16/05/2010
Je vois un pays désertique
03:39 Publié dans Poésie naturelle ou de hasard, paréidolies | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : poésie naturelle, taches interprétées, images doubles, délire d'interprétation |
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14/05/2010
Les roulottes de Pascal Tirmant
Qui n'a jamais rêvé de se déplacer en roulotte, ou en péniche? Pascal Tirmant, je ne sais s'il a pu réaliser le rêve, mais en tendres maquettes curieuses, fichées sur des tiges comme fleurs d'un nouveau genre, au moins il aura pu lui donner un commencement d'exécution. Il possède un blog consacré à son travail, et à celui de sa compagne Léa qui fait des monotypes d'après ses roulottes, blog qui permet de se faire une idée de dix-huit d'entre elles. En voici deux que j'ai sélectionnées parmi la troupe, la première en raison de la thématique de la sirène qui m'est chère. On peut voir les originaux à Paris en ce moment (voir ci-dessous).
Pascal Tirmant, Où sont les nuages?
Les Roulottes Objets-sculptés de Pascal Tirmant, Toiles et monotypes de Léa Tirmant sont à découvrir du 6 mai au 4 juin 2010 à la Médiathèque Fnasat-Gens du voyage - 59, rue de l'Ourcq, Paris 19e. T: 01 40 00 35 04. (Merci à Myriam Peignist pour l'information);
03:13 Publié dans Art singulier | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : pascal tirmant, gens du voyage, art singulier, roulottes, maquettes, sirènes |
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11/05/2010
Le discernement selon Joe Ryczko
Voici ce qu'écrivait Jean Dubuffet dans Honneur aux valeurs sauvages (conférence de 1951, publiée en 1967 dans Prospectus et tous écrits suivants, tome I):
"(...) l'art n'est passionnant - à mes yeux du moins - que pour autant qu'il livre d'une manière très véridique et immédiate - tout chauds, pourrait-on dire, et tout crus - les mouvements d'humeur de l'auteur. Il faut qu'il soit une projection immédiate de ces humeurs de l'artiste, une projection que rien ne vient fausser."
Jean Paulhan, décrivant son voyage de 1945 en Suisse en compagnie de Le Corbusier et de Jean Dubuffet (qu'il appelle Limérique dans le livre), a écrit de son côté:
"Le peintre Limérique porte les cicatrices et le crâne écabossé d'un enfant. Il vit content. Ses colères sont violentes et ses haines durables, mais à tel point privées de motif qu'on perdrait son temps à tâcher de les prévenir. Il est poursuivi de l'idée d'un art immédiat et sans exercice - un art brut, dit-il - dont il pense trouver le rudiment chez les fous et les prisonniers. S'il apprenait qu'en quelque canton, un ours s'est mis à peindre, il y bondirait." (J.P., Guide d'un petit voyage en Suisse, Gallimard, 1947)
Comme on le voit le terme "d'art immédiat" a des cautions que l'on peut s'accorder à juger respectables... Lisons à présent ce qu'un grand penseur libournais a néanmoins jugé opportun de déposer au bas de son blog intitulé si adéquatement Les friches de l'art (en tentant de me remonter les bretelles avec une certaine méchanceté, alliée à la plus mauvaise foi, se moquant de mon patronyme avec une finesse et une légèreté inégalées, me montrant bien par là à quel point j'en manque ; et tout cela à la suite de la note taquine que j'ai récemment consacrée à l'ouverture de son blog):
"Depuis un quart de siècle, l'animateur du blog à l'enseigne de l'unijambiste, un vieux de la vieille des chemins creux et bas côtés, fait des tentatives pathétiques pour imposer l'art immédiat, concept fumeux dont il a fait son mètre-étalon, pour mesurer on se demande bien quoi. " (Joe Ryczko, dans son Billet d'humeur du 2 mars dernier)
Mais mon bon Joseph, ça fait pas un quart de siècle, mais bien plutôt 65 ans, que ce vieux spectre, que tu trouves "fumeux" avec le discernement qui te caractérise, hante les consciences des poètes modernes. Va falloir vraiment remonter tes pendules... (1)
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(1). A noter que l'animateur des friches n'a pas cru bon de laisser passer le commentaire que j'avais tenté d'accoler à la suite de son "billet d'humeur", dans une demande pourtant naturelle de droit de réponse. Il montre bien là son sens profond de la démocratie.
20:32 Publié dans Art immédiat | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : joe ryczko, art immédiat, friches de l'art, jean dubuffet, jean paulhan |
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De l'art déchiré à Rouen
Voici qu'une nouvelle édition du festival Art et Déchirure s'annonce du 19 au 30 mai à Rouen. Je n'y suis jusqu'à présent jamais allé, question de décalages, de disponibilités. Car question sources de découvertes, je crois qu'on peut avoir là-bas des surprises, la quête des organisateurs (Joël Delaunay entre autres) étant d'aller plutôt du côté de l'inconnu pour y chercher du nouveau, en évitant la redite. C'est un festival consacré à diverses formes d'expression, il y a des expositions d'arts plastiques - ce qui m'intéresse avant tout - mais aussi de la danse, du théâtre (cette année, entre autres spectacles, j'ai noté qu'une actrice jouait l'histoire de Petit-Pierre sur scène), etc. Il faut aller butiner sur le blog du festival et de l'association, où chacun trouvera son miel dans le programme qui s'y trouve détaillé.
J'ai fait mon propre "marché" en consultant ce programme, et j'ai retenu, du côté des classiques de l'art singulier, ou en passe de le devenir, l'expo Marie-Rose Lortet (à Petit Quevilly), celle de Joël Lorand (pas forcément une nouveauté, là, mais on a plaisir à suivre son cheminement d'année en année), celle d'Alain Lacoste (qui a au même moment une rétrospective à Laval à l'Espace SCOMAM, du 10 avril au 4 juillet), ou du côté de l'art brut André Robillard dont on paraît exposer les fusils et autres créations faites en marge du spectacle Tuer la Misère .
Et puis du côté des créateurs moins connus, et nouveaux au bataillon, j'ai été intrigué par un portrait de femme imaginaire dû à Martine Mangard, un dessin de Catherine Ursin aussi (merci à elle pour nous avoir transmis l'info du festival), et plus encore par une oeuvre de Caroline Dahyot que présente sur le blog du festival le chercheur et collectionneur Alain Bouillet. Ce dernier, dont j'aurai bientôt l'occasion de citer une autre intervention prochaine, présente également, dans le cadre de ce festival, de l'art brut polonais, duquel il avait déjà eu l'occasion de parler dans le n° 31 de Création Franche (sept 2009).
20:13 Publié dans Art Brut, Art singulier | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : art brut polonais, art et déchirure, caroline dahyot, alain bouillet, art singulier, petit-pierre, alain lacoste, andré robillard |
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