07 juillet 2007

Christine Bruces (26 mai 1956-7 juillet 2001)

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Christine Bruces sur le trône prolétaire de Picassiette en 1982 à Chartres. Photogramme B.Montpied, extrait des Jardins de l'Art immédiat, films en Super8 de 1981 à 1992.
Le simple est posé à portée de main
La simple lit dans ses yeux.
Le miroir les regarde en souriant
Mais les jalouse en secret.
Au-dessus d'eux dans un marécage,
Une libellule se mire et se croit belle
Aux bornes de leur jardin,
Le monde est inversé.
Les moustaches de la voisine
Débordent la clôture des idées permises
Tandis qu'un gendarme bêle au lointain
Et qu'un hanneton saoul pisse dans la soupe.
"Ah, fillette, tu ne m'avais pas tout dit.
Si, mais ce n'était pas grand-chose."
Ritournelle et hirondelle les jours d'orage
Font toutes deux mêmes ravages.
Christine Bruces
Bruno Montpied
(1983)
(Poème publié dans La Chambre Rouge n°4/5, 1985) 

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Commentaires

Puisque cette note est dédiée à une femme disparue, je m'autorise à saluer ici, en même temps que la mémoire de celle-ci, celle du peintre Raymond Reynaud qui vient de disparaitre à la veille de sa grande exposition de Salon.
Et puisque derrière Christine se profile le couple modelé par Raymond Isidore, je propose d'avoir une pensée pour la pauvre Arlette qui a perdu son compagnon.

Ecrit par : Animula Vagula | 13 juillet 2007

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