07/12/2008
Pour ceux qui voudraient se faire dire la bonne aventure
Samedi prochain 13 décembre, à la galerie l'Usine, ce petit lieu associatif légendaire dans le milieu du surréalisme contemporain et des arts singuliers, animé depuis quoi, trente ans?, par Claude Westerberg, par ailleurs animatrice de la revue Empreintes, aura lieu le vernissage de l'exposition La Bonne Aventure. Trois artistes sont présentés: Josette Exandier, disparue prématurément il y a peu, qui était membre du groupe de Paris du mouvement surréaliste et auteur d'un ensemble séduisant et mystérieux d'assemblages d'objets, trophées ou boîtes. A côté d'elle, deux collagistes, Jean-Christophe Belotti, animateur autrefois de la petite revue poétique Le Poisson-Coffre, et Pierre Rojanski, naguère libraire à Paris de l'enseigne L'Or du Temps (du temps où elle était, rue du Cardinal Lemoine, une librairie sans prétention et fort sympathique) et aujourd'hui libraire à Montolieu dans le Midi (un village du livre). C'est à partir de 19h. Et c'est prévu pour durer jusqu'au 20 décembre, ce qui est assez court...
17:57 Publié dans Surréalisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : collages, josette exandier, j-ch.belotti, pierre rojanski, galerie l'usine |
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Dictionnaire du Poignard Subtil
APPELER UN CHAT UN CHAT:
"...notre siècle mériterait que l'on tente de faire de la vie un drame véridique et non plus simulé et que l'on résolve pour la première fois dans l'histoire la fameuse contradiction entre les mots et les actes. Comme ceux-ci, à ce qu'enseigne assez l'expérience, ne sauraient être corrigés, et comme on ne peut demander aux hommes de s'épuiser à tenter l'impossible, il nous reste un moyen à la fois unique et très simple, bien que jamais exploité jusqu'à ce jour: user autrement des mots et appeler une fois pour toutes les choses par leur nom."
(Giacomo Leopardi, Pensées, traduction Joël Gayraud, éditions Allia)
01:34 Publié dans DICTIONNAIRE DE CITATIONS DU POIGNARD SUBTIL | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : giacomo léopardi, joël gayraud |
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06/12/2008
Land art modeste
Voici un clown surgi de coquelicots alliés à une coquille d'escargot et un débris difficile à identifier qui lui trace un sourire en coup de sabre... Puis, plus bas, un chien de l'enfer, trés échevelé, très hirsute (pour faire de de l'hir-zutisme). Ce sont là passe-temps fort agréables, préférables à toutes autres tâches, surgissant du désoeuvrement, en l'occurrence dans un jardin à Olonne-sur-Mer, chez le sieur François Letourneau, grand observateur d'escadrille d'oiseaux le soir entre chien et loup, cet été enfui après tous les autres (les étés fuient plus vite que toute autre saison)... Ces assemblages éphémères -land art du pauvre, quoique sincère, et on l'espère, primesautier- lui sont dédiés.
02:29 Publié dans Art singulier, Poésie naturelle ou de hasard, paréidolies | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : land art, poésie naturelle, assemblages éphémères, bruno montpied |
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02/12/2008
Jus de Pommeraie chez Objet Trouvé
La galerie Objet trouvé, rue de Charenton dans le 12e arrondissement à Paris expose quelques créations venues du Centre de la Pommeraie en Belgique.
Ce home pour artistes handicapés abrite des créateurs tout à fait originaux comme on commence à le savoir. Alexis Lippstreu est notamment présent dans cette expo (avec aussi Michel Dave, Jean-Michel Wuilbeaux, Daniel Douffet), avec ses oeuvres qui sont comme des réductions d'oeuvres de la peinture savante, au sens de la cuisine, réduction d'une sauce. Vélasquez, par exemple, pourrait mijoter un bout de temps dans la cervelle de Lippstreu et en ressortir plus nu, plus pur, stylisé, dépouillé à l'extrême. L'art savant se voit ainsi repris par lui (comme par secrète nécessité) et passé à la moulinette. Ses figures douces et pensives posées devant d'immenses espaces gris font songer à des enfants qui attendent on ne sait trop quoi interminablement...
23:53 Publié dans Art Brut | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : paul duhem, alexis lippstreu, la pommeraie, galerie objet trouvé |
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01/12/2008
Nathan Lerner, l'inconnu de Chicago que nous devrions mieux connaître
J'ai toujours entendu parler de Nathan Lerner et de sa femme Kiyoko Lerner par le biais des expositions ou des catalogues consacrés à l'existence et l'oeuvre hors du commun d'Henry Darger, cet homme solitaire et replié sur lui-même qui créa des kilomètres de manuscrits et de fresques où il donnait libre cours à son invention de pays imaginaire où se déroulaient des combats homériques et parfois sanglants entre des bataillons de petites filles nues et de glaçants adultes acharnés à les vaincre et les étriper... On sait que ces deux-là logeant Darger dans un studio à Chicago, à la mort de ce dernier, découvrirent médusés ces manuscrits gros de milliers de pages illustrées.
Or, qui était Nathan Lerner (disparu en 1997) ? Le musée d'art et d'histoire du judaïsme (le MAHJ) s'attaque à la question du 13 novembre 2008 au 11 janvier 2009. On y apprendra entre autres qu'étant né en 1913 et ayant vécu semble-t-il toute sa vie à Chicago, y ayant étudié au New Bauhaus fondé dans cette ville en 1937 par Lazlo Moholy-Nagy, alors réfugié d'Allemagne, il pratiqua la photographie notamment en captant la vie du quartier populaire de Maxwell Street à Chicago fréquenté par les émigrés juifs d'Europe de l'Est (fuyant les pogroms, la misère et la conscription russe), plus dans une perspective de composition plastique que dans un esprit documentaire. Il semble que cette recherche fut avant tout expérimentale ne visant nullement à conférer à son auteur une position de spécialiste. Commencée au moment de la Grande Dépression des années 30 aux USA, elle fut menée en toute indépendance par le photographe. La rencontre, bien ultérieure (dans les années 80 il me semble), avec l'art brut, incarnée par la découverte de l'oeuvre cachée de son locataire Henry Darger, selon l'intuition que j'en ai, pourrait bien être très peu le fruit d'un hasard pur... Après la Seconde Guerre Mondiale, et après la mort de Moholy-Nagy, Nathan Lerner se tourna davantage vers le design, ce qui était un prolongement d'une recherche marquée par le sens de la mise en relation de l'homme avec toute chose, quêtant pour ce faire des moyens d'expression interdisciplinaires. Cette exposition me paraît pour toutes ces raisons parfaitement alléchante, isn't it...?
Le MAHJ se trouve dans l'Hôtel de Saint-Aignan, 71, rue du Temple, 75003 Paris. Se reporter au lien placé ci-dessus pour de plus amples renseignements d'ordre pratique ou pour connaître les animations présentées dans le cadre de cette expo (Le 19 novembre par exemple, a déjà eu lieu un récital de piano par Kiyoko Lerner). Un catalogue est édité à l'occasion de l'exposition.
19:31 Publié dans Art Brut, Art moderne méconnu, Photographie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : nathan lerner, lazlo moholy-nagy, musée d'art et d'histoire du judaïsme, henry darger |
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Sciapode en centre de redressement
Spéciale dédicace à une chercheuse d'acrobaties qui passe de temps à autre par ce blog quêtant quelques pirouettes, cette petite animation fort embryonnaire je le reconnais: Sciapode en redressement.gif
02:01 Publié dans Sciapodes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sciapodes, bruno montpied |
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