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11/08/2017

Darnish investit Notre-Dame-des-Landes

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     "Art singulier", "art singulier", comme vous y allez, chère "Maison du Sabotier" de Notre-Dame-des-Landes. Darnish, moi, je le rangerai plutôt du côté de l'art contemporain acceptable (l'A.C.A. contre l'A.C....), même si, au début, peut-être, j'ai dû le classer un peu en forçant dans l'A.S.... Mais, à force de mieux le connaître,  l'ami Darnish ne me paraît plus très adapté aux dits Singuliers. Trop de Beaux-Arts en lui, trop de références au cinéma dans ses ruines artistement agencées (je ne dis pas cela en mauvaise part). A St-Ouen, quand je l'ai exposé avec douze autres artistes récemment, c'était un des plus "citationnels", dans le genre plasticien contemporain inspiré se confrontant à l'histoire de l'art. On sent encore un peu l'école derrière son travail. Il n'est pas encore complètement détaché, comme par exemple mézigue, qui suis désormais totalement désamarré, voguant dans le "flow", au petit bonheur la chance, les rives de l'histoire de l'art se perdant pour moi dans la brume du passé. Cela me fait étrange d'aller dans une exposition ou un musée. Je suis "out" et je regarde les œuvres d'art consacrées comme si elles étaient accrochées dans un espace-temps parallèle au mien, ne me concernant plus... De ce point de vue, je me sens bien plus proche des créateurs populaires autodidactes que je collectionne et documente par mes livres et articles. Eux comme moi sommes dans le sans amarres...

Commentaires

Vous êtes dans le « flow »? Comme le Bosse, alors?

Écrit par : Isabelle Molitor | 11/08/2017

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Et si Bosse jouait de la basse dans un bus à Besse?

Écrit par : Jimmy | 11/08/2017

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Voilà une sculpture ou un "assemblage " (je ne sais pas comment l'ami Darnish qualifiie ses créations) qui fait bigrement penser à certaines très belles cabanes de la ZaD toute proche de Notre Dame des Landes. Pourquoi d'ailleurs, plutôt que de s'obstiner à vouloir construire ce foutu aéroport, ne pas transformer toute la zone en terrain d'intervention artistique à même d'accompagner l'activité agricole qui s'y développe depuis qu'elle est occupée. Ce serait pour le coup du véritable land art: en lien avec la vie de ceux qui y font leur nid.

Écrit par : RR | 13/08/2017

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Un "terrain d'intervention artistique".. Comme vous y allez, RR, vous risqueriez d'encourager encore un de ces terrains remplis de divagations narcissiques d'artisteux prenant prétexte de la révolte des défenseurs de cette zone humide naturelle précieuse pour nous régaler de leurs merdes "contemporaines", oui.
Je ne connais pas bien le coin, mais j'ai entendu récemment un défenseur de la région dire qu'on a affaire dans ce coin surtout à une zone humide fort utile actuellement alors que les menaces de manque d'eau augmentent en France. L'endroit serait une réserve fort précieuse de ce point de vue. C'est cela qu'il faut préserver contre le bétonnage et la pollution des avions.
L'intéressant avec cette "Maison du Sabotier", c'est justement qu'elle se situe en marge de la ZaD, dans le bourg à ce que j'ai cru comprendre (le Poignard subtil a aidé à ce que puisse se réaliser l'expo en relayant la demande de son animateur vers Darnish). Montrant avec les architectures brinquebalantes de fin du monde de Darnish ce qui existe en matière de création contemporaine imaginative à tous ceux qui passent à Notre-Dame des Landes, sans proposer pour autant de se substituer à la défense d'un milieu naturel, première cause à défendre et à respecter dans cette région.

Écrit par : Le sciapode | 14/08/2017

Je ne vois pas en quoi la Défense du milieu naturel serait incompatible avec la présence d'œuvres de land art, lesquelles, contrairement à ce que vous affirmez un peu rapidement, je trouve, ne sont d'ailleurs pas toujours le fruit de divagations narcissiques "d'artisteux" en mal de reconnaissance. Au demeurant la zone humide que vous évoquez n'est pas un marais vierge de toute activité comme votre commentaire pourrait le laisser supposer, mais une aire d'activités agricoles aujourd'hui objet de nombre de projets en voie de réalisation portés par une collaboration entre zadistes et paysans restés sur place. Je trouve que dans un tel lieu d'expérimentation sociale des projets de land art (approuvés bien sûr par les occupants) pourraient être tout à fait pertinents, non comme œuvres d'art militantes, mais comme éléments d'un mode de vie qui s'invente peu à peu en brisant les séparations qui existent entre activités spécialisées (agricoles, artistiques, intellectuelles, etc).

Écrit par : RR | 14/08/2017

Je n'ai pas du tout écrit que "les œuvres de land art" sont "toujours le fruit de divagations artistiques d'artisteux"... J'ai réagi seulement à une perspective que j'entrevoyais, correspondant à des exemples déjà vus, d'investissement artistique par des cabotins comme on en rencontre très souvent.
Et, apparemment, le lieu d'exposition signalé dans ma note ne se consacre pas seulement au "land art".
Par ailleurs, j'ai été un peu dubitatif, pardonnez-moi, devant votre description d'un "véritable land art: en lien avec la vie de ceux qui y font leur nid"... "Véritable" étant le mot qui me fait tiquer. Il y aurait ainsi, d'après vous, un land art moins véritable, du fait qu'il ne serait pas le fait de gens vivant dans les lieux où il serait réalisé ? C'est une affirmation bien discutable, je trouve... Le land art est actuellement, dans l'art contemporain, un des rares domaines où une grande créativité se manifeste, sans être nécessairement le fait d'artistes vivant sur les lieux où elle se déploie.

Dans le lieu tel que vous le décrivez, si cela se passe comme vous le dites, il n'y a bien sûr aucune objection de ma part. Ce serait une "expérimentation sociale" véritablement intéressante à suivre et à encourager.

Écrit par : Le sciapode | 14/08/2017

"Véritable" (je précisais en lien avec l'activité de ceux qui y vivent) dans le sens où l'on peut considérer que la genèse du land art est l'activité agricole elle-même. Je pense aux rizières et cultures en terrasses, aux bocages, aux murets en pierre des hauts plateaux de l'Aubrac, etc (la liste est longue de ces paysages créés par l'activité humaine) qui sont de véritables sculptures de paysages que pour ma part je trouve remarquables et qui me stupéfient toujours par l'intelligence et l'énergie qu'ils ont nécessité.

Écrit par : RR | 14/08/2017

Le véritable donc pour vous s'assimile à ce qui se rapproche de l'originel... C'est une façon de voir.
Mais, en ce qui concerne le land art, il ne s'agit pas forcément de paysagisme. C'est plutôt d'une rupture dans et avec le paysage qu'il s'agit. Une rupture, une originalité qui invitent à considérer autrement le paysage, en y introduisant un ferment de renouvellement dans un point de ce même paysage. Le plus fort à mon goût étant quand l'artiste se sert d'éléments naturels empruntés au paysage.

Écrit par : Le sciapode | 14/08/2017

Bonjour. Inscrite depuis peu à ce poignard subtil. Nous sommes nous croisés sur des expos d'Art Singulier? A l'époque de Grenoble etc..Pour ma part si c'est Raymond Reynaud qui m'a fait connaître cette forme je n'expose plus trop avec A.S comme vous dites. Bref ,tout cela pour vous dire que je garde le lien avec Monique Le Chapelain qui a été placée en maison de retraite "spécialisée" en Picardie. Je vais la voir et lui telephone. 80 ans cette année . L'an passée je l'ai prise 1 semaine chez moi où je lui ai fait une petite expo avec ses derniers tableaux. La reine de la fête-comme elle aime.
Je vous donnerais plus de nouvelles si vous le souhaitez...Bien à vous. Laurence

Écrit par : Malval | 14/08/2017

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Merci, Laurence, de cette information au sujet de Monique Le Chapelain que j'ai ressortie de l'oubli (dans les années 1980) où elle était plongée par rapport au monde de l'art singulier et brut (après avoir brièvement croisé le chemin du secrétariat de Dubuffet et de la Collection annexe de l'Art Brut dans les années 1960). Je vous contacterai bientôt.

Écrit par : Le sciapode | 14/08/2017

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