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14/05/2018

De la relaxation à l'épitaphe, et vice versa (surtout vice)

     Mon camarade Régis Gayraud est en pleine forme. Jugez plutôt avec les deux photos qu'il m'a transmises ces derniers temps...

El Hajoui, vue dans un cimetière, ph Régis G (ph resserrée et plus contrastée).jpg

Vu dans un cimetière, un nom de famille comme une épitaphe... Ph. Régis Gayraud, 2018.

Chok monkkon, comm par R Gayraud, mai 18.jpg

L'art de la relaxation thaïlandaise, le programme est dans son titre...! Ph. R.G., 2018.

11/03/2018

Coquilles hilarantes, quand elles ne sont pas tragiques...

     Les coquilles d'enseignes et d'annonces, commerciales ou autres – le plus souvent il est vrai émanant de personnes ne maîtrisant pas complètement la langue française (je ne leur jette pas la pierre, je me contente de relever les cocasseries possibles qui en résultent, bien sûr...) ou dues à des manipulations de clavier diaboliques (voir ci-dessous la première image) –,  je continue de m'en repaître à l'occasion. En voici un bouquet recueilli ces derniers mois, et pas encore mis en ligne (il me semble)... La première est vraiment du genre tragique.

coquilles; erreurs d'orthographe insolites,enseignes fautives

Vu sur le site web du Bon coin... Communiqué par Romuald Reutimann ; un "t" en moins, et l'effet devient terrible, n'est-il pas? La coquille est ici consternante, au début de cette énumération...

coquilles; erreurs d'orthographe insolites,enseignes fautives

Cette enseigne d'électricien propose des "escabots", escabeaux pour escargots sans nul doute... Communiqué par Régis Gayraud, vu dans le IXe ardt, Paris.

coquilles; erreurs d'orthographe insolites,enseignes fautives

Vu sur un menu, ph. Bruno Montpied ; une cuisse bottée, qu'on mange avec son cuir? Ou bien, qu'on mange à cheval sur une moto (ou sur la motarde)? Les interprétations ne manquent pas...

coquilles; erreurs d'orthographe insolites,enseignes fautives

Ce menu de restaurant thaï proposait un festival de coquilles savoureuses ; ici un poulet aux amendes, qui fait songer à un cannibalisme dont les proies seraient les donneurs de prunes..., ph. B.M.

coquilles; erreurs d'orthographe insolites,enseignes fautives

De l'œuvre en horde... de bataille? Ph.B.M.

coquilles; erreurs d'orthographe insolites,enseignes fautives

Cherchez l'erreur... Ph. B.M.

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Avant 18 ans, on a droit aux mini maux, adaptés à votre mini âge... Ph. B.M., vu sur une affichette de bibliothèque municipale, Paris XVIIIe.

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Ce pauvre Patrick, ça doit pas être la première fois... Vu dans La Montagne par Régis Gayraud.

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Vu par Philippe Lespinasse ; Tarkovsky, c'est un peu comme  Tartempion, faut croire... Ou un peu tarte...

 

*

      Enfin, pour finir ce petit bouquet, une dernière coquille relevé dans un article sur Gala.fr, et repris par Yahoo ! Actualités :

        « Neuilly sa mère, sorti en 2009, racontait l'histoire d'un gamin des cités obligé de vivre chez sa tante qui occupe un hôtel particulier situé dans le quartier chic de Neuilly-sur-Seine. Le film avait connu un joli succès au bof office avec 2,5 millions de spectateurs… »

        Le « bof office », me suis-je alors dit après cette lecture, bien nettement distinct du box office, est peut-être le répertoire des œuvres cinématographiques médiocres ? 

  

06/03/2018

La "Pinturitas" ou "las grandes pinturas"?

      Un très beau livre d'art et de photographie vient de paraître, édité par un photographe déjà connu pour l'intérêt marqué qu'il porte aux expressions populaires, telles qu'elles s'affirment essentiellement sur les murs : Hervé Couton. Il a exposé jadis de très belles photos de graffiti historiques  à l'Abbaye de Belleperche. Récemment, pour mon propre ouvrage, le Gazouillis des éléphants, il m'a généreusement prêté des photographies qu'il avait prises sur les fresques murales ultra naïves de la peintresse autodidacte de Montauban, Amelia Mondin (1910-1987). Celle-ci était d'origine italienne, et cela préfigurait peut-être la passion qui l'a porté à aller photographier régulièrement les peintures de Maria Angeles Fernandez Cuesta, dite "La Pinturitas" (La "petites peintures", surnom double, singulier/pluriel, comme on le voit, entérinant peut-être une rupture des conventions en matière d'expression, et exprimant aussi adéquatement le foisonnement et le carambolage des figures et des couleurs qui s'étalent, mêlées à toutes sortes d'inscriptions, sur les murs d'un restaurant abandonné, à la sortie de la petite ville d'Arguedas, qu'elle a investi depuis l'an 2000).

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La Pinturitas, Hervé Couton, éditions Alpas (les Amis de La Pinturitas d'Arguedas), février 2018.

 

        Hervé Couton revient ainsi depuis huit ans saisir ce qui a changé, été remplacé, métamorphosé par la dame aux petites peintures. Autant dire que son travail se nourrit d'un dialogue constant avec cette peintre sauvage (au sens de libre, sans contrainte d'aucune sorte, si ce n'est celles qui sont naturellement imposées par le physique, ou la résistance des matériaux). Cela explique pourquoi les bénéfices de cet ouvrage sont annoncés comme devant profiter à Maria Angeles Fernandez Cuesta. Le photographe se sent redevable à la peintresse.

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La "Pinturitas" devant ses œuvres, ph. Hervé Couton, 2014.

 

       La "Pinturitas" peint aussi des tableaux sur panneaux de bois, et s'exerce également au dessin aux crayons de couleur, mais elle me paraît y être moins à l'aise. Son terrain de prédilection reste l'art mural, sur des parois de l'espace public, bien que supports de bâtiment désaffecté, s'inscrivant ainsi dans ce que Laurent Danchin, dans l'un de ses derniers textes, publié aussi dans cet ouvrage, appelle – pourquoi pas? – du Street art brut (muralisme brut, art brut de rue pourraient aussi bien être employés...). Son goût de peindre, de combiner sans cesse ses figures, ses mots, ses couleurs, ses yeux aux cils très marqués, peut s'y exercer à plein. Il y a sûrement là un indice de la manière dont elle préfère s'exprimer, sur l'espace public en un point donné, au cœur de la vie quotidienne, même si – ou parce que – ce point est un espace du rejet, de l'oubli, un trou noir dans le paysage qu'elle investit avec frénésie et gourmandise de couleur. Les peintures ou les dessins qu'elle essaye de produire à côté ne semblent pas lui donner le même plaisir, sa confiance en son geste paraît s'y freiner.

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La "Pinturitas" dans ses œuvres, ph. Hervé Couton, 2010.

*

Pour commander le livre (35€), peut-être peut-on donner l'adresse postale des Amis de la Pinturitas d'Arguedas, 23 rue Michelet, 82000 Montauban. Et leur adresse e-mail: <lesamisdelapinturitas@yahoo.fr> ; nul doute qu'on puisse le trouver incessamment à la librairie de la Halle Saint-Pierre, à Paris. Il est aussi à la Fabuloserie Paris, rue Jacob dans le 6e ardt, ainsi qu'à Toulouse (librairies Ombre Blanche, Privat et Terra Nueva) et à Montauban (la Femme renard). Le livre sera disponible par la suite à Bordeaux et Bayonne. On le trouve aussi à Lausanne dans la librairie de la Collection de l'Art Brut, où il voisine du reste avec mon Gazouillis des éléphants...

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J'ajoute que le livre est trilingue (français, anglais, espagnol), qu'il comprend 160 pages couleur et qu'il regroupe, outre un texte et de nombreuses photos d'Hervé Couton, une préface de Sarah Lombardi, directrice de la Collection de l'Art Brut de Lausanne, et un texte de Jo Farb Hernandez, la directrice de l'association Spaces aux USA, par ailleurs grande connaisseuse des environnements spontanés espagnols.

J'ai déjà eu sur ce blog l'occasion de parler, par deux fois, de cette quête d'Hervé Couton, voir ici.

 

31/01/2018

Une cascade qu'on n'attendait pas

Nathalie Arthaud et ses cascades, ph Darnish.JPG

"Nathalie se reconvertit..." dixit Darnish qui est l'auteur de cette photo, prise sans doute du côté de Dieppe; on peut espérer que la cascade promise, dans ce qui n'est ici qu'un humoreux télescopage sous forme de palimpseste involontaire, ne soit pas une simulation d'électroCUTION (voir le mot caviardé par le déchirage de l'affiche).

27/01/2018

Un mousquetaire à Montmartre

Le 5e mousquetaire (2).jpg

Un cinquième mousquetaire, à Montmartre cette fois, ph. Bruno Montpied, 2018 (cinquième, puisque, comme on sait, les Trois Mousquetaires de Dumas étaient quatre).

 

    Tout à coup, comme surgie du bitume du trottoir, apparaît une forme corpulente se déplaçant avec lenteur, et stoppant tous les cinq mètres. Me sautent surtout au visage les inscriptions sur le dos du personnage, autour d'une croix, grossièrement fleurdelysée, et pour cause, je vais peu à peu m'en convaincre: le monsieur s'est confectionnée une veste en référence à l'uniforme des mousquetaires sous Louis XIII, puis Louis XIV (etc... ; y a eu des mousquetaires, paraît-il, jusqu'en 1816)... Les inscriptions, plutôt peintes et non brodées, sont rouges et se rapportent aux mousquetaires sans ambiguïté : on lit aisément les noms d'Atos (sic), Portos (re-sic), Aramis et d'Artagnant (re-re-sic). Plus des dates (? : 1245, 1114, 1195, 1244), des noms de pays, de peuples, ou de religions: "Grek", "Serb" (écrit deux fois), "Juif", "Orthodox", "Israël", "France en Ange"...

Le 5e mousquetaire plus prés (2).jpg

Plus prés... ph. B.M., Montmartre, 2018.

 

     Je n'ai pas le courage de contourner l'homme volumineux qui avance par paliers, dans l'idée de lui adresser la parole.... Je saisis juste l'image de cette veste hors-les-normes, la volant au passage certes, et la mettant en ligne qui plus est, dorénavant, mettant très volontairement le pied dans le plat – comme dirait une langue de vipère intercalaire de ma connaissance – afin de souligner, des plus lourdement comme de juste, cet exemple supplémentaire de poésie vestimentaire "brute" et quotidienne. Que se passerait-il en effet, s'il nous passait à tous fantaisie de graver sur nos parures expressions diverses, images par nous admirées, icônes ultra personnelles en tous genres, plutôt que ces inscriptions publicitaires et ces marques qui font de nous des hommes et des femmes sandwichs au service des marchandises? Seuls les bruts se permettent ce genre d'audaces (on connaît en effet bien d'autres exemples dans ce domaine comme les costumes chamarrés et originaux que portait Vahé Poladian sur la Côte d'Azur).

     Un ami est retombé sur lui le lendemain du jour où je pris les photos. L'homme est serbe, d'une famille dont la lignée lui est source de grande fierté (les dates sur la cape se rapportent ainsi à des événements fondateurs de cette lignée), de confession juive au départ, mais converti par la suite en chrétien orthodoxe. "Atos" fait référence à la fois au mousquetaire popularisé par Dumas et au mont Athos qui est situé en Grèce. Cette veste est au fond un manifeste identitaire promené devant tout un chacun par ce monsieur.

16/01/2018

Trouvetout...

Gustave Trouvé, inventeur, trouvé par RG à Paris.jpg

Photo Régis Gayraud, Paris, rue Vivienne, 2018.

 

     Cela faisait longtemps que je ne vous avais pas transmis de nom prédestinant. Ce Gustave-là, un Trouvé – trouvé deux fois en quelque sorte  ces jours-ci – par le camarade Régis Gayraud, avait le nom de l'emploi. Une sorte de Géo Trouvetou, en somme.

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Le personnage des studios Disney, Géo Trouvetou.

    Mais, étourdi que je suis, et trop heureux de la trouvaille de ce possible nouveau nom prédestinant, je ne me suis pas avisé que c'était sans doute trop beau pour être vrai... Régis Gayraud me signale que Gustave Trouvé, ça peut aussi se lire "G.Trouvé"... Et que cela pourrait ressembler à un canular (en dépit des nombreuses notices biographiques que l'on trouve par-ci par-là sur internet, Wikipédia, data-BNF, la Nouvelle République, etc., qui paraissent, s'il s'agit d'une supercherie, relever d'un travail particulièrement acharné...). J'avais été, dans un premier temps, alerté par la typographie et la couleur de la plaque qui me paraissent très, très proches de celles des anciennes fausses plaques commémoratives qui fleurirent un temps à Paris (j'en ai déjà parlé ici). Alors? Supercherie ou véritable nom prédestinant?

21/11/2017

Les merveilleux nuages...

    "« Tout le monde était sous le choc », s'est exclamé James Farmer, un habitant d'Okanogan, interrogé par le magazine Vice News", voici la déclaration qu'on peut lire ces jours-ci sur divers sites web d'information. Le magazine de news, s'il s'appelle "Vice", a tout pour bien apprécier le dit "choc", ça devrait leur rappeler d'autres expériences...

dessin aérien de phallus par un pilote de l'armée américaine.jpg

Un pénis dessiné récemment par un pilote de l'armée de l'air américaine grâce à ses traînées de condensation ; une manière de plaisanter comme une autre, mais la hiérarchie ne l'entend pas de cette oreille (si je puis dire)... Tous les puritains de service ont bien sûr hurlé au loup... Et aux States, ça ne traîne pas, surtout en cas de condensations ; pourtant la dissipation a dû être curieuse à regarder, l'érection et la dissolution consécutive ayant été sans doute aussi radicales l'une que l'autre.

21/08/2017

Le mystère du graffitiste cinéphile de Douarnenez (2)

    Suite à la note précédemment parue sur ce blog, et qui fut abondamment commentée, cela a donné envie à la journaliste du Télégramme de Brest, basée à la rédaction de Douarnenez, Marie-Line Quéau, qui connaissait ces graffitis douarnenistes depuis belle lurette, de rédiger un ensemble d'articles qui jouent du mystère de celui qu'elle nomme "l'homme invisible". Voici le lien vers ces articles (un premier, et deux "compléments" à ne pas oublier de lire en bas de page, le tout paru le 16 août, voici donc cinq jours);

http://www.letelegramme.fr/finistere/douarnenez/graffitis...

     Je m'y retrouve qualifié, excusez du peu, de "spécialiste", de "Parisien", d'"expert", et finalement l'article du Télégramme reproduit une bonne partie de ma note du 8 août dernier.

      Un second article est paru le 17 août, le lendemain donc :

http://www.letelegramme.fr/finistere/douarnenez/graffitis...

     Le graffitiste y est présenté comme souvent croisé par les  gens qui travaillent la nuit à Douarnenez, notamment par les collègues du Télégramme qui distribuent les journaux entre 2 et 6 h du matin. Ils le décrivent ainsi, notre homme (bien moins invisible) : "Un homme grand, élancé, d'une cinquantaine d'années... Il se fait discret quand il nous voit mais il ne fait de mal à personne."

A tort ou à raison.jpg

Suivez la fléche... : A tort ou à raison, La vie des bêtes, Piège de glace... Photo Bruno Montpied, Douarnenez, 2017.

 

    Certains hésitent à l'imaginer, comme nous (Régis Gayraud et moi) tel un "graphomaniaque" ou comme un "artiste fécond". Le terme d'artiste en l'occurrence ne me paraît pas bien s'appliquer ici, sauf à imaginer notre graffiteur comme un poète cherchant à volontairement cultiver l'anonymat, ce qui est possible, mais plutôt rare aujourd'hui quand on s'aperçoit que la moindre velléité d'expression s'accompagne inévitablement de désir de médiatisation. Et si nous avons affaire à un poète cultivant l'ombre, est-ce encore un "artiste"? Est-ce que ce dernier terme s'applique encore? Est-ce qu'il ne faudrait pas dire, dans une telle hypothèse, que si l'on agit poétiquement et anonymement, cela implique que l'art disparaît en tant qu'art séparé de la vie quotidienne, en tant qu'activité pratiquée par une caste peu ou prou se distinguant du commun des mortels, munie qu'elle est d'un statut divin, ou d'une grâce sacrée pour le moins ? L'art s'immerge alors dans la vie quotidienne, cette dernière devient tout entière art, et à la limite l'art disparaît comme mot au bout du processus, car la vie est son synonyme. Ce n'est plus alors l'art qui revendique une extension de son territoire à la vie quotidienne, annexant des nouveaux espaces d'activité (ce que l'on appelle, d'un vilain néologisme, "l'artification"), mais c'est plutôt l'art qui se fait conquérir par la vie, dans une nouvelle vitalisation de l'art.

 

08/08/2017

Le mystère du graffitiste cinéphile de Douarnenez

    Il y a plusieurs manières de visiter une ville. A la touriste appliqué, comme nous un matin (Régis Gayraud et moi) à Locronan, ce village breton aux vieilles maisons, défiguré et exagéré par le commerce exploitant éhontément son ancienneté "typique". Ou, comme nous encore, de manière "dérivante", à la fin de la même journée, arpentant le pavé de Douarnenez (qui n'aime pas beaucoup les touristes, tant mieux).

 

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Le graffitiste cinéphile de Douarnenez, inscriptions sur des poubelles : Les bœufs carottes, Le dernier diamants (sic), L627, les Daltons, L'empire des loups, etc., photo Bruno Montpied, 2017.

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Witness, La louve... Ph.B.M., 2017.

 

    J'étais alors fatigué et j'écoutais distraitement mon camarade qui me paraissait pérorer à propos d'inscriptions à la peinture blanche qu'il avait déjà aperçues la veille sur le pont de Tréboul (du nom du petit port qui jouxte Douarnenez de l'autre côté d'une ria). Cette fois, il s'en laissait voir toute une flopée sur les parois de containers à verre dans la cour d'une cité que l'on traversait en lisière de Tréboul. Ce n'était que titres de films, de téléfilms ou de séries TV. Les caractères étaient tracés de façon distincte, toujours en capitales, aisément lisibles donc. Parfois, les titres étaient précédés de numéros et de flèches orientées dans tous les sens. Les films cités étaient pour la plupart récents, mais on en rencontrait quelques-uns d'un peu plus ancien. Sous le soleil, Zodiaque, Le fruit défendu, L'affaire Rachel Singer, Ma sorcière bien-aimée, Promotion canapé, Le Poulpe, Un amour de sorcière, Dolmen, Le pigeon (titre de film plus ancien), La vague, OSS 117 Rio ne répond plus, Fast and furious, The magdalene sisters, 5e élément, etc...  Sur le moment, je rétorquai à Régis, qui me paraissait s'exciter pour pas grand-chose, que tous ces titres provenaient probablement de films visionnés en cassettes vidéo, ou dvd, ou vod, et que cela pouvait émaner d'adolescents se livrant à des jeux de comparaison, des listes établies dans la perspective d'un quelconque quizz qui leur était propre...

graffiti,graffitiste cinéphile de douarnenez,tréboul,titres de films,cinéma    Mais, en continuant notre marche et en revenant en particulier sur Douarnenez, je commençai de me rendre à l'évidence. Ces inscriptions étaient véritablement bizarres. La ville paraissait en être couverte, et à chaque fois dans des espaces marginaux, de ces portions de l'espace urbain sur lesquelles l'œil glisse : petites armoires électriques, poteaux, marges des panneaux de signalisation, distributeurs de poches plastiques pour crottes de chiens, poubelles, containers, bornes d'incendie, tuyaux de gouttière où le graffitiste traçait ses titres à la verticale. Je me persuadais petit à petit qu'il s'agissait d'un seul individu, hypothèse qui était partagée par Régis ; tous deux pensâmes en même temps à Alain Rault, ce SDF qui graffite des noms d'hommes célèbres sur les murs de Rouen.  Il y avait là, à n'en pas douter, vu l'étendue des zones d'inscriptions, une manifestation d'acharnement des plus singulières qui ne relevait pas d'un simple goût du jeu maniaque. On établissait sur les murs de la ville une liste de titres d'œuvres cinématographiques qu'il fallait, semble-t-il, ne pas oublier, comme les pense-bêtes que les lycéens se tatouent dans le creux de leurs paumes.

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Hubert et le chien (graffito adapté à son support, une boîte d'étuis plastifiés pour ramasser des crottes de chien), Reckless, Léon, La vengeance aux 2 visages, etc., ph.B.M., 2017.

 

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Microbe et gas-oil, En immersion, Le sourire des femmes... Ph.B.M., 2017.

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Miss Marple, Le sexe faible... Ph. B.M., 2017.

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Le légionnaire, Les associés... Ph.B.M., 2017.

 

     Etait-ce un homme atteint de troubles mentaux, d'une perte de mémoire progressant vers la dissolution, à travers la perte des connaissances, de la personnalité, comme ce qui arrive, dit-on aux schizophrènes ? Dans l'art brut, certains de ceux-ci sont connus pour leurs tentatives de dressage de listes à coloration encyclopédique : Gregory Blackstock et ses planches thématiques où il aligne en rangs d'oignons une série d'objets ou d'êtres, Arthur Bispo de Rosario et ses entassements d'objets, ses capes couvertes d'inscription, ses objets emmaillotés, Alain Rault lui-même réinscrivant sur les murs de Rouen la panoplie interminable des noms qui le fuyaient peut-être par ailleurs, tentative pathétique de raccrochage des épaves qui se détachaient sans cesse davantage de lui...

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Essaye-moi (inscrit deux fois, en rouge et en blanc en dessous ; à noter qu'on rencontre souvent du tricolore dans les peintures employées)... Ph.B.M., 2017.

 

     Par moments, certains titres faisaient signe, me disais-je. Essaye-moi, inscrit de façon insistante, ou cet autre titre à l'accent de manifeste : L'extraordinaire vie de Monsieur Tout le monde (voir ci-dessus la deuxième photo à partir du début de la note), tracé par les doigts d'un autre monsieur "Tout-le-monde" qui rêvait peut-être d'une vie justement moins ordinaire.

     Sur un panneau à l'écart, un titre retenait également l'œil, d'abord parce qu'il était seul inscrit, et aussi en raison de sa catégorique déclaration aux allures de terrible conclusion : RIEN NE VA PLUS...

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Ph.B.M., Douarnenez, 2017.

 

12/05/2017

Il y a de quoi par ce printemps frisquet...

Meurdefroid, épouse Chaud.jpg

Disparition de Mme Meurdefroid, née Chaud... La Montagne du 11 mai 2017, nécrologie repérée par un ami de St-Flour d'Emmanuel Boussuge ; Cette dame avait-t-elle choisi son époux, M. Meurdefroid, par désir d'un contre-aptonyme? ; à noter aussi le nom de la commune, pas usurpée en l'espèce.

21/03/2017

Vices de qualité

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Devanture de teinturerie, Rue Bouchardon, Paris, Xe ardt, photo Régis Gayraud, 2017.

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Ce qu'il fallait voir... (dans ces "vices" promis par une teinturerie, à quoi correspond l'initiale "E"? Erection à sec?), ph. Régis Gayraud (détail), 2017.

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Ame blême... Hisserie (boutique où on hisse?)... ph Régis Gayraud, vue sur la même teinturerie...

01/12/2016

Un caviardage d'amateur...

Boulevard des Charognes, XXe ardt_edited.jpg

En matière de caviardage, cette nouvelle trouvaille, boulevard de Charonne dans le XXe ardt parisien, qu'une main maladroite, ou pas suffisamment appliquée, a tenté de rebaptiser "boulevard des charognes"... On lui conseillera d'utiliser plutôt la prochaine fois des papiers collants... Ph. Bruno Montpied, novembre 2016.

26/11/2016

Télescopage à la prémonition balbutiante

Boulangerie Poignard, insolite (2), Yonne, entre Gien et Villeneuve-les-Genêts.jpg

Photo Bruno Montpied, 2016

 

     Cette rencontre entre deux enseignes dans un village dont je n'ai pas gardé le nom, non loin de Gien, probablement dans l'Yonne, m'a paru – outre l'exemple de contre-aptonymie possible entre le poignard et l'activité pâtissière (l'artisan ayant dévié de l'attirance pour l'assassinat, genre Tugh, vers une activité beaucoup plus pacifique) – comme une prémonition balbutiante de mon propre nom de blog. Poignard insolite, ça n'est pas loin de poignard subtil, non?

11/11/2016

Carreau parlant

      Je cherche sans chercher, entre autres, des tuiles à images ou à inscriptions. Faute de grives, on mange des merles, comme chacun sait. Dernièrement, je suis tombé, faute de tuiles, sur un carreau, ou une tommette, en terre cuite, sur laquelle se lit une belle inscription de l'ouvrier potier qui l'avait façonnée. L'ami brocanteur qui me l'a vendue me raconta que ce genre de terre cuite était généralement la dernière de la pile de carreaux façonnés par l'artisan qui, pour marquer sa propriété sur la pile, apposait ce genre d'inscription. Cela peut être un dessin, ou une signature, une marque quelconque personnalisée, ou une phrase, sentence ou autre. L'inscription du carreau ci-dessous (que l'on peut imaginer comme n'ayant jamais été utilisé dans le pavement) est d'un ton badin et taquin qui m'a plu.

Anonyme (2), carreau de potier avec inscription (laicheur et licheur...).jpg

"Colin Désiré est un bon garçon mais il est un peut laicheur"... Bien sûr, on note l'approximation orthographique sur "un peut" ; quant à "laicheur", ce n'est pas une faute, selon moi, c'est un mot qui était utilisé autrefois comme synonyme de "licheur", c'est-à-dire "gourmand, buveur"... Il est probable que le carreau date du XIXe siècle, voire de plus loin - le nom, "Colin Désiré", est d'un autre temps, et sonne de façon charmante, ne trouvez-vous pas? ; ph. et coll. Bruno Montpied.  

 

 

11/09/2016

Si Cobra avait connu ce placard publicitaire, il en aurait fait ses choux gras...

Publicité murale, Metz, ph Beurk-Petersen 2016.jpg

Publicité murale, Metz, ph. Beurk-Petersen

 

    Ceci dit, les publicitaires ne sont pas avares d'emprunts au bestiaire, en particulier lorsqu'il s'agit de défendre les vaporisateurs anti-bestioles plus ou moins piqueuses. A côté du cobra, il y eut aussi ce petit éléphant tonique gambadant partout la bombe à la main... Peut-être capable de gazouiller?

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Affiche "Geigy", photographiée dans un bar de Lille

06/09/2016

Tours de force

       Qui n'a jamais reçu d'un correspondant à la belle âme une de ces cartes de vœux où s'étale un tableau dont la légende vous dit qu'il est l'œuvre d'un artiste handicapé « peignant avec le pied », si ce n'est « avec la bouche » ? Il y a quelques dizaines d'années, on recevait régulièrement dans les boîtes à lettres parisiennes des prospectus vantant des expositions de telles œuvres. Une édition s'est même spécialisée dans la reproduction des travaux de ces peintres du pied ou de la bouche, paraplégiques, tétraplégiques, manchots ou hommes troncs.

Ducornet portrait.jpg

Un portrait de Louis J. C. Ducornet par un certain (ça ne s'invente pas, sur notre blog...) Robillard

 

       Mais savez-vous que ces peintres ont un devancier qui, s'il n'est plus très célèbre, a été fort apprécié en son temps ? Louis Joseph César Ducornet (1806-1856) était né sans bras. Il était né aussi sans fémurs et n'avait que quatre orteils à chaque pied. Avec ces moignons de pieds, il réalisait en peinture de véritables tours de force, comme on peut en juger en regardant ses tableaux de paysages ou ses études de nus, exposés notamment au Musée de Lille. On dit qu'il se déplaçait accroché au dos de son père, il recevait étendu sur un édredon, mais cela ne l'empêcha pas d'être apprécié à la cour de Louis XVIII, qui le pensionna, ni d'avoir de nombreuses commandes.

       Il eut aussi plusieurs élèves, et l'un d'entre eux se nommait... Auguste Allongé (1833-1898). On ignore quel membre il utilisait pour peindre.

 

       Régis Gayraud

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L.J.C. Ducornet, Etude de tête de jeune homme

 

 

03/09/2016

Une palme du calembour idiot sur le mot Art?

    Je ne me souviens plus si j'ai déjà évoqué les éruptions de boutons que me donnent les calembours crétins sur le mot ART qui fleurissent sempiternellement ici et là, le manque d'imagination aidant... Il me semble pourtant en avoir déjà parlé... En tout cas, en passant par la Lorraine, avec des gros sabots bien sûr, j'ai encore trouvé le panneau ci-dessous, où l'on peut dire que les organisateurs d'expo du lieu avaient fait dans le genre complexe...

Caph'ARTS' Naüm.JPG

Ph. Bruno Montpied, Lafauche, 2016

    Et l'on finira bien par tomber sur celui ci-dessous, à force, quand tout aura été épuisé...

 

calembours faciles,caph'arts'naüm

27/08/2016

Se ramasser en beauté?

Je me ramasse, Bar-sur-Aube (2).jpg

Relevé à Bar-sur-Aube (au nom plein de charme pour tout poètes alcoolisé), ph. Bruno Montpied (avec Régis Gayraud qui l'a vu le premier), 2016 ; un "me" qui fait toute la différence...

30/06/2016

Noms prédestinants, c'est sans fin...

Ghourbi architecte, ph Régis G.jpg

Photo 2016

    On ne se moque évidemment pas ici du nom à consonance maghrébine de cet architecte diplômé par le gouvernement, on se borne seulement à pointer la rencontre étonnante du patronyme avec l'activité de celui qui le porte, qui pourrait inconsciemment pousser les clients potentiels à se détourner de ses services, inconsciemment désagréablement impressionnés  par la promesse contenue dans l'homophonie du nom en question.

20/06/2016

La vie domestique périlleuse

      Notre ami Jacques Burtin nous communique cette troublante nouvelle:
     "Le comédien américain A.Y., connu notamment pour ses rôles dans Star Trek [l'actuelle reprise en film de l'ancienne série TV], est décédé dimanche à 27 ans dans un accident de voiture à son domicile." (Site web du Figaro).
      Jacques ajoute ceci (il était d'humeur enjouée, ce matin) :
      "Je pense qu'il a dû prendre sa Lamborghini pour se rendre dans sa cuisine et qu'il a heurté de plein fouet la porte des WC."

star trek,jacques burtin,accidents domestiques,humour noir

13/04/2016

Encore du télescopage: trivialité, quand tu nous tiens...

    C'est Jean-Claude Sandré du blog Geodazner, qui m'écrit ça, "trivialité quand tu nous tiens...": effectivement. Sur la vitre ci-dessous, se télescopent le titre d'un bar et le prospectus d'une association de pêcheurs, qui du coup devraient changer leur accent de circonflexe en aigu... (En allant sur son blog, qui chronique  entre autres par la photographie et autres documents anciens, différents aspects de la Nièvre, on trouvera d'autres télescopages).

puits d'amour (non d'un bar) et gaule, saint satur, sur la vitrine d'une maison de lapresse, comm par JC Sandré .JPG

Jean-Claude Sandré, vu à Saint-Satur, près de Sancerre, 2016

01/04/2016

Télescopage en grandes pompes

pieds sensibles et pompes funèbres, tr par Cosmo H, sans réf..jpg

Photo Maurice Bonnel, années 1950-1960, signalée récemment par Cosmo Hélectra (et remerciements à Charlotta) ; ce photographe, comme on le verra sur le lien ci-avant, a "picoré" après guerre de nombreux télescopages d'inscriptions dans les rues de Paris

02/03/2016

Noms prédestinants, la recherche ne date pas d'aujourd'hui

      Cela est évident, si on n'a pas toujours parlé d'"aptonymes", comme je le fais de temps à autre sur ce blog, on a déjà souvent eu l'occasion par le passé de remarquer ces drôles de rencontres entre patronymes et destins, métiers, emplois, au point de nous faire croire qu'il y a une influence inconsciente du nom qu'on porte sur nos actions, nos choix de vie, nos accidents, nos déboires, etc.

couv la réalité dépasse la fiction.jpg

     Un lecteur, M. Vincent de Roguin m'a ainsi aimablement communiqué il y a peu les références d'un livre paru il y a pas mal d'années, "Riez, avec La réalité dépasse la fiction" (ci-dessus, c'était déjà le troisième opus consacré à la question des télescopages, noms prédestinants, inscriptions cocasses diverses). Les pages ci-dessous, illustrées de photos, donnent une idée plus précise du sujet. Malgré la mauvaise qualité des reproductions, il semble bien qu'il s'agisse là d'un joli bouquet de trouvailles, télescopages et noms prédestinants mêlés.

La réalité dépasse,,, page 1 intérieure.jpg

La réalité dépasse... page 2 intérieure.jpg

  

15/01/2016

Invocation...

0'Connes, XIe ardt, 12 nov 15.jpg

Ô, rage, Ô, désespoir, Ô, vieillesse ennemie...; XIe ardt, Paris, ph. Bruno Montpied, 2015

31/08/2015

Un peu d'anticléricalisme primaire, pour se rafraîchir (Journal de voyage en Espagne 1) )

001bis-Pissé-sur le couvent, La Bastide de Sérou  (2).jpg

Vu à La Bastide de Sérou (Ariège), août 2015, photo Bruno Montpied

 

    Cet été, on est parti à trois camarades en direction de l'Espagne. On nous promettait le grill. Le "on" en a été pour ses frais. Il n'a pas fait trop chaud. La canicule, on l'a laissée derrière nous en France, ou sur les plages de la Costa Brava où il était hors de question qu'on aille se faire rôtir.

    En Ariège, pour commencer, il faisait bon. Surtout du côté du charmant village perché de Carla-Bayle (prononcez bien Ba-ïe-le... sinon vous passerez pour un ignoble Parigot). Après y être passé - c'était là notre troisième étape, en direction de la frontière - un panneau nous a tiré l'œil. A La Bastide de Sérou. C'est Régis qui l'a vu le premier. Moi j'ai vu le "SUR" bleuté, presque imperceptible (pour les sympathisants seulement?), qu'une main anticléricale avait rajouté, nous offrant ainsi un caviardage par ajout, si j'ose m'exprimer ainsi (parce que le caviardage consiste plutôt à retirer qu'à augmenter), qui rendait plus parfait le télescopage de la miction et du couvent. 

14/08/2015

Les sirènes naissent aussi des bonnets

    On parle encore de natation à la radio ce matin, et j'entends parler de Charlotte Bonnet qui fut championne olympique à Londres dans un relais féminin. Et l'évidence me saisit, bon sang mais c'est bien sûr, que voici un nom doublement prédestinant. Une "charlotte" c'est un bonnet transparent qu'on porte par hygiène sur la tête quand on est cuisinière par exemple, notre championne aurait pu être aiguillée vers les fourneaux s'il n'y avait eu que cela. Mais elle porte le patronyme assez commun de Bonnet. Et là, on ne peut s'empêcher de penser: Bonnet... de bain, bien entendu.

 

charlotte bonnet.jpg

La championne en question

    Communiqué à deux camarades, ces derniers me rétorquent qu'ils ont récemment trouvé mieux: Alain Bagot, kinésithérapeute. Ça serait bien si c'était véritablement attesté. Hélas, il ne s'agit que d'un excellent calembour dû à l'esprit fertile d'un de ces deux camarades (Argo).

21/07/2015

Défense d'entrer...

    Transmise par J-C. Sandré, cette hilarante plaque caviardée par le hasard qui joue parfois de ces tours...

ilot Q, J-Christophe Sandré, Tours.jpg

Vu à Tours, photo Jean-Christophe Sandré, 2015

18/06/2015

Quand les aras vont chez le coiffeur

Ara-coiffure,-rue-de-doudea.jpg

Magasin reconverti dans une clientèle de perroquets, depuis qu'un S a été..."O..T" ? ; ph. Bruno Montpied, Pairs XVIIIe ardt, 2013

12/06/2015

Vigara, vigueur, merveilleux... Les rues chantent le bonheur de jouir

     C'est tout bonnement merveilleux ce que l'on peut trouver dans les rues en scrutant les plaques gravées de noms de médecins...

Merveilleux-acupuncture,-AllevardlesBains,-2013.jpgEnergie douce nous dit cette plaque relevée à Allevard-les-Bains, relaxation, médecine traditionnelle chinoise, bien-être... Le Merveilleux est de tout évidence acquis rien qu'à lire le programme...

      De quoi remettre sur pied le plus crouni des morts-vivants, puisqu'après il ira chez cet autre docteur nommé anagrammatiquement Vigara dans la région de Nevers (merci à Jean-Christophe Sandré de nous avoir transmis cette photo publiée sur son blog) qui lui redonnera à coup sûr toute la verdeur nécessaire.

Dr Vigara (geodazner).JPG      Il ne lui restera plus qu'à se trouver de quoi crécher à une adresse au nom idoine, en plein accord avec son nouvel état, même s'il doit pour cela déménager jusqu'au Québec.

Fleche Friponne Quebec, JP Willems.JPG

"Flèche friponne" (Jean-Pierre Willems, par ailleurs auteur de la photo prise au Québec en 2008 ; merci à lui)

 

07/05/2015

Ah, les beaux caviardages!

     Trouvée sur l'excellent blog Les Beaux Dimanches de Laurent Jacquy, cette magnifique retouche sur un nom de rue (non localisée), qui est pour moi un chef-d'œuvre de l'insulte populaire contemporaine... Félicitations à lui!

Danton...cul, L Jacquy.png

Photo Laurent Jacquy, 2015