<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?>
<?xml-stylesheet type="text/xsl" href="/rss20.xsl" media="screen"?>
<rss xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" version="2.0" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom">
<channel>
<atom:link href="http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/art_naif/index.rss" rel="self" type="application/rss+xml" />
<title>Le Poignard Subtil - art_naif</title>
<description>Des passerelles entre l'art populaire, l'art brut, l'art naïf, le surréalisme spontané et l'art immédiat: une poétique de l'immédiat</description>
<link>http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/art_naif/</link>
<lastBuildDate>Sun, 03 Jan 2010 00:41:49 +0100</lastBuildDate>
<generator>Hautetfort.com</generator>
<copyright>All Rights Reserved</copyright>
<item>
<guid isPermaLink="true">http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/archive/2009/12/20/013f6ea7487d9e3215e8e8eb11c81d7b.html</guid>
<title>Un mini-golf à usage interne, Monsieur M., secret inspiré sarthois</title>
<link>http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/archive/2009/12/20/013f6ea7487d9e3215e8e8eb11c81d7b.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Le Sciapode)</author>
<category>Art immédiat</category>
<category>Art naïf</category>
<category>Environnements spontanés</category>
<pubDate>Sun, 20 Dec 2009 16:31:00 +0100</pubDate>
<description>
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Les inspirés ne sont pas tous tout à fait au bord des routes, au sens où ils s'y montreraient bien en évidence. Celui que je vais indiquer ici, dont je tairai le nom et la localisation puisque je n'ai pas son accord pour le moment pour les révéler ou non, se cache un peu à l'écart au coeur d'une propriété située en bordure d'un chemin, mais cachée derrière des murs à hauteur d'homme, une végétation profuse masquant l'essentiel des sculptures installées à de nombreux points du jardin. On peut passer à côté sans le voir. De plus le chemin n'est pas une route très fréquentée.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/02/625328063.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/02/1286159097.jpg&quot; alt=&quot;Site anonyme dans la Sarthe,ph. Bruno Montpied, 2009.jpg&quot; name=&quot;media-2173390&quot; id=&quot;media-2173390&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;Un visage aperçu dans une trouée du feuillage... chez monsieur M., ph. Bruno Montpied, Sarthe, 2009&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; J'en ai entendu parler de façon inopinée. Nous étions accoudés à un bar de bon matin (il devait être dans les 7h), moi et deux autres acolytes, à la Ferté-Bernard dans la Sarthe. Je me mis à interroger le patron du bar sur les traces possibles qu'aurait pu laisser un monsieur Fin (c'est par le Fin que tout commence parfois...) dans les environs. En effet, Francis David, photographe et&amp;nbsp;chercheur d'environnements bien connu des amateurs, avait&amp;nbsp;mentionné dans son catalogue &quot;&lt;em&gt;Les Bricoleurs de l'Imaginaire&lt;/em&gt;&quot;&amp;nbsp;(en 1984!) les &quot;sculptures polychromes&quot; que ce dernier aurait&amp;nbsp;autrefois créées dans cette bourgade (et que je n'ai jamais eu l'occasion de voir). Le patron, ça ne lui disait rien. Les années 70-80 de l'autre siècle, ça commence à faire loin... Par contre, prolongea-t-il, il connaissait un autre gars qui depuis trente années aménageait son jardin avec des statues &quot;en béton armé&quot;, me dit-il. Ces statues agrémentaient de façon originale un mini-golf. Ah, ah..., me dis-je. Je n'eus de cesse de convaincre dès lors mes deux compagnons, qui n'avaient pas besoin d'être trop poussés cela dit, et nous finîmes par trouver le lieu.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/00/374902466.jpg&quot;&gt;&lt;img height=&quot;379&quot; width=&quot;555&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/00/737282714.jpg&quot; alt=&quot;Vue générale d'un jardin aux statues naïves dans la Sarthe, ph. BRuno Montpied, 2009.jpg&quot; name=&quot;media-2173367&quot; id=&quot;media-2173367&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;Le portail chez monsieur M., Sarthe, ph.BM, 2009&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; On ne le perçoit pas facilement. Seule une arborescence en ciment, semblable à de l'art d'artisan-rocailleur,&amp;nbsp;apposée sur les murs jouxtant le portail, permet de le repérer.&amp;nbsp;Les statues que contient le jardin - que je n'ai photographiées sur le moment que subrepticement et très partiellement, ce qui prouve le peu d'immédiateté de&amp;nbsp;ce site, et ce qui est instructif sur&amp;nbsp;sa signification&amp;nbsp;- les statues en ciment polychrome, assez rugueuses, ne sont pas tournées vers l'extérieur, mais bien vers l'intérieur, destinées à être avant tout appréhendées depuis le centre de la propriété.&amp;nbsp;A priori, c'est un décor à usage interne. La seule effigie tournée vers l'extérieur est un lion découvrant ses crocs.&lt;img src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/02/1167749452.jpg&quot; alt=&quot;Lion en ciment, Sarthe, ph.Bruno Montpied,2009.jpg&quot; name=&quot;media-2173433&quot; id=&quot;media-2173433&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt; En se haussant sur la pointe des pieds, et en regardant au loin entre les frondaisons de nombreux arbustes, buissons et cyprés, on devine des saynètes, une gardienne d'oies, un homme nourrissant de pain semble-t-il un éléphant qui s'en saisit du bout de la trompe, une sorte de dinosaure, un orque dont le museau jaillit des branches derrière un buste d'homme barbu, un homme tenant une hache sur l'épaule devant un chien qui paraît en arrêt devant lui,&lt;img src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/00/1800314819.jpg&quot; alt=&quot;Buste d'homme barbu, orque dans les arbres, Sarthe, ph.Bruno Montpied, 2009.jpg&quot; name=&quot;media-2173439&quot; id=&quot;media-2173439&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; /&gt; un ours blanc qui surgit derrière un arbre...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/02/1993547165.jpg&quot;&gt;&lt;img height=&quot;396&quot; width=&quot;530&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/02/340338581.jpg&quot; alt=&quot;Homme,éléphant,mini-golf, Sarthe, ph.Bruno Montpied, 2009.jpg&quot; name=&quot;media-2173404&quot; id=&quot;media-2173404&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;Le repas de l'éléphant... devant le parcours de mini-golf, ph.BM, 2009&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Des pistes de mini-golfs semblent installées à différentes places du site. Imitées de celles que l'on trouve dans&amp;nbsp;ces lieux d'attraction éminemment familiaux et touristiques. Ces espaces voués au divertissement, réductions démocratiques à l'usage du populaire, sont souvent oubliés des amateurs d'art populaire en plein air&amp;nbsp;alors qu'ils entretiennent à l'évidence un lien de parenté avec les environnement spontanés. Leurs inventions dans le tracé des pistes, leurs décors de maquettes dont la fantaisie est fonction à la fois de l'exploit à accomplir et de l'agrément de la promenade de trous en trous, cela peut avoir une influence sur des individus que le démon de la création peut&amp;nbsp;à l'occasion&amp;nbsp;chatouiller... On s'étonne même qu'il n'y ait pas davantage de créateurs populaires d'environnements (ou de simples&amp;nbsp;jardiniers) qui en aient dessiné dans leurs jardins.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/01/1609685363.jpg&quot;&gt;&lt;img height=&quot;377&quot; width=&quot;547&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/01/148569351.jpg&quot; alt=&quot;Gardienne d'oies en ciment, Sarthe, ph. Bruno Montpied, 2009.jpg&quot; name=&quot;media-2173424&quot; id=&quot;media-2173424&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;Gardienne d'oies? Ph. BM, 2009&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Voici donc, c'est le cas de le dire,&amp;nbsp;une autre&amp;nbsp;piste à suivre.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
</description>
</item>
<item>
<guid isPermaLink="true">http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/archive/2009/12/09/f4dfc49287f63c916067d9cbedeb79af.html</guid>
<title>L'envol</title>
<link>http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/archive/2009/12/09/f4dfc49287f63c916067d9cbedeb79af.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Le Sciapode)</author>
<category>Art immédiat</category>
<category>Art naïf</category>
<category>Art populaire insolite</category>
<category>Art populaire religieux</category>
<pubDate>Thu, 10 Dec 2009 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>
&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;A Philippe Lalane,&amp;nbsp;qui m'a fait découvrir cette peinture&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/00/1224773957.jpg&quot;&gt;&lt;img height=&quot;385&quot; width=&quot;495&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/00/1654266210.jpg&quot; alt=&quot;Anonyme-,ex-voto-peut-être,.jpg&quot; name=&quot;media-2153883&quot; id=&quot;media-2153883&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;Anonyme, peinture naïve à la manière d'un ex-voto, sans date (XXe siècle? Origine: Espagne?), coll BM&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino;&quot;&gt;Elle tombe telle une fusée à l'envers, bien droite, fonçant vers la terre pour y percer un trou qui fera date.&amp;nbsp;On dirait un envol, un envol vers le bas cette fois, les bras en croix ou en prière, en un geste d'invocation. Comme un christ renversé, une provocation ? Est-ce un suicide ou un accident? Sa tête couverte d'une opulente chevelure noire fait signe abstrait, inquiétant au milieu de ce petit tableau (env. 25x30 cm).&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; On dirait que la maison a des murs de terre, que la scène se passe dans un monde rural, plutôt méditerranéen, peut-être en Espagne. Au pied de la maison, des herbes folles prolifèrent sans entrave sur un sol meuble semble-t-il.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Il n'ya pas de saints évoqués dans un nuage placé en un coin de la composition, pas de textes de remerciement ou d'invocation au bas, mais on note tout de même dans la façade, remplaçant peut-être l'image du saint dont on demande l'intervention (ou qu'on remercie d'un dénouement heureux et inespéré), une niche avec une Vierge à l'enfant, constitué semble-t-il d'un minuscule collage d'images pieuses représentant&amp;nbsp;le fameux couple&amp;nbsp;que le peintre a couvert de peinture.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Les perspectives sont étranges, surtout sur le seuil avec cet escalier bizarrement positionné par rapport aux lignes de fuite du vestibule s'ouvrant sur un lointain lumineux. Le peintre a pris soin de ne pas exposer les limites de cette façade, devenue&amp;nbsp;espace de&amp;nbsp;tableau.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/02/1034348360.jpg&quot;&gt;&lt;img height=&quot;455&quot; width=&quot;370&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/02/1570827977.jpg&quot; alt=&quot;Anonyme,ex-votopeut-être,la.jpg&quot; name=&quot;media-2153912&quot; id=&quot;media-2153912&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;La Vierge à l'enfant, détail du tableau ci-dessus&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt;
</description>
</item>
<item>
<guid isPermaLink="true">http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/archive/2009/09/14/le-jardin-d-emile-taugourdeau-c-est-comme-les-pyramides-maya.html</guid>
<title>Le jardin d'Emile Taugourdeau danse encore dans les ronces</title>
<link>http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/archive/2009/09/14/le-jardin-d-emile-taugourdeau-c-est-comme-les-pyramides-maya.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Le Sciapode)</author>
<category>Art Brut</category>
<category>Art immédiat</category>
<category>Art naïf</category>
<category>Environnements spontanés</category>
<pubDate>Thu, 03 Dec 2009 00:01:00 +0100</pubDate>
<description>
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Qu'est-ce que ça devient chez Emile Taugourdeau, le maçon disparu en 1989, qui avait laissé derrière lui dans son jardin&amp;nbsp;des dizaines et des dizaines de statues naïves, brutes, immédiates, ce qui constituait un des environnements de statues naïves ou brutes&amp;nbsp;parmi les plus importants de France? Vingt ans qu'il est décédé, et pas de commémoration pour lui (il n'aura pas eu la chance d'un Chomo par exemple, plus artiste sans doute et reconnu comme tel par ses pairs).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/01/559930588.jpg&quot;&gt;&lt;img height=&quot;330&quot; width=&quot;522&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/01/622680215.jpg&quot; alt=&quot;Maison de Mme et M. Taugourdeau,ph.Bruno Montpied,1991.jpg&quot; name=&quot;media-2135518&quot; id=&quot;media-2135518&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;Maison de Mme et M.&amp;nbsp;Taugourdeau en 1991, ouverte avec confiance sur le monde extérieur, tableaux naïfs en ciment posés en clôture, façade de la maison entièrement peinte,&amp;nbsp;ph. Bruno Montpied&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/02/316358216.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/02/1634729277.jpg&quot; alt=&quot;Maison des Taugourdeau, état 2009, ph. Bruno Montpied.jpg&quot; name=&quot;media-2135588&quot; id=&quot;media-2135588&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;La même maison, en juillet 2009, la végétation envahit le jardin, par abandon ou pour le cacher... ph.B.M.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Il était en concurrence, au point de vue strictement quantitatif bien entendu, avec le jardin de Gabriel Albert à Nantillé en Charente-Maritime (on y a dénombré environ 400 statues, chez Taugourdeau, cela devait être approchant), lui aussi désormais en grand&amp;nbsp;péril. On a parlé de lui autrefois (et abondamment, ce qui me justifie de venir en reparler aujourd'hui: Francis David le tout premier&amp;nbsp;dans &lt;em&gt;Les Bricoleurs de l'imaginaire&lt;/em&gt;, Jean-Louis Lanoux dans &lt;em&gt;Plein Chant&lt;/em&gt; n°45, Taugourdeau étant alors encore de ce monde,&amp;nbsp;puis après sa mort,&amp;nbsp;dans ce fatras qu'était le &lt;em&gt;Guide de la France Insolite&lt;/em&gt; de Claude Arz, etc.).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Un article dans un journal spécialisé dans la brocante, longtemps aprés la mort de l'auteur,&amp;nbsp;eut paraît-il une influence néfaste, car&amp;nbsp;à la suite de cette publication qui aurait fait trop de bruit, on&amp;nbsp;vola certaines statues qui étaient sans surveillance (les statues que M. Taugourdeau exposait de l'autre côté de la route, en face de sa maison, les laissant avec confiance pour la récréation de tout un chacun qui passait sur ces petites routes charmantes&amp;nbsp;de la Sarthe).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/00/573763415.jpg&quot;&gt;&lt;img height=&quot;359&quot; width=&quot;521&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/00/1213332099.jpg&quot; alt=&quot;Emile Taugourdeau, Les trois attablés,ph. Bruno Montpied, 1991.jpg&quot; name=&quot;media-2135485&quot; id=&quot;media-2135485&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;Ces statues ont aujourd'hui disparu, la photo (BM) date de 1991&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp; Le silence retomba. Certains familiers du site, continuant de lui rendre visite&amp;nbsp;secrètement (à noter un article du&amp;nbsp;modeste &lt;em&gt;Zon'Art,&lt;/em&gt; vers 2003, si&amp;nbsp;je me rappelle bien), familiers qui récupéraient au passage certaines pièces qui étaient&amp;nbsp;à vendre (et ils faisaient bien, faute de mieux)... Personnellement, j'y étais passé en 1991, en compagnie de la photographe et artiste&amp;nbsp;Marie-José Drogou, afin de fixer sur pellicule le plus possible d'oeuvres. J'y suis revenu longtemps après, en 2003, puis récemment donc en juillet 2009.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/00/283669944.jpg&quot;&gt;&lt;img height=&quot;420&quot; width=&quot;301&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/00/1880279307.jpg&quot; alt=&quot;Emile Taugourdeau,Footballeurs,marins...Ph. Bruno Montpied, 1991.jpg&quot; name=&quot;media-2135579&quot; id=&quot;media-2135579&quot; style=&quot;margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; float: left; border-width: 0px;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Chez Taugourdeau,&amp;nbsp;il y a (il y avait)&amp;nbsp;beaucoup d'animaux, des cervidés, mais aussi des crocodiles, des dinosaures, des serpents, des chiens, des chevaux, et énormément de volatiles. Et aussi des footballeurs lilliputiens (les équipes, les buts, rien n'était oublié, ça grouillait, il fallait faire attention de ne pas buter sur eux).&lt;img height=&quot;279&quot; width=&quot;199&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/02/2135701661.jpg&quot; alt=&quot;Emile Taugourdeau,Bernard Hinault,ph. Bruno Montpied, 2004.jpg&quot; name=&quot;media-2135583&quot; id=&quot;media-2135583&quot; style=&quot;margin: 0.2em 0px 1.4em 0.7em; float: right; border-width: 0px;&quot; /&gt; Un Bernard Hinault (il est tombé par terre, c'est pas la faute à Voltaire, mais plutôt&amp;nbsp;la tempête dernière). Une voiture ancienne avec passager&amp;nbsp;et chauffeur (plus de poussière soulevée par ses roues, mais du lierre à la place&amp;nbsp;qui grimpe vaillamment&amp;nbsp;à l'assaut).&lt;img height=&quot;150&quot; width=&quot;218&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/01/1935750949.jpg&quot; alt=&quot;Emile Taugourdeau, son Bernard Hinault à terre,ph. Bruno Montpied, juil 09.jpg&quot; name=&quot;media-2135587&quot; id=&quot;media-2135587&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;Des carrioles conduites par des hommes&amp;nbsp;paraissant porter sombreros (la forêt, les ronces les ont-elles mangés? Je ne les ai pas revues à mon dernier passage en juillet dernier).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/02/1122670545.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/02/1149315609.jpg&quot; alt=&quot;Emile Taugourdeau, Le charretier et son âne, ph. Bruno Montpied, 1991.jpg&quot; name=&quot;media-2135591&quot; id=&quot;media-2135591&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;Carriole tirée par un âne, ph.BM, 1991&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Taugourdeau paraissait aimer les personnages, principalement couverts de chapeaux. Les sombreros revenaient souvent, semblant indiquer une fascination du créateur pour les Mexicains (il avait représenté deux Mariachis, les guitares&amp;nbsp;absentes de leurs mains à mon passage en 1991). Il y avait aussi, récurrents, des petits couples gentils, des couples de danseurs&amp;nbsp; certes immobiles&amp;nbsp;mais paraissant tourner sur eux-mêmes simultanément, des grenouilles cachées comme des larves dans des jardinières carrées montées sur&amp;nbsp;pieds.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/02/312923474.jpg&quot;&gt;&lt;img height=&quot;524&quot; width=&quot;403&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/02/860918585.jpg&quot; alt=&quot;Emile Taugourdeau, Deux mariachis, ph. Bruno Montpied, 1991.jpg&quot; name=&quot;media-2139984&quot; id=&quot;media-2139984&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;Les &quot;Mariachis&quot; en 1991, plus revus en 2009... ph. BM&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/01/289913125.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/01/400161233.jpg&quot; alt=&quot;Emile Taugourdeau,deux grenouilles en ciment, ph. Bruno Montpied, 1991.jpg&quot; name=&quot;media-2139990&quot; id=&quot;media-2139990&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;Deux grenouilles (&quot;les larves&quot;...), un peu à la mode Miyazaki,&amp;nbsp;ph. BM, 1991&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Des arbres de ciment -&amp;nbsp;toujours le ciment&amp;nbsp;- aux branches couvertes d'oiseaux. Des pêcheurs à la ligne, oui aussi&amp;nbsp;en ciment, qui cherchaient à prendre des poissons eux-mêmes en ciment (c'était les premiers sujets que commença Taugourdeau après s'être essayé à un canard). Des mariés qui dansaient galamment sous les arbres. Des cigognes aux longs cous. Un phacochère. Une déesse Kali (du moins l'ai-je identifiée ainsi, on l'a appelée aussi &quot;la magicienne&quot;)&amp;nbsp;plutôt du genre souriante, des serpents sur les bras (elle est toujours là, à mon passage en juillet dernier, je lui ai remis sur les bras les serpents qu'un antiquaire indélicat avait jetés par terre, à ce que me confia Mme Taugourdeau).&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/00/1725512910.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/00/556703314.jpg&quot; alt=&quot;Emile Taugourdeau, Kali en gros plan, ph. Bruno Montpied, 1991.jpg&quot; name=&quot;media-2139998&quot; id=&quot;media-2139998&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt; Un moulin avec son petit meunier (il avait le bras fendu,&amp;nbsp;on l'a acheté,&amp;nbsp;puis emmené à l'abri ailleurs, loin de cette jungle). Il y avait (oui,&amp;nbsp;toujours l'imparfait)&amp;nbsp;deux cavaliers sur&amp;nbsp;deux chevaux&amp;nbsp;qui avaient l'air de fendre les airs pour aller où? &lt;a href=&quot;http://animulavagula.hautetfort.com/archive/2009/09/02/cavalleria-rusticana.html&quot;&gt;On en a vu filer&lt;/a&gt;&amp;nbsp;un récemment encore, du côté de L'Isle-sur-la-Sorgue sur une brocante, à l'évidence échappé du jardin de M. Taugourdeau (voir ci-dessous le cavalier encore en place en 2003). Il est resté le second, une variante,&amp;nbsp;avec de subtiles différences, de l'ordre de quelques centimètres de plus ou de moins (j'ai vérifié, il a les jambes plus longues, des&amp;nbsp;étriers plus dégagés de la masse de ciment...)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/01/1161916974.jpg&quot;&gt;&lt;img height=&quot;334&quot; width=&quot;438&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/01/1134373848.jpg&quot; alt=&quot;Emile Taugourdeau, un cavalier qui s'échappa,ph. Bruno Montpied, 2003.jpg&quot; name=&quot;media-2140000&quot; id=&quot;media-2140000&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;Le cavalier, échappé ensuite sur les brocantes, ph. BM, 2003&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Il y avait, surtout, plus oubliés encore que les statues, d'étonnants tableaux de ciment teint dans la masse, d'une très belle facture naïve. Dans le jardin, exposés à la merci des intempéries, leurs couleurs ravivées à chaque pluie.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/02/495446633.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/02/242029287.jpg&quot; alt=&quot;Emile Taugourdeau, un renard, tableau de ciment, ph. Bruno Montpied, 1991.jpg&quot; name=&quot;media-2140007&quot; id=&quot;media-2140007&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;Un renard, ph. BM, 1991&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Qu'ils étaient beaux, ces tableaux... Et que le coeur me fend de les&amp;nbsp;imaginer perdus, brisés, cassés? Ici ou là, tassés parfois à plusieurs contre un mur de parpaings, petit à petit couverts de terres, de mousses, enserrés par des racines&amp;nbsp;accrocheuses, on en redécouvre, en les feuilletant d'un bras&amp;nbsp;qui les retient de tomber pendant que l'autre prend la photo.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/01/415451078.jpg&quot;&gt;&lt;img height=&quot;350&quot; width=&quot;520&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/01/833512359.jpg&quot; alt=&quot;Emile Taugourdeau, tableau de ciment avec un loup, ph. Bruno Montpied,2009.jpg&quot; name=&quot;media-2140018&quot; id=&quot;media-2140018&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;Un loup...? Tableau de ciment entassé à l'abandon, ph. BM, juil 2009&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; D'autres disparaissent sous la couleur uniformément verdâtre qui glace l'ensemble de l'oeuvre encore en place (les statues ne sont pas fendues, résistant encore bien malgré&amp;nbsp;vingt ans sans entretien à l'air libre depuis la mort de leur créateur).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/00/612539787.jpg&quot;&gt;&lt;img height=&quot;360&quot; width=&quot;531&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/00/380460694.jpg&quot; alt=&quot;Emile Taugourdeau,un autre cavalier, un cerf peint et sculpté,ph. Bruno Montpied, 2009.jpg&quot; name=&quot;media-2140032&quot; id=&quot;media-2140032&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;Etat actuel du jardin en juillet 2009, tableau sous un glacis de lichen, la deuxième variante de cavalier à gauche galopant dans le lierre envahissant, un cervidé contemplant avec mélancolie l'à-vau-l'eau du jardin..., ph. BM&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Peut-être que certains ont été tout simplement vendus? Car c'est ce qui arrive, la famille laisse partir par petits bouts les oeuvres du jardin, tantôt&amp;nbsp;chez des amateurs désireux de sauvegarder&amp;nbsp;ces chefs-d'oeuvre naïfs, tantôt à des brocanteurs peu scrupuleux qui acquièrent à bon compte des jardinières en mosaïque, en renversant au passage les statues qui&amp;nbsp;ne les intéressent pas, et qu'ils ne songent pas une minute à relever, l'affaire étant faite. C'est ainsi, il ne semble pas qu'aucune autre possibilité de sauver ce qui resterait encore à sauver puisse se mettre en place désormais. Il reste des écrits, des photos, peut-être des films, et quelques statues échappées chez les uns et les autres pour garder la mémoire de cett magnifique création.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/02/1585033497.jpg&quot;&gt;&lt;img height=&quot;387&quot; width=&quot;536&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/02/1935750949.jpg&quot; alt=&quot;Ph. Bruno Montpied, Juil 2009.jpg&quot; name=&quot;media-2140046&quot; id=&quot;media-2140046&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;Hinault à terre, juillet 2009... Ph. BM&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Le jardin, encore visible un peu il y a cinq ans, un jour que nous le visitions après un nettoyage saisonnier, se couvre&amp;nbsp;à d'autres moments&amp;nbsp;d'une végétation qui semble partie pour le dévorer complètement. Le redécouvrira-t-on un jour comme on a découvert les&amp;nbsp;temples mayas dans la jungle du Yucatan?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/02/858136210.jpg&quot;&gt;&lt;img height=&quot;544&quot; width=&quot;393&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/02/1394582362.jpg&quot; alt=&quot;Emile Taugourdeau,les mariés dans les ronces, ph. Bruno Montpied, 2009.jpg&quot; name=&quot;media-2140062&quot; id=&quot;media-2140062&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;La danse dans les ronces, ph. BM, 2009&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
</description>
</item>
<item>
<guid isPermaLink="true">http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/archive/2009/11/14/andre-breton-lettres-a-aube.html</guid>
<title>André Breton, lettres à Aube</title>
<link>http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/archive/2009/11/14/andre-breton-lettres-a-aube.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Le Sciapode)</author>
<category>Art Brut</category>
<category>Art immédiat</category>
<category>Art naïf</category>
<category>Environnements spontanés</category>
<category>Poésie naturelle ou de hasard</category>
<category>Surréalisme</category>
<pubDate>Sat, 14 Nov 2009 14:52:00 +0100</pubDate>
<description>
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/02/340950983.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/02/879798090.jpg&quot; alt=&quot;Lettres à Aube, André Breton, éd. Gallimard,2009.jpg&quot; name=&quot;media-2100994&quot; id=&quot;media-2100994&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Gallimard vient de publier dans la collection blanche les &quot;Lettres à Aube&quot; qu'André Breton a envoyées des&amp;nbsp; années 30 aux années 60 à sa fille. Cette publication est&amp;nbsp;le signe avant-coureur de la correspondance plus générale&amp;nbsp;du poète du surréalisme que l'on verra publiée, probablement en plusieurs volumes, tant elle s'annonce profuse et variée, à partir de 2016 (conformément à ses volontés testamentaires, qui ne s'appliquaient pas à la correspondance détenue par sa femme et sa fille). Tout amateur du surréalisme ne peut que s'en enchanter. Car la vie du poète fait partie d'un ensemble uni indissolublement à son oeuvre, à son message général face à la vie et à la société, à la philosophie du surréalisme qui comme on sait n'est pas un mouvement limité à une esthétique, qu'elle soit&amp;nbsp;plastique ou littéraire. Breton vivait au sein d'un faisceau de signes, d'évènements, de rencontres (importance, incroyable peut-être aux yeux d'un contemporain,&amp;nbsp;de la place prise par la sociabilité dans ce qui ressort de cette correspondance... Les amis, la famille aimée, l'amour, que le poète ne cesse de réclamer autour de lui) qu'il assemblait dans une recherche attentive à en dégager les significations merveilleuses latentes.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/00/1606485759.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/00/1515249024.jpg&quot; alt=&quot;Détail André Breton et Aube Elléouët en 1959-1960 à l'expo internationale du surréalisme à la Galerie cordier, p. William Klein.jpg&quot; name=&quot;media-2100757&quot; id=&quot;media-2100757&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;André Breton et sa fille Aube à sa droite, détail d'une photo de William Klein parue dans &lt;em&gt;Vogue&lt;/em&gt; à l'occasion de l'exposition&amp;nbsp;internationale du surréalisme, &lt;em&gt;Eros&lt;/em&gt;, à la Galerie Cordier, 1959-1960&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Pour ne se cantonner qu'aux allusions à des sujets qui nous occupent plus particulièrement sur ce blog, les rapports à l'art brut, à l'art naïf et l'art populaire, on trouvera dans cette correspondance quelques&amp;nbsp;notations intéressantes.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/01/1846459343.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/01/1863043492.jpg&quot; alt=&quot;Miguel Hernandez, Portrait d'André Breton, 1952, vente Breton à Drouot en 2003.jpg&quot; name=&quot;media-2100902&quot; id=&quot;media-2100902&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;Miguel Hernandez, portrait d'André Breton, 1952 (extrait du catalogue de la vente Breton&amp;nbsp;par Calmels-Cohen)&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;Dans la lettre du 12 octobre 1948, Breton décrit à&amp;nbsp;sa fille, alors âgée de treize ans, son projet d'Almanach de l'art brut (à noter qu'il ne fait aucune allusion à Dubuffet...): &lt;em&gt;&quot;Tu te demandes&amp;nbsp;peut-être ce que ça peut être que&amp;nbsp;l'art brut? Cela groupe tous les tableaux et objets que font quelquefois des gens qui ne sont pas artistes: par exemple un plombier-zingueur, un jardinier, un charcutier, un fou, etc. C'est extrêmement intéressant&lt;/em&gt;&quot;.&amp;nbsp;&quot;Des gens qui ne sont pas artistes&quot;, c'est à souligner, en ces temps où le terme d'artistes, appliqué aux&amp;nbsp;créateurs de l'art brut, ne cesse plus d'être employé à tout&amp;nbsp;va. En quatre lignes, ce père attentif&amp;nbsp;à faire passer ce qu'il croit bon de faire&amp;nbsp;apprécier à son enfant trouve les mots clairs et accessibles, résumant finalement assez bien le sujet pour un premier contact.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Il faut attendre une dizaine d'années plus tard pour trouver dans une lettre du 16 juillet 1958 une autre allusion cette fois à son intérêt pour l'art naïf. &quot;&lt;em&gt;J'attends l'arrivée, par les soins du camionneur, d'une vingtaine de tableaux naïfs que j'ai prélevés dans la soupente de l'atelier rue Fontaine et qui me semblent devoir ici&lt;/em&gt; [ dans sa maison de Saint-Cirq-Lapopie dans le Lot] &lt;em&gt;égayer un peu tous les murs.&lt;/em&gt;&quot; On se demande à quoi pouvaient ressembler ces tableaux. Certains ont-ils fait partie de la vente Breton en 2003 à Drouot? Cela serait plausible, quand on se rappelle (et le catalogue de la vente&amp;nbsp;par Calmels-Cohen aide à s'en souvenir) le nombre de tableaux naïfs que collectionnait Breton, par des peintres connus, Ferdinand Desnos, Hector Hippolyte, André Demonchy, Miguel Vivancos, par exemple, ou&amp;nbsp;&amp;nbsp;moins connus comme &lt;a href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/archive/2007/11/02/alphonse-benquet-au-banquet-du-bel-art-naif.html&quot;&gt;Alphonse Benquet&lt;/a&gt;, voire des peintres anonymes (le catalogue présente&amp;nbsp;plusieurs oeuvres &quot;d'auteurs non identifiés&quot;).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/02/1129933871.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/02/454586734.jpg&quot; alt=&quot;Naïf anonyme,anc. coll. André Breton,vente 2003 par Calmels-Cohen.jpg&quot; name=&quot;media-2100989&quot; id=&quot;media-2100989&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&quot;Auteur non identifié&quot;, titre &quot;&lt;em&gt;Le retiro&lt;/em&gt;&quot;, tableau naïf ayant appartenu à André Breton, Catalogue de la vente 2003&amp;nbsp;par Calmels-Cohen&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Breton s'est à maintes reprises passionné pour des autodidactes, comme son ouvrage &lt;em&gt;Le surréalisme et la peinture&lt;/em&gt; le montre déjà abondamment. Une nouvelle preuve nous en&amp;nbsp;est&amp;nbsp;administrée à la page 121 de cette correspondance inédite (lettre du 11 septembre 1958 destinée à Aube et son mari Yves Elléouët). &lt;em&gt;&quot;Hier, avec Joyce et son mari, nous sommes allés voir ce vieux boulanger-sculpteur de Corbeil dont je crois vous avoir déjà parlé. J'ai ramené de lui un tableau ultra-naïf qui n'est pas sans charme&lt;/em&gt;.&quot; Eh bien, le &quot;boulanger-sculpteur de Corbeil&quot;, ça ne vous rappelle rien, ô vous lecteurs fidèles et assidus de ce blog?&amp;nbsp;Mais&amp;nbsp;bon sang, c'est bien sûr, comme aurait dit le commissaire Bourrel, il s'agit là de &lt;a href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/archive/2009/10/20/frederic-seron.html&quot;&gt;Frédéric Séron&lt;/a&gt; une fois de plus! En 1958, tout le monde allait chez lui, Doisneau, J-H. Sainmont, Breton, Dumayet, Gilles Ehrmann, et même ce grand mondain frelaté qu'était Cocteau (qui avait acquis des sculptures de Séron pour sa propriété de Milly: toujours présentes?). J'aimerais bien savoir où est passée finalement ce &quot;tableau&amp;nbsp;ultra-naïf&quot; que Breton eut la bonne idée de sauver en l'achetant... Est-ce un des tableaux étiquetés par Calmels-Cohen, &quot;auteur non identifié&quot;, là encore (mais il ne semble pas, voir ci-dessous)? &lt;em&gt;Wait and see&lt;/em&gt;... Qui dissipera le mystère? Pour en savoir plus sur les peintures que faisait Séron, à côté des statues qu'il avait mises dans son jardin, on se reportera au documentaire-interview&amp;nbsp;de &lt;a href=&quot;http://www.ina.fr/media/entretiens/video/CPF86644604/frederic-seron.fr.html&quot;&gt;Pierre Dumayet&lt;/a&gt; mis en ligne sur le site de l'INA que j'ai déjà évoqué et mis en lien&amp;nbsp;sur ce blog (voir ci-dessus,&amp;nbsp;le nom&amp;nbsp;Frédéric Séron). Deux tableaux y sont commentés, dont une &quot;Chasse à courre&quot; et une &quot;Paix chez les animaux&quot;. Ultra-naïfs en effet... A noter cependant que les tableaux de Séron étaient signés à gauche en bas, selon ce que répond Séron lui-même à Dumayet dans l'interview. On devrait donc pouvoir facilement les identifier si on les retrouve...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/01/1575516612.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/01/1600119614.jpg&quot; alt=&quot;Tableau de frédéric Séron, chasse à courre, extrait du documentaire de Pierre Dumayet, Ina.fr.jpg&quot; name=&quot;media-2101559&quot; id=&quot;media-2101559&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;Un des tableaux montrés pendant l'entretien avec Pierre Dumayet mis en ligne par l'INA, une chasse&amp;nbsp;à courre, avec un parachutiste dans le ciel, souvenir de guerre de Séron ; on se rend un peu mieux compte ainsi de la manière &quot;ultra-naïve&quot;&amp;nbsp;évoquée par André Breton&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
</description>
</item>
<item>
<guid isPermaLink="true">http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/archive/2009/11/07/dictionnaire-du-poignard-subtil.html</guid>
<title>Dictionnaire du Poignard Subtil</title>
<link>http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/archive/2009/11/07/dictionnaire-du-poignard-subtil.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Le Sciapode)</author>
<category>Art naïf</category>
<category>DICTIONNAIRE DU POIGNARD SUBTIL</category>
<pubDate>Sat, 07 Nov 2009 23:03:01 +0100</pubDate>
<description>
&lt;div style=&quot;text-align: left&quot;&gt; &lt;div style=&quot;text-align: left&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; color: #800000; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/00/743508065.2.jpg&quot; alt=&quot;Poignard-gaulois-(Encyclopé.jpg&quot; name=&quot;media-2088704&quot; id=&quot;media-2088704&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: left&quot;&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; color: #800000; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;NAÏF:&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: left&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: left&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: left&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; color: #800000; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&quot;Ce qui est beau dans &quot;l'art naïf&quot;, ce n'est pas son innocence, c'est sa brutalité. La brutalité de son innocence, si l'on veut.&quot;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: left&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: left&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: left&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; color: #800000; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt; Pierre Peuchmaurd, &lt;em&gt;Le Pied à l'encrier,&lt;/em&gt; éd. Les Loups sont fâchés, 2009&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: left&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: left&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: left&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/01/76821791.jpg&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
</description>
</item>
<item>
<guid isPermaLink="true">http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/archive/2009/11/06/une-marine-un-peu-cruelle.html</guid>
<title>Une marine cruelle</title>
<link>http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/archive/2009/11/06/une-marine-un-peu-cruelle.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Le Sciapode)</author>
<category>Art immédiat</category>
<category>Art naïf</category>
<category>Marine populaire et singulière</category>
<category>Noms prédestinants</category>
<pubDate>Fri, 06 Nov 2009 10:31:00 +0100</pubDate>
<description>
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Curieux, curieux tableau acquis voici quelques années auprés d'un antiquaire de la Foire de la Bastille suite à l'indication de l'ami Philippe Lalane...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Sur une mer où ne frise &lt;em&gt;qu'une seule vague&lt;/em&gt;, un homme semble appeler&amp;nbsp;à l'aide dans un geste alangui et grâcieux, bizarrement étant donné la meute des poissons, aussi affamés que des murènes, qui se jette sur lui avec voracité. Son corps est couvert de plaies sanguinolentes, et son sang commençe à teindre les flots&amp;nbsp;bouillonnant&amp;nbsp;autour de lui. Il&amp;nbsp;ne paraît&amp;nbsp;pas encore mort puisqu'il agite le bras (il a un côté Saint-Sébastien, je trouve)... Si l'on fait abstraction de ses persécuteurs aquatiques, on observe que son corps adopte la position d'un nageur de 100m dos!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/00/1976290653.jpg&quot;&gt;&lt;img height=&quot;377&quot; width=&quot;545&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/00/144935068.jpg&quot; alt=&quot;L.Plé,tableau sans titre, peut-être XIXe siècle, coll.Bruno Montpied.jpg&quot; name=&quot;media-2085781&quot; id=&quot;media-2085781&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;L.Plé, sans titre, 22 x 33,5 cm, huile sur toile, XIXe siècle? Photo Bruno Montpied&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Au loin à droite, on aperçoit un trois-mâts battant pavillon français. Un canot approche, chargé de deux rameurs et d'un homme barbu debout les bras en l'air,&amp;nbsp;dans un geste d'affolement&amp;nbsp;face au&amp;nbsp;spectacle qu'il découvre. L'ensemble de la scène fait penser aux ex-voto représentant des événements tragiques, bien qu'ici on ne trouve nulle invocation à un quelconque saint ou dieu. Le tableau est signé en bas à droite &quot;L.Plé&quot;. Amusant du reste ce patronyme, je le note au passage, étant donné le nombre de...&lt;em&gt;plaies&lt;/em&gt; sur le corps de la victime&amp;nbsp;au premier plan.&amp;nbsp;Je n'ai jusqu'à présent trouvé aucune référence à&amp;nbsp;ce peintre dans les dictionnaires spécialisés en peinture naïve. L'enquête est donc ouverte.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
</description>
</item>
<item>
<guid isPermaLink="true">http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/archive/2009/10/20/frederic-seron.html</guid>
<title>Frédéric Séron</title>
<link>http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/archive/2009/10/20/frederic-seron.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Le Sciapode)</author>
<category>Art immédiat</category>
<category>Art naïf</category>
<category>Cinéma et arts (notamment populaires)</category>
<category>Environnements spontanés</category>
<pubDate>Sun, 25 Oct 2009 20:33:00 +0100</pubDate>
<description>
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Retour vers le passé, ce sera l'incipit pour aujourd'hui.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; J'espère que l'INA ne m'en voudra pas de leur faire un peu de publicité en les mettant en lien avec mon modeste blog. Ainsi que de la mise en ligne de quelques photos capturées grâce à l'obligeance du camarade Jean-Jacques que je remercie hautement ici, et d'abord pour le renseignement précieux qu'il m'a fourni: sur le site de l'INA, on trouve depuis quelque temps, dans la rubrique &lt;a href=&quot;http://www.ina.fr/communaute/journal&quot;&gt;&quot;le journal de votre naissance&quot;&lt;/a&gt;, à la date du 25 octobre 1961, un&amp;nbsp;reportage intitulé &quot;Poésie pas morte&quot; où l'on nous parle d'une exposition sur des oeuvres d'autodidactes (on reconnaît bien vite des photos de Gilles Ehrmann, qui était à cette date sur le point de publier son livre &lt;em&gt;Les Inspirés et leurs demeures&lt;/em&gt;&amp;nbsp;aux éditions du Temps, publié au 4e trimestre 1962 ).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/00/1061585878.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/00/639628033.jpg&quot; alt=&quot;poésiepasmorte8.jpg&quot; name=&quot;media-2059795&quot; id=&quot;media-2059795&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;Image d'ouverture du reportage, 1961, ina.fr&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;L'exposition n'est pas autrement décrite, ni située. Nous sommes dans un fragment de journal d'actualités&amp;nbsp;(on le trouve&amp;nbsp;à la 5e&amp;nbsp;minute - à peu prés -&amp;nbsp;du journal&amp;nbsp;&amp;nbsp;qui parle aussi d'inondations au Japon, d'affrontements entre&amp;nbsp;Wallons et Flamands, de refoulements par avions de manifestants &quot;musulmans algériens&quot;&amp;nbsp;de la France vers l'Algérie, de Kroutchev&amp;nbsp;et d'autres sujets de l'actualité de l'époque). Je n'ai pour l'instant pas trouvé d'ouvrages - notamment ceux qui ont été faits sur Gilles Ehrmann qui ne&amp;nbsp;situent ses premières expositions qu'à partir de 1965... -&amp;nbsp;qui&amp;nbsp;puissent renseigner sur l'exposition en question. Qui est l'auteur du reportage? On ne nous le dit pas non plus.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/02/874639902.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/02/838058363.jpg&quot; alt=&quot;Poésiepasmorte1.jpg&quot; name=&quot;media-2059801&quot; id=&quot;media-2059801&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;Frédéric Séron peignant l'effigie de Clémenceau, &quot;le Père la Victoire&quot;, 1961, ina.fr&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/01/1295424654.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/01/222288304.jpg&quot; alt=&quot;FrédéricSéronGEhrmann,Sirèn.jpg&quot; name=&quot;media-2059851&quot; id=&quot;media-2059851&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;Sirène au premier plan et Clémenceau au bout de l'allée, chez Frédéric Séron dans les années 50, photo extraite du livre de Gilles Ehrmann, &lt;em&gt;Les inspirés et leurs demeures&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Toujours est-il qu'on voit tout à coup, après l'introduction d'usage qui est consacrée à des images de l'exposition, d'autres vues&amp;nbsp;prises cette fois directement sur les sites des&amp;nbsp;divers inspirés&amp;nbsp;évoqués dans l'expo. Autant dire que sur ces créateurs-là&amp;nbsp;les films ne courent pas les rues, et ce dernier reportage pourrait bien être l'un des seuls&amp;nbsp;(1): on découvre ainsi, revenus du passé en pleine forme, leurs oeuvres encore toutes fraîches,&amp;nbsp;Frédéric Séron et ses statues du Pressoir-Prompt (aujourd'hui&amp;nbsp; son jardin et sa maison ont&amp;nbsp;semble-t-il disparu pour cause d'élargissement de la Nationale 7 qui les longeait dans l'Essonne), Raymond Isidore, dit Picassiette, en train de composer une mosaïque sur le sol devant sa petite maison, la paume de la main remplie de fragments d'assiettes, sa femme en train de coudre sur la machine que son mari avait également&amp;nbsp;couverte de mosaïque, ou encore M. Marmin, le pépiniériste des Essarts en Vendée, qui avait taillé des animaux dans des arbustes sur une prairie prés de sa maison (le jeune homme&amp;nbsp;qu'on voit tailler les arbustes est probablement un acteur, car Marmin photographié par Ehrmann n'a pas du tout la même apparence, ni le même âge...).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/02/477092215.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/02/684745257.jpg&quot; alt=&quot;PicassietteJPEG, scène du Nouveau Testament en silhouettes blanches, Les J de l'AI, 1981.jpg&quot; name=&quot;media-2059864&quot; id=&quot;media-2059864&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;Picassiette, scène biblique, photogramme extraite des &lt;em&gt;Jardins de l'art immédiat&lt;/em&gt;, Bruno Montpied, 1982&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Frédéric Séron est montré en train de&amp;nbsp; confectionner ses statues, disposant son ciment sur des armatures de fil de fer,&amp;nbsp;badigeonnant une de ses statues dont le commentaire nous apprend fortuitement&amp;nbsp;le nom (Un &quot;Père la victoire&quot;&amp;nbsp;évoquant&amp;nbsp;Georges Clémenceau, à qui l'on attribue la victoire de la Guerre 14-18), enfermant dans ses statues nous dit-on &quot;sa carte de visite et le journal du jour&quot;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;On peut continuer à fouiller dans les archives de cette INA ouverte (depuis peu, semble-t-il) à l'art brut du passé, et notamment prolonger la recherche sur Frédéric Séron, sur lequel&amp;nbsp;il existe de rares documents écrits (2), surtout accessibles du grand public. On trouve sur leur site un autre document rare, nettement inconnu&amp;nbsp; des chercheurs jusqu'à présent à ce que je subodore... Une &lt;a href=&quot;http://www.ina.fr/media/entretiens/video/CPF86644604/frederic-seron.fr.html&quot;&gt;interview de Frédéric Séron&lt;/a&gt; par Pierre Dumayet dans &lt;em&gt;Lectures pour tous&lt;/em&gt; du 25/03/1954 (production RTF). Après des vues sur les statues du jardin (c'est muet, pas la peine de vous exciter sur votre ordinateur!), au bout d'une minute et des poussières,&amp;nbsp;tous deux causent familièrement assis au jardin en toute cordialité du travail de Séron et de son&amp;nbsp;contenu (&quot;Dites donc M. Séron c'est pas par hasard si on trouve une Porteuse de pain dans votre maison...&quot;, &quot;Ben oui, j'ai été trente ans boulanger...&quot;), tandis qu'en fond sonore dialoguent des poules fort glousseuses. Il y révèle qu'il enfermait dans ses statues toutes sortes de journaux, pas seulement dans la perspective comme le signale de son côté&amp;nbsp;Ehrmann, de fabriquer des sortes d'âmes dans des boîtes, mais plutôt avec l'arrière-pensée de mêler sa propre identité à celles des hommes qui faisaient l'Histoire de son temps. Il y avait certainement dans cette démarche un peu d'un rituel magique naïf, écho de rituels païens plus anciens et oubliés. Certains de ses sujets y sont évoqués pour les modèles qui les ont inspirés (la patineuse, la danseuse, &quot;L'Etoile polaire&quot;...). Séron avoue dessiner ses sujets au préalable, il parle un peu de sa technique (des balles de la guerre de 14-18 servaient de crocs au lion de 100 kilos qu'enserrait un serpent et que l'on voyait en premier lorsqu'on découvrait le jardin dans les années 80).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/01/1042902798.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/01/77875185.jpg&quot; alt=&quot;SéronLesanimauxsurlegarage5.jpg&quot; name=&quot;media-2059867&quot; id=&quot;media-2059867&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;Frédéric Séron, le lion sur le toit du garage au Pressoir-Prompt, photo extraite du n° spécial &quot;Art naïf&quot; de la revue &lt;em&gt;Phantômas&lt;/em&gt; (1956)&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; On y voit aussi, chose rarissime, des images des tableaux naïfs que confectionnait Séron. Du reste, Ehrmann a photographié Séron dans son intérieur devant une magnifique fresque naïve peinte sur un des murs de&amp;nbsp;son logis (c'est sans doute par ces tableaux naïfs que le critique de l'art naïf Anatole Jakovsky est venu lui aussi visiter Séron dans les années 50). Dans l'interview de Dumayet, Séron commente en direct&amp;nbsp;deux de ses tableaux, dont une chasse à courre, qui est le support de souvenirs, de récits, notamment liés à la guerre de 14 dont on comprend que Séron, ancien combattant, avait été copieusement&amp;nbsp;marqué. Le second, intitulé &quot;La paix chez les animaux&quot;,&amp;nbsp;paraît remarquable.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Rien de mieux pour se faire une idée vivante et réelle du genre de personnage et du type de créateur que ce petit documentaire de 8 minutes... Allez... Tous&amp;nbsp;à l'INA...!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;_____&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;(1). J'ai fait quelques images en Super 8&amp;nbsp;sur&amp;nbsp;ce qu'il restait du site de Frédéric Séron au Pressoir-Prompt en 1987, des statues verdâtres, d'autres enfouies sous les ifs qui&amp;nbsp;en croissant les avait recouvertes, la maison fermée et inhabitée ; j'avais rencontré à l'époque un voisin qui nous avait confié, à moi et à Jean-Claude Pinel, qu'il avait conservé quelques sujets, peu importants semblait-il,&amp;nbsp;et qu'il surveillait le devenir de la maison : peut-on espérer qu'au Pressoir-Prompt, on ait songé dès lors à sauvegarder à part quelques oeuvres de Séron? Mon petit film a été incorporé dans l'ensemble plus important&amp;nbsp;qui s'intitule &lt;em&gt;Les Jardins de l'art immédiat.&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;(2). On peut lire sur Séron&amp;nbsp;outre le livre de Gilles Ehrmann déjà cité, le très bon livre de Charles Soubeyran&lt;em&gt;, Les Révoltés du merveilleux&lt;/em&gt;, aux éditions Le Temps qu'il fait (2004), consacré à&amp;nbsp;Ehrmann et à Robert Doisneau. Ces derniers ont tous les deux photographié&amp;nbsp;Séron. Soubeyran donne des pistes bibliographiques par la même occasion, il rappelle l'article que Robert Giraud&amp;nbsp;publia en 1950 (soit dix ans avant Ehrmann), &quot;Etoiles noires de Paris: Frédéric Séron&amp;nbsp;est le bon Dieu du paradis des animaux&quot; dans &lt;em&gt;Paris Presse-L'Intransigeant&lt;/em&gt;, article qu'illustraient deux photos de Doisneau. Ce dernier évoque lui-même Séron dans son livre de souvenirs, &lt;em&gt;A l'Imparfait de l'objectif&lt;/em&gt; (p. 131, - et non pas p.73, M. Soubeyran... -&amp;nbsp;éd. Belfond, 1989). Anatole Jakovsky a évoqué, quoique&amp;nbsp;vraiment entre les lignes, la figure&amp;nbsp;de Séron dans &lt;em&gt;Les Peintres Naïfs&lt;/em&gt; (éd. La Bibliothèque des Arts, 1956). J'ajoute à cette bibliographie&amp;nbsp;deux références que&amp;nbsp;peu de gens ont dû&amp;nbsp;repérer, je gage... Dans un n° spécial de la revue &lt;em&gt;Phantômas&lt;/em&gt;, consacré à l'Art naïf (n°7/8, hiver 1956), revue dirigée par Marcel Havrenne, Théodore Koenig et Joseph Noiret à Bruxelles, on trouve quelques photos (voir ci-dessus, ci-dessous, et ci-contre)&amp;nbsp;du site de Frédéric Séron, et notamment une photo du créateur&amp;nbsp;en compagnie du&amp;nbsp;mystérieux pataphysicien J-H. Sainmont que l'on aperçoit&amp;nbsp;- anonymat, et peut-être supercherie, obligent - de dos seulement... Les commentaires des photos sont de Sainmont.&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/01/1794621945.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/01/898372384.jpg&quot; alt=&quot;Phantômasnuméro1504,1956.jpg&quot; name=&quot;media-2059886&quot; id=&quot;media-2059886&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; /&gt;&lt;/a&gt; Une autre référence encore par rapport à Séron: l'article de Ralph Messac, &quot;Un ancien boulanger a fabriqué un paradis en ciment&quot;&amp;nbsp;dans &lt;em&gt;L'Information&lt;/em&gt; n°1504 du 7 septembre 1955&amp;nbsp;qui dénombre à l'époque (Séron, né en 1878,&amp;nbsp;disparaît en 1959) 90 statues. A Dumayet, passé en 1954, il en signalait 88, dont une en cours... Ces chiffres paraissent donc authentiques.&amp;nbsp;En 1987, lors de mon passage j'en vis nettement moins...&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/02/1096410462.jpg&quot; alt=&quot;Phantômas2pagesArtNaïfSéron.jpg&quot; name=&quot;media-2059877&quot; id=&quot;media-2059877&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;Deux pages sur Séron (et Camille Renault) dans &lt;em&gt;Phantômas&lt;/em&gt; n°1504, 1956&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt;
</description>
</item>
<item>
<guid isPermaLink="true">http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/archive/2009/10/18/un-musee-de-l-art-mediocre-a-boston.html</guid>
<title>Un musée de l'art médiocre à Dedham, Massachusetts</title>
<link>http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/archive/2009/10/18/un-musee-de-l-art-mediocre-a-boston.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Le Sciapode)</author>
<category>Art contemporain</category>
<category>Art des croûtes, art des dépôts-ventes</category>
<category>Art immédiat</category>
<category>Art inclassable</category>
<category>Art moderne méconnu</category>
<category>Art naïf</category>
<category>Art populaire contemporain</category>
<pubDate>Sun, 18 Oct 2009 15:04:00 +0200</pubDate>
<description>
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Dans la problématique de la&amp;nbsp;valeur des oeuvres d'art, on versera au dossier l'existence d'un Musée de l'art médiocre (ou moche, voir dans les commentaires ci-dessous)&amp;nbsp;aux Etats-Unis, le MOBA (&lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://www.museumofbadart.org/index.php&quot;&gt;museum of bad art&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;).&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/02/462282369.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/02/2087677726.jpg&quot; alt=&quot;Dog, collection du MOBA(auteurInconnu peut-être d'origine danoise).jpg&quot; name=&quot;media-2048264&quot; id=&quot;media-2048264&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; /&gt;&lt;/a&gt; Il m'a été signalé par l'animateur de l'émission de radio &lt;em&gt;Song of praise&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino;&quot;&gt;, Cosmo Helectra. Cela faisait suite à des discussions que nous avions eues au sujet de la vogue qui sévit aux USA autour des collections d'oeuvres trouvées dans les dép&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino;&quot;&gt;ôts-ventes et autres brocantes, dans les décharges, dans la rue, etc., oeuvres qui possèdent un aspect bizarre, difficile à classer dans l'une ou l'autre des catégories en usage telles que l'art brut, l'art naïf, l'art populaire. Des oeuvres étranges&amp;nbsp;que le regard hésite à taxer d'idiotie,&amp;nbsp;leurs apparentes maladresses pouvant recéler quelque langage nouveau, pas encore perceptible à notre époque. Des oeuvres inclassables, véritablement inclassables.&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/01/605127323.jpg&quot;&gt;&lt;/a&gt; Cosmo m'a ainsi montré un bouquin édité aux USA, intitulé &lt;em&gt;Thrift store paintings&lt;/em&gt; (&lt;em&gt;peintures de dépôts-ventes&lt;/em&gt;),&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/01/1090417255.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/01/816466877.jpg&quot; alt=&quot;Couverture du catalogue Thrift Store paintings.jpg&quot; name=&quot;media-2048214&quot; id=&quot;media-2048214&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; /&gt;&lt;/a&gt; qui présentent un certain nombre de ces tableaux effectivement fort insolites, d'un surréalisme involontaire semble-t-il dans certains cas (quoique... Un certain nombre d'entre elles paraissent en même temps&amp;nbsp;mal&amp;nbsp;digérées de&amp;nbsp;ce dernier mouvement, l'inspiration, et la technique, étant le plus souvent défaillantes...).&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/02/145714071.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/02/78171434.jpg&quot; alt=&quot;peinture d'auteur inconnu,extraite d'un blog américain pour femmes au foyer.jpg&quot; name=&quot;media-2048230&quot; id=&quot;media-2048230&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;Image trouvée sur un blog à l'intention des femmes au foyer américaines...&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Je donne ici quelques exemples pris sur internet, venus&amp;nbsp;d'horizons hétéroclites,&amp;nbsp;comme&amp;nbsp;l'image ci-dessous&amp;nbsp;piquée sur un site dédié au &lt;a href=&quot;http://images.google.fr/imgres?imgurl=http://jeffwalloch.typepad.com/.a/6a011570369877970c0120a4f8aaa0970b-800wi&amp;amp;imgrefurl=http://www.gossima.info/books/&amp;amp;usg=__cW1OXtmXXN-fQWjE1vOla5B5h18=&amp;amp;h=856&amp;amp;w=657&amp;amp;sz=120&amp;amp;hl=fr&amp;amp;start=173&amp;amp;um=1&amp;amp;tbnid=b31WAT8gK90sgM:&amp;amp;tbnh=145&amp;amp;tbnw=111&amp;amp;prev=/images%3Fq%3DThrift%2Bstore%2Bpaintings%26ndsp%3D20%26hl%3Dfr%26sa%3DN%26start%3D160%26um%3D1&quot;&gt;ping-pong&lt;/a&gt;:&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: left&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/00/810749560.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/00/33344518.jpg&quot; alt=&quot;peinture d'un certain Wolters, peinture trouvée dans un dépôt-vente aux USA.jpg&quot; name=&quot;media-2048226&quot; id=&quot;media-2048226&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Certains artistes, bien documentés, se sont mis, toujours aux USA, dans l'esprit d'Asger Jorn, à repeindre ou à faire des collages sur les peintures de dépôts-ventes. Que l'on se reporte par exemple à cette artiste contemporaine américaine (née en 1934), &lt;a href=&quot;http://www.corbettvsdempsey.com/artists/bergman/bergman.html&quot;&gt;Margot Bergman&lt;/a&gt;, dont cela paraît être le procédé permanent (de fort beaux résultats).&amp;nbsp;On se souvient que cela n'est pas nouveau, &lt;a href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/archive/2009/01/11/asger-jorn-au-centre-beaubourg.html&quot;&gt;Jorn&lt;/a&gt;, dont j'ai déjà parlé sur ce blog, a eu une période où il exécutait &lt;em&gt;des modifications&lt;/em&gt; sur des croûtes achetées aux Puces, affirmant par ailleurs admirer la banalité pure de ces tableaux anonymes, y ajoutant sa patte (et sa pâte). La rencontre des deux styles nous a laissé des oeuvres très attachantes.&amp;nbsp;Il apparaît à la lumière du déferlement actuel&amp;nbsp;des modificateurs sur croûtes comme un véritable précurseur.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/02/1582680224.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/02/1769290822.jpg&quot; alt=&quot;margot bergman,joy gaye,2008,acrilique sur toile, peinture d'amateur modifiée.jpg&quot; name=&quot;media-2048232&quot; id=&quot;media-2048232&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://images.google.fr/imgres?imgurl=http://corbettvsdempsey.com/artists/bergman/bergman02.jpg&amp;amp;imgrefurl=http://www.corbettvsdempsey.com/artists/bergman/bergman.html&amp;amp;usg=__dST39YLjgGHmXxiYcg81TqAw6Lk=&amp;amp;h=514&amp;amp;w=600&amp;amp;sz=120&amp;amp;hl=fr&amp;amp;start=3&amp;amp;um=1&amp;amp;tbnid=xuJoH4X6WV5zWM:&amp;amp;tbnh=116&amp;amp;tbnw=135&amp;amp;prev=/images%3Fq%3DMargot%2BBergman%26hl%3Dfr%26um%3D1&quot;&gt;Margot Bergman&lt;/a&gt;,&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;em&gt;Joy Gaye&lt;/em&gt;, acrylique sur toile, peinture de dépôt-vente modifiée,&amp;nbsp;2008&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/00/2106870526.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/00/1442031604.jpg&quot; alt=&quot;Asger Jorn,Dolce vita,modification,1962.jpg&quot; name=&quot;media-2048240&quot; id=&quot;media-2048240&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;Asger Jorn, &lt;em&gt;La Dolce Vita,&lt;/em&gt; Huile sur toile, 1962&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Cependant, le projet du &lt;a href=&quot;http://www.museumofbadart.org/index.php&quot;&gt;MOBA&lt;/a&gt; paraît quelque peu différent. Sur leur site, ils affirment vouloir donner toute sa place au mauvais art, une place aussi grande que celle accordée à l'art établi comme bon art (leur slogan&amp;nbsp;est &quot;Un art trop mauvais pour&amp;nbsp;être ignoré&quot;). Il entre bien entendu là-dedans une part de provocation et d'humour qui sonne très pataphysique. Leur démarche est quelque peu ambiguë, ne sont-ils pas moqueurs, dépréciatifs sous couvert de reconnaissance du mauvais art? Veulent-ils simplement donner à voir des pièces médiocres pour réenraciner par contraste la valeur des oeuvres traditionnellement&amp;nbsp;établies qu'une certaine relativisation généralisée des valeurs, très contemporaine, menace actuellement, dans notre époque post-avant-gardiste? Des questions sont posées à ce sujet&amp;nbsp;sur le blog des éditions Cynthia 3000 qui sont par ailleurs à l'origine de la CAPUT dont j'ai déjà parlé ici (Collection d'Art Populaire et de l'Underground Tacite, qui se constitue à partir d'oeuvres d'inconnus retrouvées dans&amp;nbsp; les brocantes là aussi), dans une &lt;a href=&quot;http://www.cynthia3000.info/blog/p,602/#comment-14601&quot;&gt;réponse&amp;nbsp;des animateurs&lt;/a&gt; du blog à un autre commentaire que votre serviteur leur avait laissé il y a quelque temps.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/02/700300000.jpg&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/02/2091620465.jpg&quot; alt=&quot;Peinture d'un anonyme, collection du MOBA.jpg&quot; name=&quot;media-2048260&quot; id=&quot;media-2048260&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px;&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;Oeuvre d'un inconnu, MOBA&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Autre remarque, ce projet de constituer une collection d'art médiocre me fait aussi beaucoup penser au fond à la reprise&amp;nbsp; du projet primitif de l'écrivain Georges Courteline qui au début du XXe siècle collectionnait les peintures d'amateurs en les recouvrant du terme générique de &quot;musée des horreurs&quot; (ce qu'il modifia à la fin de sa vie, lorsqu'il voulut les revendre, en &quot;musée du labeur ingénu&quot;...). Il se livra dans différents articles à une recension de ses trouvailles - de fort belles peintures à la poétique naïveté du reste - qu'il accompagna cependant de commentaires narquois, se&amp;nbsp;gaussant par en dessous des tableaux qu'il avait acquis par esprit de dérision (au début en tout cas). André Breton&amp;nbsp;se moqua à son tour&amp;nbsp;de lui en traitant&amp;nbsp;son état d'esprit de &quot;&lt;em&gt;bon sens éculé&lt;/em&gt;&quot;, &quot;&lt;em&gt;la croissante misère psychologique&lt;/em&gt; &quot;(de Courteline) &lt;em&gt;&quot;cherchant dans les sarcasmes à se libérer de l'éternelle peur d'être dupe&lt;/em&gt;&quot; (voir le texte de Breton, &lt;em&gt;Autodidactes dits &quot;Naïfs&quot;,&lt;/em&gt; dans &lt;em&gt;Le Surréalisme et la peinture&lt;/em&gt;)&lt;em&gt;.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
</description>
</item>
<item>
<guid isPermaLink="true">http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/archive/2009/10/16/expo-parcours-jean-smilowski-a-lille-du-10-au-24-octobre.html</guid>
<title>Expo-parcours Jean Smilowski à Lille du 10 au 24 octobre</title>
<link>http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/archive/2009/10/16/expo-parcours-jean-smilowski-a-lille-du-10-au-24-octobre.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Le Sciapode)</author>
<category>Art Brut</category>
<category>Art immédiat</category>
<category>Art naïf</category>
<category>Environnements spontanés</category>
<pubDate>Sat, 17 Oct 2009 00:05:00 +0200</pubDate>
<description>
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Voici que j'apprends qu'un &lt;a href=&quot;http://www.mairie-lille.fr/fr/agenda/event_view?id=3876&quot;&gt;parcours&lt;/a&gt; consacré à la mémoire du créateur&amp;nbsp;inspiré Jean Smilowski se tient depuis le 10 octobre&amp;nbsp; dans le Vieux-Lille, et ce jusqu'au 24. Pressez-vous,&amp;nbsp;si vous&amp;nbsp;avez la disponibilité pour aller chez nos amis lillois. Vous pourrez d'une pierre faire deux coups. Les déviants textiles (voir note du 16 octobre) et Smilowski.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/02/395215552.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/02/1732370376.jpg&quot; alt=&quot;Parcours avec Jean Smilowski, affiche,Lille, oct 09.jpg&quot; name=&quot;media-2043959&quot; id=&quot;media-2043959&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Je ne tenterai pas aujourd'hui de dépeindre tout du long&amp;nbsp;qui était ce curieux bonhomme, que je découvris il y a de nombreuses années dans une expo de l'Aracine en 1992, &lt;em&gt;Art et Bricolage&lt;/em&gt;,&amp;nbsp;à Neuilly-sur-Marne, et dont l'oeuvre a été conservée après sa mort (1989) par les fervents admirateurs de l'association La Poterne. Il vivait misérablement dans une sorte de cabane, qu'il appelait &quot;Mon ranch&quot;, ou &quot;Mon palais&quot;,&amp;nbsp;au pied des fortifications du Vieux-Lille, qu'il avait décorée d'une fresque consacrée à Ramona et à Sitting-Bull (il avait un certain goût pour les Peaux-Rouges), fresque en bas relief que l'on peut admirer aujourd'hui dans l'entrée de la mairie du Vieux-Lille (charmante petite bâtisse). Plusieurs de ses oeuvres, sculptures, assemblages, malles peintes, sont conservées à la fois par l'association La Poterne&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/01/2077668480.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/01/1614845219.jpg&quot; alt=&quot;Jean Smilowski,malle peinte avec effigie de Ramona, Association La Poterne vers 1993.jpg&quot; name=&quot;media-2043975&quot; id=&quot;media-2043975&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; /&gt;&lt;/a&gt; qui les montre à l'occasion de dates anniversaires comme en ce moment, mais aussi par le musée d'art brut issu de la collection de l'Aracine&amp;nbsp;qui se trouve désormais hébergé à Villeneuve-d'Ascq (une quarantaine d'oeuvres de Smilowski, selon La Poterne, est entrée en 1992 à l'Aracine). Vous aurez beaucoup plus de renseignements&amp;nbsp;au sujet des lieux d'exposition actuels à Lille&amp;nbsp;en cliquant sur le mot &lt;a href=&quot;http://www.mairie-lille.fr/fr/agenda/event_view?id=3876&quot;&gt;parcours&lt;/a&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/01/938274931.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/01/2078112880.jpg&quot; alt=&quot;Jean Smilowski, maquette d'avion de chasse des années 1940.jpg&quot; name=&quot;media-2043977&quot; id=&quot;media-2043977&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;Jean Smilowski, malle avec effigie de Ramona et&amp;nbsp;maquette d'avion de chasse des années 1940, extraits d'un &quot;coffret-cadeau&quot; édité par l'association La Poterne vers 1993&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
</description>
</item>
<item>
<guid isPermaLink="true">http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/archive/2009/10/13/sur-le-fil-deviances-textiles-a-la-maison-folie-de-wazemmes.html</guid>
<title>Sur le fil, déviances textiles à la Maison Folie de Wazemmes</title>
<link>http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/archive/2009/10/13/sur-le-fil-deviances-textiles-a-la-maison-folie-de-wazemmes.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Le Sciapode)</author>
<category>Art Brut</category>
<category>Art immédiat</category>
<category>Art naïf</category>
<category>Art populaire contemporain</category>
<category>Art populaire insolite</category>
<category>Confrontations</category>
<pubDate>Fri, 16 Oct 2009 00:51:00 +0200</pubDate>
<description>
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Pascal Saumade et Barnabé Mons sont les deux commissaires de l'exposition &quot;Sur le fil&quot;,&amp;nbsp; sous-titré &quot;déviances textiles&quot; qui a débuté le 10 octobre dernier à la Maison Folie de Wazemmes, quartier au sud-ouest de Lille, connu pour ses Géants de carnaval.&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/02/1794355241.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/02/1888012083.jpg&quot; alt=&quot;Maison folie de Wazemmes, ancienne filature.jpg&quot; name=&quot;media-2043942&quot; id=&quot;media-2043942&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt; Cette Maison est une ancienne usine textile, lieu parfaitement adapté au projet de ces deux supporters&amp;nbsp;de l'art modeste (Saumade collabore avec le MIAM de Sète)&amp;nbsp;qui ont pris l'habitude depuis quelque temps de monter des expositions dans le Nord, notamment l'expo récente &quot;Kitsch-Catch&quot; qui&amp;nbsp;évoquait l'univers du catch à travers l'imagerie populaire et l'art populaire contemporain,&amp;nbsp;en particulier au Mexique. Peut-être cette recherche de proximité avec le Nord est-elle à mettre en relation avec le futur musée d'art brut et d'art moderne&amp;nbsp;qui ouvrira l'année prochaine ses portes à Villeneuve-d'Ascq dans un bâtiment prolongé et rénové?&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/01/330176766.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/01/1966372040.jpg&quot; alt=&quot;Sur le fil, expo de la Gamelle Publique à la Maison Folie de Wazemmes, octobre, novembre 09.jpg&quot; name=&quot;media-2043940&quot; id=&quot;media-2043940&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Ces déviants textiles (je préfère le sous-titre au titre,&amp;nbsp;qui a vraiment trop servi ici et là, c'est vraiment la métaphore évidente dès qu'on parle de textile) sont constitués de créateurs hétéroclites (art populaire, art brut, art contemporain, art &lt;em&gt;outsider&lt;/em&gt;),&amp;nbsp;et tant mieux, ayant pour point commun de travailler des matériaux textiles. Un hommage est particulièrement dressé à celui qu'on classe généralement parmi les Naïfs contemporains, auteur de nombreuses &quot;tapisseries&quot;, fresques brodées, patchworks de pièces de&amp;nbsp;tissus, Jacques Trovic qui habite dans le Nord justement et qui est actif depuis les années 50. A côté de lui, l'association La Gamelle Publique (association à l'origine du projet) a&amp;nbsp;&quot;&lt;em&gt;rassemblé plus de 50 artistes d'univers et de nationalités divers au sein d'un parcours labyrinthique&lt;/em&gt;&quot;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: left&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/01/985814229.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/01/1708488740.jpg&quot; alt=&quot;Jacques Trovic Hommage à Tintin, vers 1988.jpg&quot; name=&quot;media-2043951&quot; id=&quot;media-2043951&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: left&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;Jacques Trovic, &lt;em&gt;Hommage à Tintin&lt;/em&gt;, extrait d'un livre publié aux éditions AREA en 1988 à Paris&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: left&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;*&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://www.mairie-lille.fr/fr/agenda/event_view?id=3102&quot;&gt;Maison Folie Wazemmes&lt;/a&gt;. Expo du 10 octobre au 22 novembre 2009,&amp;nbsp;ouverte du mercredi au samedi de 14h à 19h, dimanche de 10h à 19h, 70 rue des Sarrazins - 59000 Lille. T: + 33 (0)3 20 78 20 23&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;a&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino;&quot;&gt;&lt;strong&gt;mfwazemmes@mairie-lille.fr&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt; &lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Accès : Métro Gambetta - Wazemmes&amp;nbsp;(ligne 1) - &amp;nbsp;Montebello&amp;nbsp;(ligne 2)&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
</description>
</item>
</channel>
</rss>