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06/09/2009

On sait pas ce qu'on voit

     J'entends encore ma mère jeter à la cantonade: "On sait pas ce qu'on voit!" dès que l'image ou le spectacle était trop étrange, pas assez univoque pour elle et ses goûts au ras des pâquerettes.

La tache balayée.jpg

     Que voyez-vous dans l'image ci-dessus? (Que ceux qui connaissent son origine et sa signification veuillent bien se retenir, SVP!) Il me semble que l'on a affaire ici à une image à première vue fort étrange. C'est cette première vue que j'aimerais que mes lecteurs expriment ici, et non pas le produit de l'inévitable raisonnement qui vient dans un second temps.

Commentaires

Le Père Ubu, bien sûr !

Écrit par : Frédéric KATZ | 07/09/2009

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une peau d'éléphant. à première vue fausse, mais à priori vraie je crois !

Écrit par : Cosmo | 07/09/2009

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La onzième planche du test de Rorschach.

Écrit par : olivier Hervy | 07/09/2009

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Un somnambule, bonnet de nuit vers l'avant, bras tendus

Écrit par : GH | 07/09/2009

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Un tapir, debout, les pattes tendues vers l'avant...

Écrit par : Rémi | 07/09/2009

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une peau d'éléphant,préte à se faire transformer en bagages ou accessoires de mode de luxe.

Écrit par : boris | 07/09/2009

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...à première vue, c'est un pôvre éléphant qui s'est fait "espoutir" par un gros rouleau compresseur qui ne l'avait pas vu. Et maintenant on va aller le glisser soigneusement sous la porte de son propriétaire...
J'en barris de dégoût !

Le P.S n'est pas toujours subtil ! cher B.M.

Écrit par : michel Valière | 07/09/2009

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Suggestion pour une prochaine rubrique: "On ne voit pas ce qu'on sait".

Écrit par : jean | 08/09/2009

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Quatre joyeux bouchers viennent d'écorcher la moitié d'un éléphant vivant et étalent la peau du malheureux pachyderme dans la cour d'une école maternelle sous les yeux extasiés d'une petite horde de pervers polymorphes (qui n'apparaissent pas dans le cadre de la photo, ce qui en rend évidemment l'interprétation difficile).

Écrit par : L'aigre de mots | 08/09/2009

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Assez étrange, mais pas très difficile à identifier cette peau d'éléphant que tout le monde a reconnue, à moins que... A moins qu'il n'y ait aussi une peau de banane.

Écrit par : emmanuel boussuge | 08/09/2009

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Oui, pas très difficile à reconnaitre cette peau de banane: c'est une image qui trompe.

Écrit par : RR | 09/09/2009

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Jumbo aplati par une tapette à mouche : la brigade criminelle collecte les traces d'ADN.

Écrit par : Valérie | 09/09/2009

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Bon, on en arrive aux jeux de mots (lets, comme disait rituellement un autre de mes géniteurs), il est temps de fermer les commentaires sur ce qui est évidemment une peau d'éléphant, c'était l'évidence même, mais je ne demandais pas qu'on la reconnaisse, Boris et Michel. A ce dernier je réponds que je ne sais pas grand chose des conditions de ce dépeçage. Peut-être est-il mort de vieillesse? S'il a plus de renseignements sur la mort du pachyderme, qu'il n'hésite pas à nous éclairer, nous sommes si peu subtils (j'aurais pu lui rétorquer que ça vaut peut-être mieux que d'être perpétuellement politiquement correct).
De tous les commentaires, c'est finalement de Frédéric que je me rapproche le plus. Moi aussi, la silhouette du Père Ubu m'est apparue de façon flagrante dès que j'ai vu cette image (qui vient du blog d'Eric Poindron, son Cabinet de Curiosité, voir ma liste de doux liens).
Cependant la silhouette d'un tapir (ou d'un tamanoir?), pourquoi pas, ou encore la silhouette de la petite taupe qui voulait savoir qui lui a fait sur la tête (album jeunesse de Wolf Erlbruch)...
Merci à tous.

Écrit par : Le sciapode | 09/09/2009

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Bravo ! Alors maintenant vous vous prenez pour tous les P.S ! Vous auriez pu demander dans quelle rue il siégeait, par exemple, où les éléphants peu subtils ne manquent pas ! Trop ego centré cher L.S. Je vous l'ai dit, il vaut mieux ne pas débattre vous prenez mal ce que j'écris...
Cordialement vôtre...

Écrit par : Michel | 10/09/2009

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Pour cette fois, c'est un peu l'éléphant qui accouche d'une souris votre jeu: Ubu en pachyderme, reconnaissez que ça manque un peu d'originalité.

Écrit par : RR | 10/09/2009

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Il y a plusieurs façons de répondre, cher RR (Robert Redford?):
Je pourrais abonder dans votre sens et dire par exemple que l'inconscient n'est pas toujours original.
Ou bien, je pourrais aussi rétorquer que tout le monde n'est pas aussi savant que vous, mon cheRR.
Je pourrais également vous dire qu'aboutir à un mariage d'Ubu et d'un tamanoir, ça fait une belle image ambiguë.

Écrit par : Le sciapode | 10/09/2009

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A Michel V.:
Le "PS" qui paraît vous obséder est si loin de mes préoccupations que j'ai quelques excuses à ne pas avoir pensé à lui quand vous l'avez accollé à mon apostrophe (Rue de Sol fait Rhino et pas Eléphant nécessairement). De plus, lié dans la même phrase à mon pseudonyme, j'ai encore des excuses en supplément, pour avoir pensé d'abord aux initiales de mon blog (c'était d'ailleurs un peu équivoque comme usage du sigle PS à ce point de votre commentaire).
Méfiez-vous de ne pas confondre subtilité et byzantinisme, voire ésotérisme...

Écrit par : Le sciapode | 10/09/2009

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Cher B.M... il vous faut vraiment vous aguerrir aux taquineries belvertines... Vous voulez jouer, alors, tâtez-en !
avec toute ma cordialité.

Écrit par : michel Valière | 10/09/2009

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Un poème éléphantastiquement aimable de Jean-Hugues Malineau consacré à cet animal prodigieux par sa mémoire vaut mieux que toutes nos diatribes sans fin !
Il figure dans un ouvrage à craquer, illustré par des pliages de Jean-Charles Rousseau : Dis papa... chez Bayard jeunesse (2007)... Courez-y vite, cher peintre et poète, découvrir cet ouvrage et ses conseils "pour ne pas grandir trop vite" comme me l'écrivit en dédicace Jean-Charles Rousseau.

Écrit par : michel Valière | 10/09/2009

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Personnellement ce que j'avais vu en premier (avant de dire des conneries), c'était surtout la superposition des formes plates, le rythme des ombres sur l'effet d'ombre, (effet d'ombre donné par la platitude de la peau au sol); l'éléphant semble hors champ du coup.
Et comme c'est difficile à concevoir, du moins peu habituel, alors l'esprit recherche des repères familiers, et il se rassure en reconnaissant qu'il s'agit d'une peau..

Écrit par : Valérie | 11/09/2009

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A Valérie:
Pourtant, j'aime bien votre "Dumbo (au lieu de Jumbo qui est plutôt un avion jet, non?) aplati par une tapette à mouche et les flics qui..." C'était plus primesautier que d'habitude.

Écrit par : Le sciapode | 11/09/2009

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Eh bien non, ce que je dis a toujours été spontané, et c'est ce que j'ai toujours fait ici comme ailleurs, et en peinture même dans ce que je considère de plus élaboré, sinon tout serait triste (parce que les idées sont tristes).
En fait Jumbo a vraiment existé, il a même été renversé par une locomotive :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Jumbo_%28%C3%A9l%C3%A9phant%29
Mais on s'est occupé de lui et il se porte bien :
http://dl.tufts.edu/view_image.jsp?pid=tufts:MS002.002.DO.00051

Écrit par : Valérie | 11/09/2009

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Merci beaucoup pour ces références au Jumbo, éléphant historique qui est à l'origine du nom de Dumbo (dont j'ai appris dans votre article de Wikipédia cité en référence qu'il était le résultat d'un mot-valise entre un mot qui veut dire "nul", "idiot" et le nom Jumbo). J'ai remis à niveau ma connaissance sur les éléphants, animal que j'aime beaucoup, avec lequel Paris est particulièrement lié (il va falloir que je fasse une note compilatoire et vagabonde sur ce sympathique et fascinant pachyderme).
Pourtant, vous dites qu'on s'est bien occupé de lui après l'accident avec la locomotive... Si vous lisez l'article wikipédiesque jusqu'à la fin, vous verrez que si l'on a bien restauré et finalement empaillé le Jumbo percuté (Barnum le trimballa naturalisé en compagnie de sa veuve, une éléphante prénommée délicieusement Alice), par la suite, hélas, une autre catastrophe se produisit puisqu'il brûla dans un incendie. Ce qui fait qu'aujourd'hui, toujours selon votre première source d'info, il n'en resterait plus que la queue dans un obscur musée américain... Triste fin en vérité.

Écrit par : Le sciapode | 11/09/2009

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Ah, oui mince, effectivement.

Écrit par : Valérie | 11/09/2009

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à Valérie et auSciapode,

Certes la queue mais aussi et surtout l'immortalité par la chanson qui lui fut dédiée et apprise à une époque par tous les enfants de la Francophonie il y a une soixantaine d'années : "Dors, mon petit Jumbo/La forêt est toute endormie/ dans le ciel tout là-haut... etc..."
En voulez-vous l'intégralité des paroles ?
Cordialement.

Écrit par : Michel Valière | 11/09/2009

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Ecoutez, seulement si ça vous fait plaisir...
Qui était l'interprête de ce qui ressemble à un immortel (pas tant que ça en définitive) chef d'oeuvre? John Williams? Tino Rossi?

Écrit par : Le sciapode | 12/09/2009

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Non, cette composition due à A. Grassi fut interprétée avec beaucoup de cœur et d'expression comme une berceuse par André Claveau et Yvette Giraud !
Y avait pas que Tino...
Je la sais encore par cœur depuis 1950... La prochaine fois, je vous la chanterai !

Écrit par : Michel Valière | 12/09/2009

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C'est ce qui s'appelle, pour le coup, avoir une mémoire d'éléphant!

Écrit par : Le sciapode | 12/09/2009

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OK, Je ne vous dé-tromperai pas ! Mais la mémoire a ses failles, et parfois ça trompe énormément, vous le savez, et alors, adieu les "trompètes" de la renommée.
Allez, à +

Écrit par : michel Valière | 12/09/2009

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Je me permets de revenir à la charge, si je puis dire : ce n'est pas la peau d'un éléphant complet que montre la photo, mais celle d'un demi-éléphant; un éléphant entier a quatre pattes que diable! En revanche j'aimerais qu'on me précise s'il s'agit d'un éléphant d'Asie, d'Afrique, ou d'un bon vieil éléphant d'Europe, espèce méconnue, décrite par Pascal Varejka dans l'indispensable «Singularité de l'éléphant d'Europe», paru chez Gingko en 2007.

Écrit par : L'aigre de mots | 16/09/2009

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Vous pouviez faire plus court cher monsieur aigre de mots et juste vous borner à rappeler l'existence de ce livre. Qui paraît effectivement fort spirituel, je l'ai également dans ma bibliothèque, sans avoir encore eu le temps de le lire. C'était une référence à citer incontournable en l'espèce. A propos, ici, on dirait que notre demi Babar a de grandes zoreilles, donc que c'est un éléphant d'Afrique a priori?

Écrit par : Le sciapode | 17/09/2009

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Moi, je vois dans cette belle image quelques hommes en train d'essayer d'effacer, en la décollant ou en la balayant, une gigantesque "carte de France" éjaculée sur le sol par un géant masturbateur. Mais je me trompe peut-être.
Isabelle Molitor

Écrit par : Isabelle Molitor | 30/09/2009

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J'arrive un mois en retard... Mais comme c'est très intéressant j'ai quand même envie de dire ce que je vois. Je lirai après les visions de mes prédécesseurs pour voir si d'autres ont vu ce que je vois...
Je vois un éléphant de profil. La tête est en haut, les deux pattes visibles (l'une de devant, l'autre derrière) sont à droite. Cet éléphant semble être dégonflé et aplati sur le sol. Des hommes qui ont tué le pachyderme s'affaire à le rouler sur lui-même pour le ranger... En attendant de le réveiller pour un nouveau combat. "Mais je me trompe peut-être", comme le dit comiquement Isabelle Molitor...

Écrit par : Alex Fatta | 05/12/2009

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Eh ben non, je ne me trompais pas malheureusement. Pas si comique après tout... Bizarrement j'ai commencé par voir plusieurs autres images (que j'ai oubliées) mais l'image d'un éléphant aplati me semblait plus définie. Maintenent je comprends pourquoi...

Écrit par : Alex Fatta | 05/12/2009

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Mais justement M. Fatta, c'était bien les "premières images" que vous aviez commencé à voir que j'aurais aimé connaître! Relisez ma note initale, que diable... Vos premières images incontrôlées nous auraient peut-être permis de chasser les conclusions blasées de RR quant à Ubu transformé en pachyderme (ou plutôt le contraire en fait, un pachyderme transformé en Ubu, du point de vue de cette recherche sur les premières interprétations qui nous arrivent spontanément à la vue d'images ambivalentes).

Écrit par : Le sciapode | 05/12/2009

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Pour répondre avec beaucoup de retard à votre bref, quoiqu'efficace, commentaire du 8 septembre 2009, Jean, j'ai trouvé aujourd'hui une citation qui prolongera quelque peu votre suggestion de titre de rubrique. Attention les chevilles, c'est de Paul Valéry:
"Une oeuvre d'art devrait toujours nous apprendre que nous n'avions pas vu ce que nous voyons". C'est de 1957.

Écrit par : Le sciapode | 13/12/2009

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Vous avez sans doute, dans votre prime jeunesse, interrogé les tables, comme on le faisait jadis à Guernesey, pour que l'esprit de Paul Valéry vous susurrât cette belle réponse, digne d'un spectre extralucide, en 1957, douze ans après sa mort. A ce propos, et vous excuserez ma mémoire défaillante dans le cas où vous l'auriez fait, avez-vous clavardé sur ce blog de l'ouvrage essentiel paru l'an dernier aux éditions Gingko : «Petit manuel de littérature d'outre-tombe, anthologie des tables tournantes», dû à la plume de Stéphane Mahieu?

Écrit par : L'aigre de mots | 14/12/2009

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Ah? Mort douze ans avant le Valéry... Bien, bien, en fait, c'est une formulation maladroite qui fait croire à une bourde. J'aurais dû donner simplement la référence exacte telle que je l'avais trouvée, à savoir en frontispice de l'article de Jacqueline Roche-Meredith, consacré à Juva dans le fascicule 21 de la collection de l'art brut (2001). Elle donne comme source de cette phrase "Introduction à la méthode de Léonard de Vinci", édition de 1957 chez Gallimard (p.26).
Et je vais devoir la laisser ainsi maintenant cette formulation sous peine de devoir après supprimer aussi votre commentaire plein de malice, or ce serait vraiment dommage pour l'établissement futur de l'édition de vos commentaires complets sur ce blog, cher Aigre.
Pour le manuel d'outre-tombe que je possède moi aussi et que je n'ai parcouru que très peu (les livres comme des vagues se recouvrent les uns les autres, laissant certains revenir ou pas telles les épaves au gré du flux), je ne sais plus si je l'ai cité. Peut-être au détour d'une phrase? Cependant il existe un moyen fort simple, et rapide de s'en assurer. Tapez un mot-clé dans la petite fenêtre "Rechercher" et vous trouverez.

Écrit par : Le sciapode | 14/12/2009

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Oui, j'en ai déjà parlé, en fait juste cité. Voir la note du 13 janvier 2009, il y a presque un an. C'était à propos de l'expo à l'Usine de la revue "De Rien".

Écrit par : Le sciapode | 14/12/2009

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Je réponds presque l'an prochain... Pour ma part m'est apparu en premier lieu un personnage de la noirceur, un gros personnage en bonnet de nuit, penché vers l'avant et brandissant ses deux bras d'un air menaçant, comme s'il procédait au lancement d'un [mauvais ?] sort en psalmodiant quelque incantation. Ce qui le rend révulsant, c'est que du bas de son dos, ressort une queue de rat dont le corps, bien dodu et bien rond, se profile agrippé au dos de cette vision cauchemardesque.

Bon, je ne sais pas si ça vous procure des frissons d'horreur, ç't'histoire, mais moi ça m'a bien amusée de prendre le temps de transcrire ces impressions dont je suis la première étonnée.

Et comment allez-vous, cher Sciapode ? Je me suis faite bien rare, m'est-ce pas ? Sauf de rares exceptions, ce fut le cas à peu près partout, sachez bien. Et ce soir, j'en suis à remonter le temps de vos notes depuis décembre (vive les agrégateurs de flux), et donc je vous dirai ici que j'ai été ravie de lire, entre autres choses, votre définition de l'art brut (reprise par une autre auteure, tellement elle était excellente et belle (belle, parce que "bonne"), ça nous change d'un certain cynisme trop répandu à notre époque...

Ne sachant, vu l'heure tardive, si je vous laisserais quelque autre commentaire ailleurs, sur une ou plusieurs notes, aussi bien me saisir de l'occasion pour vous adresser mes meilleurs vœux pour 2010, et puissiez-vous être comblé en votre passion ou en tout !

Écrit par : sandgirl | 29/12/2009

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Merci pour nous avoir révélé cette première vue, enfin quelqu'un (si j'excepte quelques commentateurs qui ont tout de même joué le jeu, FK, Oliver Hervy,Isabelle Molitor...) qui répond directement à la question que posait ma note, et qui nous épargne "l'inévitable raisonnement qui vient après" la première vue.
Comment vais-je? Je suis salement enrhumé pour finir l'année 09. Je me souhaite de ne plus l'être en 2010. Ca devrait se réaliser si j'en crois mes défenses immunitaires (sans jeu de mots éléphantesque).
A propos de ma phrase sur l'art brut, reprise par l'auteur - Madeleine Lommel -que vous mentionnez, on m'a récemment fait la remarque que cette conception de l'art brut, "un art hyper-individualisé", n'est pas fait pour plaire aux marxistes, davantage favorables aux formes d'art collectivistes. Cependant, Madeleine Lommel, sympathisante communiste, n'en avait pas été pour autant effarouchée.

Écrit par : Le sciapode | 29/12/2009

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Les artistes, "bruts" ou pas, passent pourtant pour être parmi les plus individualisés je dirais presque par définition, non ?

Peu importe, cela dérangera toujours les dogmatiques idéologiques ou religieux.

Et puis, faut pas sortir comme ça, non couvert, cher Sciapode !

Santé !

Écrit par : sandgirl | 29/12/2009

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Petit distingo. Un brut n'est pas un "artiste". Il n'a rien à voir avec tout ce que cela implique de rapport à l'histoire de l'art, d'écoles, de professionnalisation de son activité, d'un plan d'oeuvre, etc. Il n'est pas dans de telles perspectives. Il vit ailleurs, dans la dimension X, comme aurait dit Léo.
Mais c'est bien le problème aujourd'hui. On introduit dans l'art brut de plus en plus de "cas-limites", des créateurs autodidactes instruits (Tichy, Plny), des créateurs dont les travaux ressemblent à ceux d'artistes de la modernité (Bispo de Rosario et les Nouveaux Réalistes par exemple), Chaissac est ramené dans l'art brut à Lausanne après avoir longtemps figuré dans la "Collection annexe"... Ce qui fait qu'on peut parler "d'artistes" dans le corpus de l'art brut... Il y a de quoi y perdre son latin, je le reconnais. Ce n'est pourtant pas un mouvement, un "isme" de plus.
Personnellement, je tiens à honorer cette distinction entre créateur et artiste, le premier étant une attitude originale je trouve, trés démocratique, niant toute hiérarchisation, tout pouvoir d'une élite sur des bataillons de sans-grades de l'art (mais attention des "sans-grades" de talent!). Souvenons-nous, "La poésie doit être faite par tous, non par un" (Isidore Ducasse)...

Écrit par : Le sciapode | 29/12/2009

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Et voilà Léo qui pointe le bout de son nez (ou de son pied ...de vers ?)...

Je vois (du moins je l'espère), mais est-ce que j'ai tort de penser que ce que vous prêtez au terme d'artiste correspondrait presque exclusivement à un dévoiement de l'Art ?

Écrit par : sandgirl | 29/12/2009

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Oui, vous avez tort...
"Artiste" n'est pas toujours infâmant... Je scierais la branche sur laquelle je m'assieds aussi, autrement.
Mais je n'aime pas beaucoup l'idée de créateurs qui seraient séparés de l'ensemble des autres humains, soit par leur statut de poètes maudits (ce qui me permet d'ajouter que j'aime pas chez Ferré cela dit, sa contribution maintes fois répété à ce mythe-là), soit par leur statut d'intermédiaire des dieux (ou des patrons...).
J'aboutis certes à un paradoxe, en suivant cette voie. Je rêve en effet de créateurs hyper-individualistes qui ne seraient pas séparés du collectif!

Écrit par : Le sciapode | 30/12/2009

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Ce qu'il y a d'infâmant réside plutôt dans l'appellation que l'on prête à certains "artistes" contemporains.

Sinon, je tente de discerner au plus net la différence que vous faites entre créateur et artiste et je me dis que vous voyez peut-être le créateur tel un artisan ? Enfin, et s'il se trouvait des créateurs plus artistes que ceux que l'on qualifie tels, et inversement ? Une question de degrés (de conscience ?) qui ferait pencher la balance dans un sens ou dans l'autre ?

M'est avis que rien n'est jamais absolument séparé du collectif, à moins que le qualificatif ne soit réservé à qui le dessert en grand nombre ? Le particulier se fait souvent plus universel (à moins que vous ne fassiez un distingo tranché entre le collectif et icelui ?) qu'il nous paraît, mais la proximité temporelle ou physique peut obscurcir le regard. Enfin, il me paraîtrait que l'hyper-individualisé le soit toujours dans un certain cadre, et donc qu'il est des cadres si mesquins que les représentations du créateur pourraient ne pas être sa réussite autant que son travail lui-même (je veux dire : un affinement de son regard qui ferait déjà une différence pour lui dans un certain collectif...). En fait, je me rends compte que c'est Giacometti qui affleure à mon esprit ici : « Que ça rate ou que ça réussisse, après tout, c'est secondaire ». Aboutit-on jamais définitivement ?

Écrit par : sandgirl | 30/12/2009

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