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        <title>Le Poignard Subtil - art_naif</title>
        <description>Des passerelles entre l'art populaire, l'art brut, l'art naïf, le surréalisme spontané et l'art immédiat: une poétique de l'immédiat</description>
        <link>http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/art_naif/</link>
        <lastBuildDate>Fri, 18 Jul 2008 12:59:06 +0200</lastBuildDate>
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        <copyright>All Rights Reserved</copyright>
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                <title>Cartes postales exhumées du pays des éternelles vacances</title>
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                <author>noreply@ (Le Sciapode)</author>
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                                <category>Art Brut</category>
                                <category>Art immédiat</category>
                                <category>Art naïf</category>
                                <category>Environnements spontanés</category>
                                <category>Marine populaire et singulière</category>
                                <category>Poésie naturelle ou de hasard</category>
                                                <pubDate>Sun, 08 Jun 2008 00:41:00 +0200</pubDate>
                <description>
                     &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Je joue, entre autres&amp;nbsp;casquettes,&amp;nbsp;au collectionneur voué aux seules cartes postales&amp;nbsp;qui traitent&amp;nbsp;des créations environnementales populaires. Collectionneur n'est pas le terme exact. J'amasse de la documentation variée&amp;nbsp;sur le sujet depuis bientôt vingt-huit ans.&amp;nbsp;Dans cette documentation,&amp;nbsp;les cartes postales montrant des créations populaires insolites&amp;nbsp;ont un charme et une place&amp;nbsp;à part dans mon coeur.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;right&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-1054643&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/00/638500683.jpg&quot; alt=&quot;Le-Facteur Cheval-et-sa-brouette carte postale d'époque.jpg&quot; style=&quot;float: right; margin: 0.2em 0px 1.4em 0.7em; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1054643&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Ces dernières&amp;nbsp;ont commencé à m'intriguer du jour, je crois bien, où je me suis intéressé à l'abbé Fouré et ses rochers sculptés à Rothéneuf en Bretagne&amp;nbsp;(vers 1981). Le facteur Cheval et lui avaient fait éditer&amp;nbsp;de copieux lots de cartes qu'ils vendaient sur leurs sites. Ce petit bout de carton était familier et réputé dans les milieux populaires au début du XXe&amp;nbsp;siècle. Pas cher, facile à employer, à faire circuler, il véhiculait sans peine l'image qu'on souhaitait transmettre de son travail ou de ses moments passés loin de ses&amp;nbsp;proches ou de ses&amp;nbsp;amis. Une forme d'art modeste, dirait-on du côté de Sète. C'était une forme de publicité très populaire, de médiatisation immédiate si l'on peut dire, que les deux créateurs d'environnement, dans la Drôme et en Ille-et-Vilaine, surveillaient jalousement (tous deux eurent maille à partir avec des indélicats qui voulurent vendre leurs clichés sans autorisation des créateurs, est-ce la raison pour laquelle du reste, on trouvait sur le site des rochers à Rothéneuf un buste titré &lt;em&gt;&quot;L'avocat des rochers&lt;/em&gt;&quot;? Inscription effacée avec le temps...). Notons au passage que ce genre de publicité modeste organisée autour de leurs environnements contribue à distinguer les créateurs d'environnements, tels Cheval et Fouré (Charles Billy aussi par exemple&amp;nbsp;a édité des cartes sur ses réalisations) des autres&amp;nbsp;auteurs d'art brut, beaucoup moins (si ce n'est pas du tout) préoccupés de faire connaître leurs travaux à l'extérieur de leur cercle intime (ceci pour répondre à une discussion initiée avec&amp;nbsp;Régis Gayraud, par commentaires interposés...). Les environnementalistes spontanés me paraissent les extravertis de l'art brut, si l'on peut dire...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: left&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/01/1032370959.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-1054637&quot; width=&quot;351&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/01/1637333776.jpg&quot; alt=&quot;Abbé Fouré, la sculpture représentant l'Ermite et au-dessus à droite l'Avocat des rochers.jpg&quot; height=&quot;530&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; width: 351px; height: 530px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1054637&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;left&quot; style=&quot;text-align: left&quot;&gt;Abbé Fouré, sculptures de rochers et maçonnerie au bord de la mer à Rothéneuf (Ille-et-Vilaine), entre 1894 et 1910 ; l'abbé s'est représenté les bras écartés, protégeant les pauvres, l'inscription au-desus de sa tête désignant &quot;l'ermite&quot; qu'il était ; &quot;L'avocat des Rochers&quot; est en haut à droite ; actuellement, certaines de ces sculptures ont disparu,&amp;nbsp;ainsi que les inscriptions et&amp;nbsp;les couleurs, l'ensemble des sculptures encore en place étant très érodées par les embruns; carte postale début XXe siècle, coll.B.M.&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/01/1032370959.jpg&quot;&gt;&lt;/a&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Les cartes postales, en outre, sont un conservatoire minuscule mais paradoxalement efficace&amp;nbsp;(il y a un charme)&amp;nbsp;des sites d'art brut disparus, ou modifiés&amp;nbsp;dans la suite des temps. Grâce à elles, nous disposons de la nouvelle objective (effacée souvent partout ailleurs...) de&amp;nbsp;leur&amp;nbsp;passage effectif dans une certaine durée du temps.&amp;nbsp;Pour les plus anciennes, elles sont en noir et blanc. Cela ajoute à leur mystère. Elles ont tout des mirages, illusions pourtant fixées.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Ceux qui ont vu parmi les premiers l'intérêt qu'il y avait à conserver ces cartes qui témoignaient d'oeuvres bien oubliées dans la cascade du temps sont les géniaux animateurs du Musée rural des Arts Populaires de Laduz (dans l'Yonne), Raymond et Jacqueline Humbert et leur collaboratrice, Marie-José Drogou. Dans leur département consacré à la Sculpture Populaire, on pouvait voir, dès le début du musée (à la fin des années 1980), accrochées aux&amp;nbsp;cimaises&amp;nbsp;certaines de ces cartes postales anciennes concernant par exemple Claude Poullaouec, étonnant créateur qui avait peint des lits clos de façon ultra-naïve à Plougonvelin (voir &lt;a href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/archive/2007/07/07/les-nefs-des-fous.html&quot;&gt;ma note du 7 juillet 2007&lt;/a&gt;), ou bien&amp;nbsp;l'étrange maison sans fenêtres de&amp;nbsp;Pierre Dange,&amp;nbsp;à Rogny-les-Sept-Ecluses dans l'Yonne,&amp;nbsp;ou&amp;nbsp;encore les bois et les pierres sculptés de&amp;nbsp;l'abbé Fouré sur les falaises de Rothéneuf.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/02/1285067764.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-1054681&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/02/131999371.jpg&quot; alt=&quot;Pierre-Dange,-son-château-à.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1054681&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;Pierre Dange posant devant son étrange maison à Rogny-les-Sept-Ecluses (Yonne)&amp;nbsp;; un de ses tableaux (paraissant représenter des chevaux)&amp;nbsp;est posé contre un mur à côté de lui; carte postale coll.B.M.&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; J'ai donc ramassé des cartes de manière intermittente,&amp;nbsp;au hasard des brocantes et des magasins spécialisés&amp;nbsp;destinés aux&amp;nbsp;monomaniaques adorant tripoter ces petits bouts de papier jauni. Car ça n'est pas très ragoûtant, et ça ne donne pas une grande idée de la dignité humaine que de voir ces obsessionnels traquer la perle rare en triant sempiternellement leurs piles de cartes poussiéreuses&amp;nbsp;classées par département, villes et &quot;sélections&quot;. J'y allais un peu à reculons à chaque fois, à dose homéopathique... Ma collection a crû du coup très lentement... J'en utilisais à l'occasion pour illustrer des articles, par exemple&amp;nbsp;sur François Michaud (La &quot;Villa des Fleurs&quot; curieuse villa décorée de sculptures à Montbard), en 1991, ou dans mon fanzine &lt;em&gt;L'Art Immédiat&lt;/em&gt;...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/02/659585295.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-1057559&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/02/2094049913.jpg&quot; alt=&quot;Villa-des-Fleurs.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1057559&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;La Villa des Fleurs à Montbard (Côte-d'Or) avec son auteur (le Docteur Chevreux, selon &lt;em&gt;Gazogène&lt;/em&gt;) probablement présent, sur la droite montrant à un visiteur la maison curieusement décorée ; coll.B.M.&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/01/836995778.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-1057572&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/01/866094625.jpg&quot; alt=&quot;Page du livre sur FMichaud, la villa des fleurs à Montbard.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1057572&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;Une autre&amp;nbsp;carte sur La Villa des Fleurs fut reproduite dans le livre &lt;em&gt;Masgot, L'Oeuvre Enigmatique&amp;nbsp;de François Michaud&lt;/em&gt;, à l'intérieur du texte de B.Montpied, &lt;em&gt;Formes pures de l'émerveillement&lt;/em&gt; ;&amp;nbsp;Ed. Lucien Souny, 1991&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/02/961524467.jpg&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;strong&gt;&amp;nbsp; Pendant ce temps, les scientifiques, les systématiques, les méthodiques arrivaient... Les marchands qui ne comprenaient jusque là&amp;nbsp;pas trop bien&amp;nbsp;le genre de cartes que je cherchais, puisque ces cartes&amp;nbsp;n'avaient jamais fait&amp;nbsp;l'objet d'aucune collection, commencèrent tout à coup&amp;nbsp;à mieux situer le champ...&amp;nbsp;Une terminologie s'esquissait: &lt;em&gt;&quot;Monsieur cherche des jardins fantastiques populaires sans doute&lt;/em&gt;?&quot;, ça c'était le marchand pointu, mais j'entendais surtout: &quot;&lt;em&gt;Vous cherchez des facteurs Cheval&lt;/em&gt;&amp;nbsp;?&quot;...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Tout à coup Jean-Michel Chesné&amp;nbsp;fut là! Ayant de plus rencontré la célèbre concierge de l'art brut qui éditait la &lt;em&gt;revue Gazogène&lt;/em&gt; du côté de Cahors, cette dernière n'ayant&amp;nbsp;pas souvent&amp;nbsp;d'idées grandioses&amp;nbsp;pour nourrir son teuf-teuf, on se mit à assister à une véritable &quot;déferlante&quot; de numéros consacrés à la collection proprement faramineuse de l'ami Chesné. En tout,&amp;nbsp;on arrive aujourd'hui avec le dernier numéro hors-série de la revue, intitulé &lt;em&gt;&quot;N'oubliez pas l'artiste&lt;/em&gt;&quot;, paru en avril 2008, à trois numéros entièrement consacrés aux environnements vus à travers la carte postale. Des expositions ont également montré les cartes de la collection Chesné, au musée de la Création Franche à Bègles et à la Halle Saint-Pierre&amp;nbsp;(dans l'espace près de la caféteria) avec l'appoint des animateurs du bulletin &lt;em&gt;Zon'Art.&lt;/em&gt; Les XIe Rencontres autour de l'Art singulier, organisées par Hors-Champ&amp;nbsp;à Nice le 7 juin (hier...Voir&amp;nbsp;ma note récente sur le sujet), ont aussi eu la riche idée de faire venir la concierge et le collectionneur pour présenter au public des amateurs le résultat de la pêche miraculeuse.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/00/1647583156.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-1057570&quot; width=&quot;266&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/00/374352264.jpg&quot; alt=&quot;Gazogène hors-série N'oubliez pas l'artiste.jpg&quot; height=&quot;255&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1057570&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Je raille la concierge mais je mets mon&amp;nbsp;chapeau bas devant le collectionneur Chesné qui a fait de bien belles découvertes. Plusieurs cartes étaient en effet inconnues dans sa moisson (et je ne parle ici que des cartes en rapport avec des environnements en France, champ de recherche auquel je me limite personnellement, non par chauvinisme mais par besoin de circonscrire): le cul-de-jatte des &quot;petits châteaux&quot; de Sévérac en Loire-Inférieure,&lt;img name=&quot;media-1057584&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/01/1988116914.jpg&quot; alt=&quot;Gazogène-cp-Séverac.jpg&quot; style=&quot;float: right; margin: 0.2em 0px 1.4em 0.7em; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1057584&quot; /&gt; le musée en plein air du Castel Maraîchin de l'ancien St-Gilles-Croix-de-Vie en Vendée, le mur d'A.Bouvant à Montreuil, le bateau sculpté dans l'os par un Poilu à St-Vigor-d'Ymonville en Loire-Inférieure (c'est la Loire-Atlantique), le Carrousel Savoyard de bois trouvés dans la nature de Sixt (en Haute-Savoie), ces dernières cartes étant reproduites dans le récent numéro hors-série précédemment cité.&lt;img name=&quot;media-1057608&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/00/1572302216.jpg&quot; alt=&quot;Bateau en os sculpté par un Poilu, carte de la coll.Chesné reproduite dans Gazogène 2008.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1057608&quot; /&gt; Dans les autres numéros de &lt;em&gt;Gazogène&lt;/em&gt;, les n°24 et 27 (respectivement &lt;em&gt;Les rocailleurs du rêve&lt;/em&gt; -sans date- et &lt;em&gt;L'Internationale des rocailleurs&lt;/em&gt; -sans date toujours-), si le deuxième est consacré dans sa totalité à des sites situés&amp;nbsp;hors de France, le n°24 quant à lui révélait des cartes étonnantes comme celles de&amp;nbsp;la &quot;Maison artistique&quot; de Jargeau (dans le Loiret), les &quot;rocailles d'art de la Maison Marais aux Haies&quot; à Laigle,&amp;nbsp;diverses fantaisies médiévales en&amp;nbsp;ciment, les meubles couverts de mosaïque d'un certain Duval à Lisieux, les fausses grottes du Luc près d'Espiet&amp;nbsp;dans la&amp;nbsp;Gironde, oeuvre aujourd'hui encore intacte, mais gardée secrète par son propriétaire,&amp;nbsp;due à un certain Alcide Teynac (très belle découverte de Chesné et de J-F.Maurice, il faut le souligner)...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Les auteurs de ces compilations mêlent avec raison aux cartes montrant des environnements créatifs des cartes présentant aussi des habitats précaires bricolés à partir d'ingénieux recyclages comme ces&amp;nbsp;cabanes faites à partir de bateaux retournés.&lt;img name=&quot;media-1057592&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/01/1772155053.jpg&quot; alt=&quot;Cayeux-le-pauvre-Toto.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1057592&quot; /&gt; Ils ont lu les livres de Michel Racine sur les rocailleurs du XIXe siècle.&lt;/strong&gt;&amp;nbsp; &lt;strong&gt;Tous les habitats imaginatifs, tels qu'on peut en voir dans d'autres ouvrages comme &lt;em&gt;Les Bâtisseurs du rêve&lt;/em&gt; de &amp;nbsp;Michaël Schuyt, Joost Elffers et George R. Collins (éd. Chêne/Hachette, 1980), maisons dans les arbres ou insolites édifices publicitaires, les requièrent pour établir des passerelles avec l'art brut environnemental. Pourquoi pas?&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;strong&gt;Signalons que&amp;nbsp;des cartes de la collection Chesné ont également été&amp;nbsp;récemment publiées par lui&amp;nbsp;dans la revue &lt;em&gt;Raw Vision&lt;/em&gt; n°61, hiver 2007 (article &lt;em&gt;Lost in time&lt;/em&gt;).&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; J&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;e reviendrai bien sûr dans les notes à venir sur&amp;nbsp;certains de ces&amp;nbsp;sites connus grâce aux cartes postales.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Pour trouver la revue &lt;em&gt;Gazogène&lt;/em&gt;, on peut toujours la demander à la librairie de la Halle St-Pierre à Paris. Autrement, voici son adresse: &lt;em&gt;Gazogène&lt;/em&gt;, Le Bourg, 46140 Belaye. Tél: 05 65 35 61 68. (Comme quoi mon honnêteté l'emporte sur la rancune à l'égard de la malhonnêteté intellectuelle de son auteur...).&lt;/p&gt; 
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                <title>Grandeur et décadence du jardin zoologique de Raymond Guitet</title>
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                <author>noreply@ (Le Sciapode)</author>
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                                <category>Art Brut</category>
                                <category>Art naïf</category>
                                <category>Environnements spontanés</category>
                                                <pubDate>Sat, 31 May 2008 01:40:00 +0200</pubDate>
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                     &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/02/1156403663.jpg&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;img name=&quot;media-1038372&quot; width=&quot;418&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/02/1156403663.jpg&quot; alt=&quot;Raymond Guitet, Le Jardin Zoologique à Sauveterre-de-Guyenne, années 70, photo Jacques Verroust.jpg&quot; height=&quot;428&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; width: 418px; height: 428px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1038372&quot; /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;Photo Jacques Verroust (années 70), extraite des &lt;em&gt;Inspirés du Bord des Routes&lt;/em&gt;, 1978 ; à l'époque, ni arbres, ni haies ne cachent les statues du fond, et&amp;nbsp;au pied&amp;nbsp;du singe sur son arbre, on peut encore voir la saynète &quot;&lt;em&gt;T'en fais pas, la Poste marche si mal&lt;/em&gt;&quot;&amp;nbsp;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; De tous les sites et environnements imaginés par des autodidactes d'origine populaire, j'ai un faible pour le &quot;jardin zoologique&quot; de Raymond Guitet qui&amp;nbsp;agonise à Sauveterre-de-Guyenne dans ce que l'on appelle l'Entre-Deux-Mers, les &quot;mers&quot; en question étant la Dordogne et la Garonne. Je l'ai visité trois fois. Une première en 1988, une seconde en 1991 et la troisième tout récemment en mai 2008 (je fêtais l'anniversaire de ma première visite faut croire, mais ce fut une triste fête, le jardin est en voie de complet anéantissement).&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/00/1020985598.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-1041708&quot; width=&quot;387&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/00/1020985598.jpg&quot; alt=&quot;Raymond Guitet, le jardin zoologique, ph.B.Montpied, 1991 .jpg&quot; height=&quot;245&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; width: 387px; height: 245px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1041708&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;Le Jardin zoologique en 1991, la peinture s'efface, les statues résistent vaille que vaille&amp;nbsp;quarante&amp;nbsp;ans après... Photo B. Montpied&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/02/1419991878.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-1041715&quot; width=&quot;388&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/02/1419991878.jpg&quot; alt=&quot;Raymond Guitet, statues des Trois Sages et autres, ph.B.Montpied, 1991.jpg&quot; height=&quot;248&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; width: 388px; height: 248px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1041715&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;Au premier plan, la saynète des &quot;Trois sages&quot; et leurs conseils gravés sur une pierre à leurs pieds&amp;nbsp;;&amp;nbsp;à droite, derrière des animaux semés sur un sol couvert de gravier,&amp;nbsp;sous un parasol, la saynète de &quot;Crédit est mort, les mauvais payeurs l'ont tué&quot;, ph.B.Montpied, 1991&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/02/1454820057.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-1041722&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/02/1454820057.jpg&quot; alt=&quot;Raymond Guitet, inscription des conseils des Trois Sages subsistant encore en 2008, ph.B.Montpied.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1041722&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;Seule reste en mai 2008 l'inscription récapitulative&amp;nbsp;aux pieds des &quot;Trois Sages&quot;... sans les Trois Sages désormais envolés...&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; En 1988, avec Christine et Jean-Louis Cerisier, aux portes de la bastide de Sauveterre, en demandant&amp;nbsp; à des personnes assises sur un banc si on était&amp;nbsp;encore loin&amp;nbsp;du jardin, on s'était vu rétorquer que non, mais &quot;&lt;em&gt;c'est qu'il n'y avait plus rien là-bas&lt;/em&gt;&quot;... Celle qui nous renseigna s'avèra une proche parente de Guitet (ce dernier étant décédé depuis un petit bout de temps, au moins trente ans). Une fois sur place -le site était à une centaine de mètres-, nous nous avisâmes qu'il y avait encore beaucoup de statues, certes en mauvais état (beaucoup étaient fissurées, avaient perdu leur ciment, montrant les infrastructures en tôle rouillée sur lesquelles l'auteur avait coulé le ciment, certaines statues avaient été enlevées...). Ainsi, il y avait encore quelque chose, et simultanément aux yeux des proches &quot;il n'y avait plus rien&quot;. Cela me fit réfléchir. Les créations de Raymond Guitet&amp;nbsp;avaient été associées par cette femme de façon tellement étroite à Guitet de son vivant&amp;nbsp;que celui-ci une fois mort, sa création avait disparu aussi à ses yeux...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: left&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/02/1729968279.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-1041718&quot; width=&quot;351&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/02/1729968279.jpg&quot; alt=&quot;Raymond Guitet, un des mauvais payeurs de la saynète Crédit est mort..., ph.B.Montpied, 1991.jpg&quot; height=&quot;489&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; width: 351px; height: 489px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1041718&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: left&quot;&gt;Une des statuettes du groupe &quot;Crédit est mort...&quot;, ph.B.Montpied, (en1988)&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Ces statues avaient un aspect rugueux, surtout parce qu'à cette époque elles avaient perdu leurs couleurs. Car elles étaient peintes, comme on peut s'en convaincre en regardant les photos, vraisemblablement du début des années 70, de Jacques Verroust, publiées dans son livre de 1978 (écrit avec Jacques Lacarrière) &lt;em&gt;Les Inspirés du Bord des Routes&lt;/em&gt; (Le Seuil éditeur). Je fais comme ces auteurs au fait, j'orthographie Guitet avec un &quot;t&quot;, comme le créateur lui-même l'orthographiait, il n'est que de lire les panneaux en ciment où il a apposé plusieurs fois son nom (l'orthographe avec deux &quot;t&quot; se trouve notamment dans les livres de Claude Arz sur la &quot;France insolite&quot; par exemple, et dans des ouvrages anglo-saxons qui ont recopié cette graphie à partir de Arz).&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Les statues étaient disposées&amp;nbsp;leur face tournée vers&amp;nbsp;la route, à l'intention des passants sans l'ombre d'un doute, derrière un portique décoré de statuettes où un médaillon en ciment proclamait fièrement &quot;&lt;em&gt;L'an 1950 jardin zoologique de Sauveterre créé par R.Guitet&lt;/em&gt;&quot;. Au revers, une autre inscription ajoutait cette précision: &quot;&lt;em&gt;à l'âge de 75 ans&lt;/em&gt;&quot;.&lt;img name=&quot;media-1040441&quot; width=&quot;116&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/02/848721048.jpg&quot; alt=&quot;Raymond Guitet, inscription donnant sur la route, Le Jardin zoologique..., ph B.Montpied, 1991.jpg&quot; height=&quot;159&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; width: 116px; height: 159px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1040441&quot; /&gt; Ce portique existe encore aujourd'hui, mais la première inscription a été maladroitement badigeonnée de ciment, et il ne reste plus qu'une statuette pendouillant lamentablement (une sorte de lutin avec un bonnet). 75 ans en 1950, je m'étais dit que Guitet avait donc dû naître vers 1875, ce qui faisait de lui un créateur avec un pied culturel dans le XIXe siècle. On a donné la date de 1956&amp;nbsp;pour sa disparition&amp;nbsp;(Jean-Louis Lanoux, voir bibliographie à la fin de cette note)&amp;nbsp;, qui a donc suivi&amp;nbsp;de près la réalisation de son jardin, elle-même étalée, finalement,&amp;nbsp;sur un assez court laps de temps. Pour le reste, on ne sait pas grand-chose sur Raymond Guitet. J'ai retrouvé dans mes notes de 1988 qu'il aurait exercé le métier de charron, puis de marchand de fruits. Patrick Riou le signale quant à lui comme &quot;cantonnier&quot;, ce qui a été répété ensuite sans confirmation de la véracité du fait...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/01/171495312.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-1041730&quot; width=&quot;392&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/01/171495312.jpg&quot; alt=&quot;Raymond Guitet, Son jardin en mai 2008, ph.B.Montpied.jpg&quot; height=&quot;254&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1041730&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;Le jardin zoologique, plus très zoo, plus très logique... ;&amp;nbsp;il reste trois grandes statues lézardées, un ou deux animaux, le portique, mais c'est bien&amp;nbsp;tout... ph.B.Montpied, mai 2008&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Pour faire un peu progresser la bio de ce créateur magnifique mais peu prolixe (on ne connaît de lui que cet unique jardin paysagé de quelques dizaines de mètres carré), je suis allé demander à J-L. Lanoux où il avait trouvé&amp;nbsp;la date de la mort de Guitet. Il a eu la grande amabilité de me communiquer les dates exactes de naissance et de mort: 18 juin 1876-13 janvier 1956, ainsi qu'une copie d'un document intéressant. Il a été en contact avec une habitante de Sauveterre s'intéressant au &quot;cas Guitet&quot;. Cette dame avait également&amp;nbsp;ajouté les précisions suivantes: &quot;(...)&amp;nbsp;&lt;em&gt;marié à 22 ans à Marie Barthélémy (27 ans). Profession jardinier.&lt;/em&gt; (...) &lt;em&gt;Homme vaillant, a élevé quatre enfants. Il fut adjoint au maire en 1929 et en 1940. Il faisait les marchés, notamment volailles, oies, oeufs. Il avait créé également une petite scierie. Une de ses filles mariée au Maroc l'avait mis en contact avec un exportateur d'agrumes et avec toutes ces activités il avait à ses moments de détente élaboré ce jardin &quot;zoologique&quot; que le temps inexorable a griffé bien sérieusement...&lt;/em&gt;&quot; (&lt;/strong&gt;Extrait d'une lettre de Mme G. à J-L.Lanoux, 17 avril 1990&lt;strong&gt;). La mairie actuelle, comme on le voit, aurait pu prendre davantage soin de l'oeuvre d'un des anciens responsables, petite remarque en passant...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &quot;Zoologique&quot;, pour qualifier ce &quot;jardin&quot;&amp;nbsp;m'a toujours paru curieux... Guitet avait campé des animaux certes, un singe avec un boulet (disparu), un serpent, un lièvre debout (disparu), un chien (encore en place aujourd'hui), plusieurs oiseaux, des oies, des dindons, des vautours avec leurs nichées (dont un oeuf en train d'éclore dans un des nids ; ces vautours perchés sur des aquariums sans eau où étaient suspendus des poissons sont actuellement absorbés dans les buissons et les arbres qui ont envahi l'arrière du jardin), un ou deux&amp;nbsp;lions (dans la saynète&amp;nbsp;représentant un dompteur de&amp;nbsp;&quot;cirque&quot;, saynète elle aussi&amp;nbsp;disparue)... &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/01/1355780335.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-1041735&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/01/1355780335.jpg&quot; alt=&quot;Raymond Guitet, le général Leclerc, ph.B.Montpied, en 1991.jpg&quot; style=&quot;float: right; margin: 0.2em 0px 1.4em 0.7em; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1041735&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Mais ce que l'on remarquait avant tout, c'était les statues représentant des êtres humains, personnages célèbres de l'histoire de France, comme le général Leclerc (statue toujours en place), Jeanne d'Arc (en place), le général (sic) De Lattre de Tassigny (en place), des autoportraits (il y en avait deux à deux tailles différentes, statues aujourd'hui toutes les deux disparues...) et des saynètes de type caricatural &lt;em&gt;(&quot;T'en fais pas, la Poste marche si&lt;/em&gt; mal&quot;, groupe de deux petites statues qui avait déjà disparu&amp;nbsp;avant 1988 ;&amp;nbsp;on connaît leur existence par&amp;nbsp;les photos de Jacques Verroust et de&amp;nbsp;Patrick Riou, elle se situaient aux pieds du singe sur son arbre&amp;nbsp;) ou illustrant un dicton &lt;em&gt;(&quot;Crédit est mort, les mauvais payeurs l'ont&lt;/em&gt; tué&quot;, groupe abîmé en 1988, disparu en 2008). Il est probable que Guitet&amp;nbsp;n'avait pas trop fait attention à cette petite contradiction. Mais du coup les braves généraux et la célèbre pucelle se retrouvaient embringués dans une drôle d'Arche de Noé...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;Plusieurs statues pouvaient être identifiées&amp;nbsp;grâce à des inscriptions gravées dans le ciment&amp;nbsp;de socles ou de médaillons&amp;nbsp;placés au sol devant les statues. Une de ces inscriptions que j'ai photographiée déjà bien abîmée en 1988, et qui était alors installée à même le sol au risque d'être recouverte par la végétation, avait été à l'époque des photos de Jacques&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;&lt;strong&gt;Verroust dressée contre les jambes de la grande statue représentant Guitet. Voici ce qu'elle disait:&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/02/1886870488.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-1038424&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/02/1886870488.jpg&quot; alt=&quot;Raymond Guitet, inscription dans le jardin de Sauveterre-de-Guyenne, ph B.Montpied, 1988.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1038424&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;Inscription sur une galette de ciment posée à même le sol (et rehaussée par moi) ; disparue aujourd'hui...&amp;nbsp;Photo B. Montpied, 1988&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; La statue comportait&amp;nbsp;elle-même une inscription à ses pieds qui identifiait Guitet sous les traits de cet homme à gilet et casquette, en sabots,&amp;nbsp;tenant un oiseau sur&amp;nbsp;le poignet: &lt;em&gt;M.Guitet créateur du jardin zoologique de Sauveterre&lt;/em&gt; [...]. Ce terme de &quot;créateur&quot; est à souligner. Il est assez rare qu'un de ces créateurs d'environnement spontané qualifie lui-même de façon aussi nette son activité. Le terme d'&quot;artiste&quot;, on le voit en tout cas, n'a pas été retenu par l'auteur lui-même (à nos yeux de façon tout à fait pertinente).&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: left&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/01/1150791406.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-1041740&quot; width=&quot;265&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/01/1150791406.jpg&quot; alt=&quot;Raymond Guitet, autoportrait à la casquette, ph.B.Montpied, 1991.jpg&quot; height=&quot;377&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1041740&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/02/420201192.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-1041743&quot; width=&quot;235&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/02/420201192.jpg&quot; alt=&quot;Raymond Guitet, socle de l'autoportrait à la casquette vide en mai 2008, ph.B.Montpied.jpg&quot; height=&quot;377&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; width: 235px; height: 377px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1041743&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: left&quot;&gt;Deux états différents de la même statue, à gauche en 1991, l'autoportrait de Guitet avec la casquette (brisée), et, à droite, le socle vide en mai 2008, ph.B.M.&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; L'autre statue autoportraiturant Guitet le représentait, dans des dimensions nettement plus réduites par rapport aux quatre autres statues placées sur la même ligne au fond du jardin,&amp;nbsp;avec un immense chapeau (peut-être&amp;nbsp;traditionnel?) et des accessoires qui paraissent comme les attributs d'une profession (une corde autour de la taille?). Est-ce une petite roue qu'il porte sur l'épaule gauche (où sur ma photo de 1991, se tient un morceau écroulé du chapeau)? Toutes ces précisions auraient pu être apportées par la moindre recherche d'un érudit régional qui serait allé enquêter auprès de la famille. Il n'est pas dit que cette enquête n'ait pas été menée (comme on le sent dans les recherches de Lanoux qui datent de 1990). Mais pour le moment, nous n'en avons pas entendu parler.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/02/941033567.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-1041750&quot; width=&quot;385&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/02/941033567.jpg&quot; alt=&quot;Raymond Guitet, les autoportraits, Jeanne d'Arc, De Lattre, ph.B.Montpied, 1991.jpg&quot; height=&quot;256&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1041750&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;Les deux statues autoprtraits de Guitet, Jeanne d'Arc et De Lattre de Tassigny au fond, ph.B.M., 1991&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Ce jardin était une merveille. Ses statues, son ordonnancement, l'idée de placer en son centre un bassin (quadrilobé, joli mot précis, n'est-ce pas&amp;nbsp;Jean-Louis?)&amp;nbsp;qui était&amp;nbsp;rempli d'eau autrefois (on en voit sur les photos de Jacques Verroust),&amp;nbsp;d'où émergeait&amp;nbsp;l'étrave d'une barque avec un marin juché dessus&amp;nbsp;brandissant une pagaie, et qui comportait, semble-t-il lui aussi une inscription que cite Patrick Riou dans son livre (&quot;&lt;em&gt;15 juin date mémorative&lt;/em&gt;&quot;) -peut-être un souvenir de combats auxquels Guitet aurait pu participer? Hypothèse que j'aventure... La naïveté de sa conception, de sa facture, naïveté rugueuse et non mièvre... comme je les regrette à présent que tout&amp;nbsp;est parti à vau-l'eau. Son Leclerc qui ressemble encore un peu à un Golem, sa Jeanne d'Arc à&amp;nbsp;quelque solide guerrier africain, et l'air quelque peu éberlué de son De Lattre ne donnent plus qu'un faible écho de ce que l'on ressentait&amp;nbsp;en découvrant ce petit théâtre de verdure avec ses simulacres en plein vent.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/00/1879687001.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-1041752&quot; width=&quot;406&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/00/1879687001.jpg&quot; alt=&quot;Raymond Guitet, Le général Leclerc, ph.B.Montpied, mai 2008.jpg&quot; height=&quot;283&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1041752&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;Le général Leclerc, le haut de son buste au képi brisé, la ruine menaçant... ph.B.M., mai 2008&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/00/740474666.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-1041753&quot; width=&quot;323&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/00/740474666.jpg&quot; alt=&quot;Raymond Guitet, Jeanne d'Arc, ph.B.Montpied, mai 2008.jpg&quot; height=&quot;476&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1041753&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;Jeanne d'Arc cernée&amp;nbsp;par la végétation, ph.B.M., mai 2008&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Je l'ai déjà égrenée la liste des statues anéanties, ou volées (ce qui est un des espoirs qui nous restent, que ces statues ressortent un jour sur quelque brocante, et c'est parfois la&amp;nbsp;dernière solution qui reste lorsque toutes les bonnes volontés ont été épuisées pour sauver légalement un site dont les successeurs ne veulent rien faire), mais il faut la redire, en une litanie résignée: plus de singe au boulet et de serpent autour de l'arbre, &quot;Crédit est mort&quot; et bien mort..., plus de marin sur son esquif, où sont passés &quot;les trois sages&quot; qui &quot;voyaient, entendaient tout, mais ne disaient rien&quot; (et dont les conseils auront finalement été bien trop entendus)? Envolés... Plus de cirque miniature, plus de lièvre, plus&amp;nbsp;aucun autoportrait&amp;nbsp;de Raymond Guitet, plus d'animaux, dindons cocasses, vaguement ubuesques. Le terrain bâille à la mort, tout est déséquilbré, infirme, il ne reste plus que l'attente d'un coup de grâce...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/02/1204489244.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-1041758&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/02/1204489244.jpg&quot; alt=&quot;1204489244.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1041758&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;Le cirque est vide, le spectacle est fini, les fauves&amp;nbsp;ont-ils été&amp;nbsp;lâchés...? Ph.B.M., mai 2008&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/00/1128519375.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-1038430&quot; width=&quot;398&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/00/1128519375.jpg&quot; alt=&quot;Tronc de Raymond Guitet, jardin de sauveterre-de-Guyenne, ph B.Montpied, mai 2008.jpg&quot; height=&quot;493&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1038430&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;Le tronc qui est encore aujourd'hui accroché au grillage de la clôture, photo B.Montpied, mai 2008: N'OUBLIE PAS LE CREATEUR...&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;Bibliographie sur Raymond Guitet:&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Jacques Verroust et Jacques Lacarrière, &lt;em&gt;Les Inspirés du Bord des Routes&lt;/em&gt;, Le Seuil éditeur, Paris, 1978.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Patrick Riou&lt;em&gt;, Les Jardiniers du Quotidien, ou l'art populaire dans le grand Sud-Ouest&lt;/em&gt;, &amp;nbsp;Patrick Riou, Toulouse, 1984 (vraisemblablement).&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Bruno Montpied&lt;em&gt;, Le Ciment des Rêves, une promenade chez quatre créateurs de sites naïfs&amp;nbsp;ou bruts du Sud-&lt;/em&gt;Ouest&amp;nbsp;[François Michaud, Gilis, Raymond Guitet et Gabriel Albert], &lt;em&gt;i&lt;/em&gt;n &lt;em&gt;Plein Chant &amp;nbsp;&lt;/em&gt;n°44, Bassac, printemps 1989. Ce texte est émaillé de petites erreurs que&amp;nbsp;j'ai plaisir à corriger&amp;nbsp;aujourd'hui (attributions de noms erronés aux statues de Guitet, erreur sur le nom de Gabriel Albert, coquilles de l'imprimeur, n'en jetez plus)...&amp;nbsp;Ce texte&amp;nbsp;n'en reste pas moins le premier à parler de Guitet, les deux ouvrages précédents ne montrant que des photos sans apporter&amp;nbsp;beacoupde commentaires. La briéveté de ma visite, ses conditions de clandestinité (nous avions tout de même sauté sans autorisation la petite clôture...), le fait que j'ai surtout photographié à tour de bras et filmé aussi en Super 8 ce jour-là&amp;nbsp;(avec la crainte d'être embêté par les voisins), tout cela est grandement&amp;nbsp;responsable des erreurs d'interprétation. Mes successeurs eurent beau jeu de les rectifier, à partir de ce premier jet.&amp;nbsp;Mais il est vrai aussi que&amp;nbsp;la vérité se construit à plus d'un.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Jean-Louis Lanoux, &lt;em&gt;L'autre vie de Raymond Guitet, Bulletin de l'Association les Amis d'Ozenda&lt;/em&gt; n°44, septembre 1991. Dans cet article Jean-Louis concluait en demandant,&amp;nbsp;optimiste comme on le connaît: &quot;&lt;em&gt;Alors, pour Raymond Guitet, une autre vie demain?&lt;/em&gt;&quot;. On a vu la réponse, hélas.... Cette autre vie risque fort de ne plus exister que dans nos mémoires, photographiques&amp;nbsp;ou autres. Merci en tout cas à J2L qui s'est gentiment fendu pour notre blog&amp;nbsp;de ses informations inédites sur Guitet.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;(Il y eut d'autres personnes par la suite qui parlèrent un&amp;nbsp; peu de Guitet, mais rien de fondamentalement nouveau ne fut apporté, semble-t-il (mais nos lecteurs peuvent très bien nous communiquer d'autres références que nous n'aurions pas vues) ;&amp;nbsp;on se contenta&amp;nbsp;de publier des photos et de recopier platement ce qui avait déjà été&amp;nbsp;écrit (sans citer ses sources bien entendu), je pense notamment&amp;nbsp;au plumitif peu inspiré qui livra un texte sans relief&amp;nbsp;dans &lt;em&gt;Zon'Art&lt;/em&gt; n°5, au printemps 2001, &quot;La curieuse zoologie de Raymond Guittet&quot; (sic)&amp;nbsp;)&lt;/p&gt; 
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                <guid isPermaLink="true">http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/archive/2008/05/18/alberto-sani-sculpteur-naturel-genie-de-la-memoire-inconscie.html</guid>
                <title>Alberto Sani, sculpteur &quot;naturel&quot;, génie de &quot;la mémoire inconsciente&quot;, artiste spontané...</title>
                <link>http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/archive/2008/05/18/alberto-sani-sculpteur-naturel-genie-de-la-memoire-inconscie.html</link>
                <author>noreply@ (Le Sciapode)</author>
                                                <category>Art naïf</category>
                                                <pubDate>Sun, 18 May 2008 14:45:00 +0200</pubDate>
                <description>
                     &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Un camarade, Joël Gayraud, m'a signalé récemment l'existence d'un numéro de la revue assez luxueuse &lt;em&gt;FMR&lt;/em&gt; (Franco Maria Ricci), le n°100, d'octobre-novembre 2002, qui contient un mini dossier sur un bûcheron sculpteur nommé Alberto Sani (textes de Massimo Lippi, Albert Lassueur, Dario Neri et Bernard Berenson, photographies de Massimo Listri). Je ne le connaissais pas, et je parie que l'on doit être assez nombreux dans ce cas en France tout au moins. Ce qui justifie que je renvoie les quelques lecteurs de ce blog à ce numéro de revue actuellement soldé (voir par exemple à la librairie &quot;Culture&quot; rue Pavée à Paris).&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-1021731&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/01/1560961687.jpg&quot; alt=&quot;N°100 de la revue FMR.jpg &quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1021731&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Bernard Berenson, grand historien d'art et collectionneur de Primitifs italiens et de peintures de la Renaissance, a écrit qu'Alberto Sani lui faisait penser à la sculpture qui ornait les sarcophages paléo-chrétiens, à l'époque de l'art romain tardif. Il a souligné ainsi que d'autres, le peintre, éditeur et industriel Dario Neri par exemple qui employa,&amp;nbsp;hébergea et mit Sani et sa famille&amp;nbsp;à l'abri du besoin, à quel point ce sculpteur véritablement autodidacte ne paraissait s'intéresser à personne dans l'histoire de l'art. Isolé en son temps (prenant ses sujets dans sa mémoire, et utilisant peut-être une mémoire inconsciente qui stocke à la vitesse de l'éclair les moindres vues, même&amp;nbsp;fugitives), sculpteur ayant une technique sommaire assez équivalente finalement&amp;nbsp;à celle des sculpteurs de l'Antiquité tardive (et aussi équivalente à celle de tous les autodidactes du monde se trouvant dans le même état d'esprit&amp;nbsp;de spontanéité, et face à des matériaux similaires), Sani a obtenu des résultats d'art stylisé (ce que j'appelle art&amp;nbsp;naïf sans y mettre aucune condescendance,&amp;nbsp;mais&amp;nbsp;au contraire&amp;nbsp;avec grand respect) similaires à&amp;nbsp;ceux&amp;nbsp;des artistes de l'époque&amp;nbsp;romaine tardive (ou à ceux des créateurs du meilleur art populaire universel).&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/02/1565648113.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-1021689&quot; width=&quot;362&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/02/1565648113.jpg&quot; alt=&quot;Alberto Sani, Les vendanges, photo Massimo Listri, n°100 de la revue FMR.jpg&quot; height=&quot;354&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; width: 362px; height: 354px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1021689&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;Alberto Sani, &lt;em&gt;Les vendanges&lt;/em&gt;, photo Massimo Listri, n°100 de la revue &lt;em&gt;FMR&lt;/em&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;Particulièrement intéressante est de ce point de vue la remarque de Bernard Berenson: &quot;&lt;em&gt;Avant que l'art n'ait été canonisé par les Egyptiens, puis intellectualisé par les Grecs et enfin rendu académique par ces mêmes Grecs sous la domination romaine, les créations de l'art visuel se ressemblaient partout à travers le monde&lt;/em&gt;.&quot; On pourrait comparer cette remarque avec ce que l'on ressent&amp;nbsp;face au&amp;nbsp;meilleur des arts populaires où qu'il se trouve sur la planète... Un Naïf ou un Brut européens, un Naïf ou un Brut asiatique, africain, américain, ne sont-ils pas&amp;nbsp;tous aussi proches les uns des autres&amp;nbsp;que ces créateurs d'avant les Egyptiens et les Grecs ne l'étaient entre eux? Comme si après l'histoire de l'art savant, était venue une période de l'art où&amp;nbsp;ont disparu&amp;nbsp;à nouveau la cérébralité et l'intellectualisme trop sophistiqué... &quot;Après&quot; l'histoire, ou bien n'est-ce pas plutôt que l'ancien art d'avant les Egyptiens n'a jamais cessé de cheminer&lt;/strong&gt; parallèlement &lt;strong&gt;à l'art savant, et que ce dernier, se délitant à présent, le laisse revenir sur le devant de la scène?&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/01/1430350899.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-1021692&quot; width=&quot;390&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/01/1430350899.jpg&quot; alt=&quot;Alberto Sani, Les Chaufourniers, 1942, photo Massimo Listri, n°100 de la revue FMR.jpg &quot; height=&quot;436&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1021692&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;Alberto Sani, &lt;em&gt;Les Chaufourniers, 1942&lt;/em&gt;, bas-relief en tuf de Pienza, 47x40x8cm, photo Massimo Listri, &lt;em&gt;FMR&lt;/em&gt; n°100&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Né en 1897 et mort en 1964, Alberto Sani, originaire de la région de Sienne en Italie, travailla d'abord naturellement le bois qu'il avait en abondance&amp;nbsp;grâce à son métier, jusqu'à ce que son mécène et ami Dario Neri lui&amp;nbsp;propose de la pierre (du tuf) et du marbre. Ses oeuvres sont conservées&amp;nbsp; à la Galleria d'Arte Moderna du palais Pitti de Florence, dans les musées du Vatican ainsi que dans des établissements américains. Des collectionneurs privés en possèdent également (les images que je mets ici proviennent de ces collections non&amp;nbsp;nommées dans la &lt;em&gt;revue&lt;/em&gt; FMR).&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; 
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                <title>Guy Brunet, le Cecil B. De Mille de Decazeville, un exemple d'&quot;art modeste&quot;</title>
                <link>http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/archive/2008/04/25/guy-brunet-le-cecil-b-de-mille-de-decazeville.html</link>
                <author>noreply@ (Le Sciapode)</author>
                                                <category>Art naïf</category>
                                <category>Art populaire insolite</category>
                                <category>Cinéma et arts (notamment populaires)</category>
                                                <pubDate>Thu, 01 May 2008 19:45:00 +0200</pubDate>
                <description>
                     &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;strong&gt;En mai 2004, j'eus la surprise de découvrir les affiches de cinéma hollywoodien&amp;nbsp;repeintes par Guy Brunet, réfractées à travers le prisme de son imaginaire passionné.&amp;nbsp;Les partisans de l'art modeste l'avaient bien exposé, notamment à Paris à la &lt;a href=&quot;http://www.artsfactory.net/expos/brunet/index.html&quot;&gt;galerie Arts Factory&lt;/a&gt; (à son ancienne adresse de la rue d'Orsel à Montmartre), mais je l'avais manqué.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/00/632405160.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-995415&quot; width=&quot;381&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/00/632405160.jpg&quot; alt=&quot;Guy Brunet, affiches de cinéma exposée au Musée d'art naïf de Nice dans le cadre des 7èmes Rencontres autour de l'Art singulier en 2005.jpg&quot; height=&quot;323&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-995415&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Tandis qu'en mai 2004, ce fut chose faite de façon amusante&amp;nbsp;-j'étais venu assister à la programmation cinématographique&amp;nbsp;toujours pleine de surprises, telle que la concoctent chaque année depuis dix ans&amp;nbsp;Pierre-Jean Würtz et l'Association Hors-Champ.&amp;nbsp;En 2004,&amp;nbsp;c'était les &quot;Septièmes rencontres autour de l'Art Singulier&quot;&amp;nbsp;qui se tenaient comme à l'habitude&amp;nbsp;dans l'auditorium du Musée d'Art Moderne de Nice (cette année, les rencontres&amp;nbsp;seront les onzièmes et sont prévues pour le samedi 7 juin, mais j'y reviendrai). Je présentais&amp;nbsp;à cette occasion&amp;nbsp;mes propres films sur des environnements que j'avais&amp;nbsp;filmés de 1981 à 1992 en Super 8, en cinéaste amateur adapté à son sujet,&amp;nbsp;avec un projecteur installé en plein milieu de l'auditorium que j'actionnais moi-même tout en commentant les films...&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;&lt;strong&gt;Au cours de cette même journée,&amp;nbsp;on passa aussi&amp;nbsp;un &lt;a href=&quot;http://www.film-documentaire.fr/film.php?id=12810&quot;&gt;film&amp;nbsp; sur Guy Brunet&lt;/a&gt;, dû à&amp;nbsp;Philippe Macary et Jean-Marc Pennet (12 minutes). L'&quot;artiste&quot;&amp;nbsp;avait&amp;nbsp;suivi le film qui lui était consacré,&amp;nbsp;accompagnant les réalisateurs, comme c'est souvent l'usage à Nice. Il avait pour l'occasion amené tout un lot de ses &quot;affiches&quot; peintes qu'il se mit à étaler sur l'estrade de l'auditorium dans une sorte d'exposition sauvage. Voici l'une des affiches qui fut acquise à cette occasion par un collectionneur parisien: &quot;Fanfan la Tulipe&quot;...&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/00/1642874568.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-995441&quot; width=&quot;246&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/00/1642874568.jpg&quot; alt=&quot;Guy Brunet, affiche peinte d'après Fanfan la Tulipe, coll privée Paris, photo B.Montpied, 2007.jpg&quot; height=&quot;397&quot; style=&quot;float: right; margin: 0.2em 0px 1.4em 0.7em; width: 246px; height: 397px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-995441&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&amp;nbsp;On comparera avec une affiche de l'époque et on notera les similitudes et les différences, celles-ci plus nombreuses que celles-là.&lt;img name=&quot;media-995442&quot; width=&quot;132&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/02/1148100058.jpg&quot; alt=&quot;Affiche originale du film de Christian-Jaque.jpg&quot; height=&quot;168&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; width: 132px; height: 168px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-995442&quot; /&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Cette affiche&amp;nbsp;n'est, cela dit,&amp;nbsp;pas tout à fait&amp;nbsp;représentative de l'ensemble de la production &quot;affichiste&quot; de Brunet, qui est un passionné du Hollywood de la grande époque. Ses affiches, véritables recréations,&amp;nbsp;vont plutôt vers le cinéma américain. On put en voir d'autres en 2005,&amp;nbsp;exposées au Musée International d'Art Naïf Anatole Jakovsky à Nice, dans le cadre d'une exposition organisée toujours par Hors-Champ à côté de sa programmation annuelle de chaque fin de mai (se reporter à la première image placée au début de cette note).&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/02/2146718511.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-995454&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/02/2146718511.jpg&quot; alt=&quot;Guy Brunet, boîte-affiche-reliquaire consacrée à Un Américain à Paris, expo Rencontres autour de l'Art Singulier au MIAN de Nice, 2005, photo B.Montpied.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-995454&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Mais notre héros ne s'arrête pas là... Guy Brunet peuple sa petite maison de Viviez, dans le bassin de Decazeville, d'innombrables silhouettes peintes sur carton qui représentent les comédiens, les producteurs, les metteurs en scène, les personnages du cinéma hollywoodien. &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/02/479844918.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-995478&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/02/479844918.jpg&quot; alt=&quot;Guy Brunet, silhouettes peintes de personnalités du cinéma hollywoodien, Rencontres autour de l'Art Singulier au MIAN de Nice, 2005.jpg&quot; style=&quot;float: right; margin: 0.2em 0px 1.4em 0.7em; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-995478&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&amp;nbsp;Depuis peu, il est aussi passé aux vedettes de la télévision. Et il fait des réalisations aussi, des scénarii qui semblent des réécritures de films&amp;nbsp;connus dont il modifie la fin lorsque l'originale ne lui plaît pas. Il paraît aussi procéder par montage de films&amp;nbsp;célèbres&amp;nbsp;en incorporant des scènes où il se filme commentant l'histoire du cinéma qui lui est cher&amp;nbsp;avec une voix qui ressemble à celle de Frédéric Mitterand (la voix traînante de ce dernier, presque soporifique, lorsqu'il se veut commentateur distingué pour cinéphiles). Il faut bien entendu&amp;nbsp;noter que Guy Brunet&amp;nbsp;avait des&amp;nbsp;parents qui tenaient un cinéma dans le Tarn (renseignement tiré du catalogue d'exposition&amp;nbsp;&quot;&lt;em&gt;Le monde rêvé de Guy&lt;/em&gt; Brunet&quot; à l'Espace Antonin Artaud de Rodez du 5 au&amp;nbsp;30 mars 2008).&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: left&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/00/2068370761.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-995517&quot; width=&quot;377&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/00/2068370761.jpg&quot; alt=&quot;Guy Brunet, boîte L'Age d'Or du Western, exposé à Nice, rencontres autour de l'Art singulier, 2005, photo B.Montpied.jpg&quot; height=&quot;264&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-995517&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;strong&gt;Il a donc baigné tout enfant dans la marmite de la vie rêvée sur&amp;nbsp;écran et n'en est jamais sorti. Les figures de Hollywood lui servant manifestement de véritables compagnons, plus solides à ses yeux peut-être&amp;nbsp;que ceux qu'il pourrait avoir dans la vie réelle? La question se pose.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: left&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;img name=&quot;media-995483&quot; width=&quot;115&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/01/1439016484.jpg&quot; alt=&quot;Guy Brunet, silhouette peinte sur carton de Dracula, photo B.Montpied 2005 au MIAN de Nice.jpg&quot; height=&quot;178&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; width: 115px; height: 178px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-995483&quot; /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;img name=&quot;media-995484&quot; width=&quot;127&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/01/768743271.jpg&quot; alt=&quot;Dracula, joué par Bela Lugosi, peut-être la source de Guy Brunet?.jpg&quot; height=&quot;173&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; width: 127px; height: 173px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-995484&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;center&quot; style=&quot;text-align: left&quot;&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/02/761669800.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-995501&quot; width=&quot;410&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/02/761669800.jpg&quot; alt=&quot;Couverture du catalogue de l'expo Le Monde Rêvé de Guy Brunet, mars 2008, Espace Antonin Artaud,Rodez.jpg&quot; height=&quot;275&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-995501&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Guy Brunet&amp;nbsp;se plonge toujours plus profond semble-t-il au fil des années dans la vie rêvée des anges, celle des acteurs qui ont remplacé les saints de jadis. Les tables tournantes ont été évincées pour l'occasion, le dialogue a été directement établi avec d'autres morts, plus proches et plus visibles, les dieux de la&amp;nbsp;pellicule.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/02/1790687466.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-995521&quot; width=&quot;399&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/02/1790687466.jpg&quot; alt=&quot;Guy Brunet, L'Age d'Or du Policier, expo Rencontres autour de l'Art Singulier, MIAN de Nice, 2005, photo B.Montpied.jpg&quot; height=&quot;263&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; width: 399px; height: 263px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-995521&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;Son travail se classe à la croisée des étiquettes, de l'art naïf, de l'art brut et plus&amp;nbsp;adéquatement peut-être, de &lt;em&gt;l'art modeste&lt;/em&gt; d'Hervé Di Rosa qui l'exposa dans son Musée éponyme à Sète (ce fut du reste,&amp;nbsp;semble-t-il, la première exposition de Guy Brunet). Le terme d'art modeste&amp;nbsp;sert généralement à désigner les productions d'art populaire contemporain, notamment tout ce qui est manufacturé, d'usage populaire, et imprégné de références à la culture artistique et&amp;nbsp;médiatique de masse. L'art modeste, ce serait aussi bien le kitsch, sans le sens péjoratif de&amp;nbsp;mauvais goût. Hervé Di Rosa a récemment publié un gros livre sur la question pour faire le point semble-t-il (&lt;em&gt;L'Art Modeste&lt;/em&gt;, éditions Hoëbeke, Paris, 2007, avec l'aide de plusieurs photographes dont Francis David, Pierre Schwartz et Thierry Secrétan). Il englobe sous son terme de vastes territoires de production, aussi bien les épouvantails que les peintures de camions, les décors de boîtes de sardines que les espaces accumulatifs d'inspirés du bord des routes (voir les photos inédites de Virgili, de Marcel Landreau, et surtout de Jeanne Devidal à Dinard&amp;nbsp;dans ce livre), les dessinateurs à la craie sur les trottoirs que les pochettes de disque, les portraits-robots que les enseignes publicitaires insolites, les cercueils imagés du Ghana que l'art des maquettes et des modèles réduits, les tatouages contemporains que les sculptures gastronomiques, etc., etc. On se reportera avec fruit à cet ouvrage fort instructif quant aux questions de délimitation des différentes possibilités de classification de la créativité populaire.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/02/1557513294.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-995528&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/02/1557513294.jpg&quot; alt=&quot;Hervé Di Rosa, couverture de son livre paru chez Hoëbeke en 2007.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-995528&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;Couverture du livre d'Hervé Di Rosa.&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;(Qu'on me permette&amp;nbsp;de faire remarquer au passage que si l'art est modeste, le corps des caractères du nom de son inventeur ne l'est pas sur cette couverture tout au moins...)&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;Ci-dessous, extraite du site du &lt;a href=&quot;http://www.miam.org/actu1.htm&quot;&gt;MIAM&lt;/a&gt; (Musée International d'Art Modeste, à Sète), voici la date exacte de l'expo de Guy Brunet telle qu'elle se tint dans ce lieu. On notera le paralléle tout à fait judicieux établi par les organisateurs de l'expo&amp;nbsp;avec les affiches du cinéma ghanéen populaire (plutôt des films d'horreur de série Z), affiches peintes à la main tout à fait étonnantes (voir à ce sujet le livre &lt;em&gt;Hollywoodoo, incredibles movie posters du Ghana&lt;/em&gt;, avec une préface de Pascal Saumade,&amp;nbsp;produit par le Dernier Cri, Marseille, janvier 2003):&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;table border=&quot;0&quot; width=&quot;426&quot; style=&quot;width: 426px; height: 396px&quot;&gt; &lt;tbody&gt; &lt;tr&gt; &lt;td&gt;&lt;/td&gt; &lt;td class=&quot;Style7&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/td&gt; &lt;/tr&gt; &lt;tr&gt; &lt;td&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&lt;img width=&quot;85&quot; src=&quot;http://www.miam.org/images/expopassees/cinemodeste.gif&quot; height=&quot;138&quot; style=&quot;width: 85px; height: 138px&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;/td&gt; &lt;td class=&quot;Style7&quot;&gt; &lt;table border=&quot;0&quot; width=&quot;289&quot; style=&quot;width: 289px; height: 353px&quot;&gt; &lt;tbody&gt; &lt;tr&gt; &lt;td height=&quot;59&quot; width=&quot;539&quot;&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#669933&quot;&gt;&lt;span class=&quot;Style24 Style38&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt; Cinémodeste,&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#008000&quot;&gt;il était une fois de Broadway&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#008000&quot;&gt;à Accra&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span class=&quot;Style45&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#008000&quot;&gt;15 septembre - 1er décembre 2002&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span class=&quot;Style45&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#008000&quot;&gt;Le MIAM ouvre son département Cinémodeste&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span class=&quot;Style45&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#008000&quot;&gt;et présente pour la première fois en France une&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span class=&quot;Style45&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#008000&quot;&gt;centaine d'affiches de cinéma peintes par des&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span class=&quot;Style45&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#008000&quot;&gt;artistes ghanéens et l'univers de Guy Brunet,&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span class=&quot;Style45&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#008000&quot;&gt;passionné du 7ème art qu'il raconte et peint&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span class=&quot;Style45&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#008000&quot;&gt;inlassablement...&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;/td&gt; &lt;/tr&gt; &lt;tr&gt; &lt;td class=&quot;Style6&quot;&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;/td&gt; &lt;/tr&gt; &lt;/tbody&gt; &lt;/table&gt; &lt;/td&gt; &lt;/tr&gt; &lt;/tbody&gt; &lt;/table&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
                </description>
                            </item>
                        <item>
                <guid isPermaLink="true">http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/archive/2008/03/23/seraphin-enrico-perdu-et-retrouve-par-olivier-thiebaut.html</guid>
                <title>Séraphin Enrico perdu et retrouvé, par Olivier Thiébaut (1995)</title>
                <link>http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/archive/2008/03/23/seraphin-enrico-perdu-et-retrouve-par-olivier-thiebaut.html</link>
                <author>noreply@ (Le Sciapode)</author>
                                                <category>Archives du peuple singulier</category>
                                <category>Art Brut</category>
                                <category>Art naïf</category>
                                <category>Environnements spontanés</category>
                                                <pubDate>Sun, 23 Mar 2008 15:44:00 +0100</pubDate>
                <description>
                     &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Avec plus de dix ans de retard, je publie sur ce blog alors qu'au départ&amp;nbsp;elle était prévue pour le papier de mon bulletin &lt;em&gt;L'Art Immédiat&lt;/em&gt; n°3 la contribution d'Olivier Thiébaut (datée de 1995)&amp;nbsp;au sujet de Séraphin Enrico qui avait créé un environnement à St-Calais dans la Sarthe, des statues diverses et variées dont une&amp;nbsp;Vénus portant l'inscription &quot;la luna rossa&quot; sur son fessier dénudé&amp;nbsp;... Inscription qui finit par être reprise par Thiébaut pour intituler le jardin qu'il a ouvert à Caen où il conserve un certain nombre de fragments d'environnements qu'il a préservés ou exhumés, à l'exemple du site d'Enrico. Ce jardin de la Luna Rossa&amp;nbsp;à Caen est le deuxième exemple en France après la Fabuloserie et son parc d'environnements à Dicy dans l'Yonne de tentative de conservatoire des environnements spontanés, par nature éphémères et terriblements &quot;immédiats&quot;.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/00/528701459.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-917869&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/00/528701459.jpg&quot; alt=&quot;Francis David, couverture des Bricoleurs de l'Imaginaire, Musées de Laval, 1984.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-917869&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Notons que le site de Séraphin Enrico avait d'abord été repéré par Francis David dans le catalogue &lt;em&gt;Les Bricoleurs de l'Imaginaire, Inventaire pour une&lt;/em&gt; région (Musées de Laval, 1984). Olivier Thiébaut a, en 1996, publié un ensemble de textes sur ses découvertes, &lt;em&gt;Bonjour aux promeneurs!&lt;/em&gt; aux&amp;nbsp;éditions Alternatives, où il parle entre autres de Séraphin Enrico (son texte étant une variante, en outre un peu écourtée,&amp;nbsp;de celui qu'il m'avait donné et que j'insère ci-dessous).&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#003300&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;font color=&quot;#008000&quot;&gt;&quot;Né&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;font color=&quot;#003300&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#008000&quot;&gt;le 3 juillet 1898 à Mougrando (Italie), Séraphin Enrico est issu d'un milieu modeste. Cimentier à l'âge de 14 ans, il découvre la rude épreuve du travail. En 1915, il est mobilisé dans les chasseurs alpins italiens.&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: left&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/02/71652312.jpg&quot;&gt;&lt;/a&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-917885&quot; width=&quot;211&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/02/71652312.jpg&quot; alt=&quot;Séraphin Enrico, portrait photo années 60, document Olivier Thiébaut.jpg&quot; height=&quot;308&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; width: 211px; height: 308px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-917885&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp; &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/01/471840536.jpg&quot;&gt;&lt;/a&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-917891&quot; width=&quot;294&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/01/471840536.jpg&quot; alt=&quot;Séraphin Enrico, autoportrait en ciment teinté, document Olivier Thiébaut, 1995.jpg&quot; height=&quot;309&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-917891&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#008000&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;La Grande&amp;nbsp; Guerre lui fait subir les souffrances du froid: il a les mains gelées par la neige, et perd un doigt.&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#008000&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;Après la guerre, il décide de partir pour la France qui a besoin de main d'oeuvre dans le bâtiment.&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#008000&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Séraphin Enrico travaille sur plusieurs chantiers, à Grenoble et Chambéry, puis s'installe à Grand-Lucé dans la Sarthe. Il se marie quelque temps plus tard avec Virginie Vineis. En 1925, il déménage à Saint-Calais, et achète un terrain à la sortie du bourg, sur la route de Vibraye. Situé dans une petite vallée, le lieu est idéal pour y construire sa maison et son merveilleux jardin.&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#008000&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; A partir de 1959, il entreprend la réalisation d'une propriété qui devient son &quot;grand-oeuvre&quot;, une sorte de jardin d'Eden. Sculptures, bassins, fontaines, tonnelles, alcôves et souterrains agrémentent sa maison sur un terrain en espaliers dominant le cours de l'Anille.&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;font color=&quot;#008000&quot;&gt;&lt;strong&gt;Pendant une vingtaine d'années, armé d'une simple brouette et de truelles, Séraphin Enrico construit un univers de rêve. Les ciments et mortiers colorés lui servent de matériaux de base. Son goût pour la sculpture et la peinture se traduit dans son travail par la réalisation de personnages et d'animaux peints qu'il installe dans des décors appropriés. La peinture florentine, le sport, la mythologie et les femmes en tenue &quot;sexy&quot; sont ses principales sources d'inspiration. Le caractère placide de Séraphin Enrico semble en contradiction avec ses oeuvres et sa réputation. Considéré souvent comme un farfelu et n'étant pas vraiment reconnu par les habitants de Saint-Calais, il met son imaginaire au service d'un autre public en inventant des aires de jeux pour les enfants.&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/01/160161988.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-919100&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/01/160161988.jpg&quot; alt=&quot;Séraphin Enrico, le jardin avec les visiteurs enfantins sur les statues, vers 1968, document Olivier Thiébaut.jpg&quot; style=&quot;float: right; margin: 0.2em 0px 1.4em 0.7em; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-919100&quot; /&gt;&lt;/a&gt; Au milieu des années soixante, le jardin de Séraphin Enrico est un foisonnement de couleurs et de sculptures, c'est l'attraction locale où l'on peut lire &quot;Entrée Libre&quot;: des centaines de familles viennent lui rendre visite. M. Mercier, son ancien voisin, se souvient: &quot;&lt;/strong&gt;&lt;em&gt;L'oeuvre était de taille! Il y en avait partout, rangées en rangs d'oignon. On n'avait jamais vu ça, ce genre de chose. On se demandait d'où cela pouvait bien lui venir. C'était son pays, son petit coin de paradis où il s'exprimait, car il était plutôt discret, le père Enrico, et pas toujours très commode! Il avait du caractère. Son goût pour la décoration ne le quittait pas. Tous les soirs, il travaillait à faire ses bonnes femmes, quand il s'y mettait, on ne pouvait plus l'arrêter. Même à son travail, ses employeurs lui reprochaient de faire un peu trop de décorations ou de fioritures inutiles dans les chantiers. C'est surtout avec les enfants qu'il s'entendait, c'était spontané avec eux! Certains parents n'aimaient pas trop d'ailleurs laisser traîner leurs enfants, ils le prenaient pour un satyre, en voyant certaines de ses oeuvres. C'était un drôle de bonhomme, le père Enrico, et il avait ses idées à lui! Je me souviens qu'il avait fait une vache et plusieurs bonnes femmes qui avaient un système de rigole dans le dos, ça récupérait l'eau quand il pleuvait et elle sortait par le zizi. Il avait aussi creusé des souterrains dans son jardin qui partaient d'en bas et remontaient jusque sous sa maison, il voulait même traverser la route. Mais on a dû l'arrêter, parce qu'on a retrouvé un jour sa femme qui étendait le linge, enterrée jusqu'à la poitrine. Ca s'était effondré! Il avait fait aussi des choses en hauteur avec des personnages montés les uns sur les autres, mais ça c'était du solide! M.Enrico connaissait bien le ciment. Quand il a dû partir, il a tout abandonné, le pauvre, ça a été certainement très dur pour lui. C'est triste à dire, mais je me souviens qu'ils en ont mis du temps pour tout enlever, c'était du béton armé extrêmement dur&lt;/em&gt;&lt;strong&gt;!&quot;&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/00/1774820345.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-917904&quot; width=&quot;386&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/00/1774820345.jpg&quot; alt=&quot;Séraphin Enrico, cariatides retrouvées et restaurés par Olivier Thiébaut à Caen, 1995.jpg&quot; height=&quot;265&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-917904&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;font color=&quot;#008000&quot;&gt;Jusqu'en 1972, Séraphin Enrico va travailler inlassablement à son jardin, dépensant toute son énergie et tous ses revenus dans sa réalisation. Sans argent, il va continuer ses travaux en fabriquant alors lui-même son ciment avec les pierres de la rivière qu'il réduit en poudre. A 74 ans, il quitte la région contre son gré, pour aller finir ses jours avec sa famille à Divonne-les-Bains dans l'Ain. C'est dans cette nouvelle maison qu'il a réalisé ses dernières sculptures, décidé à recommencer malgré son âge, encore et encore!&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#008000&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Séraphin Enrico meurt en 1989, laissant derrière lui une oeuvre méconnue.&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#008000&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; La méconnaissance de cet ensemble unique et son isolement &quot;culturel&quot; ont certainement contribué à sa disparition. Aujourd'hui&amp;nbsp; [&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;en&lt;/font&gt; &lt;font color=&quot;#008000&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;1995&lt;/font&gt;] la&lt;/font&gt; municipalité de Saint-Calais semble n'en avoir gardé aucune trace, malgré le reportage télévisé diffusé en 1973 (un documentaire sur la destruction du jardin malheureusement perdu ou égaré). Depuis cette époque, les oeuvres de Séraphin Enrico dorment sous une épaisse couche de terre.&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/01/1092593746.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-917909&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/01/1092593746.jpg&quot; alt=&quot;Séraphin Enrico, une tête d'une de ses sculptures retrouvée dans la terre par Olivier Thiébaut en 1995.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-917909&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#008000&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; En mai 1995, grâce au témoignage de M.Justin Stern, et grâce à de vieilles photographies conservées par les voisins, nous retrouvons l'emplacement d'une ancienne mare où quelques sculptures ont été enfouies.&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#008000&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; La tentation est trop forte! Une fouille est entreprise pour la découverte du travail de Séraphin Enrico et pour le plaisir des yeux. Pendant une dizaine de jours, nous creusons dans l'ancienne mare. Une multitude de fragments&amp;nbsp;sont mis au jour, et à notre grande surprise, peinture&amp;nbsp;et ciment n'ont pas été altérés: écritures et dessins apparaissent comme un livre ouvert dans le sol.&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/01/533149800.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-917911&quot; width=&quot;393&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/01/533149800.jpg&quot; alt=&quot;Séraphin Enrico, le buste d'une de ses statues émerge du sol où elle avait été enfouie, document Olivier Thiébaut, 1995.jpg&quot; height=&quot;260&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-917911&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#008000&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Certaines de ces sculptures devaient atteindre trois mètres de haut et sont recouvertes de petites phrases ou devises italiennes (&lt;em&gt;Il giro del lago; Pane, pace, Amore, Libertà; Santa Maria; Vénus; La luna rossa; Spectaccolo del natura; la petto materne; Pittura Fiorentino; Sono libera&lt;/em&gt;!...). La facture et l'originalité des pièces révèlent la grande inventivité de leur auteur: ciments polis, cheveux en mortier colorés, incrustations d'objets, systèmes hydrauliques. Baigneurs, Vénus, madones et créatures aux profils asiatiques vont pouvoir à nouveau contempler le ciel, sous l'aile tendre des &quot;séraphins&quot;.&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#008000&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; OLIVIER THIEBAUT, 1995.&quot;&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;strong&gt;(Tous les documents ici mis en ligne et confiés à moi en 1995 appartiennent à Olivier Thiébaut)&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; 
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                <title>Marcello Cammi: une oasis de plus qui disparaît</title>
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                <author>noreply@ (Le Sciapode)</author>
                                                <category>Art Brut</category>
                                <category>Art naïf</category>
                                <category>Environnements spontanés</category>
                                                <pubDate>Sun, 20 Jan 2008 14:15:00 +0100</pubDate>
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                    &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/01/c99026e0866106b14644ebfa57dde90e.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-784561&quot; width=&quot;397&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/01/c99026e0866106b14644ebfa57dde90e.jpg&quot; alt=&quot;c99026e0866106b14644ebfa57dde90e.jpg&quot; height=&quot;109&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; width: 397px; height: 109px; border-width: 0px&quot; title=&quot;Marcello Cammi, sa signature au revers de ses dessins, ph B.Montpied&quot; id=&quot;media-784561&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#800080&quot;&gt;Signature de Cammi au verso de ses dessins: &quot;&lt;em&gt;M Cammi Bordighera col vino unico al mondo&lt;/em&gt;&quot; (&quot;Cammi Bordighera avec du vin unique au monde&quot;), 1988&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Ah, quel homme c'était ce Marcello Cammi, plus vieux communiste qu'&quot;anarchiste révolutionnaire&quot; comme il a été dit quelque part par quelqu'un de mal informé. Vieux &quot;coco&quot; avec la langue pas dans la poche, vieux socialiste partageux plutôt, pour éviter toute confusion...&lt;img name=&quot;media-784578&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/02/50d0b5618262d483bc509add156b62e6.jpg&quot; alt=&quot;e34ac15898a4e70d951024906af4e89b.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; title=&quot;Marcello et Vittoria Cammi, photo sur le site Artsens&quot; id=&quot;media-784578&quot; /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#800080&quot;&gt;Marcello et Vittoria Cammi, &lt;a href=&quot;http://www.artsens.org/cammi.html&quot;&gt;photo site web Artsens&lt;/a&gt;&lt;/font&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://www.artsens.org/cammi.html&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Il vivait à Bordighera sur la Riviera italienne, où de façon improbable il avait créé un jardin de sculptures étonnant qui s'annonçait de la rue sous le terme générique de &quot;Galleria d'Arte&quot;. Une galerie d'art en plein air, du moins pour les sculptures, car il faisait aussi des peintures qui étaient abritées dans un petit atelier. Des peintures et des dessins sur taches de vin qu'il interprétait au stylo, renouvelant la leçon de Vinci, son vieux prédécesseur, qui enseignait de regarder les murs aux taches de lèpre pour faire travailler l'imagination graphique ou picturale.&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/02/7fd79410a7e7d0aada4a820a41fa9a1e.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-784594&quot; width=&quot;160&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/02/7fd79410a7e7d0aada4a820a41fa9a1e.jpg&quot; alt=&quot;7fd79410a7e7d0aada4a820a41fa9a1e.jpg&quot; height=&quot;402&quot; style=&quot;float: right; margin: 0.2em 0px 1.4em 0.7em; width: 160px; height: 402px; border-width: 0px&quot; title=&quot;Marcello Cammi, dessin &amp;quot;col vino&amp;quot;, sans titre, tache de vin et stylo, ph.B.Montpied&quot; id=&quot;media-784594&quot; /&gt;&lt;/a&gt; C'était improbable, surtout pour un Français qui venant de la richissime Côte d'Azur, laissait derrière lui palais, yachts, et grands hôtels luxueux. Tomber sur une friche pareille, hérissée d'oeuvres rugueuses et noyée dans une végétation de jungle vineuse (la treille envahissait presque tout le jardin) tenait du mirage.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; J'étais tombé dessus par Raymond Dreux, cet artiste un peu hippie, disparu récemment (en 2005), qui avait fondé un temps du côté de Laurac-le-Grand&amp;nbsp; (prés de Castelnaudary) un musée de l'Imaginaire sans Frontières, avec des artistes singuliers comme son amie Ciska Lallier. Au téléphone, fort enthousiaste, il m'avait parlé de &quot;40 000 statues&quot; façonnées par Cammi sur son petit territoire -rien que ça! (en réalité cela devait tourner plutôt à quelques centaines)-, le tout réparti sur les deux rives d'un petit torrent canalisé qui avait, qui a toujours,&amp;nbsp;pour nom le rio Sasso.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/02/06bfaa28ada3582219234f7b8935e1d1.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-784601&quot; width=&quot;394&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/02/06bfaa28ada3582219234f7b8935e1d1.jpg&quot; alt=&quot;06bfaa28ada3582219234f7b8935e1d1.jpg&quot; height=&quot;264&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; title=&quot;Marcello Cammi, la passerelle construite par Cammi, ph.B.Montpied, 1990&quot; id=&quot;media-784601&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#800080&quot;&gt;La passerelle créée par Cammi, avec Raymond Dreux sur la rive droite, fantôme de l'autre côté du pont... (Photo B.Montpied, 1990)&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; J'ai raconté dans le &lt;em&gt;Bulletin de l'Association des Amis de François Ozenda&lt;/em&gt; d'abord (n°41, juillet 1990), puis dans &lt;em&gt;Raw Vision (&lt;/em&gt;n°6, été 1992 ; photos de Pierre Marquer; traduction en anglais de Peter Wood, ce qui ne fut pas signalé dans la revue, malgré ma demande), ma visite à ce jardin. Elle se passa sous la pluie, un comble pour cette&amp;nbsp;région bénie des dieux habituellement côté météo, ce qui rendit mes photos sombres et un poil trop floues. Je revois ce souvenir aujourd'hui dans un brouillard de mémoire qui se mêle à une atmosphère vaporeuse, l'eau tombée du ciel s'élevant du sol sous l'effet de la chaleur. Il faisait moite dans ce jardin, et il fait désormais éternellement moite dans le souvenir que je garde de cette jungle vinassouse.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/02/5ecf4e834028e18c869a30a901bca51f.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-784604&quot; width=&quot;338&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/02/5ecf4e834028e18c869a30a901bca51f.jpg&quot; alt=&quot;5ecf4e834028e18c869a30a901bca51f.jpg&quot; height=&quot;473&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; width: 338px; height: 473px; border-width: 0px&quot; title=&quot;Marcello Cammi, vue du pont, la rive gauche hérissée de sculptures et de galettes de ciment, ph B.Montpied, 1990&quot; id=&quot;media-784604&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Marcello Cammi, ultra cordial et exubérant,&amp;nbsp;baragouinait un langage fait d'un mélange d'italien et d'emprunts à d'autres langues pour essayer de me transmettre toutes sortes de propos qui lui paraissaient importants de transmettre. Il paraissait avoir été déporté à Mauthausen, il en gardait bien entendu une souffrance, il ne pouvait oublier les autres déportés qui étaient restés là-bas, il les avait sculptés sur les rives du rio Sasso, comme émergeant du limon, comme s'ils revenaient pour crier qu'on ne les oublie pas, rampants pathétiques.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/00/aabeaa7a9195f3414f5178b5f339ce71.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-784606&quot; width=&quot;383&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/00/aabeaa7a9195f3414f5178b5f339ce71.jpg&quot; alt=&quot;aabeaa7a9195f3414f5178b5f339ce71.jpg&quot; height=&quot;258&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; title=&quot;Marcello Cammi, les corps dans le sol, souvenirs de Mauthausen, ph.B.Montpied 1990&quot; id=&quot;media-784606&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Les statues de Cammi étaient pour la plupart couleur de terre, et sous l'humidité de ce jour-là,&amp;nbsp; couleur de rouille. Par moments, elles prenaient même des allures fécales. Elles se pressaient dans le petit espace au bord de la rivière, par-dessus laquelle Marcello avait eu la bonne idée de jeter une passerelle dont les balustrades des deux&amp;nbsp;côtés étaient constituées de personnages, certains faisant des sortes de ronds de jambe.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/02/13573336984358763067d4b429ff1dfc.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-784608&quot; width=&quot;375&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/02/13573336984358763067d4b429ff1dfc.jpg&quot; alt=&quot;13573336984358763067d4b429ff1dfc.jpg&quot; height=&quot;251&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; width: 375px; height: 251px; border-width: 0px&quot; title=&quot;Marcello Cammi, le jardin avec ses rives, le cycliste, la passerelle...Ph.B.Montpied, 1990&quot; id=&quot;media-784608&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#800080&quot;&gt;Photos B.Montpied, 1990&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; C'était un site comme une petite île au milieu du cancer urbain désordonné de la ville, l'un des plus étonnants qu'on n'ait jamais vu en Europe. Une oasis au vrai sens du terme si l'on songe qu'il&amp;nbsp;était&amp;nbsp;entouré des vestiges d'une palmeraie. &amp;nbsp;Commencé&amp;nbsp; vers 1952, il s'acheva avec la mort de l'auteur en 1994. Les problèmes de pérennité du lieu commencèrent dès lors à se poser. Sa veuve Vittoria&amp;nbsp;ne pouvait à elle seule protéger le lieu qui appartenait à la commune. Cette dernière ne faisait rien pour sauver le site. Le rio Sasso, encombré en amont de divers débris, déborda plusieurs fois ces dernières années. Les sculptures en pâtirent bien évidemment. Jusqu'au jour où une crue plus dramatique que les précédentes se chargea de faire table rase de ce qui restait. La passerelle fut emportée et avec elle, la plupart des statues furent détruites. Des lecteurs italiens de ce blog, Gabriele et Francesca Mina,&amp;nbsp;m'ont envoyé quelques photos récentes montrant les vestiges encore en place. Presque rien.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt; &lt;div style=&quot;text-align: left&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/00/25a87eb0fdeb9e83f3120b46751ece7b.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-784615&quot; width=&quot;275&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/00/25a87eb0fdeb9e83f3120b46751ece7b.jpg&quot; alt=&quot;25a87eb0fdeb9e83f3120b46751ece7b.jpg&quot; height=&quot;187&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; title=&quot;Vestiges actuels du site de Marcello Cammi, ph Gabriele et Francesca Mina, 2007&quot; id=&quot;media-784615&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt; &lt;div style=&quot;text-align: right&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/00/9de1c7738afa3bdf508414cd7778ae8b.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-787177&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/00/9de1c7738afa3bdf508414cd7778ae8b.jpg&quot; alt=&quot;9de1c7738afa3bdf508414cd7778ae8b.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; title=&quot;Site détruit de Marcello Cammi, photo Gabriele et Francesca Mina 2007&quot; id=&quot;media-787177&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: left&quot;&gt; &lt;div style=&quot;text-align: right&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/00/af53dfa84b9c2ec28c22b4434134e572.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-784639&quot; width=&quot;284&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/00/af53dfa84b9c2ec28c22b4434134e572.jpg&quot; alt=&quot;af53dfa84b9c2ec28c22b4434134e572.jpg&quot; height=&quot;403&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; width: 284px; height: 403px; border-width: 0px&quot; title=&quot;Vestiges 2007 du site de Marcello Cammi à Bordighera, ph.Gabriele et Francesca Mina&quot; id=&quot;media-784639&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: right&quot;&gt; &lt;div style=&quot;text-align: right&quot;&gt; &lt;div style=&quot;text-align: left&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/02/9f122ebc2154d99fb858a61d216b1af2.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-787179&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/02/9f122ebc2154d99fb858a61d216b1af2.jpg&quot; alt=&quot;9f122ebc2154d99fb858a61d216b1af2.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; title=&quot;Site de Marcello Cammi, les restes, photo Gabriele et Francesca Mina, 2007&quot; id=&quot;media-787179&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/01/aa3ba7a86c7f68652ce63328168e21ff.jpg&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: right&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#800080&quot;&gt;Photos Gabriele et Francesca Mina, vers 2007&lt;/font&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;strong&gt;Une petite trentaine de sculptures seraient conservées par la commune, qui sur un site, montre&lt;/strong&gt; &lt;a href=&quot;http://www.bordighera.it/Galleria/11Cammi/BaseCammialfa.htm&quot;&gt;&lt;strong&gt;quelques oeuvres, sculptures et peintures&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;. J'ai également appris que la Fabuloserie avait également pu récupérer quelques oeuvres en 2001. Des Français, venus revoir le site qu'ils aimaient, ont été arrêtés par la police locale alors qu'ils avaient enfourné dans leur voiture des statues qu'ils&amp;nbsp;voulaient simplement&amp;nbsp;sauver... Geste désespéré que je comprends, que nous devrions tous comprendre! Car, pourquoi des oeuvres d'art, jetées à la mer&amp;nbsp;suite à &amp;nbsp;l'indifférence communale, devraient-elles rester propriété des vandales?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/00/7869303196e286ab7cd642764118db88.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-784670&quot; width=&quot;335&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/00/7869303196e286ab7cd642764118db88.jpg&quot; alt=&quot;7869303196e286ab7cd642764118db88.jpg&quot; height=&quot;473&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; title=&quot;Marcello Cammi, le jardin avec un pilier soutenant une caravelle, femme à l'ombrelle, Andreotti &amp;quot;le Majordome&amp;quot; en buste, ph.Bruno Montpied, 1990&quot; id=&quot;media-784670&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#800080&quot;&gt;Photo B.Montpied, 1990&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Un site de plus qui disparaît... Il reste comme toujours à garder sa mémoire.&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;&lt;strong&gt;Gabriele et Francesca Mina en particulier veulent faire un ouvrage sur les environnements de Ligurie, dont le jardin de Marcello Cammi (leur adresse e-mail que je suis autorisé à transmettre: &lt;a href=&quot;mailto:gabrielemina@hotmail.com&quot;&gt;gabrielemina@hotmail.com&lt;/a&gt;). Si vous avez des documents sur le jardin, de n'importe quelle époque, vous pouvez contacter ce blog (&lt;/strong&gt;voir e-mail indiqué ci-joint dans la colonne de droite&lt;strong&gt;).&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; On consultera pour plus de photos l'album que je mets en ligne à partir d'aujourd'hui (&lt;/strong&gt;Voir également&amp;nbsp;colonne de droite)&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;/div&gt;
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                            </item>
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                <title>Yvonne Robert naïve à Carquefou brute à Lausanne</title>
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                <author>noreply@ (Le Sciapode)</author>
                                                <category>Art Brut</category>
                                <category>Art naïf</category>
                                <category>Art singulier</category>
                                                <pubDate>Mon, 14 Jan 2008 23:40:00 +0100</pubDate>
                <description>
                    &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Michel Leroux me&amp;nbsp;signale une exposition d'Yvonne Robert à Carquefou, qui fait partie de la métropole du grand Nantes en Loire-Atlantique. Avec un tel nom&amp;nbsp; craquant au vent fou venu des profondeurs de l'océan pour vous emporter les idées noires, on aurait pu imaginer cette petite ville au bord de&amp;nbsp; la mer, eh bien c'est sur les bords de l'Erdre (cet affluent de la Loire, occulté à Nantes, comme la Bièvre à Paris, et à qui manque un M initial qui achèverait de l'amarrer inexorablement au père Ubu)...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/01/9eab5e92a4bef2483e4a4cf7f76b9501.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-774104&quot; width=&quot;394&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/01/9eab5e92a4bef2483e4a4cf7f76b9501.jpg&quot; alt=&quot;9eab5e92a4bef2483e4a4cf7f76b9501.jpg&quot; height=&quot;464&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; width: 394px; height: 464px; border-width: 0px&quot; title=&quot;Yvonne Robert, Les deux flamants [sic] sont restés seuls, 2005&quot; id=&quot;media-774104&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/02/33a72e745fcf713ce6f57c0993684743.jpg&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Cela se passe du 6 au 20 février 2008 à l'Espace Culturel la Fleuriaye (renseignements: 02 28 22 24 40, courriel: &lt;a href=&quot;mailto:culture@mairie-carquefou.fr&quot;&gt;culture@mairie-carquefou.fr&lt;/a&gt;). Yvonne Robert a commencé à faire grandement parler d'elle grâce à une petite étude de Guy Joussemet dans le fascicule n°14 de la Collection&amp;nbsp;de l'Art Brut à Lausanne&amp;nbsp;(édité en 1986). Elle peint depuis 1974 des saynètes de tous ordres se rapportant à une vie rurale qui paraît de plus en plus aujourd'hui s'éloigner de nous. Née en 1922, elle n'a pas quitté la Vendée où elle a connu une vie d'enfant difficile dans une famille&amp;nbsp;où les parents&amp;nbsp;se déchiraient Sa vie d'adulte a connu d'autres moments durs, avec des employeurs sans scrupules notamment, aussi&amp;nbsp;des hommes qui l'ont brutalisée.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/00/f7540522d89ca0c3a7c7f909451f4931.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-774107&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/00/f7540522d89ca0c3a7c7f909451f4931.jpg&quot; alt=&quot;f7540522d89ca0c3a7c7f909451f4931.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; title=&quot;Yvonne Robert&quot; id=&quot;media-774107&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Guy Joussemet parle d'une peinture qui en 1986 semblait s'éloigner de débuts qualifiés plutôt&amp;nbsp;de naïfs pour se diriger avec assurance vers une dimension nettement plus &quot;brute&quot;. Cependant, avec le temps,&amp;nbsp;il semble que cela&amp;nbsp;apparaisse moins net et moins tranché. La production est désormais, trente-quatre ans après ses débuts (1974), vaste et&amp;nbsp;multiple, parfois inégale. Les références à la végétation, aux animaux, à des scènes de tragédie banale telle que celle que je montre ci-dessous,&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot; style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/02/6807d39e6de50be6f4bbd355450a26bd.jpg&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;img name=&quot;media-774114&quot; width=&quot;384&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/02/6807d39e6de50be6f4bbd355450a26bd.jpg&quot; alt=&quot;6807d39e6de50be6f4bbd355450a26bd.jpg&quot; height=&quot;276&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; title=&quot;Yvonne Robert, Comme font les oiseaux..., 2002&quot; id=&quot;media-774114&quot; /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot; style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;em&gt;Comme font les oiseaux Mélanie s'est cachée derrière son armoire pour mourir Victorien dit à Mélina je suis sûr que ta mère a ses sous dans l'armoire sous ses chemises Dépêche-toi les autres vont arriver...&lt;/em&gt; Peinture d'Yvonne Robert, 2002, coll.privée, Paris, photo B.Montpied&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;montrent qu'Yvonne Robert ne se résout pas à se détacher complètement de la réalité telle que la perçoivent ses yeux. On n'assiste pas avec elle à une plongée griffonnante et débridée dans l'imaginaire et l'abstrait. Il semble que seuls quelques traitements affectant une partie de l'image puissent prendre un aspect &quot;automatique&quot; échappant au contrôle de la raison (l'étagement des divers plans dont la peintre ne sait rendre&amp;nbsp;la perspective, par exemple, ce qui la conduit à inventer un autre mode d'expression et un autre langage, ce qui devrait faire taire les rieurs).&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/02/48125ba21f15e26b67e97c57a366bcd4.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-774121&quot; width=&quot;371&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/02/48125ba21f15e26b67e97c57a366bcd4.jpg&quot; alt=&quot;48125ba21f15e26b67e97c57a366bcd4.jpg&quot; height=&quot;502&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; width: 371px; height: 502px; border-width: 0px&quot; title=&quot;Yvonne Robert, Un peu de tout, 2007&quot; id=&quot;media-774121&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; A Carquefou, elle est présentée comme artiste naïve, de ce fait sans doute. A Lausanne, c'est une autre chanson. A cheval (Ferdinand...)&amp;nbsp;entre brut et naïf,&amp;nbsp;Yvonne Robert? Personnellement, cela ne me dérange aucunement. L'enfance du regard est intact des deux côtés.&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;(Les photos sans auteur mentionné proviennent du &lt;a href=&quot;http://www.carquefou.fr/carquefou/menu_haut/les_loisirs/evenements/exposition_art_naif_yvonne_robert_du_6_au_20_02&quot;&gt;site de la mairie de Carquefou&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;
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                <title>Henri Boeuf, sculpteur naïf et maçon de la Creuse</title>
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                <author>noreply@ (Le Sciapode)</author>
                                                <category>Art naïf</category>
                                                <pubDate>Tue, 01 Jan 2008 23:25:00 +0100</pubDate>
                <description>
                    &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Je dois à Roland Nicoux, le tenace animateur de l'association des Maçons&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/00/2d40e2d3242e6f8eed1c9d79757917d5.jpg&quot;&gt;&lt;/a&gt; de la Creuse à Felletin, beaucoup de découvertes liées à l'art populaire. Cela remonte au temps où je partis en quête de la mémoire et de l'oeuvre de François Michaud à Masgot. Depuis quelque temps, il me parle d'un sculpteur naïf, appelé du joli nom d'Henri Boeuf, qu'un ami de leur association, Marc Prival, auteur d'un livre sur &lt;em&gt;Les migrants de travail d'Auvergne et du Limousin au XXe siècle&lt;/em&gt; (1979), lui a fait connaître. De plus, voici qu'un article fort descriptif, dû à la plume de M.Jean Martin, vient de paraître dans le Bulletin de liaison n°11 des &lt;em&gt;Maçons de la Creuse&lt;/em&gt; (juin 2007 ; le numéro contient aussi un dossier sur les croix de chemin de la Creuse). Article, il faut le dire, entièrement&amp;nbsp;voué&amp;nbsp;à une seule oeuvre d'Henri Boeuf, conservée aujourd'hui, suite à un legs du sculpteur,&amp;nbsp;dans la mairie d'Auzances (à l'est du département de la Creuse, à une vingtaine de kilomètres du Puy-de-Dôme).&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/00/0bd9d971b2ae5701f75398fc4cca0f2a.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-749601&quot; width=&quot;220&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/00/0bd9d971b2ae5701f75398fc4cca0f2a.jpg&quot; alt=&quot;0bd9d971b2ae5701f75398fc4cca0f2a.jpg&quot; height=&quot;319&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; width: 220px; height: 319px; border-width: 0px&quot; title=&quot;Bulletin de liaison des Maçons de la Creuse n°11, juin 2007&quot; id=&quot;media-749601&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Henri Boeuf, né en 1902, est décédé en 1987. L'oeuvre en question, achevée en 1976, est un panneau de bois sculpté sur les deux faces, à raison de quatre scènes compartimentées sur chaque face, le tout mesurant 45 sur 155 cm&amp;nbsp;.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/00/5c248d7f98b9f3be81c95e3c6d50c8ee.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-749556&quot; width=&quot;387&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/00/5c248d7f98b9f3be81c95e3c6d50c8ee.jpg&quot; alt=&quot;5c248d7f98b9f3be81c95e3c6d50c8ee.jpg&quot; height=&quot;136&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; width: 387px; height: 136px; border-width: 0px&quot; title=&quot;Henri Boeuf, face avant de son panneau sculpté à la mairie d'Auzances, 1976&quot; id=&quot;media-749556&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;Henri Boeuf, le panneau sculpté, face avant, 1976 (toutes les photos présentées ici sont en&amp;nbsp;provenance de Roland Nicoux)&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;La face avant est consacrée à l'évocation des principaux temps forts de la vie de l'auteur (vie à la ferme, premiers chantiers de maçon,&amp;nbsp;l'escalade des échelons de la vie professionnelle de simple maçon jusqu'au&amp;nbsp;grade final de chef d'entreprise), la face arrière évoque pour sa part l'histoire des maçons de la Creuse, les monuments qu'ils contribuèrent à construire, le Panthéon et les Tuileries, leur grand homme, Martin Nadaud.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/02/2dda5ef0f4e131f1a9b26762625bbe0e.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-749563&quot; width=&quot;389&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/02/2dda5ef0f4e131f1a9b26762625bbe0e.jpg&quot; alt=&quot;2dda5ef0f4e131f1a9b26762625bbe0e.jpg&quot; height=&quot;142&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; width: 389px; height: 142px; border-width: 0px&quot; title=&quot;Henri Boeuf, la face arrière du panneau sculpté de la mairie d'Auzances, 1976&quot; id=&quot;media-749563&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;Henri Boeuf, le panneau sculpté, face arrière (la roue est selon Jean Martin une Pendule à Salomon, un symbole du Compagnonnage)&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/01/76efa155bc9b0416d87808e069f477b6.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-749580&quot; width=&quot;368&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/01/76efa155bc9b0416d87808e069f477b6.jpg&quot; alt=&quot;76efa155bc9b0416d87808e069f477b6.jpg&quot; height=&quot;503&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; width: 368px; height: 503px; border-width: 0px&quot; title=&quot;Henri Boeuf, Panneau sculpté de la mairie d'Auzances (détail: le compartiment consacré à Martin Nadaud), 1976&quot; id=&quot;media-749580&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Le style est naïf, on peut s'en rendre compte en détaillant les disproportions des personnages représentés, les perspectives étranges, les vues de haut (exemple la mare aux canards sur la face avant,&lt;/strong&gt; voir ci-dessous&lt;strong&gt;) mélangées avec des vues de profil, etc...&lt;/strong&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/02/f0bd0d413d4dea40ea61269a0b5c6e70.jpg&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;img name=&quot;media-749614&quot; width=&quot;259&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/02/f0bd0d413d4dea40ea61269a0b5c6e70.jpg&quot; alt=&quot;f0bd0d413d4dea40ea61269a0b5c6e70.jpg&quot; height=&quot;224&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; width: 259px; height: 224px; border-width: 0px&quot; title=&quot;Henri Boeuf, détail de son panneau sculpté de la mairie d'Auzances, la ferme&quot; id=&quot;media-749614&quot; /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; &lt;strong&gt;Le sculpteur paraît avoir accepté l'étiquette en outre. On s'en convainc en voyant l'image placée au bas de cette note&amp;nbsp;qui le représente, probablement dans les années 70, au milieu de ses oeuvres (des statuettes, dont&amp;nbsp;des Bretons en&amp;nbsp;pantalons&amp;nbsp;bouffants traditionnels&amp;nbsp;et sabots, qui s'apparentent à certaines autres oeuvres du sculpteur finistérien Pierre Jaïn, créateur davantage que Boeuf&amp;nbsp;aux lisières de l'art brut et de l'art populaire). Une affichette proclame au mur, bien en évidence: &quot;Sculptures naïves de l'artiste auzançais Henri Boeuf&quot;. On se demande du reste&amp;nbsp;ce qu'elles sont devenues aujourd'hui, ces statues...?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/01/a06d101a0ed7a7fb5aef306a4a33df00.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-749629&quot; width=&quot;383&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/01/a06d101a0ed7a7fb5aef306a4a33df00.jpg&quot; alt=&quot;a06d101a0ed7a7fb5aef306a4a33df00.jpg&quot; height=&quot;282&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; title=&quot;Henri Boeuf dans son atelier à Auzances, années 70&quot; id=&quot;media-749629&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;Pour obtenir ce bulletin n°11:&lt;/strong&gt; Les Maçons de la Creuse, 2, petite rue du clocher, 23500, Felletin, tél: 05 55 66 90 81 ou 05 55 66 86 37, fax:05 55 66 90 81, e-mail: contact@macons-creuse.com&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
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                <guid isPermaLink="true">http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/archive/2007/12/24/prieres-de-noel-sainte-nuit-douce-nuit.html</guid>
                <title>Prières de Noël, sainte nuit, douce nuit...</title>
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                <author>noreply@ (Le Sciapode)</author>
                                                <category>Art naïf</category>
                                                <pubDate>Mon, 24 Dec 2007 23:55:00 +0100</pubDate>
                <description>
                    &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; En cette nuit de Noël, quelques minutes avant minuit, ses messes, son gros joufflu qui va encore aller s'encastrer dans les cheminées pour aider à faire tourner le grand marché, donnons une petite image faite d'après une peinture à la gouache d'un certain Armand Goupil signalé par un ami brocanteur,&amp;nbsp;peinture (sur carton)&amp;nbsp;photographiée sur le stand d'un autre broc, Jean-Philippe Reverdy, que je remercie très hautement ici. Cadeau de Noël!&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/01/00b1b6a2f5bc0caa2c171fc4ba08e44d.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-737846&quot; width=&quot;377&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/01/00b1b6a2f5bc0caa2c171fc4ba08e44d.jpg&quot; alt=&quot;00b1b6a2f5bc0caa2c171fc4ba08e44d.jpg&quot; height=&quot;440&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; title=&quot;Armand Goupil, &amp;quot;Tenue d'été&amp;quot;, 1960&quot; id=&quot;media-737846&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;Armand Goupil, &lt;em&gt;Tenue d'été&lt;/em&gt;, 1960, photo B.Montpied&lt;/div&gt;
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                <guid isPermaLink="true">http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/archive/2007/11/18/le-retour-perpetuel-de-matija-skurjeni.html</guid>
                <title>Le retour perpétuel de Matija Skurjeni</title>
                <link>http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/archive/2007/11/18/le-retour-perpetuel-de-matija-skurjeni.html</link>
                <author>noreply@ (Le Sciapode)</author>
                                                <category>Art naïf</category>
                                <category>Surréalisme</category>
                                                <pubDate>Sun, 18 Nov 2007 17:10:00 +0100</pubDate>
                <description>
                    &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/02/b710b6176dbbe46832f07fe20190dd5f.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-671528&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/02/b710b6176dbbe46832f07fe20190dd5f.jpg&quot; alt=&quot;b710b6176dbbe46832f07fe20190dd5f.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; title=&quot;Matija Skurjeni, oeuvre exposée dans Un Skurjeni inconnu, musée international d'art naïf de Croatie, Zagreb&quot; id=&quot;media-671528&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;Matija Skurjeni, oeuvre illustrant l'exposition &lt;em&gt;Un Skurjeni inconnu&lt;/em&gt; et&amp;nbsp;figurant sur le site du musée international d'art naïf de Croatie, Zagreb&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; J'ai appris avec retard la nouvelle d'une exposition de la collection du surréaliste Radovan Ivsic d'oeuvres du merveilleux peintre naïf Matija Skurjeni qui s'est ouverte le 18 octobre au &lt;a href=&quot;http://www.hmnu.org/en/vijesti_pregled.asp?v=67&quot;&gt;musée international d'art naïf de Croatie&lt;/a&gt; à Zagreb et qui était prévue pour s'achever aujourd'hui 18 novembre (titre: &lt;em&gt;Un Skurjeni inconnu&lt;/em&gt;)...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/00/36c1a8a64ef26672d0faad4c3756a8b8.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-671547&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/00/36c1a8a64ef26672d0faad4c3756a8b8.jpg&quot; alt=&quot;36c1a8a64ef26672d0faad4c3756a8b8.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; title=&quot;Matija Skurjeni, Les cerises, 1960&quot; id=&quot;media-671547&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;Matija Skurjeni, &lt;em&gt;Les cerises&lt;/em&gt;, 1960 (illustration provenant de &lt;em&gt;La peinture naïve yougoslave&lt;/em&gt; de Boris Kelemen, Zagreb, 1969)&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Je suis un inconditionnel de ce peintre qui au sein de la peinture naïve yougoslave m'a toujours paru à part, ainsi que quelques autres comme Emerik Fejes, ou Ilija Bosilj.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/01/73c1cb8901b0b5c9b2a80d9116d80f1f.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-671560&quot; width=&quot;417&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/01/73c1cb8901b0b5c9b2a80d9116d80f1f.jpg&quot; alt=&quot;73c1cb8901b0b5c9b2a80d9116d80f1f.jpg&quot; height=&quot;162&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; width: 417px; height: 162px; border-width: 0px&quot; title=&quot;Oui à la paix, non à la guerre, dessin illustrant le premier article d'Ivsic dans le bulletin Bief&quot; id=&quot;media-671560&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;Matija Skurjeni, illustration pour le bulletin surréaliste &lt;em&gt;Bief&lt;/em&gt; (1960), &lt;em&gt;&quot;Oui à la paix, non à la guerre&lt;/em&gt;&quot;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Tous trois font partie des cas-limites entre naïfs et bruts, au point qu'on devrait créer une catégorie-tampon à leur usage personnel (on y rangerait ainsi aussi bien&amp;nbsp;Séraphine Louis et ses splendides gerbes de vulves-calices,&amp;nbsp;que Pietro Ghizzardi, ou Henri Trouillard, Célestine, Nikifor, ou encore Morris Hirshfield...; on pourrait aussi y ranger des créateurs qui sont actuellement classés soit dans les collections d'art brut, soit dans la collection Neuve Invention de Lausanne par exemple).&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/00/10c1554023c4e6a18b48b2181ee012f6.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-671571&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/00/10c1554023c4e6a18b48b2181ee012f6.jpg&quot; alt=&quot;10c1554023c4e6a18b48b2181ee012f6.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; title=&quot;Matija Skurjen