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12/10/2017

Deux autres expositions à voir: "Pop collection" et Michel Zimbacca à l'Usine

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Couverture du carton annonçant l'exposition-vente de la collection de Pascal Saumade à l'Arts factory (11 octobre- 17 novembre 2017)

 

    J'ai un petit rab d'annonces à faire concernant deux expos. Rue de Charonne, dans la galerie de l'Arts factory, connue jusqu'ici pour être "le premier espace d'envergure entièrement dédié à la scène graphique contemporaine",  ils ont invité Pascal Saumade de la Pop galerie (galerie nomade, qui s'expose notamment à l'Outsider art fair ; une nouvelle édition est d'ailleurs pour bientôt, à l'Hôtel du Duc, rue de la Michodière dans le IXe ardt à Paris). J'ai eu l'occasion de parler de lui, qui fut l'organisateur de plusieurs expos en collaboration avec le musée des arts modestes de Sète. Une partie de sa collection – le tiers paraît-il  – est présentée rue de Charonne. Cela part dans tous les sens, bien en accord avec l'éclectisme revendiqué du galeriste-collectionneur, amateur en gros de tout ce qui constitue l'art populaire contemporain, autre nom de l'art modeste.

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Jean Pous dans Pop Collection, photo Bruno Montpied.

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Rnord (?), portrait d'une femme, crayon graphite, ph. B.M.

Philippe Jacq, assemblage et terracotta, 2015-2017.jpg

Philippe Jacq, assemblage et terracotta, 2015-2017. Ph. B.M.

       On trouve des posters du Ghana (ils furent exposés par l'Arts Factory au temps où ils étaient installés rue d'Orcel dans le XVIIIe), des paños chicanos, de l'art "outsider" afro-américain (S.L. Jones par exemple), des artistes graphistes divers (Javier Mayoral, Anne Van Der Linden), de l'art brut (quatre dessins de Jean Pous, Guy Brunet - affiches, portraits -, Charles Boussion, Yves Jules, Patrick Chapelière, Jean Tourlonias, Pépé Vignes...), des dessins d'inconnus (R Nord), de l'art populaire sétois (Aldo Biascamano dont le tryptique sur la "pêche à la traïne" fait beaucoup penser aux faux ex-voto de Gérard Lattier), de l'art singulier (François Burland,  Jaber, Nidzgorski, Angkasapura, Sendrey, Jacqui, etc.), de l'art naïf même (Germain Tessier) et ce que Saumade et l'Arts factory appellent du "Rock'n'Folk Art" (voir liste ci-dessous). Tout cela mélangé dans une grande arlequinade de 300 œuvres où personnellement j'aurai tendance à opérer un tri, car tout ce qui est produit là n'est pas de la même provenance sociologique – l'usage social de l'art définissant aussi celui-ci. Sans compter que tout n'y est pas toujours de premier ordre au point de vue poético-esthétique. Il reste qu'on a toujours intérêt à suivre les curiosités de Pascal Saumade, qui est de la race des grands fureteurs.

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Liste des exposants à l'Arts factory, expo "Pop Collection".

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Michel Zimbacca à l'Usine

      Sous ce titre, j'ai l'air de vouloir renvoyer Zimbacca en arrière, il y a très longtemps au temps du travail. Car cela fait un bout de temps qu'il a pris sa retraite, quoique pas celle du merveilleux. Surréaliste discret (depuis son arrivée dans le groupe dès 1949) – ultra discret même –, on connaît surtout de lui des films, qui ont été réunis récemment en DVD, dont  L'invention du monde, très connu auprès des cinéphiles amateurs de documentaires sur l'art, et, en l'occurrence, sur le monde des arts tribaux (le commentaire était de Benjamin Péret). Certains seront projetés d'ailleurs le 28 octobre à 20h à la galerie L'Usine de Claude Brabant (102 boulevard de la Villette, dans le XIXe ardt parisien).

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     Cette même galerie a en effet l'insigne honneur de nous proposer une exposition rare d'autres œuvres de Michel Zimbacca : des peintures, des dessins, des collages et des objets. J'en suis personnellement curieux, moi qui recopiais récemment un récit de rêve de 1998 où justement j'interrogeais Zimbacca sur les travaux graphiques et autres qu'il avait pu faire et sur lesquels ils se montrait fort discret. Je l'ai toujours imaginé, se réservant pour lui et ses proches les fruits variés et éclectiques de ses flâneries mentales, de ses digressions et rêveries intimes, si profondément intimes qu'elles durent peut-être lui paraître de nature à être réservées au cercle de sa vie quotidienne. Ce qui provient de l'inconscient et du hasard en effet apparaît bien souvent comme risquant de se galvauder au contact du monde extérieur. C'est affaire de pudeur et de scrupules qui sont également pratiqués par les auteurs d'art brut et qui expliquent que l'on découvre les œuvres de ces derniers bien souvent de façon posthume. La galerie l'Usine, galerie pour happy few, au charme secret lui aussi, est sans doute l'endroit idéal pour présenter, de façon anthume heureusement, les résultats des prospections mystérieuses du poète Michel Zimbacca. Avis aux amateurs, l'expo ne dure que deux semaines...

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Une curieuse production spontanée de Michel Zimbacca, réalisée à la fin d'un repas sur un bout de nappe en papier qui fut partiellement brûlée, coll. B.M., 2002 ; un oiseau passablement dépenaillé est jeté en travers du papier déchiré, celui-ci adoptant – involontairement? – la forme d'une tête dont la bouche est soulignée par la couleur du papier brûlé, les yeux étant figurés pour le premier par un cercle dans une serre de l'oiseau et pour le second par l'œil de l'oiseau lui-même.

25/04/2015

Un artiste à découvrir: Bernard Briantais

    Rencontré à Carquefou pour une expo au Manoir des Renaudières (Ruzena-Branciard), Bernard Briantais m'avait d'abord frappé par sa physionomie sympathique, truculente et atypique (voir ci-contre, ph. Bruno Montpied). Je le lui avais dit.Bernard Briantais portrait Carquefolien.jpg

 

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Bernard Briantais, pas de titre? Dimensions? Date?

  

     Il est artiste et à l'époque peignait beaucoup de trognes et visages avec un luxe de graphismes et de formes à l'originalité improbable, étant donné les innombrables œuvres d'art qui se sont déjà attaquées aux visages des hommes.

 

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Bernard Briantais, sans titre ? Dimensions? Mars 2014

 

   On pouvait s'en faire une idée en allant visiter son site web, où en exergue on trouve cette maxime sympathique: "Ne demande jamais ton chemin, de peur de ne pouvoir te perdre!".... Cependant, malgré cette surprise initiale, j'étais resté sur mon quant à soi, demandant au fond à voir venir, comme on dit. Et le voici qui débarque à Paris, suite à une adresse que je lui avais donnée. Au 102, boulevard de la Villette dans le 19e ardt de la capitale, dans la légendaire galerie L'Usine que dirige d'une main de velours dans un gant de fer Claude Brabant. "Légendaire", enfin, pour les happy few... car cet espace dédié aux nouveaux talents depuis des décennies est toujours resté en dehors des clous et des regards médiatiques, et donc, il se peut fort bien que vous n'en ayez jamais entendu parler.

sans-titre.png

Bernard Briantais, sans titre, dimensions ? Date?

     Sur le carton d'invitation, est reproduit un dessin fort séduisant, prouvant que Bernard Briantais est tout à fait à même de raconter aussi des histoires en images et qu'il ne se contente pas d'interroger les faces plus ou moins brouillées de ses contemporains. D'ailleurs dans la galerie de son site web, sont apparus des travaux probablement récents qui montrent d'autres orientations inédites de sa recherche picturale qui prouvent que l'homme n'a pas qu'une corde à son arc.

 

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Bernard Briantais, sans titre? Dimensions, date?

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Bernard Briantais, sans titre? Dimensions, date?; dans cette composition une forme "en capsule" apparaît, enveloppant les personnages comme un linceul, forme que l'on retrouve dans d'autres compositions, mais isolées, et quasi vides, semblables à des fantômes errant parmi les vivants...

 

     Autre chose qui me plaît dans ce travail, déjà remarquée chez un autre Bernard, artiste contemporain discret, Bernard Thomas-Roudeix, on trouve là un goût pour le grotesque humain mais qui ne s'accompagne d'aucune misanthropie. On est dans le constat, peut-être dans la perplexité devant ce que renvoient nos frères en humanité, reflets de ce que nous sommes et de nos propres apparences sans doute. On n'est nullement dans une haine de l'humain qui s'exprimerait par une complaisance à représenter des êtres de la façon la plus vile, comme des écorchés bons à passer à la marmite... (je pense aux peintres style Rustin et compagnie qui sont si à la mode ces temps-ci).

 

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Bernard Briantais, sans titre? Dimensions, date? ; ici apparaît justement une de ces formes blanches enveloppées, semblable à un fantôme 

 

    M'est avis que les Parisiens amateurs de curiosités et d'images nouvelles ont intérêt à se déplacer pour le coup. Le vernissage aura lieu le samedi 9 mai de 18h à 21h.

Bernard BRIANTAIS, Exposition dessins-peintures. Du 9 au 21 mai 2015. L’usine, 102 bd. de la Villette, 75019 Paris. T: 01.42.00.40.48. et <usine102.fr>. Ouvert sur rendez-vous. M° Colonel Fabien.

 
 
 
 
 
 

   

02/05/2011

Empreintes au Monte-en-l'air

    Mystérieux ce titre, n'est-il pas? En réalité, Empreintes est le titre d'une revue imprimée avec entêtement en noir et blanc depuis quelques lustres déjà par l'animatrice de la galerie l'Usine, à Paris dans  le XIXe ardt, Claude Brabant. Et Le Monte-en-l'Air est le nom d'une librairie sise dans ce même district, à Ménilmontant. Tout est expliqué dans le carton ci-dessous:

Soir-e Empreintes.jpg

    Tout? Enfin pas tout à fait. Faudrait peut-être donner l'adresse (et puis le lien vers la librairie où on la voit avec le plan pour y aller). C'est au 71 rue de Ménilmontant et au 2 rue de la Mare (ça fait un angle entre les deux rues je pense). Avis aux lecteurs du Poignard, m'est avis que l'aigre de Meaux devrait rôder dans le coin mardi soir...

26/11/2010

Tristan Bastit, oupeinpien

    Je ne connais pas trop les oeuvres de Tristan Bastit, mais je subodore que cela pourrait être intéressant, d'autant que l'Oulipo (OUvroir de LIttérature POtentielle) m'ayant toujours éveillé la curiosité, je suppose que l'Oupeinpo (OUvroir de PEinture POtentielle) peut en faire de même. Le dernier carton d'invitation que j'ai reçu pour une de ses expos, intitulée "Saler la soupe", est appétissant. Vernissage demain samedi de 18h à 21h à la galerie associative l'Usine, 102, boulevard de la Villette à Paris.

Tristan Bastit invitation pour expo Saler la soupe, Galerie l'Usine, Paris 19e.jpg

 

      L'expo ne dure pas longtemps. Elle se clôt le 4 décembre avec un vernissage de fermeture, où viendra officier Pascal Varejka, pour parler d'éléphantologie ; on le sait déjà éminent spécialiste des "éléphants d'Europe"...

Pascal Varejka à l'Usine le 4 déc. 2010.jpg

Pascal Varejka, Singularité des éléphants d'Europe, Gingko éditeur.jpg

 

     Moi aussi j'aime beaucoup le thème des éléphants, il m'arrive même de les entendre gazouiller plus souvent qu'à mon tour...

Alexis Le Breton,Ici on entend gazouiller les éléphants, ph. Bruno Montpied, 2010.jpg

 Stèle gravée par Alexis Le Breton, Bretagne, ph. Bruno Montpied, 2010

10/07/2010

Empreintes n°15

Empreinte n°15.jpg

       En citant cette revue éditée par la Galerie l'Usine à Paris (102, Bd de la Villette dans le 19e ardt), je crois avoir oublié de mentionner l'existence d'un numéro 15, publié tout récemment. Il contient, outre quelques photos des magnifiques têtes de mort de l'Aître Saint-Maclou, l'ancien ossuaire de Rouen (voir la couverture ci-dessus de la revue), des vues des oeuvres du sculpteur-assembleur Philippe Ammial (fort réjouissantes ma foi), par ailleurs responsable de la Collection australienne d'art outsider, une présentation d'un sculpteur sur bois nommé Robert Carl Lamy, oeuvrant dans le Jura. On doit la courte introduction de cette oeuvre, apparemment présentée à l'air libre et voisine d'un petit musée appelé "Faune et flore", à Charles Soubeyran, également auteur de quatre magnifiques clichés. Mais on reste un peu sur sa faim à la lecture de si peu d'indices. Davantage d'images et de précisions n'auraient pas été pour nous déplaire.

Sculpture de Robert Carl Lamy, Photo Charles Soubeyran.jpg
La plus marquante des 4 photos de l'oeuvre sculptée de Robert Carl Lamy

13/01/2009

De Rien à l'Usine

    Un nouveau vernissage à la galerie associative l'Usine, 102 boulevard de la Villette, 19e arrondissement. Une exposition, des films, des lectures, tout cela pour fêter la réédition des 50 numéros de De Rien. Je parie qu'un grand point d'interrogation se dresse immédiatement autour de vos crânes, voltigeant de ci de là dans votre intérieur bien douillet. Sachez qu'il en est de même pour moi. Je n'ai jamais entendu parler de ce De rien. Et dire qu'ils ont déjà 50 numéros à leur actif... Oserai-je me pointer à cet anniversaire de peur de devoir y trahir mon ignorance bien entendu coupable?

invitation-pour-De-rien-à-l.jpg

    Quelques noms ou mots cités sur le carton d'invitation, Guénolé Azerthiope (créateur d'objets humoristiques dont on entendait parler à un moment dans Les papous dans  la tête sur France Culture)... le musée Dupuytren (ses monstres dans le formol, son mystère...)... Stéphane Mahieu (auteur d'ouvrages fort plaisants chez l'éditeur Gingko comme Le phalanstère des langages excentriques -2005-, ou Le Petit Manuel de littérature d'Outre-tombe -Anthologie des tables tournantes- (2008)... André Stas, membre influent des Cahiers de l'Institut (dont nous reparlerons bientôt)... Autant d'indices que peut-être il faut oser se pointer là-bas samedi 17 ou dimanche 18, ignorance ou pas...

07/12/2008

Pour ceux qui voudraient se faire dire la bonne aventure

    Samedi prochain 13 décembre, à la galerie l'Usine, ce petit lieu associatif légendaire dans le milieu du surréalisme contemporain et des arts singuliers, animé depuis quoi, trente ans?, par Claude Westerberg, par ailleurs animatrice de la revue Empreintes, aura lieu le vernissage de l'exposition La Bonne Aventure. Trois artistes sont présentés: Josette Exandier, disparue prématurément il y a peu, qui était membre du groupe de Paris du mouvement surréaliste et auteur d'un ensemble séduisant et mystérieux d'assemblages d'objets, trophées ou boîtes. A côté d'elle, deux collagistes, Jean-Christophe Belotti, animateur autrefois de la petite revue poétique Le Poisson-Coffre, et Pierre Rojanski, naguère libraire à Paris de l'enseigne L'Or du Temps (du temps où elle était, rue du Cardinal Lemoine, une librairie sans prétention et fort sympathique) et aujourd'hui libraire à Montolieu dans le Midi (un village du livre). C'est à partir de 19h. Et c'est prévu pour durer jusqu'au 20 décembre, ce qui est assez court...

La bonne aventure pdf.jpg