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        <title>Le Poignard Subtil - art_moderne_meconnu</title>
        <description>Des passerelles entre l'art populaire, l'art brut, l'art naïf, le surréalisme spontané et l'art immédiat: une poétique de l'immédiat</description>
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        <lastBuildDate>Fri, 18 Jul 2008 12:59:06 +0200</lastBuildDate>
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                <title>Hilma Af Klint?</title>
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                <author>noreply@ (Le Sciapode)</author>
                                                <category>Art Brut</category>
                                <category>Art moderne méconnu</category>
                                                <pubDate>Fri, 25 Apr 2008 11:11:00 +0200</pubDate>
                <description>
                     &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; C'est un prénom et un nom, Hilma Af Klint, ce n'est pas une incantation barbare. Il s'agit d'une femme, née en 1862 et disparue en 1944. Elle faisait de l'art, de la peinture, et c'était une cachottière. Avant de mourir, elle fit promettre à son neveu (Erik Af Klint comme de juste), de ne pas&amp;nbsp;montrer ses oeuvres (environ&amp;nbsp;un millier)&amp;nbsp;tant que vingt années ne se seraient pas&amp;nbsp;écoulées. En fait, les oeuvres ont attendu vingt années de plus, puisque ce n'est qu'en 1986 que ses toiles furent révélées au public, au Los Angeles County Museum, à l'occasion de l'exposition &lt;em&gt;&quot;The Spiritual in Art: Abstract Painting 1890-1985&lt;/em&gt;&quot; (où, à côté de Mondrian, Kandinsky et de Malevitch, elle fut présentée comme une pionnière de l'art abstrait).&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/01/685978434.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-985724&quot; width=&quot;330&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/01/685978434.jpg&quot; alt=&quot;The Message, catalogue de l'exposition sur l'art et l'occultisme à Bochum en Allemagne, 2008.jpg&quot; height=&quot;472&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-985724&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Il y a quelque temps, ayant acquis le catalogue de l'exposition &quot;&lt;em&gt;The Message, Kunst und Okkultismus (Art and Occultism)&quot;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;&lt;strong&gt;qui vient de se terminer au musée des Beaux-Arts de Bochum en Allemagne (16-02 au 13-04-2008), qui contient d'intéressants textes de divers auteurs&amp;nbsp;réputés (Claudia Dichter, Barbara Safarova, Peter Gorsen, etc.), ainsi qu'une traduction du texte de référence d'André Breton, &quot;&lt;em&gt;Le Message Automatique&lt;/em&gt;&quot; (traduit partiellement en allemand, et par Guy Ducornet&amp;nbsp;intégralement en anglais), l'ayant parcouru comme d'habitude en diagonale, au hasard, dans tous les sens, mon oeil s'était arrêté à ce nom et cette oeuvre inconnus de moi. Hilma Af Klint... De précieuses, délicates&amp;nbsp;géométries qui paraissaient dater de l'époque de l'Art nouveau ou de l'Art déco... Comme des plans de rosaces destinées à des verrières... Je glanais dans ce catalogue grâce aux traductions en anglais qu'il contient quelques renseignements sur l'artiste.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Après des études très sérieuses dans les écoles artistiques suédoises, et avoir pratiqué une peinture de genre qui ne la distingue sans doute pas notablement&amp;nbsp;de l'ensemble des peintres de son temps, elle se tourna vers des cercles spirites, apparemment à dominante féminine,&amp;nbsp;où ses talents de médium l'avaient orientée. Elle produisit une centaines d'images entre 1906 et 1908, fortes compositions colorées où se rencontrent des motifs ornementaux floraux ou géométriques, des lettres ainsi que quelquefois des visages d'êtres humains (ainsi que des évocations symboliques de la fusion des corps qui provoqueront de l'émoi autour de l'artiste...qui décida par la suite de se vouer à la chasteté tout en se sacrifiant éperdument à l'art, ce qui fait penser à Séraphine &quot;de Senlis&quot;, la misère matérielle&amp;nbsp;en moins...).&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/02/719923979.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-985738&quot; width=&quot;391&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/02/719923979.jpg&quot; alt=&quot;Hima Af Klint, peinture de 1907, extraite du catalogue de son exposition de 2008 au Centre Culturel Suédois.jpg&quot; height=&quot;444&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; width: 391px; height: 444px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-985738&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;Hilma Af Klint, tableau présenté au Centre Culturel Suédois, série&amp;nbsp;WU (La rose), groupe I, Les grandes peintures de figures, n°8, 148x164cm, 1907&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Il semble qu'après sa rencontre avec la théosophie de Rudolf Steiner et sa passion pour cet enseignement, elle ait décidé de ne plus placer sa peinture sous le guide des &quot;entités surnaturelles&quot; et de peindre plus en conscience et en contrôle. Elle resta active artistiquement parlant jusqu'à son grand âge, mais ne montra plus ses oeuvres de l'époque occultiste.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Une exposition est actuellement montée à Paris, au &lt;a href=&quot;http://www.si.se/templates/CCS_CommonPage____4075.aspx&quot;&gt;Centre Culturel Suédois&lt;/a&gt;, du 11 avril au 27 juillet. Un petit catalogue est édité à cette occasion, sous une jaquette noire où&amp;nbsp;l'on peut lire&amp;nbsp;ce titre&amp;nbsp;imprimé en argent: &quot;Hilma Af Klint, Une Modernité Révélée&quot;...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/02/307660005.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-985730&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/02/307660005.jpg&quot; alt=&quot;Catalogue d'exposition 2008 au Centre Culturel Suédois à Paris: Hilma Af Klint.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-985730&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Cette exposition est prévue pour offrir un prolongement à l'évocation de cette artiste qui paraît devoir s'insérer dans l'exposition prochaine au Centre Beaubourg (oui...Pompidou, je sais) intitulée &quot;&lt;em&gt;Traces du Sacré&quot;&lt;/em&gt; (titre qui me fait sourire, vilainement narquois comme il m'arrive de l'être, car ces &quot;traces&quot; me laissent rêveur quand je repense à ce que me dit un jour un camarade dans la rue devant des excréments de chien étalés sur un trottoir, &quot;Regarde... La chair de Dieu...&quot;). Peu d'oeuvres de la période 1906-1908 sont en tout cas présentées&amp;nbsp;au centre suédois, et celles qui le sont, le groupe des &quot;Grandes Peintures de figures&quot;, sont intriguantes et laissent un&amp;nbsp;peu le spectateur sur sa faim, côté peintures médiumniques. Il semble qu'on ait avant tout présenté au Centre les oeuvres produites sous l'influence de la théosophie, assez lourdement symboliques, semblant vouloir prouver une doctrine préexistant au travail de création de l'artiste. Et signalons au passage dans le catalogue l'affirmation de Pascal Rousseau, très &quot;coup de pied de l'âne&quot;, qui juge l'art brut une &quot;catégorie mineure&quot; de l'art: &quot;&lt;/strong&gt;&lt;em&gt;Il faut (...) cesser de ranger son oeuvre dans la catégorie mineure de l'art brut: un art d'inspirés, de fous ou d'illuminés, un art qui dessaisit l'artiste plutôt qu'il ne consacre la radicalité consciente de son vocabulaire&lt;/em&gt;&quot;. &lt;strong&gt;Difficile de faire mieux dans le renversement réactionnaire méprisant....&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Il faudra sans doute aller chercher à Beaubourg un peu plus d'information (quel effort il me faudra accomplir... Vu les traces en question...).&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; 
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                <guid isPermaLink="true">http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/archive/2007/09/13/calendrier-d-expositions-probablement-potables.html</guid>
                <title>Petit calendrier d'expositions très potables</title>
                <link>http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/archive/2007/09/13/calendrier-d-expositions-probablement-potables.html</link>
                <author>noreply@ (Le Sciapode)</author>
                                                <category>Art Brut</category>
                                <category>Art moderne méconnu</category>
                                <category>Art singulier</category>
                                                <pubDate>Thu, 13 Sep 2007 23:20:00 +0200</pubDate>
                <description>
                    &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;*&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Bernard Pruvost expose à la&lt;/strong&gt; &lt;a href=&quot;http://www.galerie-dettinger-mayer.com/expositions.htm&quot;&gt;&lt;strong&gt;Galerie Dettinger-Mayer&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;, 4, place Gailleton, Lyon, du 26 octobre au 24 novembre,&amp;nbsp;et Ô coïncidence, montre aussi des oeuvres, un peu plus tôt, au&lt;/strong&gt; &lt;a href=&quot;http://www.musee-creationfranche.com/francais/regard.html&quot;&gt;&lt;strong&gt;Musée de la Création Franche&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; &lt;strong&gt;à Bègles (Gironde ; du 29 septembre au 25 novembre), dans ce dernier cas avec d'autres créateurs (Exposition &quot;Visions et Créations Dissidentes&quot;, dont Pascale Vincke,&amp;nbsp;qui est défendue avec raison par le&lt;/strong&gt; &lt;a href=&quot;http://www.madmusee.be/13-artist.asp?artId=47&quot;&gt;&lt;strong&gt;MAD musée à Liège&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;,&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;ou le Batave&amp;nbsp;Herman Bossert, présenté par la Galerie Hamer de Nico Van Der Endt à Amsterdam qui a apparemment des Mouly dans ses réserves -tiens, puisque vous êtes sages, on peut &lt;a href=&quot;http://www.galeriehamer.nl/mouly.htm&quot;&gt;cliquer ici&lt;/a&gt; pour en voir un...). Bernard Pruvost, c'est un spécialiste des encres arachnéennes.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/00/e62fccca5c5af9f241252591149bc4d8.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/00/e62fccca5c5af9f241252591149bc4d8.jpg&quot; alt=&quot;e62fccca5c5af9f241252591149bc4d8.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; title=&quot;Bernard Pruvost, exposition Galerie Dettinger-Mayer, Lyon, novembre 2007&quot; id=&quot;media-610113&quot; name=&quot;media-610113&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;Oeuvre de Bernard Pruvost (Photo Galerie Dettinger-Mayer)&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/01/e48ce45ce74068d767a30b6255b27aee.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-545654&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/01/e48ce45ce74068d767a30b6255b27aee.jpg&quot; alt=&quot;e48ce45ce74068d767a30b6255b27aee.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; title=&quot;Yolande Fièvre, Halle Saint-Pierre&quot; id=&quot;media-545654&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;*&amp;nbsp;&amp;nbsp; Plus prés dans le temps, commence le 17 septembre une expo consacrée à Yolande Fièvre, artiste au patronyme&amp;nbsp;très évocateur, amie de Jean Paulhan,&amp;nbsp;spécialiste des éléments naturels ovoïdes et glandulaires assemblés&amp;nbsp;dans des coffrets, artiste très influencée au préalable &amp;nbsp;par le dessin et l'écriture automatiques. Elle a devancé de très loin tous les &quot;singuliers&quot; qui sont venus à partir des années 80. Ce sera l'occasion de le vérifier, à la Halle Saint-Pierre du 17 septembre 2007&amp;nbsp;au 9 mars 2008. En même temps que cette expo, qui comme d'hab dure un temps un peu trop immense (6 mois...), il y aura une expo pour évoquer la courageuse figure de Varian Fry, cet Américain qui vint sauver des griffes nazies nombre d'intellectuels et d'artistes européens qui se pressaient à Marseille au début des années 40,&amp;nbsp;une des rares&amp;nbsp;issues qui restait encore après la Débâcle. Il a d'ailleurs écrit le récit de son aventure dès 1942. Elle ne fut publiée aux USA qu'en 1945, et traduite en français seulement en 1999 chez Plon (l'édition est épuisée et l'éditeur serait bien inspiré d'en faire des retirages...).&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/00/33562208e31d029e8da91f0fed4ae070.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-545987&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/00/33562208e31d029e8da91f0fed4ae070.jpg&quot; alt=&quot;33562208e31d029e8da91f0fed4ae070.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; title=&quot;Varian Fry, La Liste Noire&quot; id=&quot;media-545987&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;C'est bien sûr l'occasion pour les organisateurs de l'expo&amp;nbsp;de montrer des oeuvres de plusieurs surréalistes dont Fry put s'occuper, comme Breton, Max Ernst, Jacques Hérold, Jean Arp (qui resta en Europe), Wifredo Lam, Victor Brauner, André Masson, Jacqueline Lamba ou Matta (alors que Camille Bryen, Alberto Magnelli, Lipchitz, Wols, eux aussi exposés, malgré ce qu'avance avec confusion&amp;nbsp;le laïus de présentation de l'expo sur &lt;a href=&quot;http://fr.hallesaintpierre.org/?id=expositions/index.tpl&quot;&gt;le site de la Halle&lt;/a&gt;, si ce sont bien des artistes parfaitement honorables, ne furent&amp;nbsp;&amp;nbsp;pas pour autant&amp;nbsp;surréalistes...).&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;img name=&quot;media-545681&quot; width=&quot;124&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/02/075f5f0e193536c21b6554354fda2747.jpg&quot; alt=&quot;d21fb337dc9e177ec288a0ed5dcf23f9.jpg&quot; height=&quot;155&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; width: 124px; height: 155px; border-width: 0px&quot; title=&quot;Varian fry, Halle Saint-Pierre&quot; id=&quot;media-545681&quot; /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;Des &quot;dessins collectifs&quot; (sans doute des cadavres exquis et&amp;nbsp;des épreuves originales &amp;nbsp;du &quot;Jeu de Marseille&quot; que les surréalistes et leurs amis, réunis dans le petite communauté de la Villa Air-Bel confectionnèrent, histoire d'inventer un jeu nouveau porteur derrière ses nouveaux emblèmes de mythes nouveaux) sont également promis.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/01/1896e95e77626d7e6e77a4b7bd8856ec.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-545672&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/01/1896e95e77626d7e6e77a4b7bd8856ec.jpg&quot; alt=&quot;1896e95e77626d7e6e77a4b7bd8856ec.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; title=&quot;Dessins collectis surréalistes, Halle Saint-Pierre, Varian Fry&quot; id=&quot;media-545672&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;(&quot;&lt;em&gt;Dessins collectifs&quot;&lt;/em&gt; surréalistes, photo récupérée sur le site de la Halle Saint-Pierre)&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &quot;&lt;em&gt;&lt;font color=&quot;#800000&quot;&gt;Varian Fry était comme un cheval de course attelé à un chariot rempli de pierres&lt;/font&gt;&quot;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; (Jacques Lipchitz, selon Pierre Sauvage, texte dans le dossier de presse de l'exposition)&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/02/0eab6fed2511755a4e33b88324705a17.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-549674&quot; width=&quot;192&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/02/0eab6fed2511755a4e33b88324705a17.jpg&quot; alt=&quot;0eab6fed2511755a4e33b88324705a17.jpg&quot; height=&quot;399&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; width: 192px; height: 399px; border-width: 0px&quot; title=&quot;Philippe Dereux, Galerie Chave&quot; id=&quot;media-549674&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;*&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Sinon, il me semble que peu d'amateurs&amp;nbsp;auront remarqué qu'une rétrospective des oeuvres de Philippe Dereux (1918-2001) avait été organisée à la Galerie Chave durant cet été. Des dessins, des collages d'épluchures, des peintures et des livres illustrés de 1960 à 2000 sont montrés dans cette prestigieuse galerie jusqu'au 30 octobre 2007, soit une bonne partie de cet automne encore, donc.&amp;nbsp;J'ai une tendresse toute particulière pour l'oeuvre et le personnage de Philippe Dereux qu'il m'est arrivé de rencontrer un soir dans la Presqu'île à Lyon avec son fils... Ce qui me fascine toujours chez Dereux, c'est justement le travail de sa vie, cette épluchure de l'expression, d'abord peut-être recherchée à travers l'écriture, puis ensuite dans les arts plastiques (il a mixé les deux approches dans différents livres, comme &lt;em&gt;Le Petit Traité des Epluchures&lt;/em&gt; paru en 1966 chez Julliard). Pour se rapprocher au plus prés de la vérité, du parler juste, sans emphase, sans fioritures, sans tricherie, sans afféterie mensongère.&amp;nbsp;Et qui passait peut-être par le recyclage de ces épluchures dans une combinatoire dédramatisant cette obsessionnelle quête d'épure.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; La galerie Chave annonce pour l'occasion une monographie en préparation qui s'intitulera &lt;em&gt;&quot;La Mémoire des&lt;/em&gt; épluchures&quot;.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; (Galerie Alphonse Chave, 13, rue Isnard, 06140 Vence, Tél: 04 93 58 03 45.)&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
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                <guid isPermaLink="true">http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/archive/2007/06/21/raymond-humbert-zao-wou-ki-a-la-francaise.html</guid>
                <title>Raymond Humbert, un Zao-Wou-Ki en passant par la Lorraine</title>
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                <author>noreply@ (Le Sciapode)</author>
                                                <category>Art moderne méconnu</category>
                                                <pubDate>Fri, 22 Jun 2007 15:50:00 +0200</pubDate>
                <description>
                     &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;strong&gt;Depuis plusieurs années, l'oeuvre de Raymond Humbert, artiste d'origine lorraine,&amp;nbsp;surtout connu pour la création et l'animation de musées et d'expositions consacrés à la défense du patrimoine artistique populaire (la Maison du Coche d'Eau à Auxerre, le musée de Laduz, des ouvrages sur l'art populaire, etc.), commence à&amp;nbsp;revenir de plus en plus dans la lumière, prenant, au fur et à mesure des expositions organisées ici et là, une stature des plus imposantes&amp;nbsp;(après le musée des Beaux-Arts d'Auxerre,&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/02/c7c388d62643188f76ab01b4bd906a4d.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-418614&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/02/c7c388d62643188f76ab01b4bd906a4d.jpg&quot; alt=&quot;c7c388d62643188f76ab01b4bd906a4d.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-418614&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;une rétrospective de ses oeuvres&lt;/strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://www.dessinoriginal.com/boutique/fiche_produit.cfm?type=46&amp;amp;ref=LIV_9788874393879&amp;amp;code_lg=lg_fr&amp;amp;pag=1&amp;amp;num=&quot;&gt;Catalogue&lt;/a&gt;&amp;nbsp;Raymond Humbert,&lt;/em&gt; D'un art, l'autre&lt;em&gt;, éd. Cinq Continents (auteurs:Philippe Chabert, Jean-Marie Lhôte, Gilbert Lascault), 2007&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;strong&gt;part pour l'été, jusqu'au 2 septembre, à l'Abbaye de l'Epau, près du Mans, vernissage le 29 juin, tél: 02 43 84 22 29).&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Paysagiste abstrait, ainsi pourrait-on&amp;nbsp;le qualifier&amp;nbsp; (comme ce fut dit à propos de peintres des années 60 comme par exemple&amp;nbsp;Maurice Wyckaert, bien peu connu dans notre doux pays,&lt;/strong&gt; &lt;em&gt;cf. ci-dessous à gauche&lt;/em&gt;&lt;strong&gt;), ou bien paysagiste visionnaire.&lt;img name=&quot;media-418719&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/01/ad4a4c8ec37d5a2ea38925c486f47f4d.jpg&quot; alt=&quot;Maurice Wyckaert.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-418719&quot; /&gt;&amp;nbsp;Travaillant sur le motif comme on dit,&lt;/strong&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/02/a41ab3455c1794aed96be3ccc08eaa32.jpg&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;img name=&quot;media-417930&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/02/a41ab3455c1794aed96be3ccc08eaa32.jpg&quot; alt=&quot;a41ab3455c1794aed96be3ccc08eaa32.jpg&quot; style=&quot;float: right; margin: 0.2em 0px 1.4em 0.7em; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-417930&quot; /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; &lt;strong&gt;mais l'investissant d'autres motifs plus intérieurs,&amp;nbsp;&amp;nbsp; irriguant ces observations de visions secrètes riches de subjectives ambivalences.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Scrutant aussi&amp;nbsp;des motifs par eux-mêmes déjà &quot;abstraits&quot;, comme les remous d'écume à la crête des vagues qu'il regardait en se laissant hypnotiser, oubliant l'heure et se laissant cerner par la mer du côté de Porspoder...&lt;/strong&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/00/96ffc0697b340263f14fd8d94f41d418.jpg&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;img name=&quot;media-418244&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/00/96ffc0697b340263f14fd8d94f41d418.jpg&quot; alt=&quot;96ffc0697b340263f14fd8d94f41d418.jpg&quot; style=&quot;float: right; margin: 0.2em 0px 1.4em 0.7em; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-418244&quot; /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;em&gt;Laduz, 1989&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; On a souligné son admiration, par delà des peintres&amp;nbsp;comme Derain ou Bonnard, pour les peintres japonais, Hokusai en tête (sa collaboratrice, Marie-José Drogou, peintre elle aussi et de grand talent, a aussi subi cette influence, ne voulait-elle pas réaliser les &lt;em&gt;Cent vues du Grand Mouzou&lt;/em&gt; (récifs&amp;nbsp;au large&amp;nbsp;de Porspoder)&amp;nbsp;comme il y a chez Hokusaï les &lt;em&gt;Cent vues du Mont Fuji&lt;/em&gt;...). Il n'y a pas à douter du japonisme s'attardant chez Humbert. Mais je pense aussi souvent à Zao-Wou-Ki&lt;img name=&quot;media-418583&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/00/8728be683cc0485b9a90d000cb43a657.jpg&quot; alt=&quot;616fb0bf4b4c62d455b64ac8ed724873.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-418583&quot; /&gt;&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;&lt;strong&gt;, surtout&amp;nbsp;aux encres de ce dernier&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;&lt;em&gt;(voir ci-contre&amp;nbsp;à gauche&lt;/em&gt;&lt;strong&gt;)&lt;/strong&gt;&lt;em&gt;,&lt;/em&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;en contemplant les&amp;nbsp;grandes compositions de Raymond Humbert transposant des fragments de paysages en de riches symphonies de lignes et couleurs, qui&amp;nbsp;évoquent également le &lt;em&gt;dripping&lt;/em&gt; de Pollock&amp;nbsp;ou le pointillisme abstractisant d'un Mario Prassinos.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Comme Wyckaert (qui fréquenta un temps l'Internationale Situationniste), Raymond Humbert fut aussi un utopiste qui rêvait d'une autre civilisation à travers le rassemblement de ses extraordinaires moissons d'objets témoignant de l'art immédiat des&amp;nbsp; artisans et des humbles. Son rêve le portait à imaginer une société où chacun créerait sans allégeance à un quelconque modèle venu d'un pouvoir artistique centralisé. Il nous est particulièrement cher pour cela, et ce n'est pas le nouveau président de tous les égoïsmes coalisés, élu récemment, qui nous le fera oublier.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;center&quot; style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/01/c7bee1089225ff0f9cf8d08f8f3492f5.jpg&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;img name=&quot;media-418746&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/01/c7bee1089225ff0f9cf8d08f8f3492f5.jpg&quot; alt=&quot;c7bee1089225ff0f9cf8d08f8f3492f5.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-418746&quot; /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;center&quot; style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;em&gt;&amp;nbsp;Les pommiers en été, 1988&lt;/em&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;em&gt;(J'ai emprunté les deux grandes photos de peintures de Raymond Humbert -faites par Marie-José Drogou-&amp;nbsp;au catalogue de ses &quot;40 ans de peinture&quot; au Musée des Beaux-Arts de Pau (été 1994). R.H, peignant à Porspoder, provient d'une photo de&amp;nbsp;M-J. Drogou également.)&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; 
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