée ; coll.B.M.&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/01/836995778.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-1057572&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/01/866094625.jpg&quot; alt=&quot;Page du livre sur FMichaud, la villa des fleurs à Montbard.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1057572&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;Une autre&amp;nbsp;carte sur La Villa des Fleurs fut reproduite dans le livre &lt;em&gt;Masgot, L'Oeuvre Enigmatique&amp;nbsp;de François Michaud&lt;/em&gt;, à l'intérieur du texte de B.Montpied, &lt;em&gt;Formes pures de l'émerveillement&lt;/em&gt; ;&amp;nbsp;Ed. Lucien Souny, 1991&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/02/961524467.jpg&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;strong&gt;&amp;nbsp; Pendant ce temps, les scientifiques, les systématiques, les méthodiques arrivaient... Les marchands qui ne comprenaient jusque là&amp;nbsp;pas trop bien&amp;nbsp;le genre de cartes que je cherchais, puisque ces cartes&amp;nbsp;n'avaient jamais fait&amp;nbsp;l'objet d'aucune collection, commencèrent tout à coup&amp;nbsp;à mieux situer le champ...&amp;nbsp;Une terminologie s'esquissait: &lt;em&gt;&quot;Monsieur cherche des jardins fantastiques populaires sans doute&lt;/em&gt;?&quot;, ça c'était le marchand pointu, mais j'entendais surtout: &quot;&lt;em&gt;Vous cherchez des facteurs Cheval&lt;/em&gt;&amp;nbsp;?&quot;...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Tout à coup Jean-Michel Chesné&amp;nbsp;fut là! Ayant de plus rencontré la célèbre concierge de l'art brut qui éditait la &lt;em&gt;revue Gazogène&lt;/em&gt; du côté de Cahors, cette dernière n'ayant&amp;nbsp;pas souvent&amp;nbsp;d'idées grandioses&amp;nbsp;pour nourrir son teuf-teuf, on se mit à assister à une véritable &quot;déferlante&quot; de numéros consacrés à la collection proprement faramineuse de l'ami Chesné. En tout,&amp;nbsp;on arrive aujourd'hui avec le dernier numéro hors-série de la revue, intitulé &lt;em&gt;&quot;N'oubliez pas l'artiste&lt;/em&gt;&quot;, paru en avril 2008, à trois numéros entièrement consacrés aux environnements vus à travers la carte postale. Des expositions ont également montré les cartes de la collection Chesné, au musée de la Création Franche à Bègles et à la Halle Saint-Pierre&amp;nbsp;(dans l'espace près de la caféteria) avec l'appoint des animateurs du bulletin &lt;em&gt;Zon'Art.&lt;/em&gt; Les XIe Rencontres autour de l'Art singulier, organisées par Hors-Champ&amp;nbsp;à Nice le 7 juin (hier...Voir&amp;nbsp;ma note récente sur le sujet), ont aussi eu la riche idée de faire venir la concierge et le collectionneur pour présenter au public des amateurs le résultat de la pêche miraculeuse.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/00/1647583156.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-1057570&quot; width=&quot;266&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/00/374352264.jpg&quot; alt=&quot;Gazogène hors-série N'oubliez pas l'artiste.jpg&quot; height=&quot;255&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1057570&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Je raille la concierge mais je mets mon&amp;nbsp;chapeau bas devant le collectionneur Chesné qui a fait de bien belles découvertes. Plusieurs cartes étaient en effet inconnues dans sa moisson (et je ne parle ici que des cartes en rapport avec des environnements en France, champ de recherche auquel je me limite personnellement, non par chauvinisme mais par besoin de circonscrire): le cul-de-jatte des &quot;petits châteaux&quot; de Sévérac en Loire-Inférieure,&lt;img name=&quot;media-1057584&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/01/1988116914.jpg&quot; alt=&quot;Gazogène-cp-Séverac.jpg&quot; style=&quot;float: right; margin: 0.2em 0px 1.4em 0.7em; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1057584&quot; /&gt; le musée en plein air du Castel Maraîchin de l'ancien St-Gilles-Croix-de-Vie en Vendée, le mur d'A.Bouvant à Montreuil, le bateau sculpté dans l'os par un Poilu à St-Vigor-d'Ymonville en Loire-Inférieure (c'est la Loire-Atlantique), le Carrousel Savoyard de bois trouvés dans la nature de Sixt (en Haute-Savoie), ces dernières cartes étant reproduites dans le récent numéro hors-série précédemment cité.&lt;img name=&quot;media-1057608&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/00/1572302216.jpg&quot; alt=&quot;Bateau en os sculpté par un Poilu, carte de la coll.Chesné reproduite dans Gazogène 2008.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1057608&quot; /&gt; Dans les autres numéros de &lt;em&gt;Gazogène&lt;/em&gt;, les n°24 et 27 (respectivement &lt;em&gt;Les rocailleurs du rêve&lt;/em&gt; -sans date- et &lt;em&gt;L'Internationale des rocailleurs&lt;/em&gt; -sans date toujours-), si le deuxième est consacré dans sa totalité à des sites situés&amp;nbsp;hors de France, le n°24 quant à lui révélait des cartes étonnantes comme celles de&amp;nbsp;la &quot;Maison artistique&quot; de Jargeau (dans le Loiret), les &quot;rocailles d'art de la Maison Marais aux Haies&quot; à Laigle,&amp;nbsp;diverses fantaisies médiévales en&amp;nbsp;ciment, les meubles couverts de mosaïque d'un certain Duval à Lisieux, les fausses grottes du Luc près d'Espiet&amp;nbsp;dans la&amp;nbsp;Gironde, oeuvre aujourd'hui encore intacte, mais gardée secrète par son propriétaire,&amp;nbsp;due à un certain Alcide Teynac (très belle découverte de Chesné et de J-F.Maurice, il faut le souligner)...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Les auteurs de ces compilations mêlent avec raison aux cartes montrant des environnements créatifs des cartes présentant aussi des habitats précaires bricolés à partir d'ingénieux recyclages comme ces&amp;nbsp;cabanes faites à partir de bateaux retournés.&lt;img name=&quot;media-1057592&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/01/1772155053.jpg&quot; alt=&quot;Cayeux-le-pauvre-Toto.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1057592&quot; /&gt; Ils ont lu les livres de Michel Racine sur les rocailleurs du XIXe siècle.&lt;/strong&gt;&amp;nbsp; &lt;strong&gt;Tous les habitats imaginatifs, tels qu'on peut en voir dans d'autres ouvrages comme &lt;em&gt;Les Bâtisseurs du rêve&lt;/em&gt; de &amp;nbsp;Michaël Schuyt, Joost Elffers et George R. Collins (éd. Chêne/Hachette, 1980), maisons dans les arbres ou insolites édifices publicitaires, les requièrent pour établir des passerelles avec l'art brut environnemental. Pourquoi pas?&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;strong&gt;Signalons que&amp;nbsp;des cartes de la collection Chesné ont également été&amp;nbsp;récemment publiées par lui&amp;nbsp;dans la revue &lt;em&gt;Raw Vision&lt;/em&gt; n°61, hiver 2007 (article &lt;em&gt;Lost in time&lt;/em&gt;).&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; J&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;e reviendrai bien sûr dans les notes à venir sur&amp;nbsp;certains de ces&amp;nbsp;sites connus grâce aux cartes postales.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Pour trouver la revue &lt;em&gt;Gazogène&lt;/em&gt;, on peut toujours la demander à la librairie de la Halle St-Pierre à Paris. Autrement, voici son adresse: &lt;em&gt;Gazogène&lt;/em&gt;, Le Bourg, 46140 Belaye. Tél: 05 65 35 61 68. (Comme quoi mon honnêteté l'emporte sur la rancune à l'égard de la malhonnêteté intellectuelle de son auteur...).&lt;/p&gt; 
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                <guid isPermaLink="true">http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/archive/2008/05/22/xies-rencontres-autour-de-l-art-singulier-a-nice.html</guid>
                <title>XIes Rencontres autour de l'Art Singulier à Nice</title>
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                <author>noreply@ (Le Sciapode)</author>
                                                <category>Archives du peuple singulier</category>
                                <category>Art Brut</category>
                                <category>Art immédiat</category>
                                <category>Environnements spontanés</category>
                                <category>Photographie</category>
                                                <pubDate>Thu, 22 May 2008 23:18:00 +0200</pubDate>
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                     &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/00/708002733.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-1028866&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/00/708002733.jpg&quot; alt=&quot;Affichette des XIes rencontres autour de l'Art singulier à Nice le 7 juin 2008.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1028866&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; J'ai reçu enfin le carton annonçant la nouvelle programmation des excellentes Rencontres autour de l'Art Singulier qui se tiennent sous l'égide de l'association Hors-Champ, animée entre autres par Pierre-Jean Wurtz, une fois par an, généralement à la fin du mois de mai, à Nice, dans l'auditorium du Musée d'Art Moderne et d'Art contemporain. La prochaine rencontre se tiendra donc le samedi 7 juin de 10h à 17h30. Cela fait plusieurs années que cette association s'ingénie à réunir autour de l'art singulier -le terme englobe à leurs yeux tout ce qui relève de l'art brut, des environnements spontanés, voire de l'art naïf, et à l'étranger de l'art &lt;em&gt;outsider-&lt;/em&gt; cinéastes, créateurs et amateurs de ces formes d'art marginal dans un climat qui se veut cordial. Ces rencontres&amp;nbsp;furent souvent&amp;nbsp;l'occasion de fructueux échanges de vues entre amateurs divers, de transmissions&amp;nbsp;d'information qui se&amp;nbsp;passent aussi bien dans le cadre de la journée de programmation qu'en dehors, dans les restaurants ou cafés du vieux Nice.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/01/166454867.JPG&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-1030012&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/01/166454867.JPG&quot; alt=&quot;Carton d'invitation aux Xes Rencontres autour de l'Art Singulier à Nice en 2007.JPG&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1030012&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;Carton d'invitation aux 10es Rencontres de 2007&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Cette année, on pourra découvrir des films sur Ni Tanjung (cette Balinaise dont on parle dans le dernier fascicule de la Collection de l'Art Brut à Lausanne), sur Joseph Donadello (dont le petit fanzine &lt;em&gt;Zon'Art&lt;/em&gt; de Denis Lavaud et Bernard Dattas&amp;nbsp;avait déjà&amp;nbsp;parlé), sur Pya Hug (intrigante créatrice suisse dans un film de Mario Del Curto). Ainsi qu'un film de Guy Brunet (un extrait où ce grand candide raconte à sa façon dans un cinéma documentaire bricolé à la maison l'histoire du festival de Cannes... En présence d'acteurs ou de metteurs en scène célèbres réalisés en silhouettes peintes, voir ma &lt;a href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/archive/2008/05/01/index.html&quot;&gt;note du 1er mai 08&lt;/a&gt;). A voir également, chaudement recommandé par Pierre-Jean Wurtz, un film d'Enrico Ranzanici sur un collecteur de galets de rivière, Luigi Lineri, qui les choisirait pour leurs formes parlantes -ça me rappelle Mme Bassieux à Dieulefit dans la Drôme... Pour le programme complet, voir les photos que j'insère à la suite.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/02/101023902.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-1030016&quot; width=&quot;342&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/02/101023902.jpg&quot; alt=&quot;Programme (contenant quelques trucages) des XIes Rencontres autour de l'Art Singulier, association Hors-Champ, Nice 2008.jpg&quot; height=&quot;493&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; width: 342px; height: 493px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1030016&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;Programme des XIes Rencontres du 7 juin 2008 (&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;contenant quelques trucages&lt;/font&gt;)&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/00/708002733.jpg&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; L'association a chaque année la lourde tâche de trouver des subventions pour la réalisation de cette journée et il faut les féliciter d'y arriver depuis onze ans. Une parenthèse ici cependant: est-ce parce qu'ils sont&amp;nbsp;trop obsédés par ces sponsors à dénicher qu'ils&amp;nbsp;finissent par&amp;nbsp;oublier de remercier les amis et les simples particuliers, qui, comme votre serviteur, leur ont proposé des idées de films à passer? Ainsi en va-t-il cette année du film de Jean Painlevé&amp;nbsp;sur le créateur populaire danois Axel Henrichsen que j'avais proposé il y a quelque temps à Pierre-Jean Wurtz (voir &lt;a href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/archive/2008/02/14/a-la-decouverte-d-axel-henrichsen-avec-jean-painleve-1956.html#comments&quot;&gt;la note du 17 février 2008&lt;/a&gt;&amp;nbsp;que j'ai consacrée sur ce blog&amp;nbsp;à l'édition récente&amp;nbsp;en DVD de ce film rare). Comme personne ne songera à opérer cette précision (dont j'ai la faiblesse de penser qu'au lieu de servir ma gloire, elle sert surtout à informer le public sur qui fait quoi), j'ai cru bon de l'ajouter (merci Photoshop)&amp;nbsp;sur le&amp;nbsp;libellé du programme de cette onzième journée niçoise...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/00/672032277.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-1032535&quot; width=&quot;376&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/00/672032277.jpg&quot; alt=&quot;détail du programme Hors-Champ 2008 comportant un rajout par nos soins.jpg&quot; height=&quot;80&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1032535&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/02/1748097299.jpg&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;Détail du programme (comportant un ajout)&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Je n'en suis d'ailleurs pas&amp;nbsp;resté là, puisque je me suis&amp;nbsp;également&amp;nbsp;amusé à&amp;nbsp;&quot;rectifier&quot; sur ce programme&amp;nbsp;le nom d'un des participants à cette journée, que je ne saurais appeler autrement que &quot;La concierge de l'art brut&quot; depuis qu'il fait circuler sur le net des &quot;mémoires&quot; (au reste assez ridicules) où il me prête des propos mensongers (courts certes mais mensongers et rapportés)&amp;nbsp;dans le plus pur style délateur ou ragots de chiottes (voir le site de la galerie&lt;em&gt;&amp;nbsp;&lt;a href=&quot;http://www.sardine.ch/philo.php?id=frmaurice01&quot;&gt;La sardine collée au mur&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;), propos que j'aurais tenus sur des amis à lui. Belle attitude de concierge (de plus chez quelqu'un qui se prétend libertaire...). En conséquence, si je me dois de citer les travaux plus intéressants auxquels ce triste sire participe, lorsqu'il est infiniment mieux inspiré, comme la parution à l'égide de la revue &lt;em&gt;Gazogène&lt;/em&gt; qu'il édite du côté de Cahors de numéros consacrés à l'extraordinaire collection de cartes postales consacrées aux environnements spontanés et autres de Jean-Michel Chesné, ou sa participation aux côtés de Chesné à ce XIe festival où ils présenteront un certain nombre d'images fascinantes, je ne&amp;nbsp;saurais le citer autrement que sous ce grotesque vocable (je n'ai rien contre les concierges, sauf quand elles s'avisent de&amp;nbsp;faire les pipelettes ce qui a été souvent leur vocation comme on sait).&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/00/1008939304.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-1031769&quot; width=&quot;450&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/00/1008939304.jpg&quot; alt=&quot;en présence de Jean-Michel Chesné et de la concierge de l'art brut (directeur de la revue Gazogène).jpg&quot; height=&quot;89&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; width: 450px; height: 89px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1031769&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/02/79902514.jpg&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;Détail du programme &lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;(comportant un ajout)&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; J'en reviens à ces Rencontres 2008... Les programmations sont conçues aux dires mêmes de leur principal animateur, Pierre-Jean Wurtz, dans la perspective du documentaire avant tout. Point de fictions dans ce festival (et pourtant, il y aurait de quoi faire, car le cinéma s'est emparé plusieurs fois des biographies de créateurs de l'art brut ou de l'art naïf, comme Aloïse, Ligabue, Pirosmanachvili, récemment Hélène Smith...). Les responsables de Hors-Champ&amp;nbsp; se sont donnés comme règle de choisir des documentaires, et parmi ceux-ci, en priorité les films montrant les créateurs vivants au milieu de leurs oeuvres, les commentant&amp;nbsp;le cas échéant&amp;nbsp;(ce qui explique donc, qu'ils aient dés lors écarté les fictions). La durée des films aussi compte dans la composition de la programmation (et les fictions sont des longs-métrages la plupart du temps). Ceci étant établi, on ne peut que constater, au vu des programmations des onze années précédentes, l'étendue et la richesse du (hors-) champ &quot;art brut et cinéma documentaire&quot;. Conscients du fait que l'information a été jusqu'ici par trop confidentielle sur l'ensemble des films montrés à Nice, les animateurs de cette sympathique association ont mis en chantier la publication d'un livre qui devrait réunir toute l'information souhaitable sur les créateurs présentés depuis onze ans dans le cadre de leurs&amp;nbsp;festivals. On devrait y retrouver par la même occasion nombre d'acteurs de la médiation de ces créateurs. L'ouvrage serait prévu pour cet automne, à ce que je crois savoir...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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                <title>La répartie, un art de l'immédiat</title>
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                <author>noreply@ (Le Sciapode)</author>
                                                <category>Art immédiat</category>
                                                <pubDate>Sat, 12 Apr 2008 12:28:39 +0200</pubDate>
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                     &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Max T. m'en a raconté une bien bonne. A propos de son père. Le monsieur est assez âgé, il a déjà passablement vécu, a de la bouteille, comme on dit.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; L'autre jour, il marchait dans la rue, vaquant à ses affaires. Il n'était pas sur le trottoir. Une voiture passe, le corne, la vitre du conducteur se baisse. Une voix crie au père de Max T.: &quot;&lt;em&gt;Et le trottoir, pépé...?&quot;.&lt;/em&gt; Du tac au tac, ce dernier ne se démonte pas, fuse la réponse aussi sec: &quot;&lt;em&gt;Le trottoir...? Je le réserve à ta femme!&lt;/em&gt;&quot;.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Si c'est pas de l'art immédiat, ça, je veux bien manger mon bob.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; 
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                <title>La photographie inventive à travers la carte postale de fantaisie, une expo parisienne que vous ne devriez pas manquer</title>
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                <author>noreply@ (Le Sciapode)</author>
                                                <category>Art immédiat</category>
                                <category>Art populaire insolite</category>
                                <category>Images cachées, images délirantes?</category>
                                <category>Paris populaire ou insolite</category>
                                <category>Photographie</category>
                                <category>Poésie naturelle ou de hasard</category>
                                <category>Surréalisme</category>
                                                <pubDate>Sun, 30 Mar 2008 21:00:00 +0200</pubDate>
                <description>
                     &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &quot;&lt;em&gt;La photographie timbrée, l'inventivité visuelle de la carte postale photographique, à travers les collections de cartes postales de Gérard Lévy et Peter Weiss&lt;/em&gt;&quot;, tel est le titre exhaustif de l'exposition consacrée à la carte postale fantaisie au &lt;a href=&quot;http://www.jeudepaume.org/?page=article&amp;amp;idArt=543&amp;amp;lieu=2&amp;amp;PHPSESSID=15bb7df832077269c8da790fc78b067e&quot;&gt;Jeu de Paume&lt;/a&gt; site de l'Hôtel de Sully, prévue pour durer du&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;4 mars au 18 mai 2008 et organisée conjointement avec le Museum Folkwang d'Essen en Allemagne. Le commissaire de l'exposition est Clément Chéroux, qui avait déjà collaboré à des expositions fort&amp;nbsp;curieuses comme &lt;em&gt;Le Troisième Oeil, la photographie et l'occulte&lt;/em&gt;, qui s'était tenue en 2004-2005 à la Maison Européenne de la Photographie à peu près dans le même quartier que l'Hôtel de Sully, à Paris (exposition sur la photographie de fantômes, d'esprits ou de matérialisations (ectoplasmes)&amp;nbsp;venues soi-disant de l'au delà...).&amp;nbsp; Il est&amp;nbsp;également l'auteur d'un petit livre paru naguère chez Actes Sud sur la photographie&amp;nbsp;chez Auguste Strindberg.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-931642&quot; width=&quot;354&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/00/947008761.jpg&quot; alt=&quot;Couverture du catalogue de l'exposition La Photographie Timbrée au Jeu de Paume.jpg&quot; height=&quot;339&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; width: 354px; height: 339px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-931642&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/02/1749274997.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-931659&quot; width=&quot;294&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/02/1749274997.jpg&quot; alt=&quot;Détail d'une des cartes postales figurant sur le catalogue de La Photographie Timbrée.jpg&quot; height=&quot;226&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-931659&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; C'est dire l'intérêt de ce chercheur pour les formes bizarres de la création photographique. Plaçant son travail sur les cartes postales&amp;nbsp;de l'époque 1900 sous les auspices d'une tendance récente de la&amp;nbsp;&amp;nbsp;réflexion sur la photographie qui &quot;consiste à interroger [cette dernière] en fonction de son support de diffusion&quot;, Clément Chéroux profite de cette exposition pour montrer les relations très fortes qui unirent les créateurs souvent anonymes des photographies de cartes postales avec différents artistes d'avant-garde, comme les dadaïstes (Hannah Höch)&amp;nbsp;ou les surréalistes, dont Paul Eluard. Le Musée de la Poste, il y a quelques années (en 1992-1993), &amp;nbsp;avait déjà présenté, parmi d'autres collections de cartes postales,&amp;nbsp;celle qu'avait&amp;nbsp;amassées ce dernier&amp;nbsp;entre 1929 et 1932 (voir le catalogue&amp;nbsp;de l'expo&amp;nbsp;&quot;&lt;em&gt;Regards très particuliers sur la carte postale&quot;,&lt;/em&gt; avec un texte de José Pierre sur la collection Eluard où il rapproche la passion des cartes postales de la recherche du poète&amp;nbsp;qui devait l'amener&amp;nbsp;à son anthologie poétique&amp;nbsp;de 1942 où il mettait en parallèle ce qu'il appelait la &quot;poésie intentionnelle&quot; -la poésie des écrivains-&amp;nbsp;avec la &quot;poésie involontaire&quot; -la poésie populaire ou de ready-made, les littératures orales, etc.).&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/01/1751619423.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-931669&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/01/1751619423.jpg&quot; alt=&quot;Paul Eluard, André Breton, une inconnue et Valentine Hugo &quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-931669&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;Photo-carte de studio, extraite du catalogue de l'exposition &quot;La Photographie Timbrée&quot;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; La carte postale a été le premier support permettant de diffuser en masse la photographie vers un vaste public, il n'est pas étonnant d'apprendre que les surréalistes (notamment Georges Hugnet) songèrent à&amp;nbsp;éditer leurs oeuvres et l'expression de leurs recherches sous forme de série de cartes postales. Ce qui nous enseigne que les surréalistes de l'époque furent soucieux d'organiser la diffusion de leur poétique d'une façon qui permettrait d'atteindre le grand public (sans passer par un diffuseur centralisé qui n'existait pas encore alors et dans une société du spectacle qui n'en était qu'à ses balbutiements).&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/00/1962002102.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-931704&quot; width=&quot;401&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/00/1962002102.jpg&quot; alt=&quot;Photographe amateur inconnu, Royaume-Uni, 1909.jpg&quot; height=&quot;247&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-931704&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;Carte de photographe amateur inconnu, Royaume-Uni, 1909, exposition &quot;La Photographie Timbrée&quot; (personnellement, je n'arrive pas à identifier ce que ces individus font là, rassemblés avec ces têtes déformées -à l'exception des deux personnages à gauche au deuxième rang, qui sont peut-être les auteurs de cette farce ; réunion de chasseurs? De sportifs? Quel est l'instrument , ou l'outil, qu'ils tiennent dans leurs mains, mixte d'épuisette, de raquette,&amp;nbsp;et de battoir de cricket...?&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; L'exposition présente un certain nombre de cartes postales dites &quot;fantaisie&quot;, genre choisi en raison de l'imagination&amp;nbsp;dont elles faisaient preuve en recourant à de multiples techniques nécessaires&amp;nbsp;pour&amp;nbsp;permettre de tenir en haleine&amp;nbsp;l'intérêt du public&amp;nbsp;(un grand choix de ces dernières est proposé&amp;nbsp;dans le très beau catalogue&amp;nbsp;qu'il ne faut&amp;nbsp;pas manquer d'acquérir). Elles sont regroupées en trois sections: les cartes postales produites par des éditeurs, celles produites par des studios photographiques (par exemple les fameux portraits de groupe dans des décors où les clients passaient la tête, voir la carte avec les têtes d'Eluard et de Breton ci-dessus...), et enfin les cartes produites par des amateurs, encouragés par l'industrie photographique de l'époque qui mettait à leur disposition des papiers au format cartes postales sur lesquels ils pouvaient coller leurs propres réalisations.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; C'est ainsi qu'on peut découvrir toutes sortes de récréations visuelles, insolites souvent mais non dénuées parfois de vulgarité, ou d'un certain sentimentalisme,&amp;nbsp;dérivant d'une culture de masse voguant au ras des pâquerettes (la facilité n'étant bien entendu pas toujours absente des goûts populaires, nos médias actuels l'ont compris depuis longtemps en surfant sur les plus petits communs dénominateurs de leurs différents publics). Cette vulgarité prend parfois des aspects humoristiques à interprétation immorale comme dans le cas de ce légume terriblement sexué où passe l'écho de l'esprit carnavalesque et rabelaisien.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;center&quot; style=&quot;text-align: left&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/00/515586200.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-931717&quot; width=&quot;146&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/00/515586200.jpg&quot; alt=&quot;carte italienne, vers 1903, expo la Photographie Timbrée, Jeu de Paume,2008.jpg&quot; height=&quot;240&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; width: 146px; height: 240px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-931717&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/02/50409880.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-931739&quot; width=&quot;159&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/02/50409880.jpg&quot; alt=&quot;Carte éditions A.Chambaud, France, vers 1920.jpg&quot; height=&quot;240&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; width: 159px; height: 240px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-931739&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;center&quot; style=&quot;text-align: left&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;center&quot; style=&quot;text-align: left&quot;&gt;Deux cartes exposées au Musée du Jeu de Paume&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;On y aime aussi beaucoup les décapitations, le décapité portant son chef sur un plat ou au fond de son panier. Les dédoublements, les permutations entre les sexes, les disproportions,&amp;nbsp;les&amp;nbsp;déformations (bien avant les distorsions d'un Kertesz), les formes grotesques se font nombreuses aussi, parfois en écho à des traditions présentes dans l'imagerie populaire et le folklore depuis bien plus longtemps que l'invention de la photographie. Je pense à cet ensemble de trois cartes postales illustrant à l'évidence le thème du &quot;Monde à l'envers&quot; que les anciennes gravures sur bois avaient déjà passablement mis à l'honneur dans les siècles précédents, ou bien à ces cartes&amp;nbsp;esthétiques traitant des proverbes ou des&amp;nbsp;expressions populaires, relatives au &quot;panier percé&quot;, aux &quot;poires&quot;, au &quot;rasoir&quot;, aux cornes (de cocus), etc.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-931778&quot; width=&quot;286&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/02/750355888.jpg&quot; alt=&quot;Cartes postales années1900, expo La Photographie timbrée, Jeu de Paume, 2008.jpg&quot; height=&quot;483&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; width: 286px; height: 483px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-931778&quot; /&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/02/750355888.jpg&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Les photomontages y règnent en maîtres, bien avant John Heartfield et les dadaïstes ou surréalistes, prophétisant avant la date les inondations de Paris en 1910 et créant par des rapprochements hétéroclites (la mer aux pieds de la Tour Eiffel) une poésie du détournement et de l'utopie urbaine qui précède d'un demi-siècle les embellissements surréalistes ou situationnistes de Paris (par exemple).&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/02/498508773.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-931782&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/02/498508773.jpg&quot; alt=&quot;Carte vers 1920, expo la Photographie timbrée, Jeu de Paume, 2008.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-931782&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;Editeur inconnu, vers 1920, exposition La Photographie timbrée, Jeu de Paume&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/00/784782195.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-931791&quot; width=&quot;404&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/00/784782195.jpg&quot; alt=&quot;carte postale anglaise, J.M.Flagg, 1913.jpg&quot; height=&quot;413&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; width: 404px; height: 413px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-931791&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;Carte postale anglaise, 1913, illustration de J.M.Flagg, extrait du livre &lt;em&gt;L'Oeil s'amuse, Illusions d'optique, rébus, images cachées...&lt;/em&gt;de Julian Rothenstein et Mel Gooding aux éditions Autrement, 1999&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; 
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                <guid isPermaLink="true">http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/archive/2008/02/24/trolls-dans-le-ciel.html</guid>
                <title>Trolls dans le ciel</title>
                <link>http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/archive/2008/02/24/trolls-dans-le-ciel.html</link>
                <author>noreply@ (Le Sciapode)</author>
                                                <category>Art immédiat</category>
                                <category>Poésie naturelle ou de hasard</category>
                                                <pubDate>Sun, 24 Feb 2008 13:03:31 +0100</pubDate>
                <description>
                    &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/02/df50da163b893c29cd9d0a579206dbef.jpg&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;strong&gt;Votre &quot;art immédiat&quot; n'est pas si immédiat que cela, ne serait-ce qu'au point de vue de sa réception, me suis-je entendu rétorquer de temps à autre. Effectivement, et ce pour des raisons d'inhibition et de mauvaise disposition de ceux qui pourraient le reconnaître lorsqu'il se produit (et selon moi, la poésie immédiate est partout à tout moment), au premier&amp;nbsp;rang desquelles je place la nécessité de gagner (perdre) sa vie, de travailler et de survivre dans une société basée sur les sacro-saintes valeurs de profit, de compétition... Abrutis par le boulot et les contraintes qui en découlent, les individus ont le regard voilé, voire aveuglé, et dés lors ne sont pas en état de percevoir la poésie ou le mystère du monde qui les entoure, et encore moins de jouer avec cette poésie, de créer dans sa perspective. Le temps de la retraite est infiniment plus propice à cela, les inspirés du bord de route en sont des exemples patents, de même que les internés des hôpitaux psychiatriques lorsque les médicaments ne les ont pas transformés en légumes, ou lorsque les animateurs d'ateliers d'art-thérapie leur ont laissé la liberté de s'exprimer hors de toute tutelle...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Tous les jours au-dessus de nos têtes passent les nuages, les merveilleux nuages chers à Baudelaire (c'est presque&amp;nbsp;devenu un truisme égal à&amp;nbsp;&quot;l'inventaire&quot; de Jacques Prévert&amp;nbsp;sous la plume des journalistes culturels). Ils ne sont pas tous parlant. En voici une grappe, photographiée au-dessus de la Planèze de St-Flour l'été 2007 dernier. Je l'avais prise au vol, ayant perçu vaguement une présence dans ces nuages. J'étais en vacances aussi, autre temps de suspens propice aux visions...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;strong&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/02/c83386b85a4f08eef62fffcd553f45f5.jpg&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;img name=&quot;media-865086&quot; width=&quot;376&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/02/c83386b85a4f08eef62fffcd553f45f5.jpg&quot; alt=&quot;c83386b85a4f08eef62fffcd553f45f5.jpg&quot; height=&quot;276&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; title=&quot;Photo Bruno Montpied, Planèze de St-Flour, 2007&quot; id=&quot;media-865086&quot; /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;strong&gt;En la renversant, cette cascade de Chantilly, en accentuant les contrastes aussi bien sûr (il faut bien lutter contre notre fatigue d'homme réifié par le travail), voici que se révèlent les trolls, les trognes et les bestiaux humanoïdes qui se bousculent en elle.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/02/df50da163b893c29cd9d0a579206dbef.jpg&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-865091&quot; width=&quot;384&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/02/df50da163b893c29cd9d0a579206dbef.jpg&quot; alt=&quot;df50da163b893c29cd9d0a579206dbef.jpg&quot; height=&quot;400&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; title=&quot;Photo Bruno Montpied, détail du paysage aux nuages de la Planèze de St-Flour, 2007&quot; id=&quot;media-865091&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Et dés lors j'insiste, je me rapproche de ces têtes brutes, le paysage recule dessous, les formes qui surgissent dans mes peintures sont là dans le ciel, bien plus vivantes, et dans la seconde qui suit sur le point de s'évanouir, de se métamorphoser, oracles dans le ciel, bouleversant ma situation et mon organisation, ma place dans cette société qui ne&amp;nbsp;s'attarde jamais dans la contemplation&amp;nbsp;des nuages.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/00/093280c13b55282cee804570fdafe255.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-865094&quot; width=&quot;384&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/00/093280c13b55282cee804570fdafe255.jpg&quot; alt=&quot;093280c13b55282cee804570fdafe255.jpg&quot; height=&quot;439&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; width: 384px; height: 439px; border-width: 0px&quot; title=&quot;Trolls dans le ciel, Planèze de St-Flour, photo Bruno Montpied, 2007 &quot; id=&quot;media-865094&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
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                <guid isPermaLink="true">http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/archive/2008/02/14/a-la-decouverte-d-axel-henrichsen-avec-jean-painleve-1956.html</guid>
                <title>A la découverte d'Axel Henrichsen avec Jean Painlevé (1956)</title>
                <link>http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/archive/2008/02/14/a-la-decouverte-d-axel-henrichsen-avec-jean-painleve-1956.html</link>
                <author>noreply@ (Le Sciapode)</author>
                                                <category>Archives du peuple singulier</category>
                                <category>Art Brut</category>
                                <category>Art immédiat</category>
                                <category>Cinéma et arts (notamment populaires)</category>
                                                <pubDate>Sun, 17 Feb 2008 13:45:00 +0100</pubDate>
                <description>
                    &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; J'ai parlé naguère de Jacques Brunius dont la vie et l'oeuvre me fascinent. Dans son film génial sur les créateurs&amp;nbsp; de violons d'Ingres en tous genres, daté de 1939, premier documentaire sur l'art populaire et brut (avant la lettre pour ce dernier terme)&amp;nbsp;en Europe (et on peut bien l'oser: au monde...), apparaissait de façon fugitive un autre cinéaste poétique et tout aussi génial, cousin en esprit de Brunius, j'ai nommé Jean Painlevé.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;img name=&quot;media-850850&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/01/6bbe1e5a23d48af377cf2421cb9f448e.jpg&quot; alt=&quot;aaca048e0b773cf7ae023274f1127168.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; title=&quot;Jean painlevé 1928, Copyright Les Documents Cinématographiques&quot; id=&quot;media-850850&quot; /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Né en 1902 et disparu en 1989 (pour sa biographie, on peut se reporter utilement à&lt;/strong&gt; &lt;a href=&quot;http://www.lips.org/bio_painleve.asp#NBP2&quot;&gt;&lt;strong&gt;cette notice dûe à Brigitte Berg&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; &lt;strong&gt;qui anime aujourd'hui les Documents Cinématographiques, garants de la mémoire de Jean Painlevé), ce dernier est surtout connu comme le pionnier d'un cinéma&amp;nbsp;scientifique de vulgarisation, ce dernier terme n'étant bien entendu pas à prendre dans un sens dépréciatif, puisque Painlevé songeait par là à la facilitation de la diffusion&amp;nbsp;du savoir scientifique vers le grand public (pour ne pas dire le public populaire). Pour ce faire, il ne s'interdit jamais d'user de l'humour, de la poésie et de la fantaisie dans ses documentaires concis, où la musique, par exemple le jazz de style &quot;jungle&quot; dans son film &lt;em&gt;Assassins d'eau douce&lt;/em&gt; sur la prédation en milieu aquatique, est parfois amenée à jouer un grand rôle créant&amp;nbsp;des décalages amusants. Painlevé ne dédaigne pas non plus d'employer un regard parfois fortement anthropomorphiste, attitude qui après des décennies d'éteignoir sous prétexte de recherche d'objectivité reprend de la faveur ici ou là (par exemple dans la littérature jeunesse documentaire). Elle lui fut reprochée, comme l'a souligné Brigitte Berg (voir lien ci-dessus), mais Painlevé balayait l'argument en disant ceci par exemple:&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;&quot;&lt;em&gt;Tout est matière à l'anthropomorphie la plus saugrenue, tout a été fait pour l'homme et à l'image de l'homme et ne s'explique qu'en fonction de l'homme sinon &quot;&amp;nbsp;ça ne sert à rien&amp;nbsp;&quot; &quot;.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/01/90c5314e61a0a010d1ff365fb308cdea.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-850860&quot; width=&quot;270&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/01/90c5314e61a0a010d1ff365fb308cdea.jpg&quot; alt=&quot;90c5314e61a0a010d1ff365fb308cdea.jpg&quot; height=&quot;397&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; title=&quot;Jean Painlevé, compilation n°3, Assassins d'eau douce, etc... Les Documents Cinématographiques&quot; id=&quot;media-850860&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Son oeuvre, qui nous revient aujourd'hui&amp;nbsp;à la faveur de&amp;nbsp;sa réédition sous forme de DVD, grâce aux Documents Cinématographiques (société de production&amp;nbsp;fondée par Jean Painlevé en 1930), n'a pas pris une ride, et a gardé toute sa fraîcheur. A la parcourir, on s'aperçoit aisément qu'elle a influencé des générations de documentaristes spécialisés dans l'évocation de la nature (je pense notamment à l'excellente série sur les &quot;Inventions de la vie&quot; de Jean-Pierre Cuny). Jusqu'à présent, trois DVD sont sortis, contenant bien entendu les documentaires animaliers et scientifiques qui ont fait la renommée de Painlevé&amp;nbsp;(beaucoup étant en rapport avec le monde sous-marin, avant les films de Cousteau), mais aussi certains courts-métrages plus expérimentaux comme &lt;em&gt;Mathusalem&lt;/em&gt; (1927), ensemble de cinq séquences (où joue Antonin Artaud)&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: left&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/02/2d9210d2135d432393e4539755a67df5.jpg&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;img name=&quot;media-850865&quot; width=&quot;122&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/02/2d9210d2135d432393e4539755a67df5.jpg&quot; alt=&quot;2d9210d2135d432393e4539755a67df5.jpg&quot; height=&quot;117&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; width: 122px; height: 117px; border-width: 0px&quot; title=&quot;Jean Painlevé, le film &amp;quot;Mathusalem&amp;quot; avec Artaud, copyright Les Documents Cinématographiques&quot; id=&quot;media-850865&quot; /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;initialement prévues pour une pièce de théâtre d'Ivan Goll (avec qui Jean Painlevé, entre parenthèses, collabora pour le n°1 de la revue &lt;em&gt;Surréalisme&lt;/em&gt;, revendiquant ce vocable inventé par Apollinaire de façon différente de celle revendiquée&amp;nbsp; par les jeunes André Breton, Philippe Soupault, Aragon, etc. ; à noter que Painlevé resta à l'écart du surréalisme bretonien, même s'il entretenait de bons rapports avec certains de ses membres, apparemment selon Brigitte Berg pour des divergences de vue sur l'importance de la musique). On trouve aussi dans ces trois compilations, un film d'animation extraordinaire avec des personnages en pâte à modeler&lt;em&gt;, Barbe-&lt;/em&gt;Bleue (adaptation de 1937&amp;nbsp;du célèbre conte de Perrault), dont la technique devance de très loin les films des studios Aardman &lt;em&gt;(Wallace et&lt;/em&gt; Gromit).&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/02/6e8f58959b6f1b07a28f095027343d3a.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-850871&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/02/6e8f58959b6f1b07a28f095027343d3a.jpg&quot; alt=&quot;6e8f58959b6f1b07a28f095027343d3a.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; title=&quot;Le monde étrange d'Axel Henrichsen, titre dans le film de Jean Painlevé, 1956, copyright Les documents Cinématographiques&quot; id=&quot;media-850871&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;Titre du film de jean Painlevé tel qu'il apparaît à l'écran, copyright Les Documents Cinématographiques&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Et puis, on y trouve aussi (&lt;a href=&quot;http://boutique.lesdocs.com/&quot;&gt;DVD n°3, édité en 2007, double DVD&lt;/a&gt;), un film qui nous regarde davantage, quant à la thématique plus particulière de ce blog, à &lt;em&gt;savoir LE MONDE ETRANGE D'AXEL&lt;/em&gt; &lt;em&gt;HENRICHSEN&lt;/em&gt; qui date de 1956. Oui, Jean Painlevé s'est aussi intéressé à l'art des autodidactes, et grâce à ce film peut figurer dans ce segment du documentaire artistique qui&amp;nbsp;concerne l'art brut,&lt;img name=&quot;media-850879&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/02/1a1cf35ae405f6a02ef9ef34169eb1c1.jpg&quot; alt=&quot;7871c7a13f80f7e12b26b9cdc99ab7a3.jpg&quot; style=&quot;float: right; margin: 0.2em 0px 1.4em 0.7em; border-width: 0px&quot; title=&quot;Axel Henrichsen, personnage en os, film de Jean Painlevé 1956, copyright Les Documents Cinématographiques&quot; id=&quot;media-850879&quot; /&gt; naïf, populaire, où vient en &lt;em&gt;tête Violons&lt;/em&gt; d'Ingres de&amp;nbsp;Jacques Brunius (1939), et où figurent aussi &lt;em&gt;le Palais Idéal&lt;/em&gt; d'Ado Kyrou (1958), puis &lt;em&gt;Le Facteur Cheval, &quot;Où le songe devient la réalité&lt;/em&gt;&quot; de Claude et Clovis Prévost (1980), films que l'on a eu la chance de voir projetés à Nice dans les programmations de l'Association Hors-Champ (qui projette pour bientôt&amp;nbsp;la publication d'un petit ouvrage sur sa programmation et cette filmographie à part).&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/01/254d79897054b9a7d539b77d431ed8c0.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-850876&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/01/254d79897054b9a7d539b77d431ed8c0.jpg&quot; alt=&quot;254d79897054b9a7d539b77d431ed8c0.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; title=&quot;Axel Henrichsen, personnage en os, dans le film de Jean Painlevé (1956), copyright Les documents Cinématographiques&quot; id=&quot;media-850876&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;Personnages en os rehaussés de couleur, Axel Henrichsen, dans le film de Jean Painlevé, copyright Les Documents Cinématographiques&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; J'ai découvert ce film à la fin des années 80 à une rétrospective des films de Painlevé qui avait lieu au cinéma Le République. Painlevé était&amp;nbsp;là et présentait les films. Sur Axel Henrichsen, il se plaignit de ce qu'il n'ait jamais&amp;nbsp;enregistré aucune réaction à son sujet. J'étouffai au fond de mon fauteuil,&amp;nbsp;en moi une voix&amp;nbsp;criait, mais comment donc, votre film est pourtant absolument magnifique, en outre il révèle un créateur que le corpus de l'art brut ou autodidacte n'a jamais retenu. Je m'étais alors&amp;nbsp;juré&amp;nbsp;de trouver un jour&amp;nbsp;un espace où parler de ce film et de ce créateur.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/01/878edf4e59f7344b9df92bab1cc30d7e.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-850882&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/01/878edf4e59f7344b9df92bab1cc30d7e.jpg&quot; alt=&quot;878edf4e59f7344b9df92bab1cc30d7e.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; title=&quot;Portrait d'Axel Henrichsen tel qu'il apparaît dans le film de Jean Painlevé en 1956, copyright Les Documents Cinématographiques&quot; id=&quot;media-850882&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;Axel Henrichsen à l'ouvrage, film de Jean Painlevé, copyright Les Documents Cinématographiques&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt; &lt;em&gt;&quot;Une famille près de Copenhague créait par des moyens très personnels des formes du vivant avec des matériaux variés. L'un d'eux, forgeron, utilisait aussi bien du bois que des détritus végétaux ou animaux (il possédait un grand jardin où régnait sa femme avec de magnifiques plantes et fleurs diverses...).&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/00/38f308dba031671486b09046ca7ee1a7.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-850885&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/00/38f308dba031671486b09046ca7ee1a7.jpg&quot; alt=&quot;38f308dba031671486b09046ca7ee1a7.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; title=&quot;Axel henrichsen, volatiles drôlatiques en os, film de Jean Painlevé, copyright Les documents Cinématographiques&quot; id=&quot;media-850885&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;Une autre image du film de Jean Painlevé, copyright Les Documents Cinématographiques&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;em&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;J'en filmais une &quot;actualité&quot; qui, comme quelques autres d'entre elles, n'intéresse personne... C'était en vue de susciter chez les gosses des imitations du même ordre, de fabrication peu coûteuse...&lt;/em&gt; (...)&lt;em&gt;&amp;nbsp;Les distributeurs qui connaissaient le genre de mes films, méprisèrent celui-ci en décrétant qu'il n'offrait aucun intérêt. Je l'avais&amp;nbsp;fait en deux jours, un d'été et un d'hiver&lt;/em&gt;.&lt;em&gt;&quot;&lt;/em&gt; &lt;strong&gt;(extrait du catalogue &quot;Jean Painlevé&quot; édité en 1991 par Les Documents Cinématographiques).&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/02/7f3aebbe0c0bec0a4f306ac097ef4ff3.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-850887&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/02/7f3aebbe0c0bec0a4f306ac097ef4ff3.jpg&quot; alt=&quot;7f3aebbe0c0bec0a4f306ac097ef4ff3.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; title=&quot;Axel Henrichsen, combat de racines, film de Jean Painlevé, copyright Les Documents Cinématographiques&quot; id=&quot;media-850887&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;Racines en lutte dans &lt;em&gt;Le monde étrange d'Axel Henrichsen&lt;/em&gt;, Jean Painlevé, copyright Les Documents Cinématographiques&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;strong&gt;Axel Henrichsen, comme le dit Painlevé faisait partie d'une famille qui aimait se récréer grâce à divers techniques artistiques. Le film montre au début du reste quelques peintures dûes à ses proches,&amp;nbsp;que l'on trouvera à juste titre&amp;nbsp;assez conventionnelles. C'est Axel qui fabrique des oeuvres vraiment plus originales&amp;nbsp;à partir de racines dans un premier temps (à partir de 1942 semble-t-il, &quot;son pied ayant heurté une racine&quot; -phrase qui fait penser fortement à la première pierre&amp;nbsp;trouvée par&amp;nbsp;Ferdinand Cheval) puis avec des os de boucherie ensuite (os que lui ramènent ses chats et&amp;nbsp;les renards qui rôdent autour de sa maison, on les voit dans le film). Et ces oeuvres pourraient tout à fait à mon sens relever de l'art brut tant elles&amp;nbsp;figurent des personnages grotesques et drôlatiques faisant parfois songer à des diables de cathédrales ou à des&amp;nbsp;extra-terrestres, en tout cas assez peu en référence à la vision convenue&amp;nbsp;de la réalité.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/01/425c8eba8abe6a19131e157515624e98.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-850892&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/01/425c8eba8abe6a19131e157515624e98.jpg&quot; alt=&quot;425c8eba8abe6a19131e157515624e98.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; title=&quot;Axel Henrichsen, film de Jean Painlevé, 1956, copyright Les Documents Cinématographiques&quot; id=&quot;media-850892&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;Etranges échassiers d'Axel Henrichsen, film de Jean Painlevé, 1956, copyright Les Documents Cinématographiques&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; On aimerait fortement savoir ce qu'est devenue l'oeuvre de ce monsieur au Danemark. L'exposition &quot;Gars du nord&quot;&amp;nbsp;organisée&amp;nbsp;&amp;nbsp;en 1988 à la Maison du Danemark, consacrée en partie à l'art populaire du Jutland, ne parlait pas de lui. Google me paraît bien muet aussi sur ce sujet. Alors, si quelque internaute a des lumières sur la question, qu'il n'hésite pas...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/02/f3503472774d3fd3b8a5be29fdfef56d.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-850898&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/02/f3503472774d3fd3b8a5be29fdfef56d.jpg&quot; alt=&quot;f3503472774d3fd3b8a5be29fdfef56d.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; title=&quot;Hans Orla Villy Petersen, l'homme en jupe, photo Jorgen Borg, vers 1987, expo Gars du Nord&quot; id=&quot;media-850898&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;Ce monsieur-là s'appelait Hans Orla Villy Petersen, il fut photographié par Jorgen Borg dans les années 80 dans le Jutland (exposition &quot;Les Gars du Nord&quot;) au Danemark, sa jupette me fait penser à &quot;Monsieur G.&quot; qui vivait à Nesles-la-Gilberde et qui lui aussi prisait fort les jupes par anti-conformisme&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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                <guid isPermaLink="true">http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/archive/2008/01/10/comment-l-art-se-diffuse-dans-la-vie-quotidienne.html</guid>
                <title>Comment un certain art que nous aimons se diffuse dans la vie quotidienne</title>
                <link>http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/archive/2008/01/10/comment-l-art-se-diffuse-dans-la-vie-quotidienne.html</link>
                <author>noreply@ (Le Sciapode)</author>
                                                <category>Art immédiat</category>
                                                <pubDate>Thu, 10 Jan 2008 10:50:00 +0100</pubDate>
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                    &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/01/59a77bb7708186a4a9e89d39b21613f6.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-765467&quot; width=&quot;372&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/01/59a77bb7708186a4a9e89d39b21613f6.jpg&quot; alt=&quot;59a77bb7708186a4a9e89d39b21613f6.jpg&quot; height=&quot;252&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; title=&quot;Accumulation, &amp;quot;caverne d'Ai-Baba&amp;quot;? Vitrine-reliquaire? Vitrine vue à Lyon, Ph.Bruno Montpied, 2008&quot; id=&quot;media-765467&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/01/3d20b0c399e9af96c6d5ea9d9f52b5b1.jpg&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Cette vitrine d'une rue de la Presqu'Ile à Lyon ne ressemble-t-elle pas à un véritable reliquaire, saturée qu'elle est de bijoux et autres verroteries, faisant songer que l'étalagiste a dû être influencé, de façon diffuse ou plus&amp;nbsp;directe,&amp;nbsp;par divers ouvrages ou expositions&amp;nbsp;sur les &quot;objets de dévotion&quot; et autres oeuvres d'art populaire religieux? Transmettant à son tour son regard aux passants dérivant devant sa vitrine...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
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                <guid isPermaLink="true">http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/archive/2007/12/22/dictionnaire-du-poignard-subtil.html</guid>
                <title>Dictionnaire du Poignard Subtil</title>
                <link>http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/archive/2007/12/22/dictionnaire-du-poignard-subtil.html</link>
                <author>noreply@ (Le Sciapode)</author>
                                                <category>Art immédiat</category>
                                <category>Art populaire insolite</category>
                                <category>DICTIONNAIRE DU POIGNARD SUBTIL</category>
                                                <pubDate>Sat, 22 Dec 2007 12:45:00 +0100</pubDate>
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                    &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#800000&quot; face=&quot;verdana&quot;&gt;ART POPULAIRE:&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt; &lt;div style=&quot;text-align: left&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/01/2ac09f12f3eb6e09155aad7b7edda7b8.jpg&quot;&gt;&lt;/a&gt; &lt;div style=&quot;text-align: left&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#800000&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-734021&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/02/b7bc2a285ecc06ebbd8f9aab22148329.jpg&quot; alt=&quot;723f767dcdb51f07e8cfb28bd14df423.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; title=&quot;Poignard gaulois&quot; id=&quot;media-734021&quot; /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#800000&quot; face=&quot;verdana&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;font face=&quot;verdana&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#800000&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&quot;&lt;em&gt;C'est quoi la culture populaire?&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;font face=&quot;Verdana&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#800000&quot;&gt;&lt;em&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/em&gt;&amp;nbsp;C'est une culture de création. A l'opposé d'une culture de consommation, les paysans n'ont jamais acheté un épouvantail pour mettre dans leurs champs. Contrairement à l'art bourgeois qui doit durer, se veut exemplaire, l'art populaire est un art de l'immédiat motivé par un besoin collectif et créé avec les moyens du bord. La plume, le bois, la paille.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;font face=&quot;Verdana&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#800000&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;em&gt;Et périssable?&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;font face=&quot;Verdana&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#800000&quot;&gt;&lt;em&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/em&gt;&amp;nbsp;Périssable et renouvelable continuellement. Evolutif. (...) C'est aussi le bonhomme de neige, la boulette de mie de pain que l'on roule à la fin d'un&amp;nbsp;repas. L'expérience vécue en communauté. Le forgeron qui découpait une girouette pour le toit de son voisin ne la réalisait pas selon les canons de la beauté. Il racontait une histoire. Le tonnelier qui fabriquait un tonneau, le faisait à la vue et au sus de tous. Il partageait la même vie que celui qui s'en servait. C'était un lien journalier. Aujourd'hui, l'idée de promotion sociale a remplacé celle de fraternité.&quot;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;1&quot; face=&quot;Verdana&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#800000&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt; Raymond Humbert, extrait de&amp;nbsp;&lt;em&gt;Les cul-terreux: honneur aux morts!&lt;/em&gt;, Propos recueillis par Odile Van de Walle dans le n°16 de la revue &lt;em&gt;Autrement&lt;/em&gt;, dossier &lt;em&gt;Flagrants délits d'imaginaire&lt;/em&gt;, novembre 1978.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/01/98d0ff889bfb866c200911826f722f35.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-734028&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/01/98d0ff889bfb866c200911826f722f35.jpg&quot; alt=&quot;98d0ff889bfb866c200911826f722f35.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; title=&quot;Epouvantail photographié par Bruno Montpied dans le Loir-et-Cher, 1992&quot; id=&quot;media-734028&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;Photo B.Montpied, Loir-et-Cher (non loin de Vendôme), 1992&lt;/div&gt; &lt;/div&gt;
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                <title>L'ange du bizarre, l'art immédiat par l'exemple</title>
                <link>http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/archive/2007/11/20/l-ange-du-bizarre-l-art-immediat-par-l-exemple.html</link>
                <author>noreply@ (Le Sciapode)</author>
                                                <category>Art immédiat</category>
                                                <pubDate>Tue, 20 Nov 2007 15:46:51 +0100</pubDate>
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                    &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Plutôt que chercher indéfiniment une définition qui tendrait au catégorique, pourquoi ne pas donner un exemple d'art immédiat comme il apparaît, tel un éclair, sans coup férir, au tournant du moment?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/02/b233586c53191b58fe9266e470888bbd.jpg&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;img name=&quot;media-675710&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/02/b233586c53191b58fe9266e470888bbd.jpg&quot; alt=&quot;b233586c53191b58fe9266e470888bbd.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; title=&quot;Bruno Montpied, L'ange chauve va tirer sa flèche, assemblage, 2007, photo B.M. &quot; id=&quot;media-675710&quot; /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;B.Montpied, &lt;em&gt;L'Ange chauve va tirer sa flèche&lt;/em&gt;, assemblage, 2007 (oeuvre détruite)&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Cet ange chauve, confectionné en pensant à autre chose (je ne faisais pas semblant de penser à autre chose, je vous prie de croire à ma sincérité), à partir d'un bâton d'esquimau (on a les Inuits qu'on peut...), d'une serviette en papier et d'une paille à l'esthétique Buren involontaire, et quelques traits de stylo à bille (qui est la seule activité interprétative qui aide à lire ce que je voyais dans&amp;nbsp;l'objet),&amp;nbsp;est venu aussi vite qu'il est reparti... Car je l'ai ensuite jeté, après l'avoir dûment photographié. Crise du logement oblige... Art immédiat, mystère de ce personnage né de la dernière pluie véritablement, cousin des sculptures involontaires que Dali recense, si mes souvenirs sont bons, dans un célèbre article de la revue &lt;em&gt;Minotaure&lt;/em&gt;. Il tient un semblant d'arc, qui est aussi un noeud certes (il le tient? Ou plutôt ce dernier est suspendu à sa taille, les bras étant atrophiés...) La psychanalyse n'a plus alors qu'à jouer sa petite musique qui va toute seule... (arc, Eros ; noeud, phallus ; bras atrophiés, castration ;&amp;nbsp;etc...). Rien n'est décidément plus risqué que le dessin, ou l'assemblage, automatiques...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
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