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27/03/2011

Aux Lilas, le printemps Katuszewski

Sylvia Katuszewski, invitation au vernissage(2).jpg

    Dans un ancien hôtel particulier reconverti en centre culturel baptisé du nom d'un poète mondain que je ne porte pas particulièrement dans mon coeur -un Cocteau, des cocktails- aux Lilas, dominant la ville (place Charles de Gaule), est à voir, pour deux jours encore, jusqu'à mardi (j'ai été un peu trop bousculé pour l'annoncer plus tôt, désolé), une fort belle exposition de Sylvia Katuszewski, faite de céramiques et dessins.

Sylvia Katuschevsky Lilas3, mars 11.jpg

      Le dessin qui m' a tapé dans l'oeil, touchante parmi ses étoiles, c'est cette petite (?) fille, bouche ouverte par la surprise, le front tatoué de sa propre mise en abyme, surplombant des oiseaux passant gentiment en escadrille.

Sylvia Katuschevsky Lilas2, mars 11.jpg

Commentaires

Cocteau, faut-il le rappeler, a fait preuve, pendant la seconde guerre mondiale, d'une attitude plus que douteuse. Sans avoir formellement ni ouvertement collaboré, il a fait partie de ces gens qui n'ont aucunement souffert de l'occupation. Ses accointances avec les autorités allemandes lui avaient fait d'obtenir le passeport permettant de circuler pendant le couvre-feu. Il pouvait ainsi en toute quiétude aller dîner chez Maxim's en compagnie du sculpteur nazi Arno Breker, avec lequel il s'était lié d'amitié. Mais ce qu'il y a chez lui de plus sinistrement grotesque, c'est qu'il voyait en Hitler un «poète» ! Cette dernière affirmation ne permet-elle pas de mesurer ce que Cocteau entendait par "poésie" ?

Écrit par : L'aigre de mots | 28/03/2011

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très important de nous le dire ou le rappeler , personnellement je ne le savais pas, et maintenant je crois que j'aurais le haut le coeur si je croise ses écrits.

Écrit par : dahyot | 28/03/2011

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Oublions Cocteau et profitons de la poésie de Sylvia Katuszewski !

Écrit par : Lucm | 29/03/2011

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Oui, Cocteau, laissons-le croupir dans son cloaque, mais n'oublions pas quand même que nos programmes scolaires continuent de le mettre en avant, avec son compère l'Aragon stalinien, comme à peu près seuls représentants de la poésie française du XXe siècle, et pensons aux efforts surhumains que doivent fournir les jeunes gens d'aujourd'hui pour se faire une idée de ce qu'est un poète, de ce qu'est la poésie, quand nous vivons dans la période la plus hostile qui soit à la poésie, et que de telles crapules sont mises en exergue. Donc, merci à l'Aigre de Seine et Marne pour sa remarque. Il faut toujours rappeler l'ignominie.

Écrit par : Régis Gayraud | 30/03/2011

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