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18/08/2016

René Rigal à la Maison du Tailleu, chez Michelle et Jean Estaque

Expo Rigal à la Maison du Tailleu en 2016.png

Exposition René Rigal à la Maison du Tailleu du 1er août au 4 septembre 2016 (La Maison du Tailleu : Place de l'Église, 23000 (la Creuse), Savennes, France)

    "Jean et Michelle Estaque seront heureux de vous recevoir pendant la durée de cette exposition tous les week-ends et jours fériés de 15h à 19h et sur rendez-vous au 05 55 80 00 59".

     L'exposition dont il est question dans le petit message ci-dessus concerne l'œuvre de René Rigal, cet ancien cheminot de Capdenac qui sculpta des personnages filiformes dans de longues branches durant des années. Il chercha à les exposer dans des locaux et galeries de sa région, comme par exemple à la galerie La Menuiserie de Rodez, mêlant ainsi son œuvre d'autodidacte rustique – on pourrait aisément le ranger dans l'art rustique moderne avec Gaston Chaissac, qui inventa le terme, ou Gaston Mouly – à celles d'artistes contemporains provinciaux.

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René Rigal, Eve enlacée par le serpent, sans date, coll. privée Capdenac, ph. Bruno Montpied, 2012

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René Rigal, détail d'un bouliste, coll. privée Capdenac, ph.B.M., 2012

    Ses œuvres, dont bien des exemples sont conservés par sa femme au prénom – prédestinant pour un mari cheminot – de Micheline, sont variées et originales, recherchant l'audace dans leur conception.

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René Rigal, groupe de pèlerins de Saint-Jacques, coll. privée, ph. inconnu, archives famille Rigal

 

   Même parmi les nombreux cas de transformateurs de branches en figures fantastiques ou réalistes, il fait figure de novateur. Le plus proche de lui étant peut-être Emile Chaudron qui dans la Haute-Marne, à Prez-sous-Lafauche, sculptait les brindilles, les branchettes d'épines ou de mirabelliers, créant comme une écriture arachnéenne proche des idéogrammes asiatiques. Ce dernier, qui était sculpteur sur meubles à la base, naïf malgré tout, exposa dans des salons parisiens ou régionaux, tout en se constituant un petit musée personnel qu'il ouvrit au public à partir de 1961 dans son village.

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Emile Chaudron (disparu en 2014), autre sculpteur sur bois, rayonnages où sont désormais présentées ses œuvres dûment légendées dans le petit (et nouveau) musée "aux branches" municipal de Lafauche, ph. B.M., 2016

 

16/01/2016

Benjamin Péret, la riche actualité d'un révolutionnaire surréaliste qui s'intéressait à l'art populaire

Bande-annonce du film de Remy Ricordeau Je ne mange pas de ce pain-là, Benjamin Péret, poète, c'est-à-dire révolutionnaire
 
      Un vent salubre souffle en ce moment du côté de certaines aiguilles qu'il faut ré-aimanter, eu égard à l'actualité encombrée par l'évocation des fanatiques d'obédience musulmane. La figure de Benjamin Péret revient du passé pour nous rappeler aux ordres du merveilleux et de la liberté qui ne souffrent aucun compromis avec les curés et imams de tous ordres. Remy Ricordeau, dont les lecteurs de ce blog ont souvent entendu parler, notamment pour son film Bricoleurs de Paradis, sur des environnements populaires spontanés, que j'avais co-écrit avec lui, a récemment sorti un film documentaire sur Benjamin Péret dans la collection Phares produit par Seven Doc qu'animent Aube Elléouët-Breton et Oona Elléouët.

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Le coffret avec le film de Ricordeau sur Benjamin Péret, coll.Phares, prod. Seven Doc

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Robert Benayoun, inversage sur un portrait de Benjamin Péret, paru dans l'Anthologie du Nonsense du même Benayoun

 
    Il va faire l'objet de plusieurs projections en public, d'abord à Rochefort-en-Terre puis à Nantes:
    Le film sera projeté au Café de la Pente, lieu associatif de Rochefort-en-Terre (dans le Morbihan) le jeudi 28 janvier à 20h, une rencontre avec le réalisateur étant prévue à la suite. 
    On pourra aussi se rendre à Nantes le samedi 30 janvier à 15h, à la Médiathèque Jacques Demy, salle Jules Vallés, où sera présenté le manuscrit des Couilles enragées par Dominique Rabourdin (le livre fait en ce moment l'objet d'une réédition aux éditions Prairialbenjamin péret,seven doc,collection phares,poète révolutionnaire,art populaire et surréalisme,remy ricordeau ; ajoutons au passage que personnellement je regrette l'ancien titre faisant contrepèterie qui avait été choisi paraît-il pour déjouer la vigilance de la censure: les Rouilles Encagées). Cela sera suivi de la présentation des cahiers Benjamin Péret par des membres de l'association des amis de ce dernier. A 21h, ce même jour, au Cinématographe, rue des Carmes, on projettera de nouveau le film de Rémy Ricordeau, Je ne mange pas de  ce pain-là, Benjamin Péret, poète, c'est à dire révolutionnaire. La projection sera suivie d'une rencontre avec le réalisateur. Avis donc à nos lecteurs nantais.benjamin péret,seven doc,collection phares,poète révolutionnaire,art populaire et surréalisme,remy ricordeau
    
    A Paris,  notez une autre projection qui sera organisée par la librairie Quilombo le mercredi 9 mars à 19h45 au CICP, 21 rue Voltaire 75011 Paris (M° Rue des Boulets): http://www.librairie-quilombo.org/Benjamin-Peret,6317
 
   Pour être encore plus complet signalons que le coffret du film est disponible à Paris entre autres à la librairie Publico, à la librairie Quilombo (ces deux librairies vendant également par correspondance sur leur site internet) ainsi qu'à la librairie du Centre Beaubourg (Georges Pompidou), et à la librairie de la Halle Saint-Pierre (où l'on peut trouver d'autres DVD de la même collection Phares, tous consacrés à des figures du surréalisme, en majorité des plasticiens). A Lyon,  on trouvera le DVD sur Péret à la librairie Descours, qui dans sa partie galerie, on s'en souvient, a récemment organisé une expo intitulée "Surréalistes, certes".
 
 
 
Extrait du film Je ne mange pas de ce pain-là, et diffusé entre autres sur le site Arcane 17 de Fabrice Pascaud ; à regarder et à écouter dedans surtout le fragment d'émission de télévision où Max-Pol Fouchet rend un extraordinaire hommage à Péret
 
       L'édition de livres n'est pas en reste pour Péret. Dominique Rabourdin a récemment réuni aux éditions URDLA la Légende des minutes, une étonnante gerbe d'envois et dédicaces diverses et  variées que Benjamin Péret apposait sur ses livres destinés à plusieurs amis et connaissances. Cela pourrait paraître pour de l'écume mais c'est mal connaître Péret qui dans cet exercice atteint parfois à l'haïku surréaliste. A Kurt Seligmann,/La rivière, dans la brume, jouit/des prochaines collisionsà Toyen/ A quoi bon baisser la tête si le ciel est haut?A André Pieyre de Mandiargues/ la grande statue de sel brillant/ au soleil.

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La Légende des minutes

 

        Deux autres ouvrages sortent également bientôt, une réédition du Déshonneur des poètes – ce brûlot contre les ex-poètes surréalistes, devenus communistes staliniens et épris de nationalisme qu'étaient Aragon et Eluard pendant l'Occupation – accompagné d'une réédition de Les syndicats contre la révolution (écrit avec Grandizo Munis) aux éditions Acratie, et une édition d'un récit de Péret peu connu Dans la zone torride du Brésil, visite aux Indiens, sorte de journal de son voyage en forêt amazonienne en 1955. Là, c'est publié aux éditions du Chemin de Fer.

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       Devrait également sortir sous peu une nouvelle édition de L'art populaire au Brésil, autre étude peu connue, qui sera accompagnée de photos inédites de Benjamin Péret, à qui on ne connaissait pas ce talent.

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Une des photos de Benjamin Péret à paraître aux éditions du Sandre

Ce sera publié par les éditions du Sandre, sur lesquelles je reviendrai bientôt à propos d'autres prochaines parutions nous concernant encore plus directement sur ce blog.

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Benjamin Péret face à Gaston Chaissac en 1959, photo de Gilles Ehrmann ; il l'appela le "dandy rustique", appelation qui plut à Chaissac

    On apprendra ainsi peut-être davantage l'intérêt que portait le poète à différents types d'art populaire, aux contes et légendes d'Amérique du Sud, et peu avant sa mort à Gaston Chaissac. S'il avait vécu plus longtemps (il est mort en 1959), qui sait s'il ne se serait pas tourné davantage vers l'art brut? 
 

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Une des citations qui émaillent Je ne mange pas de ce pain là, Benjamin Péret, poète, c'est à dire révolutionnaire
de Rémy Ricordeau, éditions Sevendoc

11/01/2013

Une orgie de colloques et de séminaires

     Et c'est reparti pour les conférences, colloques et autres séminaires où l'on veut tourner et retourner la question de l'art brut avec conséquence –imprévue?– de le cuire et recuire à l'infini. Cela risque de devenir immangeable à la longue, comme on s'en doute.beefsteack.jpg

     Cependant, on en apprend toujours au tournant de quelques phrases, devant telle ou telle image montrée par le conférencier, ou bien dans la friction de tels ou tels intervenants amenés à relativiser le côté trop péremptoire de certaines affirmations. C'est pourquoi il ne faut pas bouder son plaisir d'aller de temps en temps faire un tour dans ces parlotes. En ce qui me concerne, il m'arrive régulièrement d'y opérer des mises à jour grâce aux recherches des jeunes (têtes) chercheuses (car il semble qu'il y ait plus de filles que de garçons dans ces colloques) qui sont repassées sur des chemins que je croyais connus, or, bernique, il y avait une information que je n'avais pas relevée. Cela va peut-être arriver samedi 12 janvier, demain matin donc, à l'initiative du CrAB, salle Walter Benjamin, au rez-de-chaussée de l'INHA, dans la Galerie Colbert (c'est un passage parisien que je crois avoir déjà évoqué sur la colonne sans fin de ce blog). Elle relie la rue Vivienne à la rue des Petits-Champs (près des métros Bourse ou –non, pas la vie– Pyramides). C'est une galerie couverte très cholie, peut-être un peu aseptisée, qui longe à côté la plus célèbre Galerie Vivienne. Le thème de la matinée est "le Brut et le Naïf", car le CrAB veut documenter les rapports entre les deux, et la question de savoir si on doit vraiment les opposer. Et sur ce blog, la question m'intéresse grandement, il suffit de regarder la catégorie "art naïf" dans ma colonne de catégories pour se rendre compte du nombre de fois où j'évoque le sujet.

 

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Morris Hirschfield, cornac et jeune éléphant (prêts à gazouiller sans nul doute...), taille approximative 32x44 cm, 1943 

     De 9h30 à 13h, il y aura deux jeunes femmes  qui viendront s'étendre, pour l'une, sur la réception et la reconnaissance de l'art naïf américain dans les années 30 aux USA, et pour l'autre sur les rapports Chaissac/Jakovsky. Dans ce dernier cas, ce sera aussi l'occasion d'évoquer la gué-guerre entre Jakovsky et Dubuffet à propos des délimitations entre art brut et art naïf, et peut-être de ce fait adventice que Chaissac, de son côté, aurait préféré qu'on s'en tienne, pour qualifier son art, au label forgé par lui, avec ingéniosité, de "peinture rustique moderne".

 « Du folk art au self-taught : la reconnaissance de l’art naïf aux États-Unis (1932-1942) » par Marion Alluchon, doctorante en histoire de l'art à Paris I.

« Dans l’orbite de Gaston Chaissac, l’homme orchestre (1952) : Gaston Chaissac et Anatole Jakovsky au regard de l’art brut et de l’art naïf » par Vanessa Noizet, étudiante en M2 d'histoire de l'art à Paris IV.

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15/10/2012

Peinture rustique moderne

      "Mes préférences vont d'emblée à la peinture rustique moderne. Peintre de village, je lui reste fidèle, trop sûr de faire fausse route si je cherchais à peindre à la façon des artistes peintres des capitales et sous-préfectures.

      Nous autres les ruraux de 1946, nous n'avons plus les préjugés d'hier, nous avons évolué et pouvons sans crainte faire des créations à notre idée, insouciants de ce qu'en penseront les bourgeois et d'autres. Dans nos campagnes désertes, rien n'interrompt la méditation si nécessaire avant toute création artistique, et nous ne recevons que de bien faibles échos de ce qu'on peint dans les cités prestigieuses. Quant à la vie moins intellectuelle et plus saine qui est la nôtre, elle favorise l'éclosion de nos créations. N'ayant nul besoin du dessin et de la palette des autres, oubliant l'univers et travaillant sans autre souci que de progresser d'une façon continue jusqu'à notre mort, des nouveautés nous appartiennent, il n'y a qu'à ramasser.

      Sur divers sentiers suivis au cours de mes recherches, j'ai trouvé les bouquets, masques, portraits, etc. que je peux dire miens. Demain s'ajouteront à ma collection d'autres choses autant miennes.

      Sans gestes théâtraux, ni mise en scène phénoménale, il n'y a qu'à parcourir certaines pistes qu'on reconnaît bien vite quoiqu'à peine visibles et on en revient avec des richesses pour son pays, pour la terre entière. Ma peinture rustique moderne est encore assez pauvre, mais dans une vingtaine d'années, j'espère qu'elle sera riche, presque autant que la terre."

       Gaston Chaissac, texte paru dans la revue Centres, 1946.

 

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Graffito de Gaston Chaissac dans les latrines de l'ancienne école publique de Ste-Florence-de-L'Oie, ph. Bruno Montpied, 2012

 

29/06/2012

Les latrines de Chaissac monuments historiques

     Il me semble que ce sont les premiers urinoirs classés monuments historiques. Il y avait bien eu le précédent de la "fontaine" de Richard Mutt, alias Marcel Duchamp en 1917 à New York, urinoir décrété objet d'art parce que signé, et refusé à la Société des Artistes Indépendants. Mais depuis... Sans doute quelques excentricités de l'art contemporain singeant ce geste dadaïste duchampien?  Duchamp, 3e réplique Fontaine MNAM.jpg

Fontaine, R.Mutt (Marcel Duchamp), 1917 ; ici c'est la troisème réplique datant de 1964, figure au MNAM du Centre Georges Pompidou

         En tout cas, y avait-il eu classement par les Monuments Historiques de latrines champêtres comme celles que Gaston Chaissac graffita à l'époque où, habitant avec sa femme dans l'école publique de Ste-Florence de l'Oie en Vendée dans les années 50, il s'exerçait à toutes sortes d'expérimentations, avec des enfants du patelin, avec des jets de serpillière mouillée dont il observait et reportait ensuite les empreintes, des interprétations de planches aux contours irréguliers qui devinrent des totems, des collages de morceaux de papier peint, etc.? Je ne crois pas. Mais c'est chose faite désormais. Le losange des Monuments Historiques trône imparablement sur le ciment grisâtre des chiottes sacrées. Je ne sais trop pourquoi j'ai trouvé que les bonshommes dessinés par Chaissac (j'aime surtout le personnage ventripotent ci-dessous) avaient l'air, à mon passage, de vouloir s'excuser devant une telle labélisation.

 

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Les fameux gogues divinisés... Ph. Bruno Montpied, mai 2012

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Ce personnage ventripotent m'a tout l'air d'une représentation caricaturale de prêtre (voyez le chapeau), si bien qu'on peut facilement en déduire que placé ainsi sur le mur des latrines, il était destiné par Chaissac à ce que les enfants le souillent sans cesse en effigie... Manière de se venger des avanies infligées par les grenouilles de bénitier du patelin? Ph.BM

       Sans compter que l'école de l'autre côté de la petite cour a été métamorphosée dans le même souffle, on y a créé un espace Gaston Chaissac où l'on a scénographié la vie et l'œuvre du grand homme que la mairie, sous l'influence d'une nouvelle génération d'hommes et de femmes plus respectueuse de Chaissac que celle des années 50-60, a reconnu in fine opportunément, oubliant les persécutions et les moqueries des bigots et des péquenauds de Ste-Florence du vivant de Chaissac et de sa femme Camille, institutrice de l'école laïque dans une région où l'on envoyait les gosses en majorité dans les écoles dites "libres". On ne pourra s'empêcher de se dire qu'il est toujours, hélas, plus facile de reconnaître les artistes quand ils sont morts que lorsqu'ils vivent parmi nous.

 

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"L'Espace Gaston Chaissac"... Ph. BM

          Si l'on veut retrouver les autres créations de Chaissac, sortant de là, on aura tout intérêt à pousser jusqu'aux Sables d'Olonne où le Musée de l'Abbaye Sainte-Croix a eu la bonne idée de nous sortir pour l'été des pastels de Gaston, technique peu repérée il me semble dans l'œuvre du "Morvandiau en blouse bocquine". Ce musée conserve par ailleurs une documentation (des correspondances) et des oeuvres de l'artiste qui sont de première importance.

Musée de l'Abbaye Sainte-Croix, exposition Gaston Chaissac - Pastels, du 29 avril au 10 novembre 2012.