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11/09/2016

Si Cobra avait connu ce placard publicitaire, il en aurait fait ses choux gras...

Publicité murale, Metz, ph Beurk-Petersen 2016.jpg

Publicité murale, Metz, ph. Beurk-Petersen

 

    Ceci dit, les publicitaires ne sont pas avares d'emprunts au bestiaire, en particulier lorsqu'il s'agit de défendre les vaporisateurs anti-bestioles plus ou moins piqueuses. A côté du cobra, il y eut aussi ce petit éléphant tonique gambadant partout la bombe à la main... Peut-être capable de gazouiller?

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Affiche "Geigy", photographiée dans un bar de Lille

22/12/2010

Beaucoup d'artistes et trop peu de titres?

     Il peut parfois y avoir surpopulation et bousculade pour trouver un titre inédit à un dessin ou une peinture... L'imaginaire permet en même temps des rencontres logiques, comme dans les deux cas ci-dessous, Gilles Manero et Bruno Montpied. A l'actuelle exposition du premier au Musée de la Création Franche à Bègles, on peut découvrir sur un mur ce dessin appartenant à une série intitulée "Sur la Terre comme au ciel". C'est daté de 2008. Eh bien, Bruno Montpied fut prem's sur le titre (vraiment? A ma connaissance bien sûr, car il serait bien étonnant qu'il n'y ait pas eu d'autres prédécesseurs...). Voir cette peinture de 2000, intitulée pareillement que celle de Gilles Manero, Sur la Terre comme au ciel. Je m'empresse d'ajouter qu'il n'y a aucune chance que Gilles ait pu connaître cette peinture qui ne me paraît pas être beaucoup sortie des cartons de BM... 

Gilles Manero, Sur la Terre comme au ciel,n°9, 2008.jpg

 

 Gilles Manero, Sur la Terre comme au ciel, n°9, mai 2008



Bruno Montpied, Sur la terre comme au ciel,2000.jpg

Bruno Montpied, Sur la terre comme au ciel, 2000 

 

     A noter une curieuse coïncidence supplémentaire dans les deux dessins. On trouve deux personnages faisant la sieste dans ces deux compositions, l'un assis se reposant au pied de ce qui peut tenir lieu d'un arbre dans le cas Montpied (l'arbre rouge se révèle être aussi un autre personnage), l'autre étant vautré dans le cas Manero le long d'un talus, personnage résumé à une tête quelque peu chauve (à moins que je n'hallucine?).

28/07/2009

Une histoire de tartines

Carte postale, Dunes décorées de coquillages en Allemagne, années 1950-1960, coll. Bruno Montpied.jpg
Très curieuse carte postale éditée en Allemagne (probablement dans les années 1950-1960), ne donnant aucune indication sur le lieu ; on notera les enclos de talus sablonneux où on a incrusté des ornementations en coquillages, et des inscriptions, forts séduisantes ma foi, réalisées sans crainte de leur probable fragilité et de l'éphémère durée de tels décors... Coll.Bruno Montpied

     Vacances... Vacances... Tout le monde est ailleurs, ou tout simplement déprimé devant l'afflux des soucis (chômage, manque d'argent, etc), la solitude estivale, etc... Période singulière que je préfère passer de mon côté dans les interstices, dans les marges, comme le reste du temps en fait. Ce qui fait le goût de tant de nos contemporains m'étant chaque jour plus étranger.

Juliette au visage tartiné, ph.Bruno Montpied, 2009.jpg
Photo BM, juillet 2009

       Je me consacre ainsi aux petites et grandes découvertes de la poésie interstitielle... Juliette surgit au jardin le visage barbouillé d'une boue verdâtre censée soigner son teint je suppose. Clic, une photo pour éterniser l'instant.

Tartine Grillée à visage, ph.B.Montpied, 2009,juil.jpg
Photo BM,2009

        Le lendemain, au petit déjeuner, surprise, elle me tend une tartine grillée qui me fait de l'oeil. Un visage... Assez triste, avec un oeil qui dit merde à l'autre, on dirait, comme une ressemblance avec le visage disgrâcié du merveilleux Petit-Pierre de la Fay-aux-Loges dans le LoiretPetit-Pierre, portrait photographique de Jean-Paul Vidal, éd. Mycélium.jpg dont le manège d'automates en fil de fer a fait étape, restauré comme on sait, à la Fabuloserie du couple Bourbonnais dans l'Yonne. Je tartine de beurre la tartine en question, et voici que cela fait écho, la désolation mise à part, au visage barbouillé de Juliette la veille au jardin. Inutile de dire que je me suis empressé de la faire disparaître, cette triste figure couverte de beurre, avec une bonne gorgée de café...!

Photo B.Montpied, 2009.jpg