samedi, 25 août 2012
Hommage à Cecilia Gimenez, rénovatrice et profanatrice, massacrée par les journalistes
Cecilia Gimenez, dame d'un âge avancé, à Borja en Espagne, repeignait depuis quelque temps, "restaurait", disent les média, un portrait du Christ datant du XIXe siècle, au reste assez banal, un Ecce Homo signé d'un certain Elias Garcia Martinez. Et voila-t-y pas que des bonnes âmes érudites de la région, probablement plutôt du genre bigot, s'émeuvent de ses exploits de peintre amateur devant ce que les media appellent un "massacre" de l'œuvre originale, pourtant vulgaire saint-sulpicerie ne pouvant causer le moindre début d'émotion chez un sincère amateur d'art. Mme Gimenez a en effet, tel Mr.Bean dans le premier long-métrage qui fut consacré à ses tribulations au cinéma (il modifiait en éternuant dessus puis en tentant de réparer son dégât, une toile célèbre de Whistler, je crois...), passablement modifié un portrait du Christ, réalisant involontairement un portrait assez singulier auquel l'œil s'attache en dépit des commentaires goguenards et crétins des journalistes (il ne faut pas se fier à la qualité médiocre – voulue? – de la reproduction ci-dessous, à la télévision on voit mieux l'image de Cécilia Gimenez).
A droite la nouvelle oeuvre brute, plus frappante que l'original je trouve, due à Cecilia Gimenez
"Grossier dessin d'enfant", dit le commentaire journalistique dans la vidéo ci-dessus (plutôt moins agressive que d'autres de ses confrères)... Et pan sur les dessins d'enfant!
Méconnaissable est le crapaud de Nazareth désormais... Mais pour combien de temps encore? Tous les journaux, le web, la télévision ont fait des choux gras de l'information, tombant à matraques raccourcies sur la pauvre octogénaire dont on apprend depuis quelques heures qu'elle est alitée, "victime de crises d'angoisse". Un beau résultat pour ces "grands professionnels de l'information"! Et bien sûr, on cherche à ricaner, à se gausser, à faire rire de cette dame, comme si on voulait, ce faisant, se décharger de la colère devant le constat de ce qui ressemble en fait ici à une profanation de l'icône christique, qui doit rester tabou, inviolable, immuable surtout. On veut que soit effacé le plus vite possible cet odieux saccage (avec l'octogénaire en prime?).
Cependant une pétition circule déjà pour tenter de sauver l'oeuvre – car c'en est une – que je trouve pour ma part plus brute ou populaire qu'expressionniste, comme elle est qualifiée dans cette pétition. Courage Cecilia, relevez-vous, vous n'êtes pas seule, il n'y a pas que des détracteurs, ailleurs on vous admire!
Cecila Gimenez





Imprimer
Commentaires
BD
Écrit par : BD | samedi, 25 août 2012
Répondre à ce commentaireÉcrit par : L'aigre de mots | samedi, 25 août 2012
Répondre à ce commentaireDans le portrait modifié par Mme Gimenez, peut-être est-il loisible d'apercevoir une autre figure, modification de sens dérivée à partir de la figure christique classique, celle peut-être qui correspondrait davantage à la figure mythique du persécuté, ce qu'est en train de devenir sous nos yeux d'ailleurs l'auteur même de cette modification qui fait hurler les bien-pensants, Mme Gimenez elle-même...
Écrit par : Le sciapode | dimanche, 26 août 2012
que vient faire l'eau bénite dans votre ..réflexion ??.....
Écrit par : àvraidire | lundi, 27 août 2012
Écrit par : mais non | dimanche, 26 août 2012
Répondre à ce commentaireQuant à l'argument sur les gens du coin qui étaient attachés à cette saint-sulpicerie, qu'en savez-vous? Vous êtes si introduit que cela à Borja? C'est le genre d'argument démago, ou jésuite, qui me hérisse au plus haut point, voyez-vous.
Écrit par : Le sciapode | dimanche, 26 août 2012
Écrit par : L'aigre de mots | dimanche, 26 août 2012
Répondre à ce commentaireEt oui, je suis de Saragosse et si vous parlez espagnol ou si vous savez taper sur "google traduction" vous pouvez lire ce lien (du centre d'étude de Borjia) et vous asseoir sur votre pédanterie :http://cesbor.blogspot.com.es/2012/08/un-hecho-incalificable.html.
Vous vous hérissez pour un rien il me semble. Affligeant.
Écrit par : mais non | dimanche, 26 août 2012
Répondre à ce commentaireJe reconnais par ailleurs, ô Aigre, que les intentions de la dame n'étaient pas profanatrices, comment pourrais-je prétendre le contraire? C'est le résultat qui l'a été.
Je pense au fond que Mme Gimenez devrait se lancer dans la peinture pour elle-même plutôt que de se faire la main sur les christs de sa région. Elle a un talent brut qui s'ignore de toute évidence.
Quant au texte du centre d'étude de Borja - vous vous êtes planté dans le libellé du lien au fait, ce serait plutôt celui-ci: http://cesbor.blogspot.com.es/2012/08/un-hecho-incalificable.html -, je ne vois pas en quoi il fait progresser le schmilblic entre nous. Pour eux, il y a eu vandalisme, bon, OK, on avait compris.
Mais je le répète, il y a eu aussi révélation d'un talent brut. Ce qui n'est pas perceptible par beaucoup, comme vous et l'Aigre apparemment.
Écrit par : Le sciapode | dimanche, 26 août 2012
Répondre à ce commentaireActe de foi ? peinture-prière ?...cela me rappelle notre SERAPHINE de SENLIS qui,au début 20ième, avait peint en rose la statue de la vierge . De nuit et en loucedé .
On comprend pourquoi TF1 et autres metteurs en disponibilité de cerveaux pour coca-cola ont voulu ridiculiser Cecilia .
...imaginons mes frères des prières chantées pinceaux et palettes en mains...avec les enfants au premier rang ... une pensée solidaire pour les PUSSY RIOT de Moscou...
Écrit par : Bx | lundi, 27 août 2012
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Grain de sel | dimanche, 02 septembre 2012
Écrit par : Gimenez | mercredi, 10 octobre 2012
MFG (Mesure il Faut Garder).
Écrit par : MFG | lundi, 27 août 2012
Répondre à ce commentaireÉcrit par : àvraidire | lundi, 27 août 2012
Répondre à ce commentaireAu fait les restaurateurs professionnels patentés de la Chapelle Sixtine n'ont-ils pas repeint en couleurs de bande dessinée le chef d'œuvre de Michel-Ange ? J'ai même entendu parler d'une sacrée polémique à ce sujet...
Écrit par : L'aigre de mots | lundi, 27 août 2012
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Emmanuel Boussuge | mardi, 28 août 2012
Répondre à ce commentaireIl faut dire aussi que le résultat photographié dans les média montre un état de la peinture refaite qui n'était, aux dires mêmes de Mme Gimenez, qu'un état transitoire, une esquisse préparatoire. Il aurait fallu la laisser terminer pour voir le véritable résultat final qu'elle pensait comme une restauration fidèle.
Actuellement, on ne se base que sur une esquisse préparatoire. En tant que telle, à cause de ses formes vraiment simplifiées, cette peinture est bien plus proche d’œuvres d'art populaire ou d'art brut que de peintures expressionnistes, symbolistes, type Gauguin ou Redon, voire Munch (certains ont pensé à la rapprocher du Cri, c'est décidément trop d'honneur, et un peu ridicule). La référence à Boix-Vives, cet autre autodidacte au style chamarré, expressif, tout en restant proche de l'art stylisé des graffiti, me paraît plus juste personnellement.
En marge du scandale que son essai de restauration amateur a causé, je persiste à penser que Mme Gimenez a révélé un talent de dessinatrice autodidacte proche de l'art brut (je suis là entièrement d'accord avec "BD", collectionneur qui fait autorité sur la question de l'art brut).
Écrit par : Le sciapode | dimanche, 02 septembre 2012
RB
Écrit par : RB | mardi, 28 août 2012
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Bx | mercredi, 29 août 2012
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Alejandra Pérez | mercredi, 29 août 2012
Répondre à ce commentaireÉcrit par : L'aigre de mots | dimanche, 02 septembre 2012
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Le sciapode | dimanche, 02 septembre 2012
Écrit par : david | dimanche, 02 septembre 2012
Répondre à ce commentaireÉcrit par : l'Antéchrist | mardi, 04 septembre 2012
Écrit par : L'aigre de mots | dimanche, 02 septembre 2012
Répondre à ce commentaireMme Gimenez possède sans le savoir une étincelle de ce don. Il convenait donc de le glorifier et de la défendre. Désolé que vous ne le sentiez pas... Sans doute par manque de naïveté assumée peut-être?
Écrit par : Le sciapode | mardi, 04 septembre 2012
Écrit par : Emmanuel Boussuge | lundi, 03 septembre 2012
Répondre à ce commentairehttp://cbswcbs.files.wordpress.com/2011/10/jim-morrison_beard-600-copy1.jpg%3Fw%3D600
Écrit par : Cosmo | mardi, 04 septembre 2012
Répondre à ce commentaireMoi j'aime bien l'effet moumoute, peluche d'ourson, sous lequel a disparu la couronne d'épines.
En plus si elle l'a fait avec dévotion, elle est irréprochable.
Alors combien de fois faudra-t-il le répéter à ces idolâtres ?
Écrit par : Valérie | mercredi, 05 septembre 2012
Répondre à ce commentaireAvant tout, deux petites précision qui, je pense, on leur importances.
Je ne suis pas chrétien et je me moque un peu du coté religieu, blasphéme etc d'une oeuvre.
Deuxiémement je suis restaurateur (de meubles) ce qui peu expliquer ce qui suis.
Personnelemnt, l'oeuvre de madame gimenez ne me derangerait pas si elle l'avait faite sur un mur blanc ou sur une toile.
c'est une façon de voir les choses ou certains crieront au génie et d'autre à l'horreur, mais de tout temps il y a eu ce type de discours et avec des artistes qui depuis sont devenues des légendes (personnelement picasso ............)
Mais le problème est qu'elle à recouvert une peinture existante, qui (mais ce n'est pas ma spécialité) n'avait pas besoin d'être recouverte.
En restauration, on se doit d'être humble et de ne pas mettre "sa patte" mais au contraire que sont travail se voit le moins possible en restant le plus fidèle (en bien mais aussi en mal) à l'oeuvre original.
Donc artiste géniale ...... je ne juge pas mais pourquoi pas.
restauratrice ......... là je juge et pour moi c'est trés loin d'être le cas.
pour information, il m'arrive régulièrement de passer plus de temps (le double voir le triple) à réparer une pièce de bois (traverses de sieges par exemple) que d'en refaire une neuveetc etc.
Bonne continuation.
Écrit par : david | mercredi, 12 septembre 2012
Répondre à ce commentaireLe mal n'est pas si grand cela dit, vu la qualité assez convenue de la peinture d'origine. On a d'autant plus voué cette dame aux gémonies que sa restauration hasardeuse s'était effectuée sur ce qui reste une icône tabou pour beaucoup. Il y a eu profanation (involontaire).
Écrit par : Le sciapode | mercredi, 12 septembre 2012
Répondre à ce commentaireLe peu que je connais de ce type de restauration (pour l'avoir parfois fait et souvent fait faire et avoir regardé par curiosité professionnelle) je ne pense pas que ce « début » est vraiment dans l’esprit d'une restauration.
Ce type d’acte n’est que le sommet visible de ce qui se passe tous les jours.
Le manque de moyen des églises (qui l’aurait restauré avant ? Et à quel prix ?) et la confiance dans les premiers venus en sont responsables à mon sens.
Hélas ce genre d’agissement n’est pas anodin mais le reflet de la société actuelle.
Tout et n’importe qui se prend pour un restaurateur et « casse » les prix, ce qui nuit au vrai professionnel du domaine.
Je sais, je défends ma paroisse (pour rester dans le côté religieux) mais si les prix sont souvent élevés ce n’est pas pour rien.
C’est dans ce but que j’ai publié mon commentaire, chaque jour sont massacrés des meubles (et sans doute beaucoup d’autres objets ), souvent par manque de connaissances (à la rigueur), mais plus pour des questions d’argent « facile » (hélas).
Il est bon parfois de rendre hommage à toutes celles et à ceux qui travaillent dans l’ombre pour que les œuvres puissent être vues encore dans 100, 200, 300 ans.
Après … Il est vrai que régulièrement je « massacre » des meubles car je dois choisir entre restauration, valeur du meuble à l’époque, aujourd’hui possibilités financière, etc.
Bonne continuation.
Écrit par : david | dimanche, 16 septembre 2012
Encore une fois, ce n'est pas le processus de restauration ratée qui m'intéressait ici, mais bien l'image obtenue que les journalistes dans leur cécité esthétique remarquable n'ont absolument pas remarquée, hurlant surtout à la maladresse et en creux aussi à la profanation.
Écrit par : Le sciapode | dimanche, 16 septembre 2012
!Que fenómeno ! ¿Como no preguntarse ? (tambien, interrogar es una función del arte). Cecilia, a pesar de ella, ha invertido los valores usuales de la cultura. Es único. No se puede hacer de nuevo porque lo que es magnifico en lo que Cecilia ha hecho no es el producto de su pintura pero sí lo es la verdad, el corazón y la inocencia con que lo ha hecho. Son cualidades del alma que no se copian. Por eso he deseado pintar el retrato de Cecilia, vestida con mi propio traje de pintor para decir que la obra de arte no es el Cristo que ha restaurado en Borja sino la persona misma de Cecilia y mas, para decir que en el arte de la vida, lo mas importante no es el resultado de lo que hacemos (o intentamos hacer) pero sí lo es el corazón, la verdad y la sinceridad que aprovechamos para hacerlo.
Écrit par : lefeuvre | dimanche, 03 février 2013
Répondre à ce commentairehttp://www.diariodelaltoaragon.es/SuplementosNoticiasDetalle.aspx?Sup=3&Id=791701
Un saludo!
Eric Lefeuvre
http://www.dessinsericlefeuvre.com
Écrit par : lefeuvre | dimanche, 03 février 2013
Répondre à ce commentaire"À une époque où chaque oeuvre a été inventoriée, protégée, devenue une chose de musée, où les critiques, les spécialistes et les gardiens du temple règnent sur les artistes, en distribuant des privilèges, des titres et parfois des disgrâces, Cecilia nous a donné une leçon, en renouant malgré elle avec les fondements de l'art que sont la foi, la vérité et l'action. Bien sûr, sa restauration d'Ecce Homo, du point de vue de la restauration d'une peinture ancienne, est un désastre total. Mais, en même temps, Cecilia a métamorphosé (sans doute involontairement), avec spontanéité et innocence, une œuvre très peu connue et quasi oubliée en une icône de l'art populaire contemporain. Aujourd'hui, le Christ de Cecilia a fait le tour du monde ; son image s'est multipliée sur des supports aussi précieux qu'innombrables, les visiteurs curieux, les touristes affluent comme jamais à l'église de Borja...
Quel phénomène! Comment ne pas se poser des questions? (Aussi, interroger est une fonction de l'art). Cécilia a renversé malgré elle les valeurs usuelles de la culture. C'est unique. On ne peut pas le refaire une seconde fois, parce que ce qui est magnifique dans ce que Cecilia a fait, ce n'est pas le produit de sa peinture, mais cela tient à la vérité, au cœur et à l'innocence dont elle dispose. Ces qualités de l'âme ne peuvent être copiées. Donc, je voulais faire le portrait de Cecilia, portant mon propre costume de peintre pour dire que l'œuvre d'art ne tient pas au Christ qui a été restauré dans l'église de Borja, mais à la personne de Cecilia, et en plus, pour dire que dans l'art de la vie, la chose la plus importante n'est pas le résultat de ce que nous faisons (ou tentons de faire), mais que c'est le cœur, la vérité et la sincérité qui nous ont servi à l'obtenir."
Lefeuvre parle d'un portrait apparemment dans ce texte. S'il veut nous le communiquer qu'il ne se gêne pas...
Écrit par : Le sciapode | dimanche, 03 février 2013
Répondre à ce commentairehttp://www.dessinsericlefeuvre.com/pages/figures-acryliques/figures-acryliques-1.html
En espérant que ça marchera et bien à vous,
Eric lefeuvre
Écrit par : lefeuvre | lundi, 04 février 2013
Écrit par : L'aigre de mots | dimanche, 03 février 2013
Répondre à ce commentaireLa vérité ne serait pas un fondement de l'art? Et si on l'entend, comme moi ici, au sens de sincérité absolue, cette vérité prend un autre accent qui pourrait bien avoir affaire avec les fondements de l'art. Du moins de l'art comme je l'entends. Qui est loin de se résumer seulement à un terrain de jeu pour tous les faux-semblants.
Et l'action, n'est-elle pas ici synonyme de la vie? C'est du moins comme cela que je l'avais personnellement compris dans cette diatribe à laquelle j'ai trouvé par ailleurs un côté exalté bien accordé à la culture espagnole telle que je l'imagine. La vie qui passe dans l'art, ce que je recherche personnellement dans l'art dit brut, ou l'art de l'immédiat. La vie comme un arbre de paradis.
Écrit par : Le sciapode | dimanche, 03 février 2013
Répondre à ce commentaireLe jeu des illusions nous est présent pour l'expression de toutes sortes de réalités, dont les correspondances nous ouvrent à d'autres possibles, et qui recèlent sans doute quelques vérités.
Pour pouvoir se conjuguer au singulier, peut-être faudrait-il que tout cela exprime de l'universel, enfin bon...
Écrit par : Le loup vert | lundi, 04 février 2013
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Isabelle Molitor | lundi, 04 février 2013
Répondre à ce commentaireEffectivement, les spéculations galopantes font couler beaucoup d'encre, on dirait !
Écrit par : Le loup vert | lundi, 04 février 2013
Répondre à ce commentaireQuant à la phrase finale de Mme Molitor, sur la mocheté supposée du tableau, je la trouve hors sujet. Pour l'apprécier, il faut tenir compte du mouvement de transformation de l'image initiale à ce singe inachevé. Du crapaud on passe au singe, qui dans son barbouillage sommaire et brut, touche plus le spectateur que l'icône inodore de départ. Ecce homo, en effet, dépouillé de ses artifices, plus vrai que nature.
Écrit par : Le sciapode | lundi, 04 février 2013
Répondre à ce commentaireCher Sciapode, auriez-vous reçu du caca d'oie sur votre voûte plantaire qui vous aurait provoqué une malencontreuse brûlure, à moins que vous n'ayez roulé dans la flaque aux têtards ?
Je sais que vous n'aimez pas cette couleur, mais affubler ainsi la verdeur de mon pelage du terme de glauque, voyons.
Je suis lustré, moi.
Écrit par : Le loup vert | lundi, 04 février 2013
Répondre à ce commentaireEt pourquoi avoir pris ce pseudonyme? J'espère qu'il n'y a aucune référence à Claude Seignolle et son récit "Les Loups Verts"... Qui je crois -je n'ai pas lu le livre- désignent les soldats allemands pendant la seconde guerre.
Écrit par : Le sciapode | lundi, 04 février 2013
Répondre à ce commentaireJ'avais envie d'un pseudo.
Donc mon âme, un beau matin se perdit en lectures mahayanistes, puis je fus emportée en de longs vols planés sur l'Ouvert, alors voilà.
Une sainte victoire, quoi.
Écrit par : Le loup vert | lundi, 04 février 2013
Répondre à ce commentaireJ'ai passé mon enfance dans un petit village de l'Yonne qui s'appelle La Ferté Loupière, et qui doit sans doute son nom à une époque où les hordes de loup étaient encore légion. Ce n'est pas anodin.
Écrit par : Le loup vert | mardi, 05 février 2013
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Isabelle Molitor | mercredi, 06 février 2013
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Le sciapode | mercredi, 06 février 2013
Répondre à ce commentaireCeux de nos contemporains qui veulent volontairement s'en prendre à ce genre de représentation ne dépassent désormais guère le seuil d’une provoque creuse qui sature l’opinion.
L'aura religieuse autour du tableau de départ avait certainement disparu sous le noir de fumée des cierges, ne demandant qu'à être ravivée, on pourrait le croire d'après les faits relatés par Eric Lefeuvre.
Si l’on s’en tient à la confusion qui persiste entre l'éternité du divin et le caractère pérenne d'un tableau dont la représentation peut sensibiliser, voire jouer un rôle d’intermédiaire d'avec le divin, alors ça, pour les bigots confits dont l'éternité rime avec la fixité du temps, c'est terrible. Et en touchant au tableau de départ, on à réveillé l'idée de l'icône.
Écrit par : Le loup vert | jeudi, 07 février 2013
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Isabelle Molitor | jeudi, 07 février 2013
Répondre à ce commentaire"L'aura religieuse" comme vous dites, "ne demandait qu'à être ravivée"... Vous voyez? Vous voulez nous refiler de l'eau bénite l'air de pas y toucher.
Ben non, je soutiens mordicus que Mme Gimenez n'a rien ravivé de religieux, et n'a pas recréé une nouvelle icône sacrée (marre du sacré!). C'est une drôle de figure profane, mi simiesque, mi humaine, qui a surgi, la tête incongrument ceinte d'une peluche-bandage, les yeux percés de trous blancs, la bouche effacée, aveugle (c'est Cecita Gimenez qu'il faudrait appeler sa génitrice), muette (on lui a confisqué la parole)... Où est l'icône?
Allez promener ailleurs votre encensoir, Mme Loup Vert.
Écrit par : Le sciapode | jeudi, 07 février 2013
Répondre à ce commentaireFaut quand même que vous en ayez une sacré couche pour ne pas comprendre que je parlais d'une situation et non du tableau lui-même.
Et si vous avez des problèmes à bouffer du curé, ce n'est pas une raison pour me le recracher à la gueule.
Écrit par : Le loup vert | vendredi, 08 février 2013
Répondre à ce commentaireAvec Isabelle Molitor, au moins on comprend tout. Ce qui n'empêche pas la belle écriture.
Et l'on se demande pourquoi, puisque j'en tiens une telle couche, vous fréquentez si souvent les pages de commentaires de mon blog.
Écrit par : Le sciapode | vendredi, 08 février 2013
Répondre à ce commentaireJe fréquente vos pages parce qu'elles sont intéressantes, que je partage souvent le même regard que vous sur bien des choses, et que je fréquente certainement les mêmes expositions.
(nos commentaires se sont croisés, on dirait)
Écrit par : Le loup vert | vendredi, 08 février 2013
Il faudrait peut-être aussi ne pas systématiquement mettre dans le même pot sacré, religieux et mystique, ça éviterait des confusions il me semble..
Sinon je soutiendrais volontiers que le profane ravive souvent le religieux, que ça le rend plus humain, moins distant.
Et ne me dites pas que je repasse un coup d'encensoir, il me semble avoir parlé plus haut d'idôlatrie (Valérie).
Sur ce, bon jour.
Écrit par : Le loup vert | vendredi, 08 février 2013
Répondre à ce commentaireLa Cécilia est folle dans le sens d'une dichotomie schizophrène ou plus exactement d'un trouble dissociatif de l'identité, elle est à la foi : une batracienne d'eau bénite et à la peinture : une expressionniste en herbe.
Le Feuvre nous donne à voir les deux aspects ce janus féminin, les réunissant dans ce
portrait-tableau "dichroïste", il l'habille d'une blouse "michelangélique" la chausse de lunettes
embuées et la décoiffe d'un "vent malin".
L'Ecce Homo de Ponce ou celui de Nietsche, deux surhommes, ont maintenant un concurrent, celui de la peinture cécilienne au regard naïf, à la parole floue, à la couronne adoucie, il est plus réel c'est un homme d'aujourd'hui. Ecce homo.
Écrit par : Jacques LHOUMEAU | lundi, 11 février 2013
Répondre à ce commentaireÉcrire un commentaire