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        <title>Le Poignard Subtil - poesie_naturelle_ou_de_hasard</title>
        <description>Des passerelles entre l'art populaire, l'art brut, l'art naïf, le surréalisme spontané et l'art immédiat: une poétique de l'immédiat</description>
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        <lastBuildDate>Fri, 18 Jul 2008 12:59:06 +0200</lastBuildDate>
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                <title>Cartes postales exhumées du pays des éternelles vacances</title>
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                <author>noreply@ (Le Sciapode)</author>
                                                <category>Archives du peuple singulier</category>
                                <category>Art Brut</category>
                                <category>Art immédiat</category>
                                <category>Art naïf</category>
                                <category>Environnements spontanés</category>
                                <category>Marine populaire et singulière</category>
                                <category>Poésie naturelle ou de hasard</category>
                                                <pubDate>Sun, 08 Jun 2008 00:41:00 +0200</pubDate>
                <description>
                     &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Je joue, entre autres&amp;nbsp;casquettes,&amp;nbsp;au collectionneur voué aux seules cartes postales&amp;nbsp;qui traitent&amp;nbsp;des créations environnementales populaires. Collectionneur n'est pas le terme exact. J'amasse de la documentation variée&amp;nbsp;sur le sujet depuis bientôt vingt-huit ans.&amp;nbsp;Dans cette documentation,&amp;nbsp;les cartes postales montrant des créations populaires insolites&amp;nbsp;ont un charme et une place&amp;nbsp;à part dans mon coeur.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;right&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-1054643&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/00/638500683.jpg&quot; alt=&quot;Le-Facteur Cheval-et-sa-brouette carte postale d'époque.jpg&quot; style=&quot;float: right; margin: 0.2em 0px 1.4em 0.7em; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1054643&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Ces dernières&amp;nbsp;ont commencé à m'intriguer du jour, je crois bien, où je me suis intéressé à l'abbé Fouré et ses rochers sculptés à Rothéneuf en Bretagne&amp;nbsp;(vers 1981). Le facteur Cheval et lui avaient fait éditer&amp;nbsp;de copieux lots de cartes qu'ils vendaient sur leurs sites. Ce petit bout de carton était familier et réputé dans les milieux populaires au début du XXe&amp;nbsp;siècle. Pas cher, facile à employer, à faire circuler, il véhiculait sans peine l'image qu'on souhaitait transmettre de son travail ou de ses moments passés loin de ses&amp;nbsp;proches ou de ses&amp;nbsp;amis. Une forme d'art modeste, dirait-on du côté de Sète. C'était une forme de publicité très populaire, de médiatisation immédiate si l'on peut dire, que les deux créateurs d'environnement, dans la Drôme et en Ille-et-Vilaine, surveillaient jalousement (tous deux eurent maille à partir avec des indélicats qui voulurent vendre leurs clichés sans autorisation des créateurs, est-ce la raison pour laquelle du reste, on trouvait sur le site des rochers à Rothéneuf un buste titré &lt;em&gt;&quot;L'avocat des rochers&lt;/em&gt;&quot;? Inscription effacée avec le temps...). Notons au passage que ce genre de publicité modeste organisée autour de leurs environnements contribue à distinguer les créateurs d'environnements, tels Cheval et Fouré (Charles Billy aussi par exemple&amp;nbsp;a édité des cartes sur ses réalisations) des autres&amp;nbsp;auteurs d'art brut, beaucoup moins (si ce n'est pas du tout) préoccupés de faire connaître leurs travaux à l'extérieur de leur cercle intime (ceci pour répondre à une discussion initiée avec&amp;nbsp;Régis Gayraud, par commentaires interposés...). Les environnementalistes spontanés me paraissent les extravertis de l'art brut, si l'on peut dire...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: left&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/01/1032370959.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-1054637&quot; width=&quot;351&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/01/1637333776.jpg&quot; alt=&quot;Abbé Fouré, la sculpture représentant l'Ermite et au-dessus à droite l'Avocat des rochers.jpg&quot; height=&quot;530&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; width: 351px; height: 530px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1054637&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;left&quot; style=&quot;text-align: left&quot;&gt;Abbé Fouré, sculptures de rochers et maçonnerie au bord de la mer à Rothéneuf (Ille-et-Vilaine), entre 1894 et 1910 ; l'abbé s'est représenté les bras écartés, protégeant les pauvres, l'inscription au-desus de sa tête désignant &quot;l'ermite&quot; qu'il était ; &quot;L'avocat des Rochers&quot; est en haut à droite ; actuellement, certaines de ces sculptures ont disparu,&amp;nbsp;ainsi que les inscriptions et&amp;nbsp;les couleurs, l'ensemble des sculptures encore en place étant très érodées par les embruns; carte postale début XXe siècle, coll.B.M.&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/01/1032370959.jpg&quot;&gt;&lt;/a&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Les cartes postales, en outre, sont un conservatoire minuscule mais paradoxalement efficace&amp;nbsp;(il y a un charme)&amp;nbsp;des sites d'art brut disparus, ou modifiés&amp;nbsp;dans la suite des temps. Grâce à elles, nous disposons de la nouvelle objective (effacée souvent partout ailleurs...) de&amp;nbsp;leur&amp;nbsp;passage effectif dans une certaine durée du temps.&amp;nbsp;Pour les plus anciennes, elles sont en noir et blanc. Cela ajoute à leur mystère. Elles ont tout des mirages, illusions pourtant fixées.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Ceux qui ont vu parmi les premiers l'intérêt qu'il y avait à conserver ces cartes qui témoignaient d'oeuvres bien oubliées dans la cascade du temps sont les géniaux animateurs du Musée rural des Arts Populaires de Laduz (dans l'Yonne), Raymond et Jacqueline Humbert et leur collaboratrice, Marie-José Drogou. Dans leur département consacré à la Sculpture Populaire, on pouvait voir, dès le début du musée (à la fin des années 1980), accrochées aux&amp;nbsp;cimaises&amp;nbsp;certaines de ces cartes postales anciennes concernant par exemple Claude Poullaouec, étonnant créateur qui avait peint des lits clos de façon ultra-naïve à Plougonvelin (voir &lt;a href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/archive/2007/07/07/les-nefs-des-fous.html&quot;&gt;ma note du 7 juillet 2007&lt;/a&gt;), ou bien&amp;nbsp;l'étrange maison sans fenêtres de&amp;nbsp;Pierre Dange,&amp;nbsp;à Rogny-les-Sept-Ecluses dans l'Yonne,&amp;nbsp;ou&amp;nbsp;encore les bois et les pierres sculptés de&amp;nbsp;l'abbé Fouré sur les falaises de Rothéneuf.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/02/1285067764.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-1054681&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/02/131999371.jpg&quot; alt=&quot;Pierre-Dange,-son-château-à.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1054681&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;Pierre Dange posant devant son étrange maison à Rogny-les-Sept-Ecluses (Yonne)&amp;nbsp;; un de ses tableaux (paraissant représenter des chevaux)&amp;nbsp;est posé contre un mur à côté de lui; carte postale coll.B.M.&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; J'ai donc ramassé des cartes de manière intermittente,&amp;nbsp;au hasard des brocantes et des magasins spécialisés&amp;nbsp;destinés aux&amp;nbsp;monomaniaques adorant tripoter ces petits bouts de papier jauni. Car ça n'est pas très ragoûtant, et ça ne donne pas une grande idée de la dignité humaine que de voir ces obsessionnels traquer la perle rare en triant sempiternellement leurs piles de cartes poussiéreuses&amp;nbsp;classées par département, villes et &quot;sélections&quot;. J'y allais un peu à reculons à chaque fois, à dose homéopathique... Ma collection a crû du coup très lentement... J'en utilisais à l'occasion pour illustrer des articles, par exemple&amp;nbsp;sur François Michaud (La &quot;Villa des Fleurs&quot; curieuse villa décorée de sculptures à Montbard), en 1991, ou dans mon fanzine &lt;em&gt;L'Art Immédiat&lt;/em&gt;...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/02/659585295.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-1057559&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/02/2094049913.jpg&quot; alt=&quot;Villa-des-Fleurs.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1057559&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;La Villa des Fleurs à Montbard (Côte-d'Or) avec son auteur (le Docteur Chevreux, selon &lt;em&gt;Gazogène&lt;/em&gt;) probablement présent, sur la droite montrant à un visiteur la maison curieusement décorée ; coll.B.M.&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/01/836995778.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-1057572&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/01/866094625.jpg&quot; alt=&quot;Page du livre sur FMichaud, la villa des fleurs à Montbard.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1057572&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;Une autre&amp;nbsp;carte sur La Villa des Fleurs fut reproduite dans le livre &lt;em&gt;Masgot, L'Oeuvre Enigmatique&amp;nbsp;de François Michaud&lt;/em&gt;, à l'intérieur du texte de B.Montpied, &lt;em&gt;Formes pures de l'émerveillement&lt;/em&gt; ;&amp;nbsp;Ed. Lucien Souny, 1991&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/02/961524467.jpg&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;strong&gt;&amp;nbsp; Pendant ce temps, les scientifiques, les systématiques, les méthodiques arrivaient... Les marchands qui ne comprenaient jusque là&amp;nbsp;pas trop bien&amp;nbsp;le genre de cartes que je cherchais, puisque ces cartes&amp;nbsp;n'avaient jamais fait&amp;nbsp;l'objet d'aucune collection, commencèrent tout à coup&amp;nbsp;à mieux situer le champ...&amp;nbsp;Une terminologie s'esquissait: &lt;em&gt;&quot;Monsieur cherche des jardins fantastiques populaires sans doute&lt;/em&gt;?&quot;, ça c'était le marchand pointu, mais j'entendais surtout: &quot;&lt;em&gt;Vous cherchez des facteurs Cheval&lt;/em&gt;&amp;nbsp;?&quot;...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Tout à coup Jean-Michel Chesné&amp;nbsp;fut là! Ayant de plus rencontré la célèbre concierge de l'art brut qui éditait la &lt;em&gt;revue Gazogène&lt;/em&gt; du côté de Cahors, cette dernière n'ayant&amp;nbsp;pas souvent&amp;nbsp;d'idées grandioses&amp;nbsp;pour nourrir son teuf-teuf, on se mit à assister à une véritable &quot;déferlante&quot; de numéros consacrés à la collection proprement faramineuse de l'ami Chesné. En tout,&amp;nbsp;on arrive aujourd'hui avec le dernier numéro hors-série de la revue, intitulé &lt;em&gt;&quot;N'oubliez pas l'artiste&lt;/em&gt;&quot;, paru en avril 2008, à trois numéros entièrement consacrés aux environnements vus à travers la carte postale. Des expositions ont également montré les cartes de la collection Chesné, au musée de la Création Franche à Bègles et à la Halle Saint-Pierre&amp;nbsp;(dans l'espace près de la caféteria) avec l'appoint des animateurs du bulletin &lt;em&gt;Zon'Art.&lt;/em&gt; Les XIe Rencontres autour de l'Art singulier, organisées par Hors-Champ&amp;nbsp;à Nice le 7 juin (hier...Voir&amp;nbsp;ma note récente sur le sujet), ont aussi eu la riche idée de faire venir la concierge et le collectionneur pour présenter au public des amateurs le résultat de la pêche miraculeuse.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/00/1647583156.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-1057570&quot; width=&quot;266&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/00/374352264.jpg&quot; alt=&quot;Gazogène hors-série N'oubliez pas l'artiste.jpg&quot; height=&quot;255&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1057570&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Je raille la concierge mais je mets mon&amp;nbsp;chapeau bas devant le collectionneur Chesné qui a fait de bien belles découvertes. Plusieurs cartes étaient en effet inconnues dans sa moisson (et je ne parle ici que des cartes en rapport avec des environnements en France, champ de recherche auquel je me limite personnellement, non par chauvinisme mais par besoin de circonscrire): le cul-de-jatte des &quot;petits châteaux&quot; de Sévérac en Loire-Inférieure,&lt;img name=&quot;media-1057584&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/01/1988116914.jpg&quot; alt=&quot;Gazogène-cp-Séverac.jpg&quot; style=&quot;float: right; margin: 0.2em 0px 1.4em 0.7em; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1057584&quot; /&gt; le musée en plein air du Castel Maraîchin de l'ancien St-Gilles-Croix-de-Vie en Vendée, le mur d'A.Bouvant à Montreuil, le bateau sculpté dans l'os par un Poilu à St-Vigor-d'Ymonville en Loire-Inférieure (c'est la Loire-Atlantique), le Carrousel Savoyard de bois trouvés dans la nature de Sixt (en Haute-Savoie), ces dernières cartes étant reproduites dans le récent numéro hors-série précédemment cité.&lt;img name=&quot;media-1057608&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/00/1572302216.jpg&quot; alt=&quot;Bateau en os sculpté par un Poilu, carte de la coll.Chesné reproduite dans Gazogène 2008.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1057608&quot; /&gt; Dans les autres numéros de &lt;em&gt;Gazogène&lt;/em&gt;, les n°24 et 27 (respectivement &lt;em&gt;Les rocailleurs du rêve&lt;/em&gt; -sans date- et &lt;em&gt;L'Internationale des rocailleurs&lt;/em&gt; -sans date toujours-), si le deuxième est consacré dans sa totalité à des sites situés&amp;nbsp;hors de France, le n°24 quant à lui révélait des cartes étonnantes comme celles de&amp;nbsp;la &quot;Maison artistique&quot; de Jargeau (dans le Loiret), les &quot;rocailles d'art de la Maison Marais aux Haies&quot; à Laigle,&amp;nbsp;diverses fantaisies médiévales en&amp;nbsp;ciment, les meubles couverts de mosaïque d'un certain Duval à Lisieux, les fausses grottes du Luc près d'Espiet&amp;nbsp;dans la&amp;nbsp;Gironde, oeuvre aujourd'hui encore intacte, mais gardée secrète par son propriétaire,&amp;nbsp;due à un certain Alcide Teynac (très belle découverte de Chesné et de J-F.Maurice, il faut le souligner)...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Les auteurs de ces compilations mêlent avec raison aux cartes montrant des environnements créatifs des cartes présentant aussi des habitats précaires bricolés à partir d'ingénieux recyclages comme ces&amp;nbsp;cabanes faites à partir de bateaux retournés.&lt;img name=&quot;media-1057592&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/01/1772155053.jpg&quot; alt=&quot;Cayeux-le-pauvre-Toto.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1057592&quot; /&gt; Ils ont lu les livres de Michel Racine sur les rocailleurs du XIXe siècle.&lt;/strong&gt;&amp;nbsp; &lt;strong&gt;Tous les habitats imaginatifs, tels qu'on peut en voir dans d'autres ouvrages comme &lt;em&gt;Les Bâtisseurs du rêve&lt;/em&gt; de &amp;nbsp;Michaël Schuyt, Joost Elffers et George R. Collins (éd. Chêne/Hachette, 1980), maisons dans les arbres ou insolites édifices publicitaires, les requièrent pour établir des passerelles avec l'art brut environnemental. Pourquoi pas?&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;strong&gt;Signalons que&amp;nbsp;des cartes de la collection Chesné ont également été&amp;nbsp;récemment publiées par lui&amp;nbsp;dans la revue &lt;em&gt;Raw Vision&lt;/em&gt; n°61, hiver 2007 (article &lt;em&gt;Lost in time&lt;/em&gt;).&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; J&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;e reviendrai bien sûr dans les notes à venir sur&amp;nbsp;certains de ces&amp;nbsp;sites connus grâce aux cartes postales.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Pour trouver la revue &lt;em&gt;Gazogène&lt;/em&gt;, on peut toujours la demander à la librairie de la Halle St-Pierre à Paris. Autrement, voici son adresse: &lt;em&gt;Gazogène&lt;/em&gt;, Le Bourg, 46140 Belaye. Tél: 05 65 35 61 68. (Comme quoi mon honnêteté l'emporte sur la rancune à l'égard de la malhonnêteté intellectuelle de son auteur...).&lt;/p&gt; 
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                <title>Le cheval dans tous ses états</title>
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                <author>noreply@ (Le Sciapode)</author>
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                                                <pubDate>Thu, 15 May 2008 19:37:00 +0200</pubDate>
                <description>
                     &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; L'être bourgeonnant ci-dessous, en voie de métamorphose peut-être, si les petits cochons ne le mangent pas avant (petits gorets qui rotondent tant que ça peut dans ses bourrelets justement), se contemple au miroir noir, cherchant à s'identifier lu-même, perplexe. Hippocampe des hautes herbes, cheval de fleurs? Sa lippe semble une bouffarde en formation.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/01/72584651.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-1017629&quot; width=&quot;439&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/01/72584651.jpg&quot; alt=&quot;Photo Bruno Montpied, Lagord, mai 2008.jpg&quot; height=&quot;335&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; width: 439px; height: 335px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1017629&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;Photo B.Montpied, mai 2008 à Lagord (Charente-Maritime)&amp;nbsp;&lt;/div&gt; 
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                <title>Hasards poétiques, par Régis Gayraud</title>
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                <author>noreply@ (Le Sciapode)</author>
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                                <category>Paris populaire ou insolite</category>
                                <category>Poésie naturelle ou de hasard</category>
                                                <pubDate>Tue, 08 Apr 2008 10:41:00 +0200</pubDate>
                <description>
                     &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 35.4pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; color=&quot;#008000&quot; face=&quot;Times New Roman&quot; style=&quot;background-color: #ffffff&quot;&gt;&lt;strong&gt;Vu en vitrine de l’antiquaire &quot;L’œil du pélican&quot;, 13, rue Jean-Jacques Rousseau, une maquette de cathédrale, belle réalisation d’art bout-de-ficelle élaboré à partir d’objets détournés de leur fonction initiale. Dans la décoration, on distingue des trombones, des clous de tapissier, et peut-être bien des balles de fusil. Paraît en contreplaqué recouvert de plâtre poli et peint, mais il y a également d’autres éléments que je n’arrive pas à définir.&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 35.4pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; color=&quot;#008000&quot; face=&quot;Times New Roman&quot; style=&quot;background-color: #ffffff&quot;&gt;&lt;strong&gt;Qu’allais-je faire rue Jean-Jacques Rousseau&amp;nbsp;? J’allais seulement, voyageur solitaire dans ma mélancolie, sur les traces des années perdues, du côté du &quot;Pompadour&quot;, et j’ai composé cette petite chanson&amp;nbsp;:&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 35.4pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 35.4pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 35.4pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; color=&quot;#008000&quot; face=&quot;Times New Roman&quot; style=&quot;background-color: #ffffff&quot;&gt;&lt;strong&gt;Te souviens-tu du Pompadour&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 35.4pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; color=&quot;#008000&quot; face=&quot;Times New Roman&quot; style=&quot;background-color: #ffffff&quot;&gt;&lt;strong&gt;Nous en rêvions tous les jours&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 35.4pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; color=&quot;#008000&quot; face=&quot;Times New Roman&quot; style=&quot;background-color: #ffffff&quot;&gt;&lt;strong&gt;C’était le temps du Pompadour.&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 35.4pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; color=&quot;#008000&quot; face=&quot;Times New Roman&quot; style=&quot;background-color: #ffffff&quot;&gt;&lt;strong&gt;Le miroir veuf au mur du fond&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 35.4pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; color=&quot;#008000&quot; face=&quot;Times New Roman&quot; style=&quot;background-color: #ffffff&quot;&gt;&lt;strong&gt;Ne mire plus le noir profond&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 35.4pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; color=&quot;#008000&quot; face=&quot;Times New Roman&quot; style=&quot;background-color: #ffffff&quot;&gt;&lt;strong&gt;De nos sourcils et se morfond&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 35.4pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; color=&quot;#008000&quot; face=&quot;Times New Roman&quot; style=&quot;background-color: #ffffff&quot;&gt;&lt;strong&gt;Dans les soucis neufs d’aujourd’hui&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 35.4pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; color=&quot;#008000&quot; face=&quot;Times New Roman&quot; style=&quot;background-color: #ffffff&quot;&gt;&lt;strong&gt;Que ceux qui tournent dans la nuit&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 35.4pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; color=&quot;#008000&quot; face=&quot;Times New Roman&quot; style=&quot;background-color: #ffffff&quot;&gt;&lt;strong&gt;En brûlant dans le feu ont fuis.&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 35.4pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; color=&quot;#008000&quot; face=&quot;Times New Roman&quot; style=&quot;background-color: #ffffff&quot;&gt;&lt;strong&gt;L’escalier qui grimpe à la tour&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 35.4pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; color=&quot;#008000&quot; face=&quot;Times New Roman&quot; style=&quot;background-color: #ffffff&quot;&gt;&lt;strong&gt;A perdu le nord des toujours,&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 35.4pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; color=&quot;#008000&quot; face=&quot;Times New Roman&quot; style=&quot;background-color: #ffffff&quot;&gt;&lt;strong&gt;Le steak au bleu et tes atours.&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 35.4pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; color=&quot;#008000&quot; face=&quot;Times New Roman&quot; style=&quot;background-color: #ffffff&quot;&gt;&lt;strong&gt;Trop loin m’ont emporté mes pas&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 35.4pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; color=&quot;#008000&quot; face=&quot;Times New Roman&quot; style=&quot;background-color: #ffffff&quot;&gt;&lt;strong&gt;J’y reviens et tu n’es plus là&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 35.4pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; color=&quot;#008000&quot; face=&quot;Times New Roman&quot; style=&quot;background-color: #ffffff&quot;&gt;&lt;strong&gt;Il n’y a plus de Big Buddha.&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 35.4pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 35.4pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 35.4pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; color=&quot;#008000&quot; face=&quot;Times New Roman&quot; style=&quot;background-color: #ffffff&quot;&gt;&lt;strong&gt;A l’issue de la rue Jean-Jacques Rousseau, dont la géographie me fera longtemps penser à celle des divers appartements que j’ai habités, invariablement encombrés d’objets empêchant la marche en ligne droite, je me suis assis à l’intérieur du café de la Bourse pour écrire tout ce qui précède et ce que j’écris en ce moment-même, tout en déplorant la fin de &quot;la Cigale&quot; et de &quot;la Fourmi&quot; et après avoir méprisé le café portant le nom prétentieux et provocateur de &quot;Café des initiés&quot;. Crétins qui vous croyez libres, esclaves de vos déterminismes qui vous croyez des initiés parce que vous précédez la mode à venir dans deux ans.&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/02/1451460797.jpg&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;img name=&quot;media-947423&quot; width=&quot;412&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/02/1451460797.jpg&quot; alt=&quot;le tabac la Fourmi sans son alter ego la Cigale, photo Bruno Montpied, 2008 .jpg &quot; height=&quot;297&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-947423&quot; /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 35.4pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; color=&quot;#008000&quot; face=&quot;Times New Roman&quot; style=&quot;background-color: #ffffff&quot;&gt;&lt;strong&gt;Là, au &quot;Café de la Bourse&quot;, j’ai assisté à l’arrestation d’une jeune femme très digne – mais manifestement bouleversée – dans une petite voiture noire à l’élégance bourgeoise tout comme elle, arrestation effectuée par deux policiers dont l’un ressemblait plutôt à un de ces étudiants à barbe de chèvre d’aujourd’hui et l’autre, asiatique, tonfa au côté, souriant de toutes ses dents malgré sa détermination, sortait d’un film de karaté. Ils l’arrêtèrent tranquillement – pour quel motif&amp;nbsp;? – en lui barrant la route sans brusquerie, l’aidèrent même à se garer. Elle sortit de l’auto, tendit ses mains lorsqu’ils sortirent les menottes, et ils l’emmenèrent doucement vers le fourgon qui attendait au coin de la rue et que j’avais remarqué quelques minutes plus tôt sans comprendre qu’il était l’outil du drame à venir. Tout cela dans le plus grand silence, à deux mètres de ma table, de l’autre côté du carreau. Je fus le seul à le remarquer et j’eus l’impression de regarder une pièce de théâtre ou mieux un ballet bien réglé. Rien ne paraissait conforme, tout semblait arrangé d’avance. Je crois que je me souviendrai toujours de cette femme, qui avait l’air d’une jeune cadre dynamique, de ce désarroi fulgurant dans ses yeux, mais aussi de cette résignation et de cette façon de dire&amp;nbsp;quelque chose du genre de «&amp;nbsp;&lt;em&gt;Vous m’avez eue&lt;/em&gt;&amp;nbsp;», que je n’ai pas entendu mais que j’ai deviné.&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 35.4pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; color=&quot;#008000&quot; face=&quot;Times New Roman&quot; style=&quot;background-color: #ffffff&quot;&gt;&lt;strong&gt;Décidément, la rue Jean-Jacques Rousseau n’a cessé de me rappeler à elle. Quelques heures plus tard, chez le bouquiniste et antiquaire russe Lampert, dans un tout autre quartier, rue de Miromesnil, chez qui j’ai acheté quatre recueils de Boris Bojnev en édition originale, j’ai aperçu sur le bureau qui lui sert de comptoir une carte d’une librairie ésotérique sise au 15, rue Jean-Jacques Rousseau, c’est-à-dire exactement à côté de l’antiquaire &quot;L’œil du pélican&quot;&lt;img name=&quot;media-955714&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/01/224508871.jpg&quot; alt=&quot;102013324.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-955714&quot; /&gt; déjà noté plus haut, libraire que je n’ai pas remarqué le matin même, alors que mon regard avait été attiré par l’étrange maquette de cathédrale. En écrivant cela le soir dans le train qui me ramène à Clermont, je remarque que la boucle est bouclée. Moi qui n’achète jamais rien chez les antiquaires, qui m’intéresse peu à leurs devantures, qui n’entre qu’exceptionnellement dans leurs boutiques – d’ailleurs ce matin, après avoir hésité à entrer à &quot;L’oeil du pélican&quot;, je suis peureusement resté sur le trottoir – deux fois aujourd’hui je me suis trouvé intéressé par une boutique d’antiquités, la deuxième fois j’y suis entré et y ai même fait des achats. Reste à savoir quel rôle joue dans cela la jeune femme blonde et triste à cette heure-ci prisonnière, et si la librairie ésotérique qui m’a fait signe depuis la rue Jean-Jacques Rousseau chez Lampert a quelque chose à voir avec elle.&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 35.4pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 35.4pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; color=&quot;#008000&quot; face=&quot;Times New Roman&quot; style=&quot;background-color: #ffffff&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Régis Gayraud&lt;/em&gt;, 6 septembre 2007&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; 
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                <title>La photographie inventive à travers la carte postale de fantaisie, une expo parisienne que vous ne devriez pas manquer</title>
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                <author>noreply@ (Le Sciapode)</author>
                                                <category>Art immédiat</category>
                                <category>Art populaire insolite</category>
                                <category>Images cachées, images délirantes?</category>
                                <category>Paris populaire ou insolite</category>
                                <category>Photographie</category>
                                <category>Poésie naturelle ou de hasard</category>
                                <category>Surréalisme</category>
                                                <pubDate>Sun, 30 Mar 2008 21:00:00 +0200</pubDate>
                <description>
                     &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &quot;&lt;em&gt;La photographie timbrée, l'inventivité visuelle de la carte postale photographique, à travers les collections de cartes postales de Gérard Lévy et Peter Weiss&lt;/em&gt;&quot;, tel est le titre exhaustif de l'exposition consacrée à la carte postale fantaisie au &lt;a href=&quot;http://www.jeudepaume.org/?page=article&amp;amp;idArt=543&amp;amp;lieu=2&amp;amp;PHPSESSID=15bb7df832077269c8da790fc78b067e&quot;&gt;Jeu de Paume&lt;/a&gt; site de l'Hôtel de Sully, prévue pour durer du&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;4 mars au 18 mai 2008 et organisée conjointement avec le Museum Folkwang d'Essen en Allemagne. Le commissaire de l'exposition est Clément Chéroux, qui avait déjà collaboré à des expositions fort&amp;nbsp;curieuses comme &lt;em&gt;Le Troisième Oeil, la photographie et l'occulte&lt;/em&gt;, qui s'était tenue en 2004-2005 à la Maison Européenne de la Photographie à peu près dans le même quartier que l'Hôtel de Sully, à Paris (exposition sur la photographie de fantômes, d'esprits ou de matérialisations (ectoplasmes)&amp;nbsp;venues soi-disant de l'au delà...).&amp;nbsp; Il est&amp;nbsp;également l'auteur d'un petit livre paru naguère chez Actes Sud sur la photographie&amp;nbsp;chez Auguste Strindberg.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-931642&quot; width=&quot;354&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/00/947008761.jpg&quot; alt=&quot;Couverture du catalogue de l'exposition La Photographie Timbrée au Jeu de Paume.jpg&quot; height=&quot;339&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; width: 354px; height: 339px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-931642&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/02/1749274997.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-931659&quot; width=&quot;294&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/02/1749274997.jpg&quot; alt=&quot;Détail d'une des cartes postales figurant sur le catalogue de La Photographie Timbrée.jpg&quot; height=&quot;226&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-931659&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; C'est dire l'intérêt de ce chercheur pour les formes bizarres de la création photographique. Plaçant son travail sur les cartes postales&amp;nbsp;de l'époque 1900 sous les auspices d'une tendance récente de la&amp;nbsp;&amp;nbsp;réflexion sur la photographie qui &quot;consiste à interroger [cette dernière] en fonction de son support de diffusion&quot;, Clément Chéroux profite de cette exposition pour montrer les relations très fortes qui unirent les créateurs souvent anonymes des photographies de cartes postales avec différents artistes d'avant-garde, comme les dadaïstes (Hannah Höch)&amp;nbsp;ou les surréalistes, dont Paul Eluard. Le Musée de la Poste, il y a quelques années (en 1992-1993), &amp;nbsp;avait déjà présenté, parmi d'autres collections de cartes postales,&amp;nbsp;celle qu'avait&amp;nbsp;amassées ce dernier&amp;nbsp;entre 1929 et 1932 (voir le catalogue&amp;nbsp;de l'expo&amp;nbsp;&quot;&lt;em&gt;Regards très particuliers sur la carte postale&quot;,&lt;/em&gt; avec un texte de José Pierre sur la collection Eluard où il rapproche la passion des cartes postales de la recherche du poète&amp;nbsp;qui devait l'amener&amp;nbsp;à son anthologie poétique&amp;nbsp;de 1942 où il mettait en parallèle ce qu'il appelait la &quot;poésie intentionnelle&quot; -la poésie des écrivains-&amp;nbsp;avec la &quot;poésie involontaire&quot; -la poésie populaire ou de ready-made, les littératures orales, etc.).&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/01/1751619423.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-931669&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/01/1751619423.jpg&quot; alt=&quot;Paul Eluard, André Breton, une inconnue et Valentine Hugo &quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-931669&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;Photo-carte de studio, extraite du catalogue de l'exposition &quot;La Photographie Timbrée&quot;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; La carte postale a été le premier support permettant de diffuser en masse la photographie vers un vaste public, il n'est pas étonnant d'apprendre que les surréalistes (notamment Georges Hugnet) songèrent à&amp;nbsp;éditer leurs oeuvres et l'expression de leurs recherches sous forme de série de cartes postales. Ce qui nous enseigne que les surréalistes de l'époque furent soucieux d'organiser la diffusion de leur poétique d'une façon qui permettrait d'atteindre le grand public (sans passer par un diffuseur centralisé qui n'existait pas encore alors et dans une société du spectacle qui n'en était qu'à ses balbutiements).&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/00/1962002102.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-931704&quot; width=&quot;401&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/00/1962002102.jpg&quot; alt=&quot;Photographe amateur inconnu, Royaume-Uni, 1909.jpg&quot; height=&quot;247&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-931704&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;Carte de photographe amateur inconnu, Royaume-Uni, 1909, exposition &quot;La Photographie Timbrée&quot; (personnellement, je n'arrive pas à identifier ce que ces individus font là, rassemblés avec ces têtes déformées -à l'exception des deux personnages à gauche au deuxième rang, qui sont peut-être les auteurs de cette farce ; réunion de chasseurs? De sportifs? Quel est l'instrument , ou l'outil, qu'ils tiennent dans leurs mains, mixte d'épuisette, de raquette,&amp;nbsp;et de battoir de cricket...?&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; L'exposition présente un certain nombre de cartes postales dites &quot;fantaisie&quot;, genre choisi en raison de l'imagination&amp;nbsp;dont elles faisaient preuve en recourant à de multiples techniques nécessaires&amp;nbsp;pour&amp;nbsp;permettre de tenir en haleine&amp;nbsp;l'intérêt du public&amp;nbsp;(un grand choix de ces dernières est proposé&amp;nbsp;dans le très beau catalogue&amp;nbsp;qu'il ne faut&amp;nbsp;pas manquer d'acquérir). Elles sont regroupées en trois sections: les cartes postales produites par des éditeurs, celles produites par des studios photographiques (par exemple les fameux portraits de groupe dans des décors où les clients passaient la tête, voir la carte avec les têtes d'Eluard et de Breton ci-dessus...), et enfin les cartes produites par des amateurs, encouragés par l'industrie photographique de l'époque qui mettait à leur disposition des papiers au format cartes postales sur lesquels ils pouvaient coller leurs propres réalisations.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; C'est ainsi qu'on peut découvrir toutes sortes de récréations visuelles, insolites souvent mais non dénuées parfois de vulgarité, ou d'un certain sentimentalisme,&amp;nbsp;dérivant d'une culture de masse voguant au ras des pâquerettes (la facilité n'étant bien entendu pas toujours absente des goûts populaires, nos médias actuels l'ont compris depuis longtemps en surfant sur les plus petits communs dénominateurs de leurs différents publics). Cette vulgarité prend parfois des aspects humoristiques à interprétation immorale comme dans le cas de ce légume terriblement sexué où passe l'écho de l'esprit carnavalesque et rabelaisien.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;center&quot; style=&quot;text-align: left&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/00/515586200.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-931717&quot; width=&quot;146&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/00/515586200.jpg&quot; alt=&quot;carte italienne, vers 1903, expo la Photographie Timbrée, Jeu de Paume,2008.jpg&quot; height=&quot;240&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; width: 146px; height: 240px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-931717&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/02/50409880.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-931739&quot; width=&quot;159&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/02/50409880.jpg&quot; alt=&quot;Carte éditions A.Chambaud, France, vers 1920.jpg&quot; height=&quot;240&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; width: 159px; height: 240px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-931739&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;center&quot; style=&quot;text-align: left&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;center&quot; style=&quot;text-align: left&quot;&gt;Deux cartes exposées au Musée du Jeu de Paume&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;On y aime aussi beaucoup les décapitations, le décapité portant son chef sur un plat ou au fond de son panier. Les dédoublements, les permutations entre les sexes, les disproportions,&amp;nbsp;les&amp;nbsp;déformations (bien avant les distorsions d'un Kertesz), les formes grotesques se font nombreuses aussi, parfois en écho à des traditions présentes dans l'imagerie populaire et le folklore depuis bien plus longtemps que l'invention de la photographie. Je pense à cet ensemble de trois cartes postales illustrant à l'évidence le thème du &quot;Monde à l'envers&quot; que les anciennes gravures sur bois avaient déjà passablement mis à l'honneur dans les siècles précédents, ou bien à ces cartes&amp;nbsp;esthétiques traitant des proverbes ou des&amp;nbsp;expressions populaires, relatives au &quot;panier percé&quot;, aux &quot;poires&quot;, au &quot;rasoir&quot;, aux cornes (de cocus), etc.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-931778&quot; width=&quot;286&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/02/750355888.jpg&quot; alt=&quot;Cartes postales années1900, expo La Photographie timbrée, Jeu de Paume, 2008.jpg&quot; height=&quot;483&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; width: 286px; height: 483px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-931778&quot; /&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/02/750355888.jpg&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Les photomontages y règnent en maîtres, bien avant John Heartfield et les dadaïstes ou surréalistes, prophétisant avant la date les inondations de Paris en 1910 et créant par des rapprochements hétéroclites (la mer aux pieds de la Tour Eiffel) une poésie du détournement et de l'utopie urbaine qui précède d'un demi-siècle les embellissements surréalistes ou situationnistes de Paris (par exemple).&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/02/498508773.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-931782&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/02/498508773.jpg&quot; alt=&quot;Carte vers 1920, expo la Photographie timbrée, Jeu de Paume, 2008.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-931782&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;Editeur inconnu, vers 1920, exposition La Photographie timbrée, Jeu de Paume&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/00/784782195.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-931791&quot; width=&quot;404&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/00/784782195.jpg&quot; alt=&quot;carte postale anglaise, J.M.Flagg, 1913.jpg&quot; height=&quot;413&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; width: 404px; height: 413px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-931791&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;Carte postale anglaise, 1913, illustration de J.M.Flagg, extrait du livre &lt;em&gt;L'Oeil s'amuse, Illusions d'optique, rébus, images cachées...&lt;/em&gt;de Julian Rothenstein et Mel Gooding aux éditions Autrement, 1999&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; 
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                <title>La note bleue</title>
                <link>http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/archive/2008/03/15/la-note-bleue.html</link>
                <author>noreply@ (Le Sciapode)</author>
                                                <category>Poésie naturelle ou de hasard</category>
                                                <pubDate>Sat, 15 Mar 2008 16:58:31 +0100</pubDate>
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                     &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Surpris ce musicos soufflant si inspiré, si fort dans son instrument que tout, autour de lui, devint bleu.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/00/113604545.jpg&quot;&gt;&lt;img width=&quot;349&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/00/113604545.jpg&quot; alt=&quot;La note bleue, photo Bruno Montpied, Paris, Tuileries, 2007.jpg&quot; height=&quot;496&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; width: 349px; height: 496px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-904688&quot; name=&quot;media-904688&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; 
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                <title>Diablotin de mèche</title>
                <link>http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/archive/2008/03/03/diablotin-de-meche.html</link>
                <author>noreply@ (Le Sciapode)</author>
                                                <category>Photographie</category>
                                <category>Poésie naturelle ou de hasard</category>
                                                <pubDate>Mon, 03 Mar 2008 13:04:10 +0100</pubDate>
                <description>
                     &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/00/301987602.jpg&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;strong&gt;Au centre de la flamme se tient un diable. Il patiente. Il n'a pas tout son temps pourtant. Il se consume, il devrait disparaître dans les heures qui suivent. Mais le voilà raide comme un piquet, comme une bouffarde&amp;nbsp;au coin de la bouche. Aussi fugace qu'un nuage. Et autour de lui, une danse d'anges en cire fondue&amp;nbsp;qui esquisse une&amp;nbsp;ronde...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/00/301987602.jpg&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-881248&quot; width=&quot;407&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/00/301987602.jpg&quot; alt=&quot;Diablotin de mèche, photo Bruno Montpied, 2008.jpg&quot; height=&quot;479&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; width: 407px; height: 479px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-881248&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;Photo Bruno Montpied, 2008&lt;/div&gt; 
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                <title>Trolls dans le ciel</title>
                <link>http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/archive/2008/02/24/trolls-dans-le-ciel.html</link>
                <author>noreply@ (Le Sciapode)</author>
                                                <category>Art immédiat</category>
                                <category>Poésie naturelle ou de hasard</category>
                                                <pubDate>Sun, 24 Feb 2008 13:03:31 +0100</pubDate>
                <description>
                    &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/02/df50da163b893c29cd9d0a579206dbef.jpg&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;strong&gt;Votre &quot;art immédiat&quot; n'est pas si immédiat que cela, ne serait-ce qu'au point de vue de sa réception, me suis-je entendu rétorquer de temps à autre. Effectivement, et ce pour des raisons d'inhibition et de mauvaise disposition de ceux qui pourraient le reconnaître lorsqu'il se produit (et selon moi, la poésie immédiate est partout à tout moment), au premier&amp;nbsp;rang desquelles je place la nécessité de gagner (perdre) sa vie, de travailler et de survivre dans une société basée sur les sacro-saintes valeurs de profit, de compétition... Abrutis par le boulot et les contraintes qui en découlent, les individus ont le regard voilé, voire aveuglé, et dés lors ne sont pas en état de percevoir la poésie ou le mystère du monde qui les entoure, et encore moins de jouer avec cette poésie, de créer dans sa perspective. Le temps de la retraite est infiniment plus propice à cela, les inspirés du bord de route en sont des exemples patents, de même que les internés des hôpitaux psychiatriques lorsque les médicaments ne les ont pas transformés en légumes, ou lorsque les animateurs d'ateliers d'art-thérapie leur ont laissé la liberté de s'exprimer hors de toute tutelle...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Tous les jours au-dessus de nos têtes passent les nuages, les merveilleux nuages chers à Baudelaire (c'est presque&amp;nbsp;devenu un truisme égal à&amp;nbsp;&quot;l'inventaire&quot; de Jacques Prévert&amp;nbsp;sous la plume des journalistes culturels). Ils ne sont pas tous parlant. En voici une grappe, photographiée au-dessus de la Planèze de St-Flour l'été 2007 dernier. Je l'avais prise au vol, ayant perçu vaguement une présence dans ces nuages. J'étais en vacances aussi, autre temps de suspens propice aux visions...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;strong&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/02/c83386b85a4f08eef62fffcd553f45f5.jpg&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;img name=&quot;media-865086&quot; width=&quot;376&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/02/c83386b85a4f08eef62fffcd553f45f5.jpg&quot; alt=&quot;c83386b85a4f08eef62fffcd553f45f5.jpg&quot; height=&quot;276&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; title=&quot;Photo Bruno Montpied, Planèze de St-Flour, 2007&quot; id=&quot;media-865086&quot; /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;strong&gt;En la renversant, cette cascade de Chantilly, en accentuant les contrastes aussi bien sûr (il faut bien lutter contre notre fatigue d'homme réifié par le travail), voici que se révèlent les trolls, les trognes et les bestiaux humanoïdes qui se bousculent en elle.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/02/df50da163b893c29cd9d0a579206dbef.jpg&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-865091&quot; width=&quot;384&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/02/df50da163b893c29cd9d0a579206dbef.jpg&quot; alt=&quot;df50da163b893c29cd9d0a579206dbef.jpg&quot; height=&quot;400&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; title=&quot;Photo Bruno Montpied, détail du paysage aux nuages de la Planèze de St-Flour, 2007&quot; id=&quot;media-865091&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Et dés lors j'insiste, je me rapproche de ces têtes brutes, le paysage recule dessous, les formes qui surgissent dans mes peintures sont là dans le ciel, bien plus vivantes, et dans la seconde qui suit sur le point de s'évanouir, de se métamorphoser, oracles dans le ciel, bouleversant ma situation et mon organisation, ma place dans cette société qui ne&amp;nbsp;s'attarde jamais dans la contemplation&amp;nbsp;des nuages.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/00/093280c13b55282cee804570fdafe255.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-865094&quot; width=&quot;384&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/00/093280c13b55282cee804570fdafe255.jpg&quot; alt=&quot;093280c13b55282cee804570fdafe255.jpg&quot; height=&quot;439&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; width: 384px; height: 439px; border-width: 0px&quot; title=&quot;Trolls dans le ciel, Planèze de St-Flour, photo Bruno Montpied, 2007 &quot; id=&quot;media-865094&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
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                <guid isPermaLink="true">http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/archive/2008/01/26/lettres-de-loin-locomotive-et-gelatine-ces-deux-grands-poete.html</guid>
                <title>Lettres de la Toile: locomotive et gélatine, ces deux grands poètes</title>
                <link>http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/archive/2008/01/26/lettres-de-loin-locomotive-et-gelatine-ces-deux-grands-poete.html</link>
                <author>noreply@ (Le Sciapode)</author>
                                                <category>Correspondance</category>
                                <category>Images cachées, images délirantes?</category>
                                <category>Photographie</category>
                                <category>Poésie naturelle ou de hasard</category>
                                                <pubDate>Sat, 26 Jan 2008 14:35:00 +0100</pubDate>
                <description>
                    &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Un de nos hôtes, ayant signé ici des commentaires du pseudonyme de Sapiac,&amp;nbsp;du nom d'un quartier de Montauban situé en contrebas de la ville haute, quartier plus populaire et ouvrier, ce correspondant, de son vrai nom Jean-Pierre Willems, m'a adressé à part de ce blog&amp;nbsp;quelques courriers dont certaines&amp;nbsp;parties m'ont&amp;nbsp;paru intéressantes&amp;nbsp;à diffuser plus largement sur ce blog.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Dans un premier temps, J-P.Willems m'a signalé une statue réalisée par certains artistes de son quartier pour pérenniser de façon originale la mémoire de cette ville basse. Un peu &quot;tête à Toto&quot;, la statue, mais soit.&lt;img name=&quot;media-798389&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/00/f2572e7b4bb8c288f69e028e80645904.jpg&quot; alt=&quot;e22ca041a13ef6de1ca426579e20dc61.jpg&quot; style=&quot;float: right; margin: 0.2em 0px 1.4em 0.7em; border-width: 0px&quot; title=&quot;Jean-Pierre Willems (photographe), Homo Sapiacus&quot; id=&quot;media-798389&quot; /&gt; Plus poétique m'a paru cette évocation par Willems d&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;'une sorte de légende contemporaine locale:&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &quot;&lt;/strong&gt;&lt;em&gt;&lt;font color=&quot;#008000&quot;&gt;Si vous aimez les histoires : le quartier de Sapiac a donc été pendant longtemps occupé par des briqueteries. Lorsque celles-ci ont été détruites, une locomotive servant à pousser les wagonnets de terre extraite a été enterrée sur place plutôt que d'être démontée ou livrée aux ferrailleurs. Le lieu de cette mise en terre s'est évidemment perdu. Mais il est plaisant de vivre à Sapiac avec sous nos pieds le train souterrain.&lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&quot;&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#008000&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/em&gt; J'ai répondu ceci:&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#008000&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;strong&gt;&quot;&lt;/strong&gt;(...)&lt;em&gt;votre histoire de locomotive enterrée fait rêver. Entend-on dans ses rêves le sifflement de sa corne et voit-on dans la nuit le panache de ses fumées qui se fond avec les nuages passant devant la Lune?&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#008000&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;em&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Ce quartier de Sapiac est-il votre seule source de rêverie?&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;em&gt;Cordialement, B.M.&lt;/em&gt;&lt;strong&gt;&quot;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/01/c6053661c9c5acd0315a65d1ce18c156.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-798394&quot; width=&quot;395&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/01/c6053661c9c5acd0315a65d1ce18c156.jpg&quot; alt=&quot;c6053661c9c5acd0315a65d1ce18c156.jpg&quot; height=&quot;262&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; width: 395px; height: 262px; border-width: 0px&quot; title=&quot;Diapositive transformée par un hasard chimique, Trouveur Jean-Pierre Willems&quot; id=&quot;media-798394&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Nous avons continué, J-P.W. m'a alors parlé d'une trouvaille-retrouvaille avec des images oubliées qui s'étaient métamorphosées entre-temps par la magie de la chimie. Par coïncidence, la Lune évoquée par moi un peu au hasard dans mon précédent courriel revenait dans ces images...&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&amp;nbsp; &lt;strong&gt;&quot;&lt;/strong&gt;&lt;font color=&quot;#008000&quot;&gt;J'ai retrouvé cet été dans mon grenier un carton ayant vécu dans quelques greniers différents au gré de déménagements. Manifestement il avait un peu pris l'eau. A l'intérieur, des boîtes de diapositives du temps où il en existait. L'eau, la chaleur, le froid (le choc thermique positif et négatif) avaient généré un éclatement de la gélatine de surface, créant ces explosions de couleurs. J'ai pensé à Cézanne et à la recherche de la couleur de la couleur et plus encore aux Constellations de Miro commentées par Breton.&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot; style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/02/70400627372b8d57cc7307949293a68e.jpg&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#008000&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-798398&quot; width=&quot;386&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/02/70400627372b8d57cc7307949293a68e.jpg&quot; alt=&quot;70400627372b8d57cc7307949293a68e.jpg&quot; height=&quot;261&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; width: 386px; height: 261px; border-width: 0px&quot; title=&quot;Diapositive transformé par un hasard chimique, trouveur J-P.Willems&quot; id=&quot;media-798398&quot; /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot; style=&quot;text-align: center&quot;&gt;(Personnellement, dans la diapo ci-dessus, j'aperçois le galbe d'une hanche, le profil d'une croupe féminine, à droite,&amp;nbsp;qui me font songer davantage à une célèbre&amp;nbsp;toile de Max Ernst évoquant la Loire...B.M.)&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;font color=&quot;#008000&quot;&gt;Mon intervention s'est donc limitée à utiliser un scanner pour permettre le tirage des différentes diapos laissées en l'état. Impossible bien évidemment, et de peu d'intérêt, de retrouver les motifs originaux de ces diapositives. A une exception près : la lune dont vous disposez. Initialement uniquement noire et blanche, les couleurs ont explosé en un assez réjouissant dégradé de bleus.&lt;/font&gt;&lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&quot;&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/01/1d9ed4e643c4b1d304a88be1c5148f83.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-798410&quot; width=&quot;386&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/01/1d9ed4e643c4b1d304a88be1c5148f83.jpg&quot; alt=&quot;1d9ed4e643c4b1d304a88be1c5148f83.jpg&quot; height=&quot;257&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; title=&quot;Diapositive transformée par un hasard chimique, trouveur Jean-Pierre Willems&quot; id=&quot;media-798410&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#008000&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/font&gt; &lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;strong&gt;Enfin, un mail plus récent, accompagné de quelques autres diapositives &quot;explosées de couleurs&quot;, signale l'étonnement de J-P.W. devant la figure d'un homme, véritable clandestin s'étant fortuitement glissé dans ces images, &quot;fantôme&quot; de la même famille que celui que j'ai montré il y a peu sur une photo prise dans un tunnel du funiculaire montant à Fourvière...&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#008000&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;strong&gt;&quot;&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;font color=&quot;#008000&quot;&gt;Je joins notamment la seule photo sur laquelle on peut distinguer une forme humaine : je vous la fais parvenir avec d'autant plus d'intérêt que cette forme n'évoque aucun souvenir dans ma mémoire et que je ne comprends absolument pas à quelle photo elle pouvait correspondre. Qui s'est glissé sur la photo en profitant du désordre des couleurs ?&lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&quot;&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/01/e0f17a415301183c04a0fa709086d803.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-798411&quot; width=&quot;319&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/01/e0f17a415301183c04a0fa709086d803.jpg&quot; alt=&quot;e0f17a415301183c04a0fa709086d803.jpg&quot; height=&quot;481&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; title=&quot;Diapositive transformée par hasard chimique, trouveur Jean-Pierre Willems&quot; id=&quot;media-798411&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#008000&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#008000&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Si nos lecteurs veulent en voir davantage, prière de se reporter à l'album que je mets en ligne dans la colonne de droite de ce blog.&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#008000&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#008000&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
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                <guid isPermaLink="true">http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/archive/2007/12/23/figures-eclatees.html</guid>
                <title>Figures éclatées</title>
                <link>http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/archive/2007/12/23/figures-eclatees.html</link>
                <author>noreply@ (Le Sciapode)</author>
                                                <category>Art singulier</category>
                                <category>Poésie naturelle ou de hasard</category>
                                                <pubDate>Sun, 23 Dec 2007 14:35:02 +0100</pubDate>
                <description>
                    &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Trois figures en voie de démantèlement, voici ce que je propose à cette heure. Une, vue dans le hasard d'un frottage au blanc d'Espagne sur une vitre de magasin désaffecté à Valuéjols dans le Cantal en juillet dernier. La deuxième est la version noir et blanc d'un visage à la bouche vissée, éclaté dans la traînée de rouille d'une épave du petit cimetière de bateaux du port de Camaret, photo prise à l'été 2003. La troisième est le résultat d'un frottage à la mine de plomb effectué sur la poutre d'une vieille maison du Cézallier durant l'été 2004, le but étant de retrouver, par le détour de la technique inventée par Max Ernst, rien de moins que&amp;nbsp;la &quot;façon de créer de la nature&quot;, comme aurait dit mon ami Strindberg... C'est pourquoi je réunis ces trois images ici même...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/00/3374c77db74d806d127327c01c83b34f.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-735551&quot; width=&quot;379&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/00/3374c77db74d806d127327c01c83b34f.jpg&quot; alt=&quot;3374c77db74d806d127327c01c83b34f.jpg&quot; height=&quot;435&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; title=&quot;Figure blême dans la nuit, frottage de hasard au blanc d'espagne, Valuéjols, photo Bruno Montpied, 2007&quot; id=&quot;media-735551&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;Photo B.Montpied, Valuéjols, 2007&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/01/c88fa2eb5e848d69deeaf57f5c8577d7.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-735553&quot; width=&quot;350&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/01/c88fa2eb5e848d69deeaf57f5c8577d7.jpg&quot; alt=&quot;c88fa2eb5e848d69deeaf57f5c8577d7.jpg&quot; height=&quot;487&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; width: 350px; height: 487px; border-width: 0px&quot; title=&quot;Tête, cimetière d'épaves de Camaret, 2003, Photo Bruno Montpied&quot; id=&quot;media-735553&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;Ph.B.Montpied, Camaret, 2003&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/01/8304a2b8ab2c5ab9a0f3a91ec5c0561c.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-735556&quot; width=&quot;402&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/01/8304a2b8ab2c5ab9a0f3a91ec5c0561c.jpg&quot; alt=&quot;8304a2b8ab2c5ab9a0f3a91ec5c0561c.jpg&quot; height=&quot;386&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; width: 402px; height: 386px; border-width: 0px&quot; title=&quot;Bruno Montpied, Dans le buisson d'épines, frottage, 2004&quot; id=&quot;media-735556&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;Bruno Montpied, &lt;em&gt;Dans le buisson d'épines&lt;/em&gt;, frottage à la mine de plomb, 2004&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;/div&gt;
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                <guid isPermaLink="true">http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/archive/2007/12/01/damoure-zika-le-retour-d-un-poete-naturel.html</guid>
                <title>Damouré Zika, le retour d'un poète naturel</title>
                <link>http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/archive/2007/12/01/damoure-zika-le-retour-d-un-poete-naturel.html</link>
                <author>noreply@ (Le Sciapode)</author>
                                                <category>Poésie naturelle ou de hasard</category>
                                                <pubDate>Sat, 01 Dec 2007 22:15:00 +0100</pubDate>
                <description>
                    &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Classer la littérature de Damouré Zika, infirmier, écrivain, acteur et cinéaste, adjoint de Jean Rouch sur plusieurs de ses films (ils ressortent actuellement en DVD aux Editions Montparnasse), dans la &quot;poésie naturelle&quot;&amp;nbsp;pourrait avoir&amp;nbsp;quelque chose de réducteur, si l'on entend par là poésie de grand enfant africain que l'on veut ainsi rejeter loin de soi, par honte au fond de sa propre enfance.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/02/93f31c0f05b20df9b90457d0d342802b.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-696931&quot; width=&quot;255&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/02/93f31c0f05b20df9b90457d0d342802b.jpg&quot; alt=&quot;93f31c0f05b20df9b90457d0d342802b.jpg&quot; height=&quot;388&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; width: 255px; height: 388px; border-width: 0px&quot; title=&quot;Damouré Zika, portrait plus contemporain (édité dans le &amp;quot;Journal de route&amp;quot;, éd.Mille et Une Nuits&quot; id=&quot;media-696931&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;Loin de moi cette intention. Je le range dans cette catégorie sur ce blog&amp;nbsp;avant tout&amp;nbsp;parce qu'il a fait parler de lui en France grâce à &lt;em&gt;l'Anthologie de la Poésie Naturelle&lt;/em&gt; de&lt;em&gt;&amp;nbsp;&lt;/em&gt;Camille Bryen et Alain Gheerbrant (parue en 1949 chez K éditeur),&lt;img name=&quot;media-696927&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/02/a93d4bcc1b9c9522662748b95a00c24a.jpg&quot; alt=&quot;a48c8d53f2644ce04941b5394411a1d9.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; title=&quot;Anthologie de la Poésie Naturelle, Camille Bryen et Alain Gheerbrant, 1949&quot; id=&quot;media-696927&quot; /&gt;&amp;nbsp;mais aussi parce que&amp;nbsp;cette poésie naturelle, aux dires de ses auteurs, &quot;&lt;em&gt;peut être considérée comme l'expression d'une conscience immédiate n'ayant d'autre critère que sa propre existence&quot;&lt;/em&gt;.&amp;nbsp;La &quot;poésie naturelle&quot; selon Bryen et Gheerbrant, très proche de l'art brut de Jean Dubuffet qui apparut à la même époque, ressemble aussi beaucoup à la &quot;poésie involontaire&quot; telle que Paul Eluard l'avait illustrée de nombreux exemples dans son recueil paru en 1942, &quot;&lt;em&gt;Poésie intentionnelle et poésie involontaire&quot;&lt;/em&gt; (édité chez Seghers). Il n'y a pas d'intention de faire acte poétique, dans cette conception que présente Eluard.&amp;nbsp;La poésie involontaire&amp;nbsp;survient à l'improviste et à l'insu de l'auteur. Parfois aussi, la projette-t-on sur l'auteur en question. C'est ce qui arrive parfois dans le cas de certains écrivains africains vus par les Occidentaux. Il y a une merveilleuse ingénuité chez Amos Tutuola (écrivain nigérian, anglophone, dont l'extraordinaire,&amp;nbsp;drôle,&amp;nbsp;roman, &lt;em&gt;L'Ivrogne dans la brousse&lt;/em&gt;, a été&amp;nbsp;traduit par Raymond Queneau chez Gallimard), ingénuité&amp;nbsp;qui est peut-être avant tout dans le regard que porte le&amp;nbsp; lettré français sur le livre. Ou bien aussi dans cette plaquette de &quot;Bela,Sara&quot;, intitulée &quot;&lt;em&gt;Je dis pour toi manières la brousse&lt;/em&gt;&quot;, éditée la première fois&amp;nbsp;en 1944 à Brazzaville, capitale de l'ex-Congo français, imprimée grâce à une xylographie (gravure sur bois au couteau)&amp;nbsp;qui avait pris en charge aussi bien les images que les lettres des textes,&amp;nbsp;courtes fables faites dans la manière du &quot;blanc lafontaine&quot;. Cette édition étonnante est venue jusqu'à moi dans une réédition des éditions du Fourneau en 1993.&amp;nbsp;Cependant, l'ingénuité (imaginaire? Ou nommable autrement? Poésie immédiate?)&amp;nbsp; est admirée, enviée même par le lecteur occidental honnête. De même que lorsque l'on admire les tableaux du douanier Rousseau ou &quot;le palais idéal&quot; du mégalo Cheval (mégalo de cheval bien sûr).&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/00/b2a992060db7811a5804cf54b11d770e.jpg&quot;&gt;&lt;img width=&quot;249&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/00/b2a992060db7811a5804cf54b11d770e.jpg&quot; alt=&quot;b2a992060db7811a5804cf54b11d770e.jpg&quot; height=&quot;388&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; width: 249px; height: 388px; border-width: 0px&quot; title=&quot;Bela Sara, une page de &amp;quot;Je dis pour toi manières la brousse&amp;quot;, 1944, réédition Ed. du Fourneau, 1993 &quot; id=&quot;media-696968&quot; name=&quot;media-696968&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Mais j'en reviens à Damouré Zika. On réédite de lui un &quot;&lt;em&gt;Journal de route&lt;/em&gt;&quot;, paru primitivement à la Nouvelle Nouvelle Revue Française en 1956, cette fois chez Mille et une nuits, dans une édition établie et postfacée par Eric Dussert (voir dans notre liste de liens son blog, &lt;em&gt;L'Alamblog).&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/02/44fb0ff9cbc5e77294d948a85792882a.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-696945&quot; width=&quot;372&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/02/44fb0ff9cbc5e77294d948a85792882a.jpg&quot; alt=&quot;44fb0ff9cbc5e77294d948a85792882a.jpg&quot; height=&quot;506&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; width: 372px; height: 506px; border-width: 0px&quot; title=&quot;Damouré Zika, Journal de Route, éd. Mille et Une Nuits, septembre 2007&quot; id=&quot;media-696945&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; On y trouve des notes de voyage&amp;nbsp;prises durant ses pérégrinations avec Jean Rouch et ses amis le long du fleuve Niger, exprimant parfois des remarques narquoises sur ses compatriotes mais aussi sur les Blancs, ainsi lorsqu'il débarque en France pour un tournage où il a été appelé à figurer et qu'il décrit la manière de se saluer des Blancs: &quot;...&lt;em&gt;les salutations d'usage se font chez les Blancs d'une façon extraordinaire: on dirait un pigeon qui donne à manger à ses petits, la bouche, la bouche sur les joues. Et ils se disent civilisés!&lt;/em&gt;&quot;. Le côté narquois&amp;nbsp;se tempère&amp;nbsp;à d'autres moments d'une touche plus tendre quoiqu'ambiguë: &lt;em&gt;&quot;Les Somba sont des frères terribles et très sages si on ne se moque pas d'eux. Ils sont tout nus comme des oeufs. (...) La vie des Somba est la plus belle vie, pas de pagne, adieu rouge à lèvres, adieu miroir, adieu robe et vive les feuilles des arbres. Les feuilles des arbres sont les vêtements au pays Somba. Le matin, le père Somba qui veut voir le commandant se lève tranquillement de sa petite case, sans interprète, sans&amp;nbsp;guide, va voir le commandant avec sa queue pointue devant lui et s'explique. Et la femme, au lieu de prendre une belle robe, va dans la brousse, enlève des feuilles fraîches qu'elle met devant sa boîte à sardines et en route (ce n'est pas une honte, c'est la joie de vivre&lt;/em&gt;)&quot;.&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
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