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01/08/2018

Photo(s) de vacances

     Cela faisait quelque temps que je ne vous avais pas glissé sous les yeux une petite pareidolie (c'est-à-dire une projection de la mémoire sur un objet extérieur, concrétisée par une photo, cet objet y incitant fortement...). L'occasion m'en est donnée grâce à l'ami José Guirao, photographe et dessinateur dont j'ai déjà maintes fois parlé. Il a photographié récemment un monstre "bomarzien", un voisin d'un séjour dans le Midi.

Anse des Bouchons, Carry le Rouet, ph José Guirao.jpg

© Photo José Guirao, Anse des Bouchons, Carry-le-Rouet, 2018.

 

     Et en prime, puisque vous êtes sages, allez, une autre "pareidolie", vue dans le même lieu, comme une sorte de père Ubu, toujours par le même José Guirao:

Le borgne, Anse des Bouchons, Le Carry du Rouet, ph JG.jpg

Le Borgne (titre de José), Anse des Bouchons, Carry-le-Rouet, 2018.

27/02/2015

Corbeau roux

     Apparu tout à coup dans la déchirure d'un papier peint dans un atelier d'arts plastiques, sans qu'il y ait eu volonté de créer une figure apparemment (et après vérification auprès d'une animatrice de l'atelier), voici un drôle d'oiseau au long bec qui me regardait dans le couloir où j'étais tombé nez à nez avec lui. Personne n'y faisait attention. Il fallut le photographier et ainsi le recadrer pour que les autres personnes présentes ce jour-là admettent de le voir..

 

Corbeau dans une déchirure de papier peint, rue sambre et meuse Xe ardt, fév 15.jpg

Dans le Xe arrondissement, Paris, photo Bruno Montpied, février 2015 

12/11/2011

Un loup dans le linge, un chameau dans le chêne: Che vuoi?

Anonyme-bat-navale-44-le-ch.jpg

      Un spectateur de notre présentation de l'Or aux 13 îles, l'autre dimanche, a cru voir dans l'angle d'un panneau de chêne où est sculptée une bataille navale (voir ma note du 25 avril 2008 et le détail agrandi ci-dessus), panneau dont je projetais la photo sur l'écran, un visage dans la silhouette d'un avion, à moins que ce ne soit un profil de chameau dans la découpure du nuage au-dessus duquel se trouve l'avion...

      Ici, n'ira pas trop mal dans le décor cette citation de Jacques Cazotte dans son Diable amoureux: "(...) j'appelle à trois reprises et à très courts intervalles: «Béelzébut!». (...) A peine avais-je fini, une fenêtre s'ouvre à deux battants, vis-à-vis de moi, au haut de la voûte : un torrent de lumière plus éblouissante que celle du jour fond par cette ouverture ; une tête de chameau horrible, autant par sa grosseur que par sa forme, se présente à la fenêtre, surtout elle avait des oreilles démesurées. L'odieux fantôme ouvre la gueule, et d'un ton assorti au reste de l'apparition, me répond : Che vuoi?"

Loup-dans-linge-qui-sèche,-.jpg

    Au même moment lorsqu'il m'envoyait le signalement de cette interprétation pareidolesque, il m'en arrivait une à moi aussi, en passant simplement devant mon linge en train de sécher.

 

Loup-dans-linge,-+-prés,-no.jpg

Photos Bruno Montpied, 2011

 

Loup-dans-linge,-+-prés,-ho.jpg

 

    Ce fut presque un sursaut, même. Le loup se poussait du col pour montrer sa gueule aux crocs invisibles. Je suis sûr que vous aussi vous le voyez. Mais en jouant, rajoutons quelques crocs et une langue rouge, ne serait-ce que pour amuser quelques enfants.

 

Loup-dans-linge,+-révélé,-n.jpg

 

04/10/2011

Un Monch et un Paillard s'exhibent à Montreuil

    Hasard du calendrier et des événements, deux créateurs fort inventifs vont bientôt pouvoir montrer aux curieux leurs productions que personnellement j'apprécie déjà hautement, sans attendre l'assentiment général. Dans la même ville, le même week-end, c'est-à-dire dans le XXIe arrondissement de Paris à Montreuil-sous-Bois.

 

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    Cela se passera les 15 et 16 octobre après-midi pour Serge Paillard, 12, rue des Sorins (c'est près du métro Croix-de-Chavaux). C'est dans le cadre des portes ouvertes des ateliers d'artistes de cette bonne ville. Serge Paillard expose depuis quelques années les images qu'il confectionne de retour de ses explorations dans un pays imaginaire créé par lui, la Patatonie. On nous promet rue des Sorins que l'on pourra à nouveau observer des "merveilles archéologiques" venues  de cette Patatonie, "objets divers, gravures galactiques, empreintes pariétales, spectres circonspects, autant de fenêtres sur l'infini peaufinées par un vitrier hors circonstance, artiste extravagant, métaphysicien en culotte courte" (Jean-Claude Leroy). Peut-être seront-elles assez semblables aux dessins à l'encre ci-dessous.

 

monch,poésie naturelle,photographie modifiée,serge paillard,art singulier,patatonieSerge Paillard, Pomme de terre dite de la petite lampe, 2007 

SP, Pomme de Terre en Cosmos, 2007monch,poésie naturelle,photographie modifiée,serge paillard,art singulier,patatonie

 

       Ces Portes Ouvertes sont donc également un autre prétexte d'exhibition pour les travaux photographiques de Monch, que j'avais découverts je ne sais plus trop comment, par son intermédiaire direct je crois, par mail, voici déjà quelque temps. J'aime beaucoup le travail de celui-ci, tel qu'on peut le découvrir sur son site web. Surtout parce qu'il travaille sur les formes naturelles, des pierres ou du bois,monch,poésie naturelle,photographie modifiée,serge paillard,art singulier,patatonie faisant des séries de photos non retouchées des formes visionnarisées dans la nature (l'angle de vue, et l'instant où l'éclairage est propice, sont autant de "retouches" apportées au réel, ce qui remet quelque peu en cause l'aspect de "non retouché" absolu, qui est une vue de l'esprit en définitive ; il y a finalement toujours une projection de l'esprit du photographe). Ces visions naturelles, il les appelle des pareidolies, je ne connaissais pas le mot (pour la définition, allez faire un petit tour sur Wikipédia).monch,poésie naturelle,photographie modifiée,serge paillard,art singulier,patatonie Monch, connaissant les limites de l'objectivité humaine en matière de regard, compose aussi  des séries de photos sciemment retouchées (mais si peu). Le photographe joue alors à se mesurer davantage avec l'inconscient naturel dans lequel il avait commencé à se plonger avec innocence (mais y a-t-il un inconscient naturel?).

 

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Monch, Mais où est passée Mère-Grand

 

     Une autre série sur le site de Monch concerne des portraits interprétés, réalisés à partir de photos que lui ont confiées volontairement divers amis ou relations. Je me suis personnellement prêté au jeu. Un des résultats de la métamorphose que m'a fait subir Monch est paru dans la revue L'Or aux 13 îles n°2 dont je parlerai bientôt sur ce blog. Voici l'autoportait de Monch de cette série: 

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Monch, Retour aux racines...

     Comme on le voit, amateurs de poésie naturelle et autres pareidolies, le monsieur a un certain talent qui mérite un petit détour par Montreuil. Monch, 14h-20h, 15-16-17 octobre (vernissage  le 15, à partir de 14h), à l'Usine Chapal, 2, rue Marcellin Berthelot, Esc. D, 4e étage, M° Crois-de-Chavaux, Montreuil.

 

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Annonce expo Monch, "Emoi, émoi, émoi"

 

  

02/05/2011

Coup de fusil

    Tous les jours j'arpente ce trottoir pour descendre au turbin et en revenir. Cela fait déjà un paquet d'années que je l'use, et mes grolles aussi dessus. Je ne l'avais pas remarquée cette lézarde.

Unelézarde, Paris Xe ardt, fév 2011, ph Bruno Montpied.jpg  

    Les fentes sur le goudron, je ne les vois pas toujours, même si autrefois il m'est arrivé de faire un petit film Super 8 à leur sujet (cela s'intitulait Sur les trottoirs de nos villes). Celle-ci, vue en perspective, dans le sens de la marche, cadrée comme je l'ai fait avec mon portable, pourrait faire penser tout au plus à une espèce de profil aux lèvres pincées, pas très folichon. Ce soir-là, je n'ai rien vu pourtant, que des lignes tremblotantes. et puis tout à coup ce fut là, évident.

 

Fusil de hasard, Paris Xe ardt,2011, ph.Bruno Montpied.jpg

      Un fusil, et un immense qui plus est. Tracé avec un réalisme étonnant. Tellement étonnant qu'on en venait à imaginer un signe prophétique.