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<title>Le Poignard Subtil - environnements_spontanes</title>
<description>Des passerelles entre l'art populaire, l'art brut, l'art naïf, le surréalisme spontané et l'art immédiat: une poétique de l'immédiat</description>
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<title>Un mini-golf à usage interne, Monsieur M., secret inspiré sarthois</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (Le Sciapode)</author>
<category>Art immédiat</category>
<category>Art naïf</category>
<category>Environnements spontanés</category>
<pubDate>Sun, 20 Dec 2009 16:31:00 +0100</pubDate>
<description>
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Les inspirés ne sont pas tous tout à fait au bord des routes, au sens où ils s'y montreraient bien en évidence. Celui que je vais indiquer ici, dont je tairai le nom et la localisation puisque je n'ai pas son accord pour le moment pour les révéler ou non, se cache un peu à l'écart au coeur d'une propriété située en bordure d'un chemin, mais cachée derrière des murs à hauteur d'homme, une végétation profuse masquant l'essentiel des sculptures installées à de nombreux points du jardin. On peut passer à côté sans le voir. De plus le chemin n'est pas une route très fréquentée.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/02/625328063.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/02/1286159097.jpg&quot; alt=&quot;Site anonyme dans la Sarthe,ph. Bruno Montpied, 2009.jpg&quot; name=&quot;media-2173390&quot; id=&quot;media-2173390&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;Un visage aperçu dans une trouée du feuillage... chez monsieur M., ph. Bruno Montpied, Sarthe, 2009&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; J'en ai entendu parler de façon inopinée. Nous étions accoudés à un bar de bon matin (il devait être dans les 7h), moi et deux autres acolytes, à la Ferté-Bernard dans la Sarthe. Je me mis à interroger le patron du bar sur les traces possibles qu'aurait pu laisser un monsieur Fin (c'est par le Fin que tout commence parfois...) dans les environs. En effet, Francis David, photographe et&amp;nbsp;chercheur d'environnements bien connu des amateurs, avait&amp;nbsp;mentionné dans son catalogue &quot;&lt;em&gt;Les Bricoleurs de l'Imaginaire&lt;/em&gt;&quot;&amp;nbsp;(en 1984!) les &quot;sculptures polychromes&quot; que ce dernier aurait&amp;nbsp;autrefois créées dans cette bourgade (et que je n'ai jamais eu l'occasion de voir). Le patron, ça ne lui disait rien. Les années 70-80 de l'autre siècle, ça commence à faire loin... Par contre, prolongea-t-il, il connaissait un autre gars qui depuis trente années aménageait son jardin avec des statues &quot;en béton armé&quot;, me dit-il. Ces statues agrémentaient de façon originale un mini-golf. Ah, ah..., me dis-je. Je n'eus de cesse de convaincre dès lors mes deux compagnons, qui n'avaient pas besoin d'être trop poussés cela dit, et nous finîmes par trouver le lieu.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/00/374902466.jpg&quot;&gt;&lt;img height=&quot;379&quot; width=&quot;555&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/00/737282714.jpg&quot; alt=&quot;Vue générale d'un jardin aux statues naïves dans la Sarthe, ph. BRuno Montpied, 2009.jpg&quot; name=&quot;media-2173367&quot; id=&quot;media-2173367&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;Le portail chez monsieur M., Sarthe, ph.BM, 2009&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; On ne le perçoit pas facilement. Seule une arborescence en ciment, semblable à de l'art d'artisan-rocailleur,&amp;nbsp;apposée sur les murs jouxtant le portail, permet de le repérer.&amp;nbsp;Les statues que contient le jardin - que je n'ai photographiées sur le moment que subrepticement et très partiellement, ce qui prouve le peu d'immédiateté de&amp;nbsp;ce site, et ce qui est instructif sur&amp;nbsp;sa signification&amp;nbsp;- les statues en ciment polychrome, assez rugueuses, ne sont pas tournées vers l'extérieur, mais bien vers l'intérieur, destinées à être avant tout appréhendées depuis le centre de la propriété.&amp;nbsp;A priori, c'est un décor à usage interne. La seule effigie tournée vers l'extérieur est un lion découvrant ses crocs.&lt;img src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/02/1167749452.jpg&quot; alt=&quot;Lion en ciment, Sarthe, ph.Bruno Montpied,2009.jpg&quot; name=&quot;media-2173433&quot; id=&quot;media-2173433&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt; En se haussant sur la pointe des pieds, et en regardant au loin entre les frondaisons de nombreux arbustes, buissons et cyprés, on devine des saynètes, une gardienne d'oies, un homme nourrissant de pain semble-t-il un éléphant qui s'en saisit du bout de la trompe, une sorte de dinosaure, un orque dont le museau jaillit des branches derrière un buste d'homme barbu, un homme tenant une hache sur l'épaule devant un chien qui paraît en arrêt devant lui,&lt;img src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/00/1800314819.jpg&quot; alt=&quot;Buste d'homme barbu, orque dans les arbres, Sarthe, ph.Bruno Montpied, 2009.jpg&quot; name=&quot;media-2173439&quot; id=&quot;media-2173439&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; /&gt; un ours blanc qui surgit derrière un arbre...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/02/1993547165.jpg&quot;&gt;&lt;img height=&quot;396&quot; width=&quot;530&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/02/340338581.jpg&quot; alt=&quot;Homme,éléphant,mini-golf, Sarthe, ph.Bruno Montpied, 2009.jpg&quot; name=&quot;media-2173404&quot; id=&quot;media-2173404&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;Le repas de l'éléphant... devant le parcours de mini-golf, ph.BM, 2009&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Des pistes de mini-golfs semblent installées à différentes places du site. Imitées de celles que l'on trouve dans&amp;nbsp;ces lieux d'attraction éminemment familiaux et touristiques. Ces espaces voués au divertissement, réductions démocratiques à l'usage du populaire, sont souvent oubliés des amateurs d'art populaire en plein air&amp;nbsp;alors qu'ils entretiennent à l'évidence un lien de parenté avec les environnement spontanés. Leurs inventions dans le tracé des pistes, leurs décors de maquettes dont la fantaisie est fonction à la fois de l'exploit à accomplir et de l'agrément de la promenade de trous en trous, cela peut avoir une influence sur des individus que le démon de la création peut&amp;nbsp;à l'occasion&amp;nbsp;chatouiller... On s'étonne même qu'il n'y ait pas davantage de créateurs populaires d'environnements (ou de simples&amp;nbsp;jardiniers) qui en aient dessiné dans leurs jardins.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/01/1609685363.jpg&quot;&gt;&lt;img height=&quot;377&quot; width=&quot;547&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/01/148569351.jpg&quot; alt=&quot;Gardienne d'oies en ciment, Sarthe, ph. Bruno Montpied, 2009.jpg&quot; name=&quot;media-2173424&quot; id=&quot;media-2173424&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;Gardienne d'oies? Ph. BM, 2009&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Voici donc, c'est le cas de le dire,&amp;nbsp;une autre&amp;nbsp;piste à suivre.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Le jardin d'Emile Taugourdeau danse encore dans les ronces</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (Le Sciapode)</author>
<category>Art Brut</category>
<category>Art immédiat</category>
<category>Art naïf</category>
<category>Environnements spontanés</category>
<pubDate>Thu, 03 Dec 2009 00:01:00 +0100</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Qu'est-ce que ça devient chez Emile Taugourdeau, le maçon disparu en 1989, qui avait laissé derrière lui dans son jardin&amp;nbsp;des dizaines et des dizaines de statues naïves, brutes, immédiates, ce qui constituait un des environnements de statues naïves ou brutes&amp;nbsp;parmi les plus importants de France? Vingt ans qu'il est décédé, et pas de commémoration pour lui (il n'aura pas eu la chance d'un Chomo par exemple, plus artiste sans doute et reconnu comme tel par ses pairs).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/01/559930588.jpg&quot;&gt;&lt;img height=&quot;330&quot; width=&quot;522&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/01/622680215.jpg&quot; alt=&quot;Maison de Mme et M. Taugourdeau,ph.Bruno Montpied,1991.jpg&quot; name=&quot;media-2135518&quot; id=&quot;media-2135518&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;Maison de Mme et M.&amp;nbsp;Taugourdeau en 1991, ouverte avec confiance sur le monde extérieur, tableaux naïfs en ciment posés en clôture, façade de la maison entièrement peinte,&amp;nbsp;ph. Bruno Montpied&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/02/316358216.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/02/1634729277.jpg&quot; alt=&quot;Maison des Taugourdeau, état 2009, ph. Bruno Montpied.jpg&quot; name=&quot;media-2135588&quot; id=&quot;media-2135588&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;La même maison, en juillet 2009, la végétation envahit le jardin, par abandon ou pour le cacher... ph.B.M.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Il était en concurrence, au point de vue strictement quantitatif bien entendu, avec le jardin de Gabriel Albert à Nantillé en Charente-Maritime (on y a dénombré environ 400 statues, chez Taugourdeau, cela devait être approchant), lui aussi désormais en grand&amp;nbsp;péril. On a parlé de lui autrefois (et abondamment, ce qui me justifie de venir en reparler aujourd'hui: Francis David le tout premier&amp;nbsp;dans &lt;em&gt;Les Bricoleurs de l'imaginaire&lt;/em&gt;, Jean-Louis Lanoux dans &lt;em&gt;Plein Chant&lt;/em&gt; n°45, Taugourdeau étant alors encore de ce monde,&amp;nbsp;puis après sa mort,&amp;nbsp;dans ce fatras qu'était le &lt;em&gt;Guide de la France Insolite&lt;/em&gt; de Claude Arz, etc.).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Un article dans un journal spécialisé dans la brocante, longtemps aprés la mort de l'auteur,&amp;nbsp;eut paraît-il une influence néfaste, car&amp;nbsp;à la suite de cette publication qui aurait fait trop de bruit, on&amp;nbsp;vola certaines statues qui étaient sans surveillance (les statues que M. Taugourdeau exposait de l'autre côté de la route, en face de sa maison, les laissant avec confiance pour la récréation de tout un chacun qui passait sur ces petites routes charmantes&amp;nbsp;de la Sarthe).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/00/573763415.jpg&quot;&gt;&lt;img height=&quot;359&quot; width=&quot;521&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/00/1213332099.jpg&quot; alt=&quot;Emile Taugourdeau, Les trois attablés,ph. Bruno Montpied, 1991.jpg&quot; name=&quot;media-2135485&quot; id=&quot;media-2135485&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;Ces statues ont aujourd'hui disparu, la photo (BM) date de 1991&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp; Le silence retomba. Certains familiers du site, continuant de lui rendre visite&amp;nbsp;secrètement (à noter un article du&amp;nbsp;modeste &lt;em&gt;Zon'Art,&lt;/em&gt; vers 2003, si&amp;nbsp;je me rappelle bien), familiers qui récupéraient au passage certaines pièces qui étaient&amp;nbsp;à vendre (et ils faisaient bien, faute de mieux)... Personnellement, j'y étais passé en 1991, en compagnie de la photographe et artiste&amp;nbsp;Marie-José Drogou, afin de fixer sur pellicule le plus possible d'oeuvres. J'y suis revenu longtemps après, en 2003, puis récemment donc en juillet 2009.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/00/283669944.jpg&quot;&gt;&lt;img height=&quot;420&quot; width=&quot;301&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/00/1880279307.jpg&quot; alt=&quot;Emile Taugourdeau,Footballeurs,marins...Ph. Bruno Montpied, 1991.jpg&quot; name=&quot;media-2135579&quot; id=&quot;media-2135579&quot; style=&quot;margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; float: left; border-width: 0px;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Chez Taugourdeau,&amp;nbsp;il y a (il y avait)&amp;nbsp;beaucoup d'animaux, des cervidés, mais aussi des crocodiles, des dinosaures, des serpents, des chiens, des chevaux, et énormément de volatiles. Et aussi des footballeurs lilliputiens (les équipes, les buts, rien n'était oublié, ça grouillait, il fallait faire attention de ne pas buter sur eux).&lt;img height=&quot;279&quot; width=&quot;199&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/02/2135701661.jpg&quot; alt=&quot;Emile Taugourdeau,Bernard Hinault,ph. Bruno Montpied, 2004.jpg&quot; name=&quot;media-2135583&quot; id=&quot;media-2135583&quot; style=&quot;margin: 0.2em 0px 1.4em 0.7em; float: right; border-width: 0px;&quot; /&gt; Un Bernard Hinault (il est tombé par terre, c'est pas la faute à Voltaire, mais plutôt&amp;nbsp;la tempête dernière). Une voiture ancienne avec passager&amp;nbsp;et chauffeur (plus de poussière soulevée par ses roues, mais du lierre à la place&amp;nbsp;qui grimpe vaillamment&amp;nbsp;à l'assaut).&lt;img height=&quot;150&quot; width=&quot;218&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/01/1935750949.jpg&quot; alt=&quot;Emile Taugourdeau, son Bernard Hinault à terre,ph. Bruno Montpied, juil 09.jpg&quot; name=&quot;media-2135587&quot; id=&quot;media-2135587&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;Des carrioles conduites par des hommes&amp;nbsp;paraissant porter sombreros (la forêt, les ronces les ont-elles mangés? Je ne les ai pas revues à mon dernier passage en juillet dernier).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/02/1122670545.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/02/1149315609.jpg&quot; alt=&quot;Emile Taugourdeau, Le charretier et son âne, ph. Bruno Montpied, 1991.jpg&quot; name=&quot;media-2135591&quot; id=&quot;media-2135591&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;Carriole tirée par un âne, ph.BM, 1991&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Taugourdeau paraissait aimer les personnages, principalement couverts de chapeaux. Les sombreros revenaient souvent, semblant indiquer une fascination du créateur pour les Mexicains (il avait représenté deux Mariachis, les guitares&amp;nbsp;absentes de leurs mains à mon passage en 1991). Il y avait aussi, récurrents, des petits couples gentils, des couples de danseurs&amp;nbsp; certes immobiles&amp;nbsp;mais paraissant tourner sur eux-mêmes simultanément, des grenouilles cachées comme des larves dans des jardinières carrées montées sur&amp;nbsp;pieds.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/02/312923474.jpg&quot;&gt;&lt;img height=&quot;524&quot; width=&quot;403&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/02/860918585.jpg&quot; alt=&quot;Emile Taugourdeau, Deux mariachis, ph. Bruno Montpied, 1991.jpg&quot; name=&quot;media-2139984&quot; id=&quot;media-2139984&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;Les &quot;Mariachis&quot; en 1991, plus revus en 2009... ph. BM&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/01/289913125.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/01/400161233.jpg&quot; alt=&quot;Emile Taugourdeau,deux grenouilles en ciment, ph. Bruno Montpied, 1991.jpg&quot; name=&quot;media-2139990&quot; id=&quot;media-2139990&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;Deux grenouilles (&quot;les larves&quot;...), un peu à la mode Miyazaki,&amp;nbsp;ph. BM, 1991&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Des arbres de ciment -&amp;nbsp;toujours le ciment&amp;nbsp;- aux branches couvertes d'oiseaux. Des pêcheurs à la ligne, oui aussi&amp;nbsp;en ciment, qui cherchaient à prendre des poissons eux-mêmes en ciment (c'était les premiers sujets que commença Taugourdeau après s'être essayé à un canard). Des mariés qui dansaient galamment sous les arbres. Des cigognes aux longs cous. Un phacochère. Une déesse Kali (du moins l'ai-je identifiée ainsi, on l'a appelée aussi &quot;la magicienne&quot;)&amp;nbsp;plutôt du genre souriante, des serpents sur les bras (elle est toujours là, à mon passage en juillet dernier, je lui ai remis sur les bras les serpents qu'un antiquaire indélicat avait jetés par terre, à ce que me confia Mme Taugourdeau).&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/00/1725512910.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/00/556703314.jpg&quot; alt=&quot;Emile Taugourdeau, Kali en gros plan, ph. Bruno Montpied, 1991.jpg&quot; name=&quot;media-2139998&quot; id=&quot;media-2139998&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt; Un moulin avec son petit meunier (il avait le bras fendu,&amp;nbsp;on l'a acheté,&amp;nbsp;puis emmené à l'abri ailleurs, loin de cette jungle). Il y avait (oui,&amp;nbsp;toujours l'imparfait)&amp;nbsp;deux cavaliers sur&amp;nbsp;deux chevaux&amp;nbsp;qui avaient l'air de fendre les airs pour aller où? &lt;a href=&quot;http://animulavagula.hautetfort.com/archive/2009/09/02/cavalleria-rusticana.html&quot;&gt;On en a vu filer&lt;/a&gt;&amp;nbsp;un récemment encore, du côté de L'Isle-sur-la-Sorgue sur une brocante, à l'évidence échappé du jardin de M. Taugourdeau (voir ci-dessous le cavalier encore en place en 2003). Il est resté le second, une variante,&amp;nbsp;avec de subtiles différences, de l'ordre de quelques centimètres de plus ou de moins (j'ai vérifié, il a les jambes plus longues, des&amp;nbsp;étriers plus dégagés de la masse de ciment...)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/01/1161916974.jpg&quot;&gt;&lt;img height=&quot;334&quot; width=&quot;438&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/01/1134373848.jpg&quot; alt=&quot;Emile Taugourdeau, un cavalier qui s'échappa,ph. Bruno Montpied, 2003.jpg&quot; name=&quot;media-2140000&quot; id=&quot;media-2140000&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;Le cavalier, échappé ensuite sur les brocantes, ph. BM, 2003&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Il y avait, surtout, plus oubliés encore que les statues, d'étonnants tableaux de ciment teint dans la masse, d'une très belle facture naïve. Dans le jardin, exposés à la merci des intempéries, leurs couleurs ravivées à chaque pluie.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/02/495446633.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/02/242029287.jpg&quot; alt=&quot;Emile Taugourdeau, un renard, tableau de ciment, ph. Bruno Montpied, 1991.jpg&quot; name=&quot;media-2140007&quot; id=&quot;media-2140007&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;Un renard, ph. BM, 1991&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Qu'ils étaient beaux, ces tableaux... Et que le coeur me fend de les&amp;nbsp;imaginer perdus, brisés, cassés? Ici ou là, tassés parfois à plusieurs contre un mur de parpaings, petit à petit couverts de terres, de mousses, enserrés par des racines&amp;nbsp;accrocheuses, on en redécouvre, en les feuilletant d'un bras&amp;nbsp;qui les retient de tomber pendant que l'autre prend la photo.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/01/415451078.jpg&quot;&gt;&lt;img height=&quot;350&quot; width=&quot;520&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/01/833512359.jpg&quot; alt=&quot;Emile Taugourdeau, tableau de ciment avec un loup, ph. Bruno Montpied,2009.jpg&quot; name=&quot;media-2140018&quot; id=&quot;media-2140018&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;Un loup...? Tableau de ciment entassé à l'abandon, ph. BM, juil 2009&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; D'autres disparaissent sous la couleur uniformément verdâtre qui glace l'ensemble de l'oeuvre encore en place (les statues ne sont pas fendues, résistant encore bien malgré&amp;nbsp;vingt ans sans entretien à l'air libre depuis la mort de leur créateur).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/00/612539787.jpg&quot;&gt;&lt;img height=&quot;360&quot; width=&quot;531&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/00/380460694.jpg&quot; alt=&quot;Emile Taugourdeau,un autre cavalier, un cerf peint et sculpté,ph. Bruno Montpied, 2009.jpg&quot; name=&quot;media-2140032&quot; id=&quot;media-2140032&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;Etat actuel du jardin en juillet 2009, tableau sous un glacis de lichen, la deuxième variante de cavalier à gauche galopant dans le lierre envahissant, un cervidé contemplant avec mélancolie l'à-vau-l'eau du jardin..., ph. BM&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Peut-être que certains ont été tout simplement vendus? Car c'est ce qui arrive, la famille laisse partir par petits bouts les oeuvres du jardin, tantôt&amp;nbsp;chez des amateurs désireux de sauvegarder&amp;nbsp;ces chefs-d'oeuvre naïfs, tantôt à des brocanteurs peu scrupuleux qui acquièrent à bon compte des jardinières en mosaïque, en renversant au passage les statues qui&amp;nbsp;ne les intéressent pas, et qu'ils ne songent pas une minute à relever, l'affaire étant faite. C'est ainsi, il ne semble pas qu'aucune autre possibilité de sauver ce qui resterait encore à sauver puisse se mettre en place désormais. Il reste des écrits, des photos, peut-être des films, et quelques statues échappées chez les uns et les autres pour garder la mémoire de cett magnifique création.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/02/1585033497.jpg&quot;&gt;&lt;img height=&quot;387&quot; width=&quot;536&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/02/1935750949.jpg&quot; alt=&quot;Ph. Bruno Montpied, Juil 2009.jpg&quot; name=&quot;media-2140046&quot; id=&quot;media-2140046&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;Hinault à terre, juillet 2009... Ph. BM&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Le jardin, encore visible un peu il y a cinq ans, un jour que nous le visitions après un nettoyage saisonnier, se couvre&amp;nbsp;à d'autres moments&amp;nbsp;d'une végétation qui semble partie pour le dévorer complètement. Le redécouvrira-t-on un jour comme on a découvert les&amp;nbsp;temples mayas dans la jungle du Yucatan?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/02/858136210.jpg&quot;&gt;&lt;img height=&quot;544&quot; width=&quot;393&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/02/1394582362.jpg&quot; alt=&quot;Emile Taugourdeau,les mariés dans les ronces, ph. Bruno Montpied, 2009.jpg&quot; name=&quot;media-2140062&quot; id=&quot;media-2140062&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;La danse dans les ronces, ph. BM, 2009&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
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<title>Chomo pour ceux qui ne le verront pas à Paris</title>
<link>http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/archive/2009/11/19/chomo-pour-ceux-qui-ne-le-verront-pas-a-paris.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Le Sciapode)</author>
<category>Art immédiat</category>
<category>Art moderne méconnu</category>
<category>Art singulier</category>
<category>Cinéma et arts (notamment populaires)</category>
<category>Environnements spontanés</category>
<category>Galeries ou musées bien inspirés</category>
<pubDate>Thu, 19 Nov 2009 09:57:00 +0100</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Voici un lien vers le site de FR3 qui a mis en ligne un petit sujet filmé&amp;nbsp;dans l'expo qui continue de se tenir actuellement à la Halle St-Pierre (il a été diffusé à partir du 9 novembre dans différents JT). On y voit différents intervenants s'exprimer succinctement à son sujet, Geneviève Chomeaux, fille de l'artiste, Antoine de Maximy qui fut l'auteur autrefois d'un documentaire sur Chomo et Laurent Danchin, commissaire de l'expo. Geneviève Chomeaux se balade dans le site actuel de son père, où l'on se rend compte (fugitivement car les images ne durent pas longtemps) qu'il ne paraît pas&amp;nbsp;&amp;nbsp;rester d'oeuvres installées à l'air libre&amp;nbsp;dans la forêt autour des sanctuaires (toujours debout), le site ayant été remanié profondément désormais. Ce qui pose la question: où sont-elles à présent? Dans des collections privées? Probablement: collection Chomeaux (la famille&amp;nbsp;de Chomo), collection Josette Rispal, collections citées dans le catalogue de l'expo.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;object data=&quot;http://culturebox.france3.fr/player.swf?video=16867&quot; width=&quot;450&quot; height=&quot;281&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot;&gt;&lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;transparent&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;transparent&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;allowFullScreen&quot; value=&quot;true&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;allowscriptaccess&quot; value=&quot;always&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;src&quot; value=&quot;http://culturebox.france3.fr/player.swf?video=16867&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;allowfullscreen&quot; value=&quot;true&quot; /&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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<title>André Breton, lettres à Aube</title>
<link>http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/archive/2009/11/14/andre-breton-lettres-a-aube.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Le Sciapode)</author>
<category>Art Brut</category>
<category>Art immédiat</category>
<category>Art naïf</category>
<category>Environnements spontanés</category>
<category>Poésie naturelle ou de hasard</category>
<category>Surréalisme</category>
<pubDate>Sat, 14 Nov 2009 14:52:00 +0100</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/02/340950983.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/02/879798090.jpg&quot; alt=&quot;Lettres à Aube, André Breton, éd. Gallimard,2009.jpg&quot; name=&quot;media-2100994&quot; id=&quot;media-2100994&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Gallimard vient de publier dans la collection blanche les &quot;Lettres à Aube&quot; qu'André Breton a envoyées des&amp;nbsp; années 30 aux années 60 à sa fille. Cette publication est&amp;nbsp;le signe avant-coureur de la correspondance plus générale&amp;nbsp;du poète du surréalisme que l'on verra publiée, probablement en plusieurs volumes, tant elle s'annonce profuse et variée, à partir de 2016 (conformément à ses volontés testamentaires, qui ne s'appliquaient pas à la correspondance détenue par sa femme et sa fille). Tout amateur du surréalisme ne peut que s'en enchanter. Car la vie du poète fait partie d'un ensemble uni indissolublement à son oeuvre, à son message général face à la vie et à la société, à la philosophie du surréalisme qui comme on sait n'est pas un mouvement limité à une esthétique, qu'elle soit&amp;nbsp;plastique ou littéraire. Breton vivait au sein d'un faisceau de signes, d'évènements, de rencontres (importance, incroyable peut-être aux yeux d'un contemporain,&amp;nbsp;de la place prise par la sociabilité dans ce qui ressort de cette correspondance... Les amis, la famille aimée, l'amour, que le poète ne cesse de réclamer autour de lui) qu'il assemblait dans une recherche attentive à en dégager les significations merveilleuses latentes.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/00/1606485759.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/00/1515249024.jpg&quot; alt=&quot;Détail André Breton et Aube Elléouët en 1959-1960 à l'expo internationale du surréalisme à la Galerie cordier, p. William Klein.jpg&quot; name=&quot;media-2100757&quot; id=&quot;media-2100757&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;André Breton et sa fille Aube à sa droite, détail d'une photo de William Klein parue dans &lt;em&gt;Vogue&lt;/em&gt; à l'occasion de l'exposition&amp;nbsp;internationale du surréalisme, &lt;em&gt;Eros&lt;/em&gt;, à la Galerie Cordier, 1959-1960&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Pour ne se cantonner qu'aux allusions à des sujets qui nous occupent plus particulièrement sur ce blog, les rapports à l'art brut, à l'art naïf et l'art populaire, on trouvera dans cette correspondance quelques&amp;nbsp;notations intéressantes.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/01/1846459343.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/01/1863043492.jpg&quot; alt=&quot;Miguel Hernandez, Portrait d'André Breton, 1952, vente Breton à Drouot en 2003.jpg&quot; name=&quot;media-2100902&quot; id=&quot;media-2100902&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;Miguel Hernandez, portrait d'André Breton, 1952 (extrait du catalogue de la vente Breton&amp;nbsp;par Calmels-Cohen)&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;Dans la lettre du 12 octobre 1948, Breton décrit à&amp;nbsp;sa fille, alors âgée de treize ans, son projet d'Almanach de l'art brut (à noter qu'il ne fait aucune allusion à Dubuffet...): &lt;em&gt;&quot;Tu te demandes&amp;nbsp;peut-être ce que ça peut être que&amp;nbsp;l'art brut? Cela groupe tous les tableaux et objets que font quelquefois des gens qui ne sont pas artistes: par exemple un plombier-zingueur, un jardinier, un charcutier, un fou, etc. C'est extrêmement intéressant&lt;/em&gt;&quot;.&amp;nbsp;&quot;Des gens qui ne sont pas artistes&quot;, c'est à souligner, en ces temps où le terme d'artistes, appliqué aux&amp;nbsp;créateurs de l'art brut, ne cesse plus d'être employé à tout&amp;nbsp;va. En quatre lignes, ce père attentif&amp;nbsp;à faire passer ce qu'il croit bon de faire&amp;nbsp;apprécier à son enfant trouve les mots clairs et accessibles, résumant finalement assez bien le sujet pour un premier contact.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Il faut attendre une dizaine d'années plus tard pour trouver dans une lettre du 16 juillet 1958 une autre allusion cette fois à son intérêt pour l'art naïf. &quot;&lt;em&gt;J'attends l'arrivée, par les soins du camionneur, d'une vingtaine de tableaux naïfs que j'ai prélevés dans la soupente de l'atelier rue Fontaine et qui me semblent devoir ici&lt;/em&gt; [ dans sa maison de Saint-Cirq-Lapopie dans le Lot] &lt;em&gt;égayer un peu tous les murs.&lt;/em&gt;&quot; On se demande à quoi pouvaient ressembler ces tableaux. Certains ont-ils fait partie de la vente Breton en 2003 à Drouot? Cela serait plausible, quand on se rappelle (et le catalogue de la vente&amp;nbsp;par Calmels-Cohen aide à s'en souvenir) le nombre de tableaux naïfs que collectionnait Breton, par des peintres connus, Ferdinand Desnos, Hector Hippolyte, André Demonchy, Miguel Vivancos, par exemple, ou&amp;nbsp;&amp;nbsp;moins connus comme &lt;a href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/archive/2007/11/02/alphonse-benquet-au-banquet-du-bel-art-naif.html&quot;&gt;Alphonse Benquet&lt;/a&gt;, voire des peintres anonymes (le catalogue présente&amp;nbsp;plusieurs oeuvres &quot;d'auteurs non identifiés&quot;).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/02/1129933871.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/02/454586734.jpg&quot; alt=&quot;Naïf anonyme,anc. coll. André Breton,vente 2003 par Calmels-Cohen.jpg&quot; name=&quot;media-2100989&quot; id=&quot;media-2100989&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&quot;Auteur non identifié&quot;, titre &quot;&lt;em&gt;Le retiro&lt;/em&gt;&quot;, tableau naïf ayant appartenu à André Breton, Catalogue de la vente 2003&amp;nbsp;par Calmels-Cohen&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Breton s'est à maintes reprises passionné pour des autodidactes, comme son ouvrage &lt;em&gt;Le surréalisme et la peinture&lt;/em&gt; le montre déjà abondamment. Une nouvelle preuve nous en&amp;nbsp;est&amp;nbsp;administrée à la page 121 de cette correspondance inédite (lettre du 11 septembre 1958 destinée à Aube et son mari Yves Elléouët). &lt;em&gt;&quot;Hier, avec Joyce et son mari, nous sommes allés voir ce vieux boulanger-sculpteur de Corbeil dont je crois vous avoir déjà parlé. J'ai ramené de lui un tableau ultra-naïf qui n'est pas sans charme&lt;/em&gt;.&quot; Eh bien, le &quot;boulanger-sculpteur de Corbeil&quot;, ça ne vous rappelle rien, ô vous lecteurs fidèles et assidus de ce blog?&amp;nbsp;Mais&amp;nbsp;bon sang, c'est bien sûr, comme aurait dit le commissaire Bourrel, il s'agit là de &lt;a href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/archive/2009/10/20/frederic-seron.html&quot;&gt;Frédéric Séron&lt;/a&gt; une fois de plus! En 1958, tout le monde allait chez lui, Doisneau, J-H. Sainmont, Breton, Dumayet, Gilles Ehrmann, et même ce grand mondain frelaté qu'était Cocteau (qui avait acquis des sculptures de Séron pour sa propriété de Milly: toujours présentes?). J'aimerais bien savoir où est passée finalement ce &quot;tableau&amp;nbsp;ultra-naïf&quot; que Breton eut la bonne idée de sauver en l'achetant... Est-ce un des tableaux étiquetés par Calmels-Cohen, &quot;auteur non identifié&quot;, là encore (mais il ne semble pas, voir ci-dessous)? &lt;em&gt;Wait and see&lt;/em&gt;... Qui dissipera le mystère? Pour en savoir plus sur les peintures que faisait Séron, à côté des statues qu'il avait mises dans son jardin, on se reportera au documentaire-interview&amp;nbsp;de &lt;a href=&quot;http://www.ina.fr/media/entretiens/video/CPF86644604/frederic-seron.fr.html&quot;&gt;Pierre Dumayet&lt;/a&gt; mis en ligne sur le site de l'INA que j'ai déjà évoqué et mis en lien&amp;nbsp;sur ce blog (voir ci-dessus,&amp;nbsp;le nom&amp;nbsp;Frédéric Séron). Deux tableaux y sont commentés, dont une &quot;Chasse à courre&quot; et une &quot;Paix chez les animaux&quot;. Ultra-naïfs en effet... A noter cependant que les tableaux de Séron étaient signés à gauche en bas, selon ce que répond Séron lui-même à Dumayet dans l'interview. On devrait donc pouvoir facilement les identifier si on les retrouve...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/01/1575516612.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/01/1600119614.jpg&quot; alt=&quot;Tableau de frédéric Séron, chasse à courre, extrait du documentaire de Pierre Dumayet, Ina.fr.jpg&quot; name=&quot;media-2101559&quot; id=&quot;media-2101559&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;Un des tableaux montrés pendant l'entretien avec Pierre Dumayet mis en ligne par l'INA, une chasse&amp;nbsp;à courre, avec un parachutiste dans le ciel, souvenir de guerre de Séron ; on se rend un peu mieux compte ainsi de la manière &quot;ultra-naïve&quot;&amp;nbsp;évoquée par André Breton&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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<title>Complaintes et messages de Jean-Marie M.</title>
<link>http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/archive/2009/10/27/complaintes-et-messages-de-jean-marie-m.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Le Sciapode)</author>
<category>Art Brut</category>
<category>Environnements spontanés</category>
<category>Sur la Toile</category>
<pubDate>Wed, 04 Nov 2009 20:42:09 +0100</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; J'ai récemment parlé de Jean-Marie M., le creuseur de tunnels sauvage&amp;nbsp;du Lot. Antoine Boutet a fait un extraordinaire film sur lui, &lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/archive/2009/09/25/le-plein-pays-documentaire-d-antoine-boutet-sur-jean-marie-m.html&quot;&gt;Le Plein pays&lt;/a&gt;&lt;/em&gt; (intitulé comme cela par allusion à sa&amp;nbsp;manière de&amp;nbsp;chanter &lt;em&gt;Le Plat pays&lt;/em&gt; de Jacques Brel). Une de mes surprises en voyant le film fut de découvrir les insoupçonnables talents de chanteur-psalmodieur de cet archéologue pulsionnel. Il fait corps avec la nature, au creux de laquelle, après tant d'années de compagnonnage intime, il&amp;nbsp;a besoin de&amp;nbsp;se nicher pour chanter&amp;nbsp;ses drôles d'incantations. Se rencoignant dans certaines grottes creusées par lui à mains nues, et s'y recroquevillant comme foetus régressant. Du reste, le contenu de ses chansons qu'il improvise en utilisant&amp;nbsp;une technique de répétition parle de procréation qu'il faut cesser, de trop plein de population, d'apocalypse à venir (cela dure depuis trente ans). Il faut selon lui que les hommes restent avec les hommes et les filles avec les filles,&amp;nbsp;sans préciser plus avant&amp;nbsp;ce qu'il compte leur proposer comme occupations.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/02/1737482398.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/02/500039349.jpg&quot; alt=&quot;Jean-Marie M et ses collages, ph.Antoine Boutet.jpg&quot; name=&quot;media-2080858&quot; id=&quot;media-2080858&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;Jean-Marie M. parmi ses collages, photo site &quot;Complaintes et messages&quot;, Antoine Boutet&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Une autre découverte est le talent artistique quasi enfantin de Jean-Marie. Il apparaît en fait plus flagrant lorsqu'on va sur le site internet qu'Antoine Boutet a consacré aux &lt;a href=&quot;http://complaintesetmessages.com/accueil.html&quot;&gt;&quot;complaintes et messages&quot;&lt;/a&gt; de ce vieil enfant sauvage du Lot. En toile de&amp;nbsp;fond, on aperçoit en effet des dessins aux traits tremblés qui sont touchants. Des collages aussi, au milieu desquels, la tête rejetée, il pose comme abattu,&amp;nbsp; tel un cadavre.&amp;nbsp;Des petites peintures tendant vers la recherche pictographique. Le site, intitulé&amp;nbsp;&quot; Les complaintes de Jean-Marie&quot;, permet d'entendre en outre&amp;nbsp;les fameux chants de l'auteur (le site en a choisi&amp;nbsp;quatre), proches du cantique et de la psalmodie médiévale telle qu'on a l'habitude de l'entendre plutôt résonner au fond des cathédrales à l'acoustique réverbérante. On trouve aussi quelques fragments de vidéo et des photos (dont celles que je reproduis pour illustrer cette note).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/02/200775366.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/02/1889572476.jpg&quot; alt=&quot;Jean-Marie M parmi ses collages, photo Antoine Boutet.jpg&quot; name=&quot;media-2080865&quot; id=&quot;media-2080865&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;Jean-Marie M, photo même source, Antoine Boutet&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Chaleureuse gratitude à Antoine Boutet qui nous a révélé l'existence de&amp;nbsp;son site plutôt secret, du moins peu connu des amateurs &quot;d'art brut&quot;, ou de &lt;em&gt;land art&lt;/em&gt; spontané, d'environnements étranges, et de proclamations apocalyptiques. A noter que,&amp;nbsp;selon ce qu'il nous a confié,&amp;nbsp;Boutet a longtemps constitué sa culture musicale à l'écoute de l'émission &quot;&lt;em&gt;Songs of praise&lt;/em&gt;&quot; dont un des animateurs intervient depuis quelque temps sur ce blog. Il n'y a décidément pas de hasard...! Cette émission aura donc&amp;nbsp;sans doute&amp;nbsp;aidé&amp;nbsp;cet auditeur&amp;nbsp;inspiré&amp;nbsp;à rechercher puis finalement à nous fournir un exemple supplémentaire&amp;nbsp;de ce que l'on&amp;nbsp;peut peut-être&amp;nbsp;appeler de&amp;nbsp;la &quot;musique brute&quot;. Je gage que cela te mette du baume au coeur, cher Cosmo Helectra...?&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Sinon, pour ceux qui l'auraient raté à Montreuil récemment,&amp;nbsp;à signaler d'autres occasions de voir le film d'Antoine Boutet, &lt;em&gt;Le Plein pays:&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Festival les Ecrans Documentaires&amp;nbsp;à Arcueil dans le 94&amp;nbsp;(compétition internationale)&lt;br /&gt; jeudi 29 octobre 2009 - 22h00&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.lesecransdocumentaires.org/2009/&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;http://www.lesecransdocumentaires.org/2009/&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Festival International du Film de Belfort (compétition internationale). D&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;u 28 novembre au 6 décembre 2009&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href=&quot;http://www.festival-entrevues.com/-2009-/films-competition2009.htm&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://www.festival-entrevues.com/-2009-/films-competition2009.htm%C2%A0&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;http://www.festival-entrevues.com/-2009-/films-competition2009.htm&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Les&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Hivernales du documentaire&amp;nbsp;à Nègrepelisse&lt;br /&gt; samedi 14 novembre 2009&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href=&quot;http://leshivernalesdudoc.free.fr&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;http://leshivernalesdudoc.free.fr&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Mois du documentaire - Cinéma Jean Renoir&amp;nbsp; à Martigues&lt;br /&gt; samedi 28 novembre 2009 - 20h30&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href=&quot;http://cinemajeanrenoir.blogspot.com&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;http://cinemajeanrenoir.blogspot.com&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Frédéric Séron</title>
<link>http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/archive/2009/10/20/frederic-seron.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Le Sciapode)</author>
<category>Art immédiat</category>
<category>Art naïf</category>
<category>Cinéma et arts (notamment populaires)</category>
<category>Environnements spontanés</category>
<pubDate>Sun, 25 Oct 2009 20:33:00 +0100</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Retour vers le passé, ce sera l'incipit pour aujourd'hui.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; J'espère que l'INA ne m'en voudra pas de leur faire un peu de publicité en les mettant en lien avec mon modeste blog. Ainsi que de la mise en ligne de quelques photos capturées grâce à l'obligeance du camarade Jean-Jacques que je remercie hautement ici, et d'abord pour le renseignement précieux qu'il m'a fourni: sur le site de l'INA, on trouve depuis quelque temps, dans la rubrique &lt;a href=&quot;http://www.ina.fr/communaute/journal&quot;&gt;&quot;le journal de votre naissance&quot;&lt;/a&gt;, à la date du 25 octobre 1961, un&amp;nbsp;reportage intitulé &quot;Poésie pas morte&quot; où l'on nous parle d'une exposition sur des oeuvres d'autodidactes (on reconnaît bien vite des photos de Gilles Ehrmann, qui était à cette date sur le point de publier son livre &lt;em&gt;Les Inspirés et leurs demeures&lt;/em&gt;&amp;nbsp;aux éditions du Temps, publié au 4e trimestre 1962 ).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/00/1061585878.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/00/639628033.jpg&quot; alt=&quot;poésiepasmorte8.jpg&quot; name=&quot;media-2059795&quot; id=&quot;media-2059795&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;Image d'ouverture du reportage, 1961, ina.fr&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;L'exposition n'est pas autrement décrite, ni située. Nous sommes dans un fragment de journal d'actualités&amp;nbsp;(on le trouve&amp;nbsp;à la 5e&amp;nbsp;minute - à peu prés -&amp;nbsp;du journal&amp;nbsp;&amp;nbsp;qui parle aussi d'inondations au Japon, d'affrontements entre&amp;nbsp;Wallons et Flamands, de refoulements par avions de manifestants &quot;musulmans algériens&quot;&amp;nbsp;de la France vers l'Algérie, de Kroutchev&amp;nbsp;et d'autres sujets de l'actualité de l'époque). Je n'ai pour l'instant pas trouvé d'ouvrages - notamment ceux qui ont été faits sur Gilles Ehrmann qui ne&amp;nbsp;situent ses premières expositions qu'à partir de 1965... -&amp;nbsp;qui&amp;nbsp;puissent renseigner sur l'exposition en question. Qui est l'auteur du reportage? On ne nous le dit pas non plus.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/02/874639902.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/02/838058363.jpg&quot; alt=&quot;Poésiepasmorte1.jpg&quot; name=&quot;media-2059801&quot; id=&quot;media-2059801&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;Frédéric Séron peignant l'effigie de Clémenceau, &quot;le Père la Victoire&quot;, 1961, ina.fr&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/01/1295424654.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/01/222288304.jpg&quot; alt=&quot;FrédéricSéronGEhrmann,Sirèn.jpg&quot; name=&quot;media-2059851&quot; id=&quot;media-2059851&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;Sirène au premier plan et Clémenceau au bout de l'allée, chez Frédéric Séron dans les années 50, photo extraite du livre de Gilles Ehrmann, &lt;em&gt;Les inspirés et leurs demeures&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Toujours est-il qu'on voit tout à coup, après l'introduction d'usage qui est consacrée à des images de l'exposition, d'autres vues&amp;nbsp;prises cette fois directement sur les sites des&amp;nbsp;divers inspirés&amp;nbsp;évoqués dans l'expo. Autant dire que sur ces créateurs-là&amp;nbsp;les films ne courent pas les rues, et ce dernier reportage pourrait bien être l'un des seuls&amp;nbsp;(1): on découvre ainsi, revenus du passé en pleine forme, leurs oeuvres encore toutes fraîches,&amp;nbsp;Frédéric Séron et ses statues du Pressoir-Prompt (aujourd'hui&amp;nbsp; son jardin et sa maison ont&amp;nbsp;semble-t-il disparu pour cause d'élargissement de la Nationale 7 qui les longeait dans l'Essonne), Raymond Isidore, dit Picassiette, en train de composer une mosaïque sur le sol devant sa petite maison, la paume de la main remplie de fragments d'assiettes, sa femme en train de coudre sur la machine que son mari avait également&amp;nbsp;couverte de mosaïque, ou encore M. Marmin, le pépiniériste des Essarts en Vendée, qui avait taillé des animaux dans des arbustes sur une prairie prés de sa maison (le jeune homme&amp;nbsp;qu'on voit tailler les arbustes est probablement un acteur, car Marmin photographié par Ehrmann n'a pas du tout la même apparence, ni le même âge...).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/02/477092215.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/02/684745257.jpg&quot; alt=&quot;PicassietteJPEG, scène du Nouveau Testament en silhouettes blanches, Les J de l'AI, 1981.jpg&quot; name=&quot;media-2059864&quot; id=&quot;media-2059864&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;Picassiette, scène biblique, photogramme extraite des &lt;em&gt;Jardins de l'art immédiat&lt;/em&gt;, Bruno Montpied, 1982&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Frédéric Séron est montré en train de&amp;nbsp; confectionner ses statues, disposant son ciment sur des armatures de fil de fer,&amp;nbsp;badigeonnant une de ses statues dont le commentaire nous apprend fortuitement&amp;nbsp;le nom (Un &quot;Père la victoire&quot;&amp;nbsp;évoquant&amp;nbsp;Georges Clémenceau, à qui l'on attribue la victoire de la Guerre 14-18), enfermant dans ses statues nous dit-on &quot;sa carte de visite et le journal du jour&quot;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;On peut continuer à fouiller dans les archives de cette INA ouverte (depuis peu, semble-t-il) à l'art brut du passé, et notamment prolonger la recherche sur Frédéric Séron, sur lequel&amp;nbsp;il existe de rares documents écrits (2), surtout accessibles du grand public. On trouve sur leur site un autre document rare, nettement inconnu&amp;nbsp; des chercheurs jusqu'à présent à ce que je subodore... Une &lt;a href=&quot;http://www.ina.fr/media/entretiens/video/CPF86644604/frederic-seron.fr.html&quot;&gt;interview de Frédéric Séron&lt;/a&gt; par Pierre Dumayet dans &lt;em&gt;Lectures pour tous&lt;/em&gt; du 25/03/1954 (production RTF). Après des vues sur les statues du jardin (c'est muet, pas la peine de vous exciter sur votre ordinateur!), au bout d'une minute et des poussières,&amp;nbsp;tous deux causent familièrement assis au jardin en toute cordialité du travail de Séron et de son&amp;nbsp;contenu (&quot;Dites donc M. Séron c'est pas par hasard si on trouve une Porteuse de pain dans votre maison...&quot;, &quot;Ben oui, j'ai été trente ans boulanger...&quot;), tandis qu'en fond sonore dialoguent des poules fort glousseuses. Il y révèle qu'il enfermait dans ses statues toutes sortes de journaux, pas seulement dans la perspective comme le signale de son côté&amp;nbsp;Ehrmann, de fabriquer des sortes d'âmes dans des boîtes, mais plutôt avec l'arrière-pensée de mêler sa propre identité à celles des hommes qui faisaient l'Histoire de son temps. Il y avait certainement dans cette démarche un peu d'un rituel magique naïf, écho de rituels païens plus anciens et oubliés. Certains de ses sujets y sont évoqués pour les modèles qui les ont inspirés (la patineuse, la danseuse, &quot;L'Etoile polaire&quot;...). Séron avoue dessiner ses sujets au préalable, il parle un peu de sa technique (des balles de la guerre de 14-18 servaient de crocs au lion de 100 kilos qu'enserrait un serpent et que l'on voyait en premier lorsqu'on découvrait le jardin dans les années 80).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/01/1042902798.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/01/77875185.jpg&quot; alt=&quot;SéronLesanimauxsurlegarage5.jpg&quot; name=&quot;media-2059867&quot; id=&quot;media-2059867&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;Frédéric Séron, le lion sur le toit du garage au Pressoir-Prompt, photo extraite du n° spécial &quot;Art naïf&quot; de la revue &lt;em&gt;Phantômas&lt;/em&gt; (1956)&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; On y voit aussi, chose rarissime, des images des tableaux naïfs que confectionnait Séron. Du reste, Ehrmann a photographié Séron dans son intérieur devant une magnifique fresque naïve peinte sur un des murs de&amp;nbsp;son logis (c'est sans doute par ces tableaux naïfs que le critique de l'art naïf Anatole Jakovsky est venu lui aussi visiter Séron dans les années 50). Dans l'interview de Dumayet, Séron commente en direct&amp;nbsp;deux de ses tableaux, dont une chasse à courre, qui est le support de souvenirs, de récits, notamment liés à la guerre de 14 dont on comprend que Séron, ancien combattant, avait été copieusement&amp;nbsp;marqué. Le second, intitulé &quot;La paix chez les animaux&quot;,&amp;nbsp;paraît remarquable.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Rien de mieux pour se faire une idée vivante et réelle du genre de personnage et du type de créateur que ce petit documentaire de 8 minutes... Allez... Tous&amp;nbsp;à l'INA...!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;_____&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;(1). J'ai fait quelques images en Super 8&amp;nbsp;sur&amp;nbsp;ce qu'il restait du site de Frédéric Séron au Pressoir-Prompt en 1987, des statues verdâtres, d'autres enfouies sous les ifs qui&amp;nbsp;en croissant les avait recouvertes, la maison fermée et inhabitée ; j'avais rencontré à l'époque un voisin qui nous avait confié, à moi et à Jean-Claude Pinel, qu'il avait conservé quelques sujets, peu importants semblait-il,&amp;nbsp;et qu'il surveillait le devenir de la maison : peut-on espérer qu'au Pressoir-Prompt, on ait songé dès lors à sauvegarder à part quelques oeuvres de Séron? Mon petit film a été incorporé dans l'ensemble plus important&amp;nbsp;qui s'intitule &lt;em&gt;Les Jardins de l'art immédiat.&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;(2). On peut lire sur Séron&amp;nbsp;outre le livre de Gilles Ehrmann déjà cité, le très bon livre de Charles Soubeyran&lt;em&gt;, Les Révoltés du merveilleux&lt;/em&gt;, aux éditions Le Temps qu'il fait (2004), consacré à&amp;nbsp;Ehrmann et à Robert Doisneau. Ces derniers ont tous les deux photographié&amp;nbsp;Séron. Soubeyran donne des pistes bibliographiques par la même occasion, il rappelle l'article que Robert Giraud&amp;nbsp;publia en 1950 (soit dix ans avant Ehrmann), &quot;Etoiles noires de Paris: Frédéric Séron&amp;nbsp;est le bon Dieu du paradis des animaux&quot; dans &lt;em&gt;Paris Presse-L'Intransigeant&lt;/em&gt;, article qu'illustraient deux photos de Doisneau. Ce dernier évoque lui-même Séron dans son livre de souvenirs, &lt;em&gt;A l'Imparfait de l'objectif&lt;/em&gt; (p. 131, - et non pas p.73, M. Soubeyran... -&amp;nbsp;éd. Belfond, 1989). Anatole Jakovsky a évoqué, quoique&amp;nbsp;vraiment entre les lignes, la figure&amp;nbsp;de Séron dans &lt;em&gt;Les Peintres Naïfs&lt;/em&gt; (éd. La Bibliothèque des Arts, 1956). J'ajoute à cette bibliographie&amp;nbsp;deux références que&amp;nbsp;peu de gens ont dû&amp;nbsp;repérer, je gage... Dans un n° spécial de la revue &lt;em&gt;Phantômas&lt;/em&gt;, consacré à l'Art naïf (n°7/8, hiver 1956), revue dirigée par Marcel Havrenne, Théodore Koenig et Joseph Noiret à Bruxelles, on trouve quelques photos (voir ci-dessus, ci-dessous, et ci-contre)&amp;nbsp;du site de Frédéric Séron, et notamment une photo du créateur&amp;nbsp;en compagnie du&amp;nbsp;mystérieux pataphysicien J-H. Sainmont que l'on aperçoit&amp;nbsp;- anonymat, et peut-être supercherie, obligent - de dos seulement... Les commentaires des photos sont de Sainmont.&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/01/1794621945.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/01/898372384.jpg&quot; alt=&quot;Phantômasnuméro1504,1956.jpg&quot; name=&quot;media-2059886&quot; id=&quot;media-2059886&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; /&gt;&lt;/a&gt; Une autre référence encore par rapport à Séron: l'article de Ralph Messac, &quot;Un ancien boulanger a fabriqué un paradis en ciment&quot;&amp;nbsp;dans &lt;em&gt;L'Information&lt;/em&gt; n°1504 du 7 septembre 1955&amp;nbsp;qui dénombre à l'époque (Séron, né en 1878,&amp;nbsp;disparaît en 1959) 90 statues. A Dumayet, passé en 1954, il en signalait 88, dont une en cours... Ces chiffres paraissent donc authentiques.&amp;nbsp;En 1987, lors de mon passage j'en vis nettement moins...&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/02/1096410462.jpg&quot; alt=&quot;Phantômas2pagesArtNaïfSéron.jpg&quot; name=&quot;media-2059877&quot; id=&quot;media-2059877&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;Deux pages sur Séron (et Camille Renault) dans &lt;em&gt;Phantômas&lt;/em&gt; n°1504, 1956&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt;
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<title>Marcel Landreau n'est donc pas mort</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (Le Sciapode)</author>
<category>Art Brut</category>
<category>Art immédiat</category>
<category>Environnements spontanés</category>
<category>Poésie naturelle ou de hasard</category>
<pubDate>Sun, 25 Oct 2009 16:14:18 +0100</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Je ne tenterai pas en rédigeant cette note de m'attribuer&amp;nbsp;un mérite qui revient&amp;nbsp;de fait au blog &lt;a href=&quot;http://animulavagula.hautetfort.com/archive/2009/10/18/marcel-landreau-les-retrouvailles.html&quot;&gt;Animula Vagula&lt;/a&gt; qui a su ces derniers jours ouvrir ses fenêtres à des nouvelles des statues de silex du &quot;caillouteux&quot; Marcel Landreau que l'on croyait définitivement perdues. Je voudrais seulement rediriger vers cette sympathique&amp;nbsp;information les lecteurs qui n'y seraient pas déjà allés.&amp;nbsp;Veuillez donc suivre le lien ci-dessus&amp;nbsp;s'il vous plaît d'en apprendre davantage.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/01/277361585.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/01/1704570696.jpg&quot; alt=&quot;Marcel Landreau,Yvette Horner au sommet du manège automatisé à Mantes-La-Jolie en 1987, photogramme Les Jardins de l'art immédiat, Bruno Montpied.jpg&quot; name=&quot;media-2061918&quot; id=&quot;media-2061918&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;Marcel Landreau, détail du manège automatisé avec Yvette Horner au sommet à gauche (on notera que la statue photographiée sur Animula Vagula s'est un peu dégradée par rapport à l'époque (1987) où je pris cette image), photogramme &lt;em&gt;Les Jardins de l'art immédiat&lt;/em&gt;, Bruno Montpied&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Deux personnes, nommées sur le blog cité&amp;nbsp;en référence&amp;nbsp;&quot;Freddy et Cathy&quot;, ont donc sauvé de l'oubli un certain nombre de statues de Marcel Landreau qui végétaient dans un recoin perdu. Bien sûr on aimerait en&amp;nbsp;apprendre plus, combien de statues, quand est-ce que Landreau avait déménagé de Mantes-La-Jolie (où il a créé son décor de statues de silex collées à l'Araldite de 1961 à 1990 environ...)&amp;nbsp;pour les Deux-Sèvres, quand il est mort, ce que devinrent ses statues avant d'atterrir dans&amp;nbsp;le recoin oublié, ce que comptent faire les deux conservateurs par la suite, pensent-ils à&amp;nbsp;une conservation qui serait plus assurée dans une quelconque institution muséale, (Le futur LaM de Villeneuve-d'Ascq par exemple?),&amp;nbsp;etc...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/00/1681059321.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/00/1361325946.jpg&quot; alt=&quot;Marcel Landreau, personnages du manège automatisé du jardin à Mantes-la-Jolie, photogramme les Jardins de l'Art Immédiat,1987, Bruno Montpied.jpg&quot; name=&quot;media-2061937&quot; id=&quot;media-2061937&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;Marcel Landreau, les personnages du manège automatisé en train de tourner, photogramme &lt;em&gt;Les Jardins de l'art immédiat&lt;/em&gt;, 1987, B.M.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Animula avance en outre&amp;nbsp; que l'on pouvait déduire le départ de Landreau pour les Deux-Sèvres à partir&amp;nbsp;du&amp;nbsp;chapitre que Clovis et Claude Prévost ont consacré à Landreau dans leur livre &lt;em&gt;Les Bâtisseurs de l'imaginaire&lt;/em&gt; en 1990. Cela me paraît un peu&amp;nbsp;gratuit comme affirmation. Rien dans ce chapitre ne me paraît de nature à autoriser une telle &quot;déduction&quot;. Par contre, j'ai personnellement signalé oralement à divers interlocuteurs dans les années 90 (dont par exemple Laurent Danchin&amp;nbsp;qui l'a répercuté dans certains de ses textes) que je me demandais si Landreau n'était pas retourné dans sa région d'origine, aprés que j'eus filmé en 1992 son jardin aux statues disparues (séquence que j'ai montée dans le petit sujet en Super 8&amp;nbsp;que j'ai consacré à Landreau&amp;nbsp;et que j'ai joint à &amp;nbsp;l'ensemble &lt;em&gt;Les Jardins de l'art immédiat,&lt;/em&gt; voir &lt;em&gt;Le petit dictionnaire Hors-Champ de l'art brut au cinéma&lt;/em&gt;). Le petit &quot;musée&quot; que signalent Claude et Clovis Prévost dans leur livre était installé dans le grenier de la maison de Mantes. Je l'ai personnellement visité en présence de Landreau en 1987.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; La nouvelle de la pérennité d'un certain nombre de ces merveilles d'inventivité spontanée et populaire est une excellente nouvelle qui paraît prouver ce que me confia un jour Maugri, autre créateur autodidacte, paysan de la région de Brancion, à savoir que les oeuvres fortes se défendent toutes seules, comme douées d'une vie propre, protégées qu'elles sont par le talisman d'une magie liée à la fascination qu'elles exercent sur ceux qui les voient.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Expo-parcours Jean Smilowski à Lille du 10 au 24 octobre</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (Le Sciapode)</author>
<category>Art Brut</category>
<category>Art immédiat</category>
<category>Art naïf</category>
<category>Environnements spontanés</category>
<pubDate>Sat, 17 Oct 2009 00:05:00 +0200</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Voici que j'apprends qu'un &lt;a href=&quot;http://www.mairie-lille.fr/fr/agenda/event_view?id=3876&quot;&gt;parcours&lt;/a&gt; consacré à la mémoire du créateur&amp;nbsp;inspiré Jean Smilowski se tient depuis le 10 octobre&amp;nbsp; dans le Vieux-Lille, et ce jusqu'au 24. Pressez-vous,&amp;nbsp;si vous&amp;nbsp;avez la disponibilité pour aller chez nos amis lillois. Vous pourrez d'une pierre faire deux coups. Les déviants textiles (voir note du 16 octobre) et Smilowski.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/02/395215552.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/02/1732370376.jpg&quot; alt=&quot;Parcours avec Jean Smilowski, affiche,Lille, oct 09.jpg&quot; name=&quot;media-2043959&quot; id=&quot;media-2043959&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Je ne tenterai pas aujourd'hui de dépeindre tout du long&amp;nbsp;qui était ce curieux bonhomme, que je découvris il y a de nombreuses années dans une expo de l'Aracine en 1992, &lt;em&gt;Art et Bricolage&lt;/em&gt;,&amp;nbsp;à Neuilly-sur-Marne, et dont l'oeuvre a été conservée après sa mort (1989) par les fervents admirateurs de l'association La Poterne. Il vivait misérablement dans une sorte de cabane, qu'il appelait &quot;Mon ranch&quot;, ou &quot;Mon palais&quot;,&amp;nbsp;au pied des fortifications du Vieux-Lille, qu'il avait décorée d'une fresque consacrée à Ramona et à Sitting-Bull (il avait un certain goût pour les Peaux-Rouges), fresque en bas relief que l'on peut admirer aujourd'hui dans l'entrée de la mairie du Vieux-Lille (charmante petite bâtisse). Plusieurs de ses oeuvres, sculptures, assemblages, malles peintes, sont conservées à la fois par l'association La Poterne&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/01/2077668480.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/01/1614845219.jpg&quot; alt=&quot;Jean Smilowski,malle peinte avec effigie de Ramona, Association La Poterne vers 1993.jpg&quot; name=&quot;media-2043975&quot; id=&quot;media-2043975&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; /&gt;&lt;/a&gt; qui les montre à l'occasion de dates anniversaires comme en ce moment, mais aussi par le musée d'art brut issu de la collection de l'Aracine&amp;nbsp;qui se trouve désormais hébergé à Villeneuve-d'Ascq (une quarantaine d'oeuvres de Smilowski, selon La Poterne, est entrée en 1992 à l'Aracine). Vous aurez beaucoup plus de renseignements&amp;nbsp;au sujet des lieux d'exposition actuels à Lille&amp;nbsp;en cliquant sur le mot &lt;a href=&quot;http://www.mairie-lille.fr/fr/agenda/event_view?id=3876&quot;&gt;parcours&lt;/a&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/01/938274931.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/01/2078112880.jpg&quot; alt=&quot;Jean Smilowski, maquette d'avion de chasse des années 1940.jpg&quot; name=&quot;media-2043977&quot; id=&quot;media-2043977&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;Jean Smilowski, malle avec effigie de Ramona et&amp;nbsp;maquette d'avion de chasse des années 1940, extraits d'un &quot;coffret-cadeau&quot; édité par l'association La Poterne vers 1993&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Recoins n°3</title>
<link>http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/archive/2009/10/04/recoins-n-3.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Le Sciapode)</author>
<category>Archives du peuple singulier</category>
<category>Art immédiat</category>
<category>Art naïf</category>
<category>Art singulier</category>
<category>Environnements spontanés</category>
<category>Littérature</category>
<category>Surréalisme</category>
<pubDate>Sun, 04 Oct 2009 20:07:00 +0200</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;em&gt;Recoins&lt;/em&gt; n°3 est sorti&amp;nbsp;avec les feuilles qui se ramassent à la pelle, ce qui ne sera pas son cas, car le numéro a belle allure, en constante amélioration. La revue concoctée à Clermont-Ferrand par Emmanuel Boussuge avec la collaboration d'émérites Auvergnats pur sucre (ou pure gentiane), qui ont pour noms Benoît&amp;nbsp;Hické, Franck Fiat, François Puzenat, Colas Grollemund, Julie Girard, Bill Térébenthine, Bastien Contraire,&amp;nbsp;etc.,&amp;nbsp;la revue&amp;nbsp;s'est épaissie (70 pages contre les 58 des deux premiers numéros, ce qui explique aussi la petitesse des caractères, car il faut bien payer tant de matière, ne s'en étonneront que les nantis et les bourgeois, n'est-ce pas Ani la moule?), nourrie qu'elle est de substantifiques moelles. Comme d'habitude, art, belles-lettres et rock'n roll sont convoqués aux quatre (re)coins de la revue.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/02/49439447.jpg&quot;&gt;&lt;img height=&quot;411&quot; width=&quot;316&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/02/492127669.jpg&quot; alt=&quot;Recoins n°3,sept 2009.jpg&quot; name=&quot;media-2020122&quot; id=&quot;media-2020122&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;Numéro 3 de &lt;em&gt;Recoins&lt;/em&gt;,&amp;nbsp;7 euros...&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Au sommaire, outre quelques articles sur le rock des origines (que je suis d'un oeil en éveil - car il faut être bien étroit d'esprit pour ne pas voir qu'il y a là une source de créativité populaire largement sous-évaluée dans nos contrées, n'est-ce pas Caligula Vagula?), que&amp;nbsp;les auteurs traitent dans&amp;nbsp;le sillage&amp;nbsp;des ouvrages parus chez Allia, comme par exemple&amp;nbsp;celui de Nick Tosches intitulé &quot;Héros oubliés du rock'n roll&quot;, plusieurs contributeurs :&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Tout d'abord votre serviteur (charité bien ordonnée commence par soi-même, n'est-ce pas?) intervient à propos du meunier Marcel Debord, dont l'environnement, à ce qu'avait révélé Jean-Luc Thuillier en 2007 dans son livre &lt;em&gt;Arts et Singuliers de l'Art&amp;nbsp;en Périgord,&lt;/em&gt; a été ravagé par la tempête&amp;nbsp;en 1999, après avoir longtemps fait le plaisir des rares passants qui le connaissaient, car il fallait être curieux ou très bien renseigné pour tomber sur ce site à l'écart d'une route largement secondaire, à quelques encablures de Brantôme. Je l'avais visité en 1992 et ne m'étais pas résolu à en parler, son auteur étant infirme, fatigué (de fait il mourut en 1994). &lt;em&gt;Recoins&lt;/em&gt; me permet aujourd'hui de renouer le fil avec cet homonyme d'un célèbre situationniste. Mon article est illustré d'une dizaine de photos, cherchant à faire le tour de cet environnement peu étudié et répertorié.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/01/1504512201.jpg&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/00/1504512201.jpg&quot;&gt;&lt;img height=&quot;525&quot; width=&quot;385&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/00/1675817135.jpg&quot; alt=&quot;Marcel Debord,autoportrait, ph.Bruno Montpied, 1992.jpg&quot; name=&quot;media-2020139&quot; id=&quot;media-2020139&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;Marcel Debord, autoportrait en meunier, photo Bruno Montpied, 1992&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/01/1504512201.jpg&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Autres intervenants dans la revue, Anna Pravdova et Bertrand Schmitt y publient un texte instructif sur Jan Krizek, qui fut un sculpteur à la croisée des routes entre surréalisme et art brut. Leur&amp;nbsp;article&amp;nbsp;préfigure des développements ultérieurs, tant on sent qu'ils s'y retiennent d'en dire trop. &quot;&lt;em&gt;Jan Krizek, sculpter en deux dimensions&lt;/em&gt;&quot; est un amuse-gueule, une amorce.&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/01/2094333943.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/01/88746064.jpg&quot; alt=&quot;Jan Krisek,Linogravure,n°13 sur 38, 1958, coll.privée, Paris, ph.Bruno Montpied.jpg&quot; name=&quot;media-2020156&quot; id=&quot;media-2020156&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt; On retrouve également Régis Gayraud qui publie trois textes dont un est connu de ceux qui fréquentent les archives de &lt;a href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/archive/2008/04/08/hasards-poetiques-par-regis-gayraud.html&quot;&gt;mon blog&lt;/a&gt;&amp;nbsp;(suivez le lien ci-contre, paresseux!). Un homme qui porte le même patronyme que lui et prénommé Joël, et lui aussi un habitué de cette colonne blogueuse (qui n'est pas la colonne sèche que nous avions rêvée, vous en souvenez-vous, chers Gayraud?), dépose un texte de &quot;souvenirs familiaux&quot;, &lt;em&gt;&quot;Mots de ventre, mots de coeur&lt;/em&gt;&quot; où il est question&amp;nbsp;de mots privés familiaux. Et là, je crie au scandale. Dis donc le père Jojo, t'aurais pu me demander mon avis, car ce texte m'avait été promis en 1988 (et bonjour pour le réchauffé)! Pour une enquête que je menais alors, que je mis je dois l'avouer en &lt;em&gt;stand-by&lt;/em&gt; durant les vingt ans qui suivirent mais que je n'ai jamais désespéré d'achever et de publier un jour...! J'ose donc espérer que ce texte n'est ici&amp;nbsp;produit qu'en pré-publication.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/00/2073153751.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/00/71647205.jpg&quot; alt=&quot;Millange,Bourrée, Recoins n°3.jpg&quot; name=&quot;media-2020115&quot; id=&quot;media-2020115&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;Millange, une &lt;em&gt;bourrée&lt;/em&gt;, publié dans &lt;em&gt;Recoins&lt;/em&gt; n°3&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Du côté d'Emmanuel Boussuge, qui signe aussi parfois Eubée dans sa revue, on notera l'excellente et quasi exhaustive présentation du peintre naïf bien oublié, méconnu, Millange, dont il eut la révélation auprès d'une érudite cantalienne Odette Lapeyre (je l'ai rencontrée un jour&amp;nbsp; en sa compagnie, charmante vieille dame amoureuse de sa région du côté d'Antignac, elle renseigna Boussuge aussi sur le cas de François Aubert). Ce Millange, qu'Emmanuel qualifie de &quot;peintre paysan&quot;, on pourrait tout à fait le qualifier d'Emile Guillaumin pictural. Comme ce dernier, qui fut on le sait un écrivain-paysan enrôlé sous la bannière des &quot;écrivains prolétariens&quot;, il aimait à chanter les&amp;nbsp;peines et les labeurs&amp;nbsp;des champs, la vie rurale de son temps, le tout dans une palette vaporeuse qui confère une aura onirique à ses saynètes.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/00/1181288818.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/00/681210233.jpg&quot; alt=&quot;Millange,La Lettre de l'absent, Recoins n°3.jpg&quot; name=&quot;media-2020119&quot; id=&quot;media-2020119&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;Millange, &lt;em&gt;La lettre de l'absent&lt;/em&gt;, publié dans &lt;em&gt;Recoins&lt;/em&gt; n°3&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Voici une impressionnante liste de librairies où on peut trouver &lt;em&gt;Recoins&lt;/em&gt; n°3 à Paris : A la Halle Saint-Pierre bien sûr, mais aussi chez Libralire, dans le 11e, rue St-Maur, chez &lt;a href=&quot;http://bimbo.tower.free.fr/&quot;&gt;Bimbo Tower&lt;/a&gt;, passage St-Antoine (qui donne sur la rue de Charonne dans le 11e), à la galerie Nuitdencre, rue Jean-Pierre Timbaud (au 64),&amp;nbsp;Un Regard moderne (rue Gît-le-Coeur dans le 6e), chez Parallèles, rue des Halles, chez Vendredi, rue des Martyrs, presqu'à l'angle avec le boulevard de Rochechouart, chez Atelier 9, dans la même rue mais un peu plus bas, chez Anima, avenue Ravignan, dans le 18e (la Butte Montmartre), au Monte-en-l'air, rue des Panoyaux (paraît-il), et également aussi à l'Atelier, la librairie qui se trouve en dessous du métro Jourdain, prés de la rue des Pyrénées (20e).&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; D'autre part, oyez, oyez, demain lundi 5 octobre, à 19h30, dans&amp;nbsp; l'émission &quot;&lt;em&gt;Songs of praise&lt;/em&gt;&quot; sur Aligre FM (93.1 à Paris),&amp;nbsp;Emmanuel Boussuge, en compagnie du... sciapode, qui l'escortera fantomatiquement (car il devrait être question de rock'n roll et de musiques expérimentales et peu d'art brut, quoique... On devrait peut-être entendre, à cette occasion,&amp;nbsp;un bout de la bande-son du film de Pierre et Renée Maunoury sur le créateur de l'art brut Pierre Jaïn), Emmanuel donc participera à l'émission hebdomadaire de cette émission vieille&amp;nbsp;de vingt ans, pour présenter sa revue. Elle peut être captée par internet de partout in the world. Comme ça, si vous lisez cette note tardivement, vous pourrez encore vous rattraper.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Sinon, on peut aussi s'abonner à&amp;nbsp;la revue&amp;nbsp;pour 29€ (4 numéros) en écrivant à &lt;em&gt;Recoins&lt;/em&gt;, 13, rue Bergier, 63000 Clermont-Ferrand (e-mail: &lt;a href=&quot;mailto:revuerecoins@yahoo.fr&quot;&gt;revuerecoins@yahoo.fr&lt;/a&gt;).&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Le Plein Pays, documentaire d'Antoine Boutet sur Jean-Marie M., archéologue sauvage</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (Le Sciapode)</author>
<category>Art Brut</category>
<category>Art immédiat</category>
<category>Art inclassable</category>
<category>Art involontaire</category>
<category>Environnements spontanés</category>
<pubDate>Thu, 01 Oct 2009 09:25:00 +0200</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Je n'avais plus de nouvelles de&amp;nbsp;ce monsieur Jean-Marie M.&amp;nbsp;depuis bien longtemps. Depuis que j'étais allé le voir en 1987 avec Gaston Mouly qui s'était gentiment chargé de faire le médiateur entre&amp;nbsp;nous (j'ai tourné un petit film en Super 8 à cette occasion que j'ai intégré par la suite à&amp;nbsp; l'ensemble de petits films d'amateur sur les environnements&amp;nbsp;que j'ai&amp;nbsp;intitulés &lt;em&gt;Les Jardins de l'art immédiat&lt;/em&gt;).&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; L'ami Joël Gayraud m'avait signalé un article de Walter Lewino paru&amp;nbsp;en 1984&amp;nbsp;dans &lt;em&gt;Le Nouvel Observateur&lt;/em&gt; qui évoquait&amp;nbsp;cette présence&amp;nbsp;peu commune&amp;nbsp;dans une forêt du Lot (article &lt;em&gt;Le Malthusien des Bruyères)&lt;/em&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/00/1373967027.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/00/1742202924.jpg&quot; alt=&quot;J-M-portrait, photogramme Les Jardins de l'art immédiat, par Bruno Montpied, 1987.jpg&quot; name=&quot;media-2013391&quot; id=&quot;media-2013391&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;Jean-Marie M. à l'entrée d'un de ses puits, photogramme extrait des &lt;em&gt;Jardins de l'art immédiat&lt;/em&gt;, Bruno Montpied, 1987&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Jean-Marie creusait le sol, effectuant un travail colossal à mains nues au début, puis, après s'être perfectionné côté outillage et engins, avec plus de moyens, élargissant ses tunnels, ses puits,&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/01/1740077220.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/01/223921288.jpg&quot; alt=&quot;Entrée de puits de J-M.M.,Les jardins de l'art immédiat,Bruno Montpied, 1987.jpg&quot; name=&quot;media-2013399&quot; id=&quot;media-2013399&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; /&gt;&lt;/a&gt; ses crevasses dans l'espoir de découvrir une civilisation préhistorique sous son terrain. On était dans une région de grottes célèbres, Pech-Merle, Cabrerets... Le Périgord aussi n'était pas très loin.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;Il fouillait la terre comme une taupe humaine, acharné de façon hyperbolique, creusant sans cesse comme à la poursuite du secret des origines. Qui n'étaient à chercher nulle part ailleurs, bien sûr,&amp;nbsp;qu'au sein de la terre-mère.&amp;nbsp;Il vivait seul avec sa mère sur&amp;nbsp;ce territoire qu'il perçait de galeries. Il interdisait qu'on aille vers sa maison qu'on devinait par delà deux pyramides de pierres, où vivait&amp;nbsp;la génitrice&amp;nbsp;protégée comme une idole. Il interdisait aussi qu'on emmène de la terre de&amp;nbsp;son fief&amp;nbsp;sous les semelles de nos chaussures. Il nous épousseta bien soigneusement, Gaston et moi, avant que nous&amp;nbsp;ayons eu le temps de&amp;nbsp;franchir la limite de la propriété.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;Je ne suis pas descendu dans les galeries et les salles creusées&amp;nbsp;dans la&amp;nbsp;terre rouge quand je vins chez lui, tellement cela me paraissait périlleux&amp;nbsp;en l'absence de&amp;nbsp;lumière et sans&amp;nbsp;plus d'information. Le sculpteur Ipoustéguy qui a visité en 84 le site avec Walter Lewino avait été plus téméraire, il descendit au fond, se frottant aux parois de terre rouge, rapportant que l'on voyait quelques gravures de Jean-Marie&amp;nbsp;à certains angles. Sur le terrain lui-même, il y avait peu d'interventions &quot;artistiques&quot;. Sur les pyramides évoquées ci-dessus (des cairns améliorés), on pouvait apercevoir quelques grossières incisions, tentant d'imiter les gravures rupestres du Val Camonica en Italie&amp;nbsp;ou de la Vallée des Merveilles dans les Alpes françaises. Interrogé par nous sur ce qu'il avait réussi à mettre au jour jusqu'alors (1987, je le répète), il s'était embrouillé, avait seulement soulevé une bâche pour nous montrer une belle améthyste,&amp;nbsp;qui consistait à ce que nous crûmes comprendre&amp;nbsp;en son unique&amp;nbsp;trouvaille de quelque valeur... Peut-être était-ce avant tout sa quête qui le faisait vivre, et peu importait la fin.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/01/1961639193.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/01/2011343490.jpg&quot; alt=&quot;J-M.,photogramme Les Jardins de l'art immédiat, Bruno Montpied, 1987.jpg&quot; name=&quot;media-2013403&quot; id=&quot;media-2013403&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;J-M. fouillant dans ses trouvailles, quelques pierres... Photogramme &lt;em&gt;Les Jardins de l'art immédiat&lt;/em&gt;, B.M., 1987&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; A suivre l'article de Walter Lewino, J-M en 1984 avait un message écologique et démographique à faire passer au monde (ce qui le range aussi du côté des &quot;fous littéraires&quot;). Selon lui, la Terre étant bien trop peuplée, il fallait réduire d'urgence la population en cessant de procréer (sa théorie était peu claire, il militait pour une &quot;extinction de l'espèce humaine&quot;, ce qui est nettement plus radical qu'une simple diminution démographique ; de plus il en voulait à son père de lui avoir donné le jour, il prédisait l'arrivée des extra-terrestres qui retrouveraient ses vestiges et en feraient un palais merveilleux&amp;nbsp;; au fond, il proclamait son désir de n'avoir jamais existé). Il avait confié à Lewino&amp;nbsp;un message à publier dans les média, ce que ce dernier fit (voir ci-dessous).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: left&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/01/742672370.jpg&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/00/1952054854.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/00/442730474.jpg&quot; alt=&quot;Avis à tous les média, J-M. Article Walter Lewino, Le nouvel Observateur, 1984.jpg&quot; name=&quot;media-2013453&quot; id=&quot;media-2013453&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/01/2104851719.jpg&quot; alt=&quot;J-M.,article Lewino, Le nouvel Observateur, 1984.jpg&quot; name=&quot;media-2013452&quot; id=&quot;media-2013452&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px;&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;Texte dicté à sa mère par J-M, photos de l'article de Walter Lewino, &lt;em&gt;Le nouvel Observateur&lt;/em&gt;, 8-6-1984&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;Je&amp;nbsp;commençai d'écrire quelque texte&amp;nbsp;à son sujet, que je finis par délaisser,&amp;nbsp;n'ayant que peu de tribunes à ma disposition, puis &amp;nbsp;je me mis à en&amp;nbsp;parler autour de moi, le cas était tout à fait intriguant,&amp;nbsp;j'attendais une occasion, et je me demandais comment en parler adéquatement... J'étais impressionné aussi&amp;nbsp;par l'impact que pourrait avoir la révélation de cette existence sur un public plus large. Des articles parurent cependant ici et là, par exemple dans le magazine &lt;em&gt;Dire Lot&lt;/em&gt; qui&amp;nbsp;ne cacha pas le&amp;nbsp;nom de Jean-Marie, si je me souviens bien,&amp;nbsp;ou dans &lt;em&gt;Gazogène&lt;/em&gt; également à qui je l'avais signalé (revue éditée à Cahors). Dans ce dernier bulletin, vers 2000, il fut fait état d'une nouvelle fantastique, la mère de Jean-Marie étant décédée, et ayant été enterrée au cimetière, loin de leur terrain sacro-saint, celui-ci n'avait pu le supporter et était parti la déterrer (toujours cette quête du souterrain), pour l'exhumer et la ramener chez lui. Cela ressemble au comportement de l'auteur du fameux &lt;a href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/archive/2007/08/04/l-ecrit-brut-tel-un-palimpseste.html&quot;&gt;plancher de Jeannot&lt;/a&gt; dont j'ai déjà parlé ici. Jean-Marie, avais-je alors appris, avait pu regagner son domicile après quelques démêlés avec les autorités. Depuis je n'avais plus de nouvelles.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/02/380598082.jpg&quot;&gt;&lt;img height=&quot;428&quot; width=&quot;554&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/02/1572302440.jpg&quot; alt=&quot;J-M M.,affiche Le Plein Pays, film d'Antoine Boutet, 2009.jpg&quot; name=&quot;media-2013154&quot; id=&quot;media-2013154&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;Et voilà que j'apprends qu'on a fait un film avec lui, où son nom&amp;nbsp; - à juste titre peut-être - n'est pas prononcé. Seul son prénom apparaît dans les dossiers de presse qu'on m'a communiqués (grand merci à Remy Ricordeau&amp;nbsp;pour cette information précieuse).&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/02/1693757990.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/02/1096998564.jpg&quot; alt=&quot;J-M. dans une de ses galeries avec une lanterne, photogramme Antoine Boutet.jpg&quot; name=&quot;media-2013408&quot; id=&quot;media-2013408&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt; L'auteur du documentaire est Antoine Boutet. Le film, daté de 2009,&amp;nbsp;est un moyen-métrage de 56 minutes. Son titre: &lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Le plein pays&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;. Il sera projeté dans la région parisienne incessamment (c'est l'avant-première). &lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Rendez-vous le mercredi 7 octobre à 21h au cinéma Le Méliès à Montreuil&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;. Je ne sais pas vous, mais moi, j'y serai.&amp;nbsp;Voici le résumé tel que je l'ai trouvé sur le site des &quot;Rencontres cinématographiques autour du documentaire&quot; qui se tiennent du 6 au&amp;nbsp; octobre à Montreuil:&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &quot;Robinson au milieu d'une forêt française, avec pour seuls compagnons une radio et un magnétophone : l'homme que filme Antoine Boutet est un solitaire, un homme qu'on pourrait dire « des bois » ou « des grottes », tant il fait corps avec ces lieux secrets. Il les sculpte et les manipule, les chamboule et les creuse. Dans un même mouvement, du plus profond de lui, éclôt sa voix, ses mythes et bientôt, par bribes, son histoire.&quot;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;em&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/em&gt; &lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;C'est le genre de film à rapprocher de celui qu'ont fait les animateurs du blog &quot;Playboy communiste&quot; sur le &lt;a href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/archive/2008/06/20/le-griffonneur-de-rouen.html&quot;&gt;&quot;griffonneur de Rouen&quot;,&lt;/a&gt; Alain R. Voir&amp;nbsp;dans ma note ancienne&amp;nbsp;ce que j'en avais dit. Ainsi que le lien vers&amp;nbsp;leur blog dans ma colonne consacrée aux liens.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/00/20253366.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/00/1365047181.jpg&quot; alt=&quot;J-M, photogramme Antoine Boutet, 2009.jpg&quot; name=&quot;media-2013417&quot; id=&quot;media-2013417&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;J-M., photogramme &lt;em&gt;Le Plein Pays&lt;/em&gt;, film d'Antoine Boutet&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
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